Marie-antoinette

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 16/06/99
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Stefan Zweig Marie-Antoinette Vilipendée par les uns, sanctifiée par les autres, l'« Autrichienne » Marie-Antoinette est la reine la plus méconnue de l'histoire de France. Il fallut attendre Stefan Zweig, en 1933, pour que la passion cède à la vérité. S'appuyant sur les archives de l'Empire autrichien et sur la correspondance du comte Axel de Fersen, qu'il fut le premier à pouvoir consulter intégralement, Stefan Zweig retrace avec sensibilité et rigueur l'évolution de la jeune princesse, trop tôt appelée au
trône, que la faiblesse et l'impuissance temporaire de Louis XVI vont précipiter dans un tourbillon de distractions et de fêtes. Dans ce contexte, la sombre affaire du collier, habilement exploitée par ses nombreux ennemis à la cour de France, va inexorablement éloigner Marie-Antoinette de son peuple. Tracé avec humanité et pénétration, ce portrait est assurément un des chefs-d'oeuvre de la biographie classique, où excella l'auteur de Trois poètes de leur vie et de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.
7 personnes en parlent

La particularité de la biographie que livre Zweig en 1932 est qu'elle n'épargne personne, elle ne cherche pas à dresser un procès à charge ou à décharge. Elle est le portrait le plus fidèle possible d'une femme, et par ricochet de son entourage, qui fut très longtemps une sorte de bimbo de l'époque, plus intéressée par ses toilettes que par la situation de son peuple, qui fut courtisée et trouva très probablement l'amour auprès du Comte Fersen, malgré tout la vertu que la Restauration voulut imposer au personnage. Zweig explique en conclusion qu'il a travaillé à partir de documents certifiés, à savoir quasiment uniquement des correspondances de Marie-Antoinette à sa mère, puis à Fersen. Il souligne d'ailleurs que de nombreux écrits ont été soit trafiqués, soit carrément créés de toute pièces après la Révolution, pour contribuer à faire de Marie-Antoinette une sorte de simple écervelée dramatique.En réalité, on est assez loin de ce personnage. La Marie-Antoinette que décrit Zweig, si elle est effectivement assez peu futée et peu instruite, qu'elle préfère s'intéresser aux tissus de ses robes qu'à quelques auteurs que sa mère lui conseille de lire, deviendra, face à l'Histoire, une femme mure, qui tentera coûte que coûte de sauver sa famille et ses enfants. C'est elle qui comprendra l'intérêt de manoeuvrer avec Mirabeau pour être protégée, qui osera prendre certaines décisions, et restera la tête haute, même lors du transfert au Temple, ou plus encore lors de son procès odieux. Non, je ne suis pas royaliste en considérant que le procès qui mena Marie-Antoinette à la guillotine était odieux, je suis réaliste. A l'époque, la Terreur régnait en maître, et il fallait que les têtes tombent, à n'importe quel prix, même à celui d'accusations calomnieuses. Elle ne fut ni la première, ni la dernière d'ailleurs à en faire les frais : à ma connaissance, le tribunal révolutionnaire n'a pas du rendre beaucoup de jugements de relaxe... S'il en a rendu...Avant de clore ce pavé (oui, pour Marie-Antoinette, c'est comme pour Marie Stuart, je vous fais des pavés sur des bouquins que jamais au grand jamais je n'aurai voulu lire il y a quelques années... Comme quoi, en vieillissant...), il convient de souligner qu'au-delà de l'histoire de cette reine de France, c'est aussi tout un univers que Zweig nous faire (re)visiter, de Versailles et ses coulisses, ses magouilles silencieuses, les manœuvres des frères de Louis XVI pour un jour accéder au trône, les libelles et les rumeurs qui y courent... Ce contexte relaté vient faire un excellent pendant aux romans de Parot dont vous me savez grande adepte. J'ai d'ailleurs profité de cette lectures pour tirer quelques conclusions sur le dernier opus dont je vous ai parlé il y a deux semaines, notamment concernant quelques jalons que Parot pourrait bien avoir posé pour ses prochains romans...Il y a mille autre choses que je pourrai vous dire sur cette biographie que j'ai vraiment dévorée, mais retenez qu'il s'agit d'une occasion pour se rafraîchir la mémoire sur des années marquantes pour notre pays, de réviser les grandes étapes que furent les états généraux, le départ de Versailles, la fuite à Varennes ou encore l'emprisonnement de la famille royale au Temple, puis à la Conciergerie pour Marie-Antoinette. Bref, Zweig avait, avec ce destin, toutes les billes pour faire un fabuleux roman (d'autres auteurs ne se sont guère privés d'ailleurs), il a choisi la vérité et la précision, le tout servi avec son talent littéraire. Un vrai coup de cœur. Miss Alfie

MissAlfie
23/02/15
 

Très bonne biographie, avec des études psychologiques intéressantes qui permettent de connaitre la personnalité de Marie Antoinette et de mieux comprendre une période importante de l'histoire.

valerie1411
09/06/14
 

Le Marie-Antoinette de Stefan Zweig est comme nombre de ses biographie d'ailleurs extrêmement romancé. Pas toujours très objective, celle-ci est plutôt réussi c'est une lecture aisée comme dans un bon roman on est vite pris par le rythme de l' histoire et les figures historiques que l' on va croiser rendent la lecture captivante et passionnant. Stefan Zweig n' a pas son pareil pour décrire les caractères et rendre vivant la vie quotidienne comme des épisodes passés à la postérité (l' Affaire du Collier, la fuite et l' arrestation à Varennes, la prison du Temple...etc). À conseiller pour tous ceux qui voudrait découvrir cette Reine sans ennui.

Lacazavent
28/06/13
 

Marie-Antoinette est une figure de l’Histoire qui m’a toujours fascinée. Il était donc évident que je me plonge dans la plus célèbre biographie de la dernière Reine de France.Très fournie en détails et s’appuyant sur des lettres de l’époque authentifiées, Marie-Antoinette est une lecture qui satisfera toute personne désireuse d’en savoir plus sur la vie si tumultueuse de «l’Autrichienne». Car Stefan Zweig retrace avec précision tous les moments de sa vie, chaque heure, chaque minute, des plus calmes aux plus agités.Au fil de la lecture, et grâce au côté romancé mais appuyé historiquement de l’oeuvre, on se sent de plus en plus proche de Marie-Antoinette au point de se sentir, quelque part, intime avec elle, ou plutôt, comme si elle était intime avec nous, puisqu’elle nous livre ses pensées, ses secrets, ses désirs, ses joies et ses peurs. Tout cela rend la lecture forte en émotion dans les dernières pages qui sont aussi, les derniers moments de sa vie. Notre vision des choses change peu à peu et donne à réfléchir sur le monde actuel mais aussi passé et sur les erreurs de nos ancêtres.Néanmoins, on pourra reprocher à Stefan Zweig de prendre un parti pris qui donne une vision arrêtée de la Révolution, des proches et des ennemis de Marie-Antoinette. Car, plus que son travail de biographe, l’auteur juge des faits auxquels il n’a pas assisté et en prenant la défense systématique d’une femme qui a, sans aucun doute, eu une place importante dans sa vie. Zweig devient alors un Fersen des temps modernes, qui tente par tous les moyens de sauver une femme condamnée. Un sentiment honorable qui pousse finalement à en lire plus sur la Reine et sur l’époque dans laquelle elle a vécue.Le dernier défaut à mettre en valeur concerne une conclusion un peu trop rapide en ce qui concerne les enfants de M-A. Car si deux lignes sont consacrés à leur destin, on aurait aimé en savoir plus.Marie-Antoinette vaut donc parfaitement tout le bien que l’on en dit et se classe d’emblé comme un classique des sciences humaines consacré à cette grande dame. Incontournable! http://miawka.wordpress.com

Miawka
17/06/13
 

Ce livre est passionnant. Zweig commence par un bilan, ce qui structure son oeuvre. Il procède par dates, contrairement à Simone de Bertières et aux manuels scolaires d'Histoire qui eux procèdent par thèmes. J'en ai beaucoup appris sur cette femme qui changea de façon radicale au cours des dernières années de sa vie. L'histoire d'amour avec Fersen est très belle. Beaucoup de "et si" et de regrets dans cette descente aux enfers qui précède son exécution, le point de vue de la Reine est très bien décrit, on se sent vraiment pris, engagé dans sa mort prochaine, on n'est pas comme un simple spectateur qui observe ce qui s'est passé trois siècles auparavants. Zweig dépeind Marie-Antoinette d'une façon très différente de Sofia Coppola, je vous conseille vivement ce livre !

KoalaMutant
15/03/12
 

Je viens tout juste de finir cette biographie de Stefan Zweig -dont j'ai beaucoup entendue parler et que je voulais lire depuis déjà un moment. Je reste époustouflée par tout le travail qu'a fait Zweig. J'ai pas mal de choses qui me viennent alors je vais organiser. Points positifs: l'écriture de l'auteur, la façon dont il narre les événements, le fait que les événements soient quelques peu romancés, le personnage historique qu'est Marie Antoinette et que j'ai adoré connaître plus, le fait que l'on parle des événements et des personnes autour d'elle (et heureusement), la période en elle-même, certains personnages que l'on déteste et d'autres qui nous font pitié. Points négatifs: Peut-être un peu trop de longueurs, et euh...voilà! Vraiment j'ai adoré!

searchxme
19/09/11
 

C'est toujours un énorme plaisir de retrouver Zweig en biographe. Outre des personnages historiques bien choisis (Marie Stuart, Fouché, Marie-Antoinette), Zweig mêle à son récit biographique une fine analyse psychologique basée sur les travaux freudiens. Le lecteur découvre ainsi une Marie-Antoinette dissipée à son arrivée en France mais qui se métamorphosera en femme politique intelligente, voire même en excellent stratège vers la fin de sa vie. Entre-deux, elle connaîtra une folle et unique passion : Axel de Fersen qui lui restera dévoué et loyal jusqu'à son dernier souffle. Enfin, Zweig ne se raconte pas, il se lit et se vit ; donc je vous invite à vous plonger dans une de ses biographies car le plaisir est au rendez-vous !

SophieC
23/07/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg