L'integrale maus

SPIEGELMAN, ART

livre l'integrale maus
EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 01/11/98
LES NOTES :

à partir de
30,00 €

SYNOPSIS :

Le père de l'auteur, Vladek, juif polonais, rescapé d'Auschwitz, raconte sa vie de 1930 à 1944, date de sa déportation. Ce récit est rapporté sous la forme d'une
bande dessinée dont les personnages ont une tête d'animal : les juifs sont des souris, les nazis des chats, les Polonais des porcs et les Américains des chiens.
9 personnes en parlent

Il y a des oeuvres qui sont ce que l'on appelle des incontournables. Trop souvent utilisé à mon goût, "incontournable" est devenu un terme galvaudé qui a perdu presque totalement son veritable sens. Voilà pourquoi je n'aime pas du tout cet adjectif. Et pourtant.Maus est incontestablement un incontournable. Pourquoi? Parce que dans la montagne d'oeuvres qui se targuent de participer du devoir de mémoire, il ressort comme un récit fort, juste, lucide, d'une grande intelligence.Art Spiegleman l'auteur de cette bande dessinée y raconte l'histoire de son père, Vladek, et de sa mère, juifs polonais, ayant survécu (mais ont-ils vraiment survécu?) à la Shoah. On y voit au fil des tomes la montée de l'anti-sémitisme, les brimades, la réduction progressive des droits et des libertés. Cette famille autrefois riche, propriétaire de manufactures, se voit réduite au troc, à se cacher dans des caves et des granges, des faux-plafonds ou les égoûts. Puis, viennent les camps, les morts, le travail forcé, la maladie et la cruauté.Alternant passé et présent, Spiegelman montre également toute la difficulté de vivre après la tragédie, les séquelles sont indélébiles. Sa mère se suicide. Son père est obsédé par le gaspillage et l'argent. Malade. Et raciste.Je le disais en début de billet, c'est une oeuvre intelligente et lucide. L'auteur n'occulte rien (ou presque, je suppose) de l'histoire, du caractère des protagonistes, y compris de son père, qui traite les Noirs de voleurs, de parasites. C'est là l'une des grandes forces de cette bande dessinée, sa quête de vérité et de justesse.J'ai trouvé, au premier abord, le dessin très sombre, pas vraiment agréable à la lecture. Mais, au fil des pages, ce style faisait de plus en plus sens à mes yeux. Les personnages juifs sont représentés comme des rats (Maus), les Allemands sont des chats, les Français des grenouilles, et les polonais... des porcs. Le symbolisme est fort.Une très grande oeuvre, nécessaire. Mes mots sont bien pauvres en comparaison de sa force, de son intelligence. Je ne peux que vous le recommander vivement.

Choupchoup
27/04/15
 

L'histoire du père commence en 1936 en Pologne, lorsqu'il rencontre Anja, la mère d'Art Spiegelman. Il ne nous raconte pas que la guerre, que les camps de concentration. Il raconte la montée du nazisme, la crainte grandissante chez les juifs qui voient les persécutions croître un peu partout, que ce soit en Pologne ou dans les pays voisins. C'est toute la guerre qui nous est racontée par Art Spiegelman, tout le quotidien des Juifs qui sentent la menace grandir, qui voient leurs semblables se faire rafler, qui tentent de se cacher, de trouver des solutions pour ne pas partir dans ces endroits mystérieux d'où personne ne semble revenir.Graphiquement, l'oeil s'habitue rapidement au trait noir et blanc de Spiegelman. Les personnages sont représentés par des animaux, qui eux-mêmes représentent différents groupes nationaux, notamment en référence à la propagande nazie qui représentait les polonais comme des porcs et les juifs comme des souris, si j'en crois les infos glanées ici et là. Graphiquement, peu de choses différencient les personnages d'un même groupe. On se repère par les dialogues, l'image ne raconte pas à elle seule l'histoire comme ce peut être le cas dans d'autres BD, l'image vient servir le récit.Maus est une bande dessinée qui se lit doucement, avec laquelle il faut prendre son temps, la laisser reposer puis la reprendre, ce sont près de 300 pages qui racontent, une fois encore, la barbarie humaine, pour que l'Homme n'oublie pas, pour que l'Homme ne renouvelle pas. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
26/03/12
 

« Je veux être traité comme un être humain. »Celles et ceux qui me lisent, l’ont déjà remarqué : je ne lis pas de BD. Je n’y suis pour rien, chez moi, c’était un genre pas fréquentable, ce n’était pas de la lecture !!! Alors, je suis une inculte indécrottable, car même libérée depuis longtemps des injonctions en matière de lectures, il ne vient absolument pas à l’idée d’en lire, ni, pire encore, de m’intéresser à ce qui se fait dans le domaine.Parmi toute une liste d’ouvrage, il m’a fallu consulter, peser, réfléchir…forcément, je ne connaissais rien de son contenu. J’ai donc choisi, et bien choisi. Je n’imaginais pas que la BD pouvait être sérieuse, grave, et de qualité supérieure à bon nombre de "vrais livres".Art Spiegelman a choisi de mettre en image l’histoire de es parents et plus généralement, de raconter l’Holocauste. Tout part, d’un fils (l’auteur) qui rend visite à son père, Vladek à qui demande avec insistance de mettre sa mémoire à nu.Nous assistons donc à un chassé-croisé entre le présent, et le passé. Du passé, nous apprenons, ou réapprenons l’histoire d’un génocide, mais d’une manière plus originale grâce à l’image. J’ai trouvé cela bien réussi. Le graphisme, tout en noir et blanc, est très réaliste. L’originalité tient dans la manière de présenter les personnages sous formes d’animaux : les juifs sont des souris, d’où le titre Maus, les allemands, des chats (faut-il y associer le jeu macabre du chat et de la souris ?), les polonais sont des cochons…. Les dessins sont souvent à couper le souffle, dignes des meilleures photographies de l’époque qu’il m’a été donné de voir.Du présent, nous apprenons la relation, difficile, conflictuelle, entre un père et son fils. Un fils complexé par la mort en déportation d’un frère ainé.« La photo n’a jamais fait de caprices ni posé le moindre problème…c’était l’enfant modèle et moi le casse- pieds. C’était perdu d’avance. »Une relation difficile entretenue par le suicide inexpliqué de la mère, et très tôt remplacée par une belle- mère assez mal appréciée. Ce père est présenté comme un grand-père capricieux, facilement tenté par le chantage médical, et dont la relation particulière avec l’argent est poussée jusqu’à la caricature. Mais au fond, quand on connait l’histoire de cet homme, on comprend un peu plus.Présenté, ici, en intégralité, l’ouvrage était à l’origine paru en deux tomes. Chacun des tomes est également découpé en chapitre, pour une lecture facile et aérée.Ce fut pour moi une agréable découverte qui offert une journée de lecture bénéfique, instructive, profonde, et originale à la fois. J’en avais bigrement besoin. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
12/02/12
 

Un chef d’œuvre. Je n'aurais jamais pensé renouer avec cette période par la bande dessinée, et m'émouvoir avec force de souris laminées par les tourments de l'Histoire et la folie des hommes. Je doutais un peu de la place qu'on accordait à Maus comme témoignage singulier sur la mémoire, les stigmates de l'holocauste. Je n'en doute plus, c'est une bande dessinée remarquable, dosée, honnête dans sa démarche et profondément bouleversante.

Chalu
09/01/12
 

Voici un chef d'œuvre de la bande dessinée, couronné en 1992 par le prix Pulitzer, dans lequel Art Spiegelman revient sur le passé de son père Vladek. En transformant les protagonistes de la seconde guerre mondiale en animaux, le dessinateur renouvelle le traitement historique de cette période et porte un regard neuf sur un conflit ancien abondamment commenté. Au travers du destin individuel se dessine un chronique collective, Vladek se livre au fil des visites de son fils : "Mon père saigne l'histoire". Le jeune homme prend progressivement conscience du poids de l'histoire familiale et cherche à comprendre comment son père, marqué à jamais par les privations, est devenu cette "espèce de caricature raciste du juif avare". Un monument littéraire et historique.

sovane
28/10/11
 

Dans cet album, Art Spiegelman évoque les Juifs et le nazisme en Pologne dans les années 1930 et 1940, sous forme de souris traquées par des chats. L'auteur se base sur les témoignages de son propre père. Juif polonais, celui-ci lui retrace l'histoire familiale entre guerre, rafles, ghettos, fuite et cachettes pour échapper aux nazis, et déportation. Il y a des images dures, terribles, des passages bouleversants. La façon de s'exprimer du papa bougon est particulièrement touchante, sa grammaire chaotique fait résonner la voix d'un vieil homme émigré et cela ajoute encore une note de réalisme au récit... Dommage cependant que le dessin soit si épais, chargé. Il m'a semblé que cela nuisait à la compréhension du récit déjà dense, d'autant que les têtes d'animaux empêchent de différencier les personnages... Cela n'en reste pas moins un témoignage important, à découvrir dès 14-15 ans. Canel

Canel
01/02/16
 

Vladek raconte à son fils la vie des juifs sous l'occupation jusqu'à la déportation, amis aussi son histoire d'amour avec sa mère.C'est d'une justesse incroyable. Malgré le choix de le faire en BD et avec des animaux (souris et chats et cochons) comme personnages.

saomalgar
29/08/13
 

La série Maus fut un succès interplanétaire à sa sortie, bien que la forme de la BD pour aborder la Shoah fut au cœur d’âpres discussions. Je me suis donc plongée dans la triste histoire de l’extermination des Juifs d’Europe à travers ce journal intime graphique hors du commun. Art Spiegelman ouvre une page sombre de son histoire familiale (qui rejoint, là, la grande Histoire) en racontant à travers le témoignage de son père rescapé des camps, la montée du nazisme puis la solution finale. Au risque de paraître blasée, c'est un témoignage comme il en existe beaucoup mais mis en forme de manière originale ; une forme que l'on avait jamais osé utiliser jusque-là, celle de la BD, ce neuvième Art souvent négligé au début des années 90 mais qui a finalement acquis, au fur et à mesure, ses lettres de noblesse. Cette bande dessinée peut également être une autre manière d'entrer dans la littérature concentrationnaire.

SophieC
22/05/12
 

En Résumé : Maus est une BD à lire, un livre de mémoire tragique, sombre, poignant et profondément émouvant. Une histoire terriblement humaine qui fait froid dans le dos, une histoire pour ne pas oublier les périodes les plus sombres le tout porté par un dessin efficace. Un témoignage qu'il faut lire.

BlackWolf
21/03/11
 

Format

  • Hauteur : 24.80 cm
  • Largeur : 16.00 cm
  • Poids : 0.81 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition