Éditeur : NIL
Date de parution : 04/11/09
Disponible en numérique, cliquez ici.
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C'est l'histoire d'un mec Que de découvertes...un livre qui nous ouvre en partie les portes du jardin secret d'un grand homme de la 5R |
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Chaque pas doit être un but Retiré de la vie politique, enfin officiellement, mais pas tout à fait malgré tout, Chirac le pudique se livre, un peu plus que d’ordinaire.Chirac fait partie du paysage politique du pays depuis que je suis l’actualité, bien avant d’être électrice.Chirac, l’Homme Chirac, m’est sympathique. C’est le bulldozer qui aime la poésie, c’est l’homme pressé et moderne qui s’intéresse aux origines de l’Homme. Née un même jour que lui, je me reconnais dans ses contradictions.Le premier volet de ses mémoires, qui prend fin à la veille de son élection à la Présidence de la République est à mon sens plus personnel que politique. Bien que né à Paris, c’est en Corrèze, qu’il puisera ses racines radicales –socialistes, marqué par un grand –père instituteur de campagne, et laïc, enfant unique adulé par sa mère, et dont il dira de son père « qui a su lui inculquer un profond respect du travail ».Il me fera sourire en évoquant une jeunesse pleine d’idéaux : son ambition d’être marin au long cours, la signature de l’appel de Stockholm, son épopée américaine….Il s’attarde longuement sur la passion de sa vie pour les arts premiers ; une passion qu’il a longtemps tenu secrète, préférant passer pour un inculte, alors qu’il est reconnu pour être un spécialiste du domaine. L’animal politique n’est pas loin. La « chose » a été sa vie. Si rien de nouveau ne nous est révélé, c’est une autre facette de la politique qui est montrée : celle des amitiés, mais aussi des trahisons, vraies ou ressenties, celles des coups bas. Pas une personnalité de l’époque ne manque à l’appel. Il n’est as tendre avec celles de sa famille politique, plus bienveillant avec ses adversaires ; revient longuement sur celui qu’il considérait comme un père : Pompidou.« Lorsque j’apprends sa mort, le soir du 2 avril, le chagrin qui me submerge est tel que je ne cherche nullement à dissimuler ma peine, en privé comme en public. Bien que nous n’ayons jamais été intimes, je ressens la morte de Georges Pompidou aussi cruellement que celle d’un proche. »Chirac le pudique, se fait sincère, je le crois en tout en ce qui concerne ce point précis, lorsqu’il évoque son engagement et ses conséquence sur sa vie familiale, sa fille Laurence, son épouse qui envers et contre tout l’a toujours soutenu.Je suis un peu moins convaincue par ses combats, non pas que je ne trouve pas sincère dans ses convictions, mais plutôt dans la manière de les mettre en œuvre, et sur les résultats.Par contre je suis « admirative » de l’endurance, et de la persévérance du personnage. En quarante années de politique, il a eu ses hauts et ses bas, ses victoires et ses échecs –cuisants pour certains-mais à chaque fois il est remonté en selle, Bernadette à ses côtés, plus conquérant que jamais pour atteindre son, objectif : accéder à la Présidence.Sur la forme, ces mémoires, sont agréables à lire ; 24 chapitres sur le mode thématique, et en annexes des discours de l’époque et son bilan de gouvernement 1986-1988. Le style est à l’image du personnage accessible, sans détour, clair.Bien lors de sa parution, j’en rédige mes impressions au moment où je termine le second volet de ses mémoires http://leblogdemimipinson.blogspot.com/ |
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Chaque pas doit être un but Le fils spirituel Dès l'enfance, Jacques Chirac a vécu des rencontres qui lui ont forgées ce destin exceptionnel. Il considère avoir été propulsé... |
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Chaque pas doit être un but Chirac encense les morts et n'est pas tendre avec les vivants...Jacques serait retiré de la politique ? Que nenni !Personnalité politique préférée des français, Jacques Chirac peaufine son personnage. A lui à qui on a tant reproché agressivité et clanisme, il nous renvoie le portrait d'un radical-socialiste avide de modernité, respectueux des cultures anciennes et la recherche des meilleures lignes de compromis, ce qui serait tant apprécié des français. On y croirait presque...Le personnage est sympathique sans conteste mais la lecture de ces mémoires nous amènerait à penser que Jacques Chirac fut longtemps incompris de ses adversaires, pour le moins mais aussi de son camp... et des français.Il y a deux solutions: soit Chirac croit en ce qu'il dit et il est passé à côté de son personnage, soit il nous raconte une belle histoire, la sienne...Ce qui m'a surpris dans ces mémoires:- la référence persistante au radical-socialisme- il prend ses distances régulières avec les valeurs de la droite traditionnelle qu'il a pourtant longuement incarné- son mépris du libéralisme et sa propension à penser que le service de l'État est la carrière suprême dans notre pays- ses piques permanentes et non assagies à des personnalités toujours présentes: Valéry Giscard d'Estaing, Edouard Balladur et, à peine esquissé, Nicolas Sarkozy, président en fonction. On attend d'ailleurs là dessus la suite de ces mémoires qui, à mon idée, ne paraitront pas avant les élections de 2012...- spn estime touchante pour le général de Gaulle (statue difficilement attaquable), Georges Pompidou et... même François Mitterand...Maintenant, sur le fond, Chirac me fait l'effet de ne pas voir ou de ne pas analyser la déchéance économique et politique du pays dont il a été l'un des acteurs majeurs de ces trente dernières années... Effet de style ou aveuglement des grands commis de l'État qui s'illusionnent encore sur leur rôle, coincés qu'ils sont entre le transfert du pouvoir vers le monde économique et le grand agrégateur européen. Plus personne ne peut être désormais en France un Louis XIV, un Napoléon ou même un Clémenceau. Ces temps sont définitivement révolus. Il serait temps que les politiques en prennent conscience et arrêtent de nous jouer l'importance de leur rôle dans les inflexions positives de notre pays. Quand aux points négatifs, Chirac les évoque à peine, passe ou glisse dessus avec aisance.Bref, vous l'avez compris, ces mémoires m'ont largement laissé sur ma faim et on est bien loin de l'excellent "La tragédie du président - Scènes de la vie politique 1986-2006" de Franz-Olivier Giesbert que j'ai commenté par ailleurs.Quant à la forme, Jacques Chirac n'a clairement pas le style de l'un de ses poulains, Dominique de Villepin, mais ce "Chaque pas doit être un but" reste bien plus clair dans l'expression que le titre de l'ouvrage qui, lui, reste largement abscons. Pour me retrouver sur mon blog: http://www.bir-hacheim.com |
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