Maus t1 un survivant raconte

SPIEGELMAN, ART

livre maus t1 un survivant raconte
EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 04/01/94
LES NOTES :

à partir de
15,00 €

SYNOPSIS :

La vie d'un rescapé juif des camps nazis et de son fils, auteur de bandes dessinées. Le récit d'une double survie.
6 personnes en parlent

Ce livre est entré au Panthéon de la bande dessinée et semble même avoir dépassé ce stade pour être considéré comme littéraire.Ce qui m'a marqué, c'est avant tout que Spielgelman a su rendre des détails insignifiants dans son récit et lui donner ainsi une vraie profondeur.

SPOUTNIK60
24/05/12
 

Art Spiegelman entremêle l’histoire de la Shoah avec sa propre histoire et ses difficultés à porter le poids de cet héritage tragique.On oubli très vite le caractère animalier des personnages pour se laisser submerger par l’émotion.Un classique de la BD.

Récit en deux temps, l'un se passe a New-york dans les années 70 et nous parle des rapports difficiles entre Art Spiegelman et son père Vladek et son envie de raconter son histoire en bande dessinée, l'autre commence dans les années 30 et raconte comment a commencé l'horreur pour les juifs comme Vladek dans un petit village de Pologne.je lis rarement de la bande dessinée mais j'avais beaucoup entendu parlé de celle ci (et de son deuxième tome) comme un témoignage unique d'un survivant du génocide nazi et comme la seule bande dessinée ayant reçu le prix Pulitzer (en 1992). Les personnages ne sont pas des humains mais des animaux, les juifs étant des souris (Maus en allemand), les nazis des chats, les français des grenouilles, etc. Pourquoi des animaux ? En référence a la propagande nazi qui dans ses dessins et dans ses textes comparait les juifs a des souris (comme des nuisibles).Ce qui pourrait nous désarçonner dans un premier temps prend dans un second temps toute sa valeur symbolique sans rendre le témoignage moins poignant et l'horreur nazi plus acceptable. Dans ce premier tome, on assiste a la montée du nazisme et comment les conditions de vie des juifs se sont peu a peu détériorées. Art Spiegelman ne cherche pas a tracer un portrait glorieux de son père, le survivant ,mais véridique et c'est pour cela qu'on le voit dans les années 70 comme un homme peu sympathique et au caractère emporté. Au fil de la lecture en voyant par où il est passé on comprend le personnage car on voit que pour s'en sortir il fallait s'endurcir, se déshumaniser pour ne pas flancher.La déshumanisation est le thème principal de cet BD, la déshumanisation des bourreaux mais aussi celles des victimes qui pour essayer de s'en sortir doivent ne penser qu'a eux. C'est un témoignage violent, sans concession et qui nous plonge dans ce conflit où l'horreur est quotidienne et la mort jamais très loin. Les dessins en noir et blanc au trait charbonneux rajoutent au texte en nous montrant l'indicible. Des dessins d'une très grande force dont certains nous restent longtemps en mémoire. Pour ceux qui s'intéresse a cette période de l'Histoire, cette bande dessinée est un incontournable. Une très grande réussite.

Zembla
12/10/13
 

Maus. Un survivant raconte d'Art Spiegelman raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis polonais durant la seconde guerre mondiale et de son fils auteur de bande-dessinée. Artie enquête auprès de son père pour comprendre les raisons du suicide de sa mère. Mais au fur et à mesure de ses questions, il découvre un passé lourd d'épreuves. Biographie ou fiction, il est difficile de démêler la réalité de la fiction. Toujours est-il que cette histoire emprunte clairement à la biographie dees Spiegelman père et fils. La vision de la Shoah exposée dans cette BD est d’ailleurs originale : nous sommes loin du témoignage de certains livres dont le devoir de mémoire était le principal objectif (évidemment le premier titre qui vient spontanément à l’esprit est Si c’était un homme de Primo Levi). Au travers cette BD, Spiegelman règle à sa façon, des comptes avec ce père qu’il admire et déteste à la fois...Navigant entre souvenirs et moments présents, ce récit propose un scénario des plus percutants. Malgré la période pessismiste évoquée, Art Spiegelman ne verse absolument pas dans le pathos et le dur Vladek en témoigne : son langage si particulier dénote un détachement étrange, comme si les événements racontés avaient eu lieu dans une autre vie. Artie est quant à lui partagé entre le respect pour son père et la rancoeur qu’il ressent envers lui : le portrait qu’on découvre dans Maus est d’ailleurs peu attachant. Et pourtant, l’on doit reconnaître que Vladek force le respect. En effet, des dénonciations, des rafles, du rationnement, de la faim et la peur, qu’il a subi sans exception, Vladek s’en est sorti avec dignité... Mais aussi avec amertume. Tout au long du récit, les sentiments d’Artie alternent entre admiration et colère. Et le lecteur est pris à parti malgré lui... C’est donc le signe d’une oeuvre passionante que je ne découvre que maintenant (merci d’ailleurs à ma copine Nath qui m’a offert les 2 tomes !) et que je recommande.Par contre, pour ce qui est des graphismes, j’avoue ne pas accrocher avec le style. Les personnages campés par des animaux et le trait dur des dessins n’est pas pour me plaire. Ceci dit, c’est cette touche qui fait la notoriété de Spiegelman et reconnaissons-le, sa représentation de Hitler (voir ci-dessous) est des plus réussies.Publiés aux USA par Pantheon Books, les chapitres 1 à 6 ont paru à l'origine sous une forme différente dans le magazine Raw de 1980 à 1985. Alcapone13

Alcapone
02/02/13
 

La série Maus fut un succès interplanétaire à sa sortie, bien que la forme de la BD pour aborder la Shoah fut au cœur d’âpres discussions. Je me suis donc plongée dans la triste histoire de l’extermination des Juifs d’Europe à travers ce journal intime graphique hors du commun. Art Spiegelman ouvre une page sombre de son histoire familiale (qui rejoint, là, la grande Histoire) en racontant à travers le témoignage de son père rescapé des camps, la montée du nazisme puis la solution finale. Au risque de paraître blasée, c'est un témoignage comme il en existe beaucoup mais mis en forme de manière originale ; une forme que l'on avait jamais osé utiliser jusque-là, celle de la BD, ce neuvième Art souvent négligé au début des années 90 mais qui a finalement acquis, au fur et à mesure, ses lettres de noblesse. Cette bande dessinée peut également être une autre manière d'entrer dans la littérature concentrationnaire.

SophieC
22/05/12
 

Maus est une des rares Bandes dessinées a m'avoir coupé le souffle. Récit autobiographique, il ne laisse pas indemme et montresans fard la dureté de la guerre.

Cyan
08/06/11
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.40 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition