Memoire de mes putains tristes

GARCIA MARQUEZ, GABRIEL

livre memoire de mes putains tristes
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/09/06
LES NOTES :

à partir de
5,10 €

SYNOPSIS :

« L'année de mes quatre-vingt-dix ans, j'ai voulu m'offrir une folle nuit d'amour avec une adolescente vierge. Je me suis souvenu de Rosa Cabarcas, la patronne d'une maison close qui avait l'habitude de prévenir ses bons clients lorsqu'elle avait une nouveauté disponible. Je n'avais jamais succombé à une telle invitation ni à aucune de ses nombreuses tentations
obscènes, mais elle ne croyait pas à la pureté de mes principes. La morale aussi est une affaire de temps, disait-elle avec un sourire malicieux, tu verras. » G.G.M. «Plus insolent, plus baroque et plus réjouissant que jamais.» François Busnel, Lire « Un roman qui ravira les libertins comme les prudes. » Pascal Bruckner, Le Nouvel Observateur
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Parvenu à un âge où l’avenir fait déjà partie du passé, un vieil homme se retourne sur son parcours. A l’aube de ses quatre-vingt-dix ans, son corps ploie sous le nombre des années. La mort est écrite sur son visage ; les rides en témoignent. Son cœur, lui, s’il se fatigue un peu plus vite, se nourrit encore de rêves et de désirs. Mû par une irrépressible envie de bouleverser la tranquillité de ses vieux jours, il contacte Rosa Cabarcas, une mère maquerelle afin de s’offrir une dernière nuit de libertinage le soir de ses quatre-vingt-dix ans. Déflorer une jeune fille et s’abreuver de sa jeunesse, être le premier à se gorger de sa virginité. Que cherche-t-il à travers cette dernière requête de condamné : prouver sa virilité, retrouver la fringance de sa jeunesse, sentir un corps de femme sous ses mains devenues maladroites et tavelées ? Peut-être veut-il tout simplement se sentir vivant, lui, ancien journaliste, ancien professeur, ancien jusqu’à la moindre particule de son être. Il veut être de nouveau un amant d’un soir et imprimer son souvenir dans le corps d’une jouvencelle. La date fatidique arrive. L’homme se rend au bordel, aussi mort de peur qu’enfiévré. La jeune fille est là, endormie, innocemment étendue sur la couche ; offerte. Son anatomie à peine formée n’a été dévoilée qu’à la caresse d’un soleil reconnaissant qui lui a donné un peu de sa dorure. Elle est belle et le spectacle de ses charmes dévoile avec impudeur au vieil homme tout ce qu’il ne sera plus. Sa virginité en échange d’une somme coquette…Ce qui aurait pu être une simple coucherie d’un soir va susciter un émoi au sein de ce personnage narrateur dont il n’avait pas conscience. Le premier amour laisse une empreinte indélébile mais quand il survient aux portes de la mort, il renvoie en pleine figure les échecs d’une vie, les actes manqués et se révèle dévastateur… Dans Mémoires de mes putains tristes, Gabriel García Márquez brosse le portrait intimiste d’un homme malheureux de se voir de vieillir. Submergé par les flots de la nostalgie, ce narrateur se noie dans les émotions et l’absence d’imprévus anesthésiant son quotidien. S’offrir les services et la virginité d’une jeune femme devient l’occasion d’écrire un dernier chapitre au roman de sa vie. Personnage entier, sensible et affecté par les événements, on retrouve chez lui les principales caractéristiques des héros de Márquez. Sorte de Thésée perdu dans le labyrinthe des sentiments, il reste à savoir si cet anti-héros vieillissant parviendra à mener le plus difficile combat de sa vie : celui qui oppose cœur et raison... Rebelde

Rebelde
29/01/16
 

Au soir de sa vie, un vieil homme de 90 ans, qui vient de cesser son activité de chroniqueur dans un journal local, décide de se payer une dernière tranche d’amour en allant choisir, par l’entremise de la matrone Rosa Cabarcas, une jeune fille vierge. Il y a, en apparence, de l’immoralité à acheter l’amour. Mais dans les mots de Garcia Marquez, on sent l’affection du personnage, sa sérénité face à la vie qui s’en va et le respect qui se dégage de ses mots et gestes face à cette jeune fille dont la seule richesse est le corps. On passe un moment agréable en compagnie de ce vieux briscard de la littérature qui n'a plus rien à prouver et peut écrire ce qu'il veut. laurence

laurence
06/10/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.10 kg