Maus t2 un survivant raconte

SPIEGELMAN, ART

livre maus t2 un survivant raconte
EDITEUR : FLAMMARION
DATE DE PARUTION : 04/01/94
LES NOTES :

à partir de
15,00 €

SYNOPSIS :

«Maus est un livre que l'on ne referme pas, même pour dormir. Lorsque deux des souris parlent d'amour, on est ému, lorqu'elles souffrent, on pleure.» Umberto Eco
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Comme dans le premier opus, Art Spiegelman sollicite la mémoire de son père, rescapé des camps d'Auschwitz, pour écrire et dessiner l'Holocauste. le vieil homme est toujours tyrannique, pingre, insupportable, les rapports sont tendus entre le père et le fils : "(...) dès que je passe un moment avec lui, il me rend dingue." avoue Art.Il me semble que je suis encore plus impressionnée par ce second opus que par le premier, j'ai en tout cas moins de réserves sur la compréhension. Je ne sais pas si j'étais plus réceptive en le lisant, mais les dessins m'ont cette fois paru ajouter une forte intensité dramatique aux horreurs relatées. Les matricules tatoués sur le bras, les vêtements de prisonniers jamais à la bonne taille (ce qui peut poser de vrais problèmes), la fumée qui sort des cheminées des fours crématoires... autant de faits que l'on connaît mais qui sont particulièrement poignants dans ce graphisme. L'anxiété et la pingrerie du vieil homme prennent tout leur sens, à la lueur du dénuement extrême et de la peur qu'il a subis dans les camps... le message d'espoir est fort : le père a miraculeusement survécu à de terribles épreuves, notamment porté par l'amour de/pour sa femme et l'espoir de la retrouver... Il y a également un éclairage intéressant sur l'auteur lui-même : sa difficulté à vivre avec le fantôme de ce frère qu'il n'a jamais connu - et forcément idéalisé par ses parents -, le poids du passé parental, du suicide de la mère, la difficulté à relater l'horreur et les problèmes posés par la notoriété de son travail.PS : Tous les S sont tracés à la façon du symbole SS, comme autant de stigmates de l'Holocauste, portés sur plusieurs générations. Canel

Canel
01/02/16
 

Récit en deux temps, l'un se passe a New-york dans les années 70 et nous parle des rapports difficiles entre Art Spiegelman et son père Vladek et son envie de raconter son histoire en bande dessinée, l'autre commence dans les années 30 et raconte comment a commencé l'horreur pour les juifs comme Vladek dans un petit village de Pologne.Quand on a lu le premier tome, ce qui saute a la figure quand on commence le deuxième c'est la terrible ironie du sous titre "Et c'est la que mes ennuis commence" car après tout ce qu'a vécu Vladek dans la première partie ce n'est pas ici que les ennuis commencent mais plutôt l'horreur. Ce deuxième tome est en effet consacré a la vie de Vladek dans les camps d'extermination où avec beaucoup de chance et de pugnacité il va réussir a s'en sortir. Une vie des camps montré sans aucun fard avec des dessins d'un réalisme cru qui révèlent une réalité qui nous fait froid dans le dos.Un livre choc, bouleversant sans qu'Art Spiegelman n'ai besoin une seule fois de tomber dans le pathos. Au contraire, une grande dignité et une certaine distance rendent ce témoignage poignant et indispensable en nous montrant ce que des hommes ont pu faire a d'autres hommes et ceci sans le moindre état d'âme.Les deux tomes forment un chef d'oeuvre. A lire. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
25/10/13
 

L'auteur continue à raconter l'incroyable survie de son père dans le camp de concentration d'Auschwitz : ses combines, ses ruses, ses coups de chance pour continuer à vivre. Mais le père de l'auteur devient au fil des pages un personnage de plus en plus antipathique car il est plutôt caractériel. J'ai eu du mal à finir ce deuxième tome trop prévisible et qui traîne en longueur : selon moi, un seul tome aurait suffi pour raconter ce témoignage. La mise en abyme de l'auteur, elle, reste très intéressante tout au long des deux tomes.

SophieC
22/05/12
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.34 kg