Markus presque mort

SIGWARD, VALERIE

livre markus presque mort
EDITEUR : JULLIARD
DATE DE PARUTION : 10/09/09
LES NOTES :

à partir de
15,50 €

SYNOPSIS :

Un drame psychologique ficelé comme un roman policier, dont la sensibilité vous prend aux tripes et le dénouement vous laisse médusé. S'il est une jeune romancière sachant décrire avec finesse l'éveil de l'adolescence, c'est bien Valérie Sigward. Avec cette pudeur et cette grâce déjà déployées dans La Fugue, elle nous livre un récit d'amitié entre deux jeunes gens que la vie, par sa cruauté absurde, va brutalement séparer. Frank et Markus ont dix-sept ans. Dans leur quartier, la possession d'une mobylette est un titre de gloire. Markus a ce privilège dont il fait profiter Frank, qu'on peut voir toutes les semaines accroché à la taille de son meilleur ami, sur le siège arrière. Mais un jour, le long d'un chemin de halage désert où ils s'entraînent à rôder leur machine, un autre engin les percute de plein fouet, avec une violence délibérée. Frank se retrouve les deux jambes cassées, tandis que Markus, lui, est plongé dans un coma profond. Dès lors, Frank, rassemblant des souvenirs épars, va s'adresser du fin fond de sa conscience à son silencieux acolyte, pour tenter de reconstituer ce qui s'est réellement passé cette nuit-lâ. Un seul homme était-il présent lors de l'accident ? Ou bien deux
comme l'ont suggéré les journaux locaux ? Comment Markus a-t-il pu se retrouver si grièvement blessé alors que sa mobylette ne dépassait pas les soixante kilomètres à l'heure ? Tels sont les enjeux de ce récit qui fait alterner passé et présent, l'un et l'autre s'éclairant mutuellement, et dont l'intrigue conduit jusqu'au plus inattendu des revirements de situation. On connaissait déjà la capacité de Valérie Sigward à fixer la fragilité des êtres et des situations, à dévoiler par de menus détails cette profondeur des sentiments qui contraste avec la maladresse, parfois irréparable, des gestes ou des mots ; elle nous avait accoutumés à cet unique mélange d'insouciance et de gravité qui est l'apanage de ses personnages. Et l'on n'avait pu qu'admirer la justesse de son style et son impeccable sobriété. Mais avec ce nouveau roman, on découvre toute l'étendue de son talent de narratrice. L'habileté de la construction n'a d'égal que l'équilibre parfait qu'elle parvient à maintenir entre l'émotion, sans cesse retenue et le suspense qui nous tient en haleine de la première à la dernière phrase. Valérie Sigward semble avoir gagné en maturité, et, assurément, elle n'a pas fini de nous surprendre.
2 personnes en parlent

Le talent de Valérie Sigward se trouve dans la brièveté : comment raconter une histoire avec une économie de moyens, un style rien qu'à elle, une langue épurée et des mots qui touchent et vous retournent, une fois la dernière page tournée, le lecteur n'a rien gagné en certitude, si ce n'est d'avoir lu quelque chose d'unique et de très fort. Ce nouveau roman, Markus presque mort, ne fait pas exception à la règle, en 100 pages la plongée est fraîche, vivifiante, pour devenir de plus en plus glaciale. Markus et Franck sont deux meilleurs amis, inséparables. Ils roulent à deux sur la mob de Markus, Franck à l'arrière sur le porte-bagage, tous deux le casque collés aux oreilles, ils filent sans but. Un soir, le long du chemin du halage, Markus et Franck sont heurtés par un autre cyclo qui les expédie dans le décor. La facture sera lourde : Franck a les jambes en compote, Markus est plongé dans le coma. Le temps passe, Franck se reconstruit une vie et il n'ose plus rendre visite à son meilleur ami, toujours collé dans un lit à l'hôpital. Que s'est-il passé ce soir-là ? Le père de Markus veut comprendre, il dessine dans un cahier vert pour tuer le temps et pour donner libre cours à son chagrin et son impuissance. Franck a connaissance de ce cahier, et ça lui retourne le ventre, ça lui donne un profond sentiment de malaise, et il cause, il cause, il a besoin de vider son sac... jusqu'aux dernières pages, jusqu'au tout dernier mot du récit, qui vous scotche. Paf. Un dénouement qui nous laisse passablement médusé. Ni plus, ni moins.

Clarabel
17/09/09

Avril 1983, Markus et Franck, dix-sept ans, sont victimes d'un accident de mobylette. Franck a les jambes brisées en plusieurs endroits, tandis que Markus est plongé dans le coma. Quelques années plus tard, Franck s'adresse à son ancien camarade et se souvient - de vacances passés ensemble, de l'accident, du séjour à l'hôpital... Son récit est teinté d'un sentiment de culpabilité, pourquoi ?Beaucoup d'émotion dans ce petit livre : la tragédie d'un proche dans le coma, l'amour d'un père qui dessine au chevet de son fils, les relations tendues au sein d'une fratrie (cela m'a rappelé l'excellent film "C.R.A.Z.Y."). le style est vif, quelques passages sont énigmatiques, on perd alors pied et cela nous accroche encore plus... Un court roman particulièrement saisissant, à lire d'une traite... et à relire, car la fin donne un autre éclairage à ces pages prenantes et mystérieuses... Canel

Canel
31/01/16
 

Format

  • Hauteur : 20.80 cm
  • Largeur : 13.20 cm
  • Poids : 0.15 kg

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