Melodie du temps ordinaire

MCGARRY MORRIS, MARY

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 14/04/99
LES NOTES :

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14,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Eté 1960, Atkinson, petite ville ordinaire du Vermont. Divorcée d'un ivrogne pathétique qui vient encore parfois cogner la nuit à sa porte, Marie Fermoyle s'épuise à joindre les deux bouts, animée d'une ambition farouche pour ses trois enfants et portée par un orgueil qui l'empêche d'accepter l'aide de quiconque. Sa solitude va faire d'elle une proie toute désignée pour Omar Duvall, escroc minable et beau parleur, qui se présente un soir chez elle... Oscillant entre colère et résignation, englués dans leur mal-être adolescent, ni Alice ni Norm, les deux aînés, ne sauront s'opposer à Omar, dont la personnalité inquiétante se révélera peu à peu. Avide de voir sa mère enfin heureuse, le jeune Benjy,
lui, taira obstinément son terrible secret : le jour même de l'arrivée de Duvall, il l'a vu poignarder un homme dans la forêt... A travers l'histoire des Fermoyle, à laquelle se trouve inextricablement liée celle de leurs proches et voisins, Mary McGarry Morris a écrit la chronique d'une petite communauté où s'affrontent l'espoir et la peur, le mensonge et la honte, l'obsession du péché et la piété, où se joue une lutte incessante entre la soif de réussite et l'amertume de l'échec. La force de l'intrigue et des personnages, la beauté du style, l'atmosphère lourde et envoûtante qui se dégage du roman en font une oeuvre à part, parmi les plus marquantes de la littérature américaine contemporaine.
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En ce temps-là, Kennedy tentait de devenir le premier président catholique américain. Dans le Vermont, la famille Fermoyle s’enlisait. Chacun de ses membres était en train de s’asphyxier dans une vie dure et totalement insatisfaisante : Marie, la mère, fourmi laborieuse, passait son temps à implorer que ça s’arrête, entre deux explosions de colère stérile. Sam, le père, divorcé, n’existait pas en dehors de ses cuites à jérémiades. Les enfants, Alice, Norm, et Benjy, bourrés chacun de problèmes et en – grand – manque d’amour, subissaient. Quant au petit monde d’Atkinson, bled paumé parmi des millions d’autres, il était à l’unisson.Mais où était le bout du tunnel ?Dans l’arrivée d’Omar Duvall, serpent charmeur et manipulateur, qui va leur faire croire un instant qu’une autre vie est possible ?On aurait bien tort de le croire…On cherche l’air, nous aussi, au cœur de tout ce pathos. On tend le visage vers le haut, on aspire à une petite pause miséricordieuse, un personnage sympa, normal, pas tapé avec ses moches petites combines planquées, n’importe qui, allez, une vieille dame qui ferait des gâteaux, un prof qui tendrait la main, je ne sais pas, moi, une perruche qui sifflerait gaiement ?Mais non.Mary McGarry Morris va creuser jusqu’à l’os, dénicher toutes les saloperies possibles dans tous les registres, et nous appuyer sur la nuque, allez, lis, vas-y, regarde ta nature humaine, prends-en plein la gueule.Alors peut-être, oui, qu’elle aurait pu nous épargner un peu, ne pas dire et redire ce qu’on avait déjà compris la première fois. Peut-être. Si elle avait voulu.Mais en l’état, ce pavé de 1000 pages qui prend ses aises dans de nombreuses heures de lecture, vous plombe bien le moral. Illusoire, cependant, de tenter de l’arrêter une fois commencé : j’aurais frappé le premier qui m’aurait ne serait-ce qu’interrompue dans ma lecture.J’ai failli lâcher les grandes eaux au dernier chapitre, et j’en aurais paradoxalement voulu à l’auteure de relâcher la pression sur la dernière ligne, mais ouf, la pudeur de l’épilogue m’a évité le pire : sacré morceau, c’est en miettes mais bien debout, que je tourne la dernière page.Quelle performance !! Sylvie Sagnes

SagnesSy
03/07/12
 

Format

  • Hauteur : 24.30 cm
  • Largeur : 15.60 cm
  • Poids : 0.84 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : DANIEL BISMUTH