Marie stuart

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/06/01
LES NOTES :

à partir de
7,30 €

SYNOPSIS :

Stefan Zweig Marie Stuart Reine d'Ecosse à l'âge de six jours, en 1542, puis reine de France à dix-sept ans par son mariage avec François II, Marie Stuart est un des personnages les plus romanesques de l'histoire. Veuve en 1560, elle rentre en Ecosse et épouse lord Darnley. Déçue par ce mariage, elle devient la maîtresse du comte Bothwell. Lorsque ce dernier assassine Darnley, l'horreur est telle que Marie doit se réfugier auprès de sa rivale, Elisabeth Ire, reine d'Angleterre. Celle-ci la retiendra vingt ans captive, avant de la faire condamner
à mort. Son courage devant le supplice impressionnera les témoins, au point de métamor- phoser celle que l'on disait une criminelle en une martyre de la foi catholique. Sur cette figure fascinante et controversée de l'histoire britannique, le biographe de Marie-Antoinette et romancier de Vingt-quatre heures de la vie d'une femme a mené une enquête rigoureuse, se livrant à une critique serrée des documents et des témoignages. Ce récit passionné nous la restitue avec ses ombres et ses lumières, ses faiblesses et sa grandeur.
4 personnes en parlent

Intéressant et bien écrit, mais j'ai été gênée, à de très nombreuses reprises par les remarques qui disaient, en substance : "Ben oui, si elle a fait ça, c'est parce qu'elle est une femme". C'était très troublant, car Zweig n'est pas connu pour sa misogynie, et il semblait même plutôt "du côté" de Marie Stuart. Pourtant, ce type de réflexion revient de nombreuses fois dans cette biographie et cela m'a dérangée. (novembre 2015)

Pitchoubinou
10/12/15
 

Le récit que Stefan Zweig nous fait de la vie de Marie Stuart est-il réaliste ? Je ne connais pas assez cette dame pour le juger. Je pense que dans toute biogrpahie, il y a une partie de subjectivité, et que l'auteur expose les faits nécessairement avec son prisme. Mais Stefan Zweig a l'honnêté, il me semble, de souligner les difficultés auxquelles il s'est trouvé confronté dans sa recherche concernant la vie de Marie Stuart, à commencer par l'authenticité des documents à charge ou à décharge... Il tente d'analyser les réactions des protagonistes, de Marie Stuart et se permet d'avancer quelques hypothèses qui ne mettent pas toutes en avant la vivacité d'esprit et la finesse statégique de l'Écossaise... Et c'est peut-être ce qu'on attend d'un biographe : aller au-delà des faits tels que l'Histoire les a retenus.Quels que puissent être les défauts ou les qualités de cette biographie, j'ai beaucoup apprécié de m'y plonger car elle a donné une autre dimension au voyage. J'ai eu l'impression que Marie, Queen of Scotts, me poursuivait ou me devançait, un peu partout où nous allions. J'aurai beaucoup aimé approcher Hollyrood House au-delà des grilles fermées, mais la descendante d'Elisabeth Ie y ayant pris ses quartiers d'été, je n'ai pu voir le plancher sur lequel Riccio fut sauvagement assassiné. Mais si l'homme a préféré m'attendre dans la cour d'honneur, j'ai eu une pointe d'émotion en découvrant au château d'Edimbourg la pièce dans laquelle Marie donna naissance à son fils, le fils roi d'Écosse puis d'Angleterre. Quand nos pas viennent croiser ceux de l'Histoire, j'avoue avoir tendance à me sentir toute petite... Miss Alfie

MissAlfie
23/09/14
 

À la manière des autres portraits réalisé par Stefan Zweig, la vie de Marie Stuart se laisse facilement découvrir, on suit aisément la narration sans être perdu par une accumulation de dates ou de digressions historiques. Peut-être idéal pour une première approche, j' ai eu l' impression que le romanesque cédait parfois le pas au contenu. Il faut bien avouer que la vie de Marie Stuart se prêtent parfaitement à un tel traitement, fuite, mariage de convenance, remariage trop irréfléchi, meurtre, attentat...etc. J' aurais aimé que le texte soit plus posé, plus consistant, moins lassant.

Lacazavent
23/09/13
 

Je cherchais tout simplement à terminer mon challenge Ich Liebe Zweig. Il me restait soit un essai (mais je ne suis guère friande de ce genre ci) ou un biographie à lire de cet auteur. J'ai donc cherché dans la longue liste de ses ouvrages et mon choix s'est arrêté sur Marie Stuart. J'avais étudié son règne et celui d'Elizabeth I lors de mon cours de civilisation britannique de deuxième année de licence, et cette période me plaisant beaucoup, je me suis dis que c'était le choix le plus avisé que je pourrais faire. De fait, je regrette un peu d'avoir fait ce choix pour la biographie choisie. J'ignore si c'est parce que je connaissais bien le sujet mais j'ai noté beaucoup d'erreurs et j'ai eu également beaucoup de mal avec le discours sous jacent de Zweig. Pourtant, la vie de Marie Stuart est tout à fait fascinante et j'ai aimé approfondir mes connaissances sur cette femme parodoxale et mystérieuse. Néanmoins, je reste globalement très déçue par cette lecture et me demande si je relirais un jour du Zweig (il est probable que je lirais certains de ses romans mais pas avant un certain temps...) Cette lecture fut particulièrement pénible au début. J'ai eu vraiment beaucoup de mal à arriver jusqu'à environ la première centaine de pages. Non pas que le sujet ne m'intéressait pas, bien au contraire, mais j'ai eu énormement de mal avec le style de Zweig (que j'avais pourtant adoré dans Le voyage dans le passé). D'une part, je ne supportais plus, arrivée au bout de 100 pages, les remarques plus que misogynes de l'auteur, dont voici un petit extrait : "[...] Malgré leur envergure extraordinaire, ces deux femmes restent toujours des femmes, elles ne peuvent pas surmonter les faiblesses de leur sexe; la haine qu'elles se portent, au lieu d'être franche, est petite et perfide. Placés dans la même situations, deux hommes, deux rois s'expliqueraient nettement, une fois pour toutes [...] Autant dire qu'après près de cent pages où ces remarques sont presques constantes et où l'auteur passe son temps à dénigrer Marie Stuart (égocentrique et vaniteuse) et Elizabeth (vaniteuse également en plus d'être hystérique, folle et aigrie), je n'en pouvais plus et hésitait franchement à laisser tomber cette biographie. Pourtant, j'ai continué, d'une, car même si je n'approuvais pas du tout les remarques de Zweig, sa façon de décrire la vie de la souveraine Ecossaise, en y jetant un regard très voire trop critique du point de vue psychologique était innovant, et d'autre part, car j'ai été captivée par le déroulement de cette vie peu orthodoxe. En effet, Marie Stuart, reine alors qu'elle n'était qu'un bébé, a vécu une vie absolument exceptionnelle. Certes la plupart du temps elle a été passive dans les évenements qui se sont passés lors de son époque mais il n'en reste pas moins que sa vie et sa personnalité très paradoxale m'ont vraiment captivé. Ses relations avec les hommes en particulier m'ont intéressé. Voir à quel point, elle a pu être passionné et manipulé par ses amants était vraiment fascinant. Son rôle dans la politique de l'Ecosse fut aussi très intéressant à suivre. Elle aurait pu devenir une grande reine si elle ne n'avait pas laissé ses émotions et ses passions prendre le dessus sur son devoir. Et cet aspect de l'histoire a été particulierement bien dépeint par l'auteur. Malgré quelques longueurs (surtout au début de la biographie) on retrouve bien cet espèce de décorticage psychologique de cette reine au destin tragique. J'ai néanmoins regretté que la fin de la vie de Marie Stuart soit si rapidement traitée alors que le reste est vraiment bien détaillé. Après, il est fort possible que peu de documents nous soit parvenu sur cette époque mais j'en doute quelque peu. Un bon point pour cette biographie, c'est que le comportement et la vie d'Elizabeth ont aussi été traité longuement (même si le parti pris par Zweig est beaucoup trop visible et rend la lecture passablement agaçante à cause de ses remarques négatives et je dirais même méchantes vis à vis de la reine d'Angleterre). Elizabeth I est un de mes personnages historiques favoris et j'ai adoré travailler sur son regne pendant mes cours et cette biographie m'a vraiment donné envie de me plonger dans une biographie de cette reine (ne serait-ce que pour voir si elle était vraiment une folle hystérique comme le prétend Zweig - personnellement on ne m'a jamais appris cela lors de mes cours de civilisation anglaise, au contraire). Autre bon point, les extraits de lettres et de poèmes de Marie Stuart ou Elizabeth m'ont vraiment plu, apportant des petites touches d'authenticité à l'ensemble de la biographie. Comme pour le roman que j'avais lu de cet auteur, j'ai trouvé cette biographie était bien écrite avec de jolies métaphores, une plume travaillée et néanmoins fluide, bref, une biographie qui se lit facilement si on fait abstraction des remarques misogynes et du parti pris. Petite précision qui m'a légèrement ennuyé à la lecture, j'ai trouvé que l'auteur prend quand même pas mal de libertés par rapport à l'histoire en général. Darnley, premier époux de Marie Stuart, est décrit presque un martyre alors qu'il était loin d'être un saint. Autre détail plutôt gênant, Elizabeth I est dépeinte tout le long du livre comme le défenseur du protestantisme alors qu'en fait c'est un peu plus compliqué que cela. Elle était le défenseur de l'anglicanisme et a d'ailleurs persécuté des protestants (puritains) durant son règne. Cet amalgame : Marie Stuart : catholique, Elizabeth : protestante est présent dans toute la biographie et je pense qu'il est juste de le mentionner qu'il n'est pas tellement correct...Tout ça pour dire que j'ai eu du mal à accrocher. A cause de remarques désagréables et un parti pris trop visible, j'ai eu du mal à dépasser la première centaine de pages. Après on se fait au style et on est rapidement captivé par le destin hors du commun de cette reine. En tout cas, cette biographie m'a donné envie de me plonger dans d'autres livres traitant de cette période.

Evy26
24/06/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.22 kg