Matantemma

PICARD, MICHEL

livre matantemma
EDITEUR : BUCHET CHASTEL
DATE DE PARUTION : 23/08/07
LES NOTES :

à partir de
15,20 €

SYNOPSIS :

« Lorsqu'ils se retrouvèrent en retraite, ils s'aperçurent qu'ils n'y avaient jamais sérieusement songé auparavant. Ils connaissaient les congés, le repos et les loisirs des dimanches. Mais quand c'est toujours dimanche, il n'y a plus de dimanche. D'ailleurs, chaque dimanche soir, ils continuèrent, pour rien, d'éprouver cette sourde préoccupation sans cause apparente d'où finissait, naguère, par naître le courage d'affronter la semaine de travail. » L'histoire se passe aujourd'hui dans une petite ville des Ardennes. Matantemma était gérante de blanchisserie, Mononclandré contremaître dans un atelier d'outillage. Mis en retraite brutalement, la blanchisserie ferme, l'usine licencie -, comment
vont-ils vivre, ou survivre ? Mantantemma, personnage principal du roman, va se consacrer enfin à sa manie et va pouvoir faire tranquillement son ménage. Levée la première, elle s'y met sitôt le petit déjeuner avalé, avec un enthousiasme fougueux. Elle nettoie. C'est une vertu qui est comme un vice. Pas de miettes, de poussière, de microbes. Aucune tache, aucune souillure. Des épisodes, où l'humour équilibre l'émotion, viennent relancer ses angoisses : une tentative de voyage, l'installation d'un nouveau poste de télé, des courses au supermarché, une visite du neveu, une maladie de la voisine. Elle nettoie. Et rêve d'autant plus de pureté qu'elle se sent incapable de jamais l'atteindre.
3 personnes en parlent

Voilà un livre qui écrit et qui se lit comme se déroule la vie d'un couple de jeunes retraités peu actifs ; elle, absorbait entièrement par son ménage et lui, essayant de faire les choses come prescrit par sa femme et ayant d'autres part peu de loisirs ... il en résulte donc une certaine monotomie, à l'image de la vie dépeinte.Au début du livre, on se plait à découvrir ces personages, attendrissants et si bien détailés par l'auteur mais au bout d'une petite centaine de pages, le quotidien se révélant assez identique dans ses préoccupations, on s'ennuye un petit peu.Un évènement inattendu vient apporter un nouvel intérêt et une certaine attente pour le lecteur sur la fin du livre mais il aurait été plus heureux que celui-ci se produise plus tôt et ne soit pas conclu en si peu de pages.L'écriture est cependant très fluide et agréable. A découvrir tout de même donc .. Maylany

Maylany
26/09/11
 

"Sa vie était remplie de menues obligations démesurées, de minuscules corvées disproportionnées, auxquelles il lui était rigoureusement impossible de se soustraire. Au moins n'était-elle pas de ces sans-allure qui traînent au lit, laissent aller leur ménage et ouvrent des boîtes pour leur mari ! La représentation qu'elle se faisait d'elle-même requérait sans trêve un incontestable héroïsme, ce qui l'eût bien surprise si on le lui avait dit."Celle qui est fière de ne pas être une "sans-allure" s'appelle Matantemma. Mise au chômage, cette ménagère accomplie a mis un point d'honneur à rendre sa maison propre, toujours dans un souci excessif, mais de plus en plus obsédant, quitte à inquiéter son époux, Mononclandré, également rendu à une inactivité brutale avec sa pré-retraite. La vie du couple est lisse, engluée dans son ordinaire, rythmée par les tâches domestiques.Alors, près de 200 pages pour suivre les pérégrinations d'une maniaque du nettoyage ? En fait, le roman de Michel Picard est un chouia plus consistant, car cette vie de petits riens est également une radio du couple à la retraite. Matantemma et Mononclandré, tout deux accusant les soixante ans, nous offrent des moments drôles, bonasses et faussement désespérants. Décrypter le quotidien, d'accord, mais avec un oeil tendre et doux-amer. L'auteur a su truquer le pathétique et offre un portrait plus attendrissant, sincère, très attachant, malgré les tics, les manies et les obsessions. La valse du B.A-BA du ménage peut être étourdissante, lassante. Pourtant, l'émotion est fichtrement bien calée, avec l'air de ne pas y toucher. Elle est là, à fleur de peau, et s'étale sans rougir dans les dernières pages du roman.Ce livre est une petite découverte qui inspire de la compassion, on ne se moque pas, on n'éprouve jamais de mépris. Au contraire. Il y a des rires, des larmes, c'est surprenant !

Clarabel
20/02/09

Un neveu rend visite chaque année à sa tante Emma (qui se prénomme d'ailleurs Eliane!) et son oncle André, couple de retraités installé dans les Ardennes. Depuis qu'elle est la retraite, « Matantemma » est une obsessionnelle du ménage : elle passe ses journées à briquer, frotter, laver, chasser le sale qui aurait bien quelque affinité avec le mal. Son mari, Mononclandré, est plus serein et s'occupe entre bricolage et ordinateur. La première prouesse de l'auteur est d'avoir réussi à développer et renouveler son thème sur deux cents pages : toutes les techniques et toutes les manies nous sont narrées ! La seconde prouesse est bien sûr dans ce qu'il y a au-delà, dans cette vie singulière, dans ces activités routinières que l'on met en place à la retraite, pour s'occuper, pour se rassurer, dans la description fine de ce couple, de cette génération, où à bien des moments on pense à untel ou untel, des petits vieux comme cela, englués dans leurs habitudes qu'il ne faut surtout pas changer, on en connaît tous. Et gardons-nous bien de critiquer, comment serons-nous nous-mêmes ?La dernière prouesse enfin, est dans les dix dernières pages, avec une fin brillamment amenée et conduite jusqu'aux dernières lignes. Elle nous a agacée tout au long du livre cette Tantemma , et pourtant à la dernière ligne, on les aime ces deux-là, et avec quelle ironie du sort on salue le talent de l'auteur pour ce bon moment passé, et son écriture précise et juste. Laure

Jdhelene
15/07/13
 

Format

  • Hauteur : 20.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.25 kg

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