Mercure

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 27/08/98
LES NOTES :

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6,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Une île. Un vieil homme et une jeune fille y vivent à l'abri de tout reflet. une infirmière survient pour soigner la jeune fille. tandis que des relations de plus en plus confiantes se nouent entre elles, l'infirmière découvre les éléments d'un mystère et d'un drame qui tiennent à l'étrange loi que le vieil homme fait régner sur l'île. Depuis hygiène
de l'assassin, amélie nothomb a imposé son style : regard incisif, parfois impitoyable et cruel, d'un romantisme noir et dépouillé pour atteindre au plus secret de l'être. Avec mercure, elle joue une fois encore avec brio sur l'éventail des passions fatales, de l'imposture et de l'absolu amoureux, du délicat passage entre illusion et vérité.
5 personnes en parlent

Sur une île isolée du reste du monde, au large des côtes Normandes, vit un couple bien étrange, dans une maison bien plus étrange encore, entouré par de fidèles serviteurs. Étrange en effet puisque Omer Loncourt vient tout juste de fêter ses soixante-sept ans tandis que sa compagne, Hazel, soufflera ses vingt-trois bougies dans quelques semaines. Etrange cette demeure dépourvue du moindre reflet…Alors que le vieil homme se réjouit à l’idée de fêter leur centenaire à deux, la jeune fille tombe malade. Le vieillard engage alors Françoise, une charmante infirmière, à son service mais sous de bien sévères conditions : elle sera fouillée à chacune de ses venues sur l’île, ne devra rien laisser paraître de ses émotions en voyant la jeune fille et ne devra, sous aucun prétexte, poser la moindre question personnelle. La jeune infirmière va d’emblée se lier d’amitié avec sa patiente et prétexter un état de santé préoccupant pour revenir à son chevet les jours suivants, non seulement dans le but de la soigner et discuter mais surtout pour percer le mystère de cette vie à l’abri de tout regard et comprendre pourquoi Hazel supporte de partager la couche du barbon chaque soir…Bientôt, Françoise va mettre le doigt sur la vérité et comprendre le plan machiavélique mis en place par Omer pour assouvir son amour. Mais son employeur l’a à l’œil et ne compte pas la laisser détruire ce qu’il a mis tant de temps et d’énergie à concevoir…Amélie Nothomb réussit un coup de maître avec ce huis-clos palpitant. Dès le départ, le lecteur est happé par la volonté de découvrir le fin fond de l’histoire. Pourquoi diable une jeune femme de 23 ans s’inflige-t-elle un tel calvaire ? Bientôt, on croit comprendre. Hazel a été défigurée et refuse d’offrir au monde l’horreur de son visage comme à elle-même. Sauf que… Sauf que le talent d’Amélie Nothomb est là : berner son lecteur en lui renvoyant, tel un mauvais miroir, une image déformée de la réalité. Ce dernier, à l’instar d’Hazel, est victime de la vaste supercherie, de l’infâme machination mise en place par Loncourt et la vérité ne lui sera révélée que dans les dernières pages ce qui ne sera pas forcément le cas pour la jeune recluse…On retrouve ici les thèmes de prédilection de l’auteure belge : la laideur et la beauté mais aussi la passion liée à la perversité. Si j’avoue avoir été un peu moins séduite par celui-ci que par Les Catilinaires (quoique présent, l’humour est moins perceptible ici), je n’ai pas moins pris un réel plaisir à lire ce roman d’une remarquable intelligence narrative (même la conclusion est surprenante !)

Naurile
04/06/14
 

J'ai beaucoup de mal avec les livres d'Amélie Nothomb, je n'accroche pas. C'est sans doute à cause du "Personnage Amélie Nothomb", de sa folie et de ses histoires à tendance autobiographique...Quelle n'a pas été ma surprise lors du déballage du Swap "Conseils d'amie" de découvrir un livre de ce livre. Cassandre voulait me réconcilier avec l'auteure, et je dois dire qu'elle a réussi ! J'ai passé un très bon moment avec ce livre !J'ai été embarquée par l'histoire dès les premières phrases. J'avais très envie de savoir qui était le vieux, pourquoi Hazel était "enfermée" sur l'île, pourquoi il n'y a aucune surface réfléchissante dans cette maison... On a tellement envie de savoir qu'on ne parvient pas à lâcher le livre avant d'avoir tourné la dernière page...J'ai beaucoup apprécié les personnages et l'histoire, même si celle-ci n'est pas vraiment crédible. Je ne peux pas vous dire pourquoi sinon je vous spoilerai l'histoire. D'ailleurs, j'ai très vite deviné ce qu'il en était à propos d'Hazel, cela me semblait évident.La particularité de ce roman est qu'il a deux fins. L'auteure n'a pas su choisir entre les deux, du coup, elle nous laisse faire notre propre choix. Pour ma part, la première me plait plus, je me serai largement contentée de celle-là. Pourtant, la deuxième n'est pas non plus dénuée de charme. Je comprends donc le non-choix de l'auteure.J'ai bien aimé ce roman qui ma réconcilie quelque peu avec Amélie Nothomb. Je ne vais pas devenir une grande fan de l'auteure, mais je pense que je pourrais relire ce livre sans problème.Une seul mot à ajouter : Merci Cassandre pour le "Conseil d'amie" ! ;)

Laetydu79
07/11/13
 

Mon avis : Le livre débute sur les confidences de Hazel à son journal, confidences fugaces mais qui posent de suite le décor de la vie sur l’île et des rapports complexes entre Omer et Hazel. Sans plus de précision, le premier chapitre s’ouvre sur Françoise et sa mission auprès du Capitaine : soigner l’orpheline sans rien lui révéler de son physique. Première tromperie qui ne fera pas long feu, en effet, l’infirmière ayant des yeux, elle comprendra bien vite la ruse ridicule que Loncour a tenté d’user avec elle en jouant sur les mots. En fait deuxième tromperie puisque le propriétaire demandait soi-disant une infirmière pour lui. Va s’en suivre une série de péripéties pour tenter de tromper le vieux loup de mer et de sortir Hazel de sa cage. Intriguée à la sortie de L’hygiène de l’assassin, juste après mon bac, je me souviens l’avoir lu mais c’est à peu près toutes les réminiscences que j’ai. Dans ma tête, le tout tendait vers du positif. J’ai abordé cette lecture de mon second Nothomb à moitié objective, si tant est qu’on peut l’être. Je la sais très critiquée négativement et pourtant mon expérience et certaines autres me faisaient dire qu’il pouvait y avoir du bon.Que nenni dans ce roman là tout du moins. J’y ai retrouvé tous les écueils dont on m’avait parlé… Si tant est que j’ai trouvé des défenseurs à Nothomb, j’ai aussi remarqué que les détracteurs s’accordaient aussi à lui reconnaître l’usage d’un vocabulaire que je nommerais « intéressant » faute de recherché…et bien moi je l’ai cherché, j’ai fouillé et n’ai rien trouvé. Je suis peut-être tombée sur le mauvais bouquin, qu’on m’avait pourtant chaudement recommandé et donc je lirai les autres que je possède mais sur ce point, Nothomb a un style absolument enfantin. Le mot est fort, certainement mais pour l’avoir entendue s’exprimer au cours d’interviews télévisuelles, je m’attendais à un niveau supérieur donc je ne serai pas clémente. La construction des phrases est on ne peut plus basique, aucune recherche stylistique, j’ai envie de dire : sujet, verbe, complément. Alors oui ça se lit en quelques minutes, on tourne les pages à un rythme endiablé mais force est de dire qu’on n’a pas vraiment le choix au vu du nombre ridicule de pages.Ah ! j’ajoute ce besoin de citer avec force de détails des œuvres comme Le comte de Monté-Christo, La chartreuse de Parme, Hugo et j’en passe qui, je dois en convenir, peuvent servir ce que Nothomb tenterait de nous démontrer mais qui donne l’impression de vouloir étaler la confiture sur une tartine bien trop large pour le peu de chair qu’on possède. Encore une fois, je pense que ça manque de simplicité de ce point de vue là et de profondeur pour tout le reste. J’en viens à l’histoire. Certes, le thème est intéressant, un thème parait-il cher à l’auteure : l’amour pervers, le romantisme morbide. Je vous cite Madame Figaro. Oui la beauté, la vieillesse, le tout conjugué, l’attirance pour l’esprit plutôt que le corps, l’enfermement, la cruauté, la complexité de l’amour, la domination…auraient pu être et sont des concepts captivants mais pour cela, aurait-il fallu donner un peu plus de soi et de son temps. Toutes ces idées ne sont que survolées, mélangées pour finir par un amas de considérations qui se voudraient philosophiques et en ont l’envergure ou plutôt une certaine intention mais bien trop pauvrement argumentées pour pouvoir faire réellement méditer. De ce constat, il devient difficile de parler de la qualité de l’histoire. Rien de bien original sorti de l’intérêt pour ce questionnement que j’aurais voulu voir développer mais que fatalement j’irai chercher ailleurs.En gros, des dialogues soi-disant intellectuels sur l’amitié, l’amour, le sexe, (on tourne en rond) et la petite partie réservée aux manœuvres avortées de Françoise pour libérer la bagnarde, si vous me permettez ce terme. Rien de consistant. Quant à cette fin, dont je ne vous parlerai que très peu, laissons le suspense si tant est que je puisse employer un tel mot, quelle qu’elle soit (ceux qui l’ont lu comprendront), elle est insipide, attendue et fatigante. Me faut-il aborder les personnages ? Hazel est une créature naive, romantique, chétive, apeurée et pourtant on n’y croit qu’à moitié même si on était prévenus dès le début par l’auteure. Apeurée et pourtant donneuse de leçons, volubile – certes en manque de contacts humains – joyeuse…un personnage tout en contradiction du début à la fin. Omer (ah le jeu de mot sur le nom…Omel Loncour car Capitaine de bateau, fut un temps, je vous laisse apprécier…) n’a de libidineux que le titre, je le trouve fort courtois, dans le pathos, amoureux transi et ses tentatives de maître chanteur m’ont fait beaucoup rire tant elles sont sabordées par sa fausse autorité. Françoise aurait pu tirer son épingle du jeu mais elle finit par être atteinte par la nigauderie ambiante malgré ses bonnes intentions. Je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer devant ce roman. Il y avait tant à dire sur l’amour libidineux, le vrai, sur le sadisme, le harcèlement sexuel, le traumatisme…le fait de ne faire qu’effleurer le tout dessert totalement le roman et ne lui donne aucune consistance. Rarement j’ai été aussi négative face à un livre et j’en suis bien navrée mais je n’ai trouvé aucun point positif auquel me raccrocher. Cela ne m’empêchera pas de lire les trois qui m’attendent en croisant les doigts. En conclusion, si vous êtes fan peut-être aimerez-vous sinon essayez un autre !Ma note : 9/20 Mon blog culturel : http://lartenvrac.eklablog.com

Ayma
28/10/12
 

Encore un roman glauque et assez pervers. Mais il y a ici une fin qui a un sens (il y en a d'ailleurs deux), ce qui est rare dans les romans d'Amélie Nothomb.

alison29
07/12/11
 

On retrouve le goût de la romancière pour le morbide mais aussi pour le romantisme, la passion, le tout uni par une perversité réfléchie. On se retrouve dans un flot de sentiments complexes, à essayer de comprendre les actes des uns et des autres. La machination du vieillard peut passer pour un acte d’amour, comme pour un acte d’un grand égoïsme, ou encore pour l’acte d’un vieillard malade mental. Peut-on le comprendre, l’excuser, selon l’angle sous lequel on le perçoit ?Amélie Nothomb nous livre aussi dans ce roman une originalité : il a deux fins ! Elle n’a pas su choisir entre les deux, qui correspondaient aussi bien l’une que l’autre à la psychologie de ses personnages, et les a donc mises toutes deux à disposition du lecteur, qui pourra choisir celle qui le satisfaira le plus. Peut-être aurait-elle d’ailleurs pu en écrire une troisième, car si le roman, tout en nuance, est absolument passionnant, aucune des deux fins, trop dans le cliché, n’est vraiment convaincante.Un livre assez court , à lire presque d’une traite, c’est encore meilleur !

Alexandraaa
03/01/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.26 kg