Mes illusions donnent sur la cour

SPERLING-S

EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
6,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

«Sur un transat, il mange un esquimau. Le chocolat fond autour de sa bouche, il s'en met partout. On dirait du sang séché. Le ciel est de la même couleur que le soleil. Ce matin, on a braqué le minibar. Augustin voulait qu'on célèbre son départ. L'air a une vague odeur de jasmin. Je suis sûr que c'est le produit d'entretien. Il se lève pour aller commander quelque chose au restaurant, de l'autre côté
de la piscine. Je l'observe. De longs palmiers bougent lentement derrière lui. Graphique. Il plonge dans l'eau. Il disparaît quelques secondes, puis il réapparaît. Il revient, il se rallonge sur son transat. Je regarde les parasols kitch, jaunes et rouges, et je pense que ce serait vraiment beau de les voir tous s'envoler en même temps.» Sacha Sperling a dix-huit ans. Il signe ici son premier roma
5 personnes en parlent

Il s’agit d’un premier ouvrage et donc tout n’est pas encore maîtrisé parfaitement au niveau technique, mais l’ensemble se tient plutôt bien.Les phrases assez courtes (sujet, verbe, complément) permettent une lecture rapide qui colle assez bien au récit car les deux principaux protagonistes brûlent les étapes, mais se brûlent également les ailes dans une course poursuite parfois dévastatrice. Il n’est pas si facile de grandir, de se construire, de devenir un adulte ! Rien ne nous sera épargné : drogue, cigarettes, alcool et sexe, tout y est jusqu’à l’écoeurement ! Je me demande ce que font les parents… Au final, je dois être ultra conservatrice, coincée et j’en oublie, mais là, je pense que ce n’est pas possible, plus possible.Sacha pose un regard sans concession sur le monde qui l'entoure. Son analyse est étonnamment mûre, mais cela arrive parfois avec des jeunes gens qui sous des airs de ne pas y toucher sont parfois très fins et pointus dans cette critique du monde actuel qui nous sert de cadre de vie. Sacha incarne bien sa génération sans pour autant être trop formaté. Je me sens décalée par rapport à lui, sa façon de penser, de bouger, de concevoir les choses et là vient donc le petit coup de massue derrière les oreilles qui me fait comprendre que j’ai bien basculé dans une autre tranche d’âge et ce depuis un bon moment déjà. Le roman largement autobiographique même si certainement assez édulcoré passe à travers beaucoup de clichés et l’on ne s’ennuie pas même si ici ou là, on note quelques maladresses d’écriture. Sacha est jeune, il a le temps de se forger un style bien à lui et déjà on sent le talent poindre. Ce n’est pas donné à tout le monde. La relève de Françoise Sagan qui avait elle aussi débuté fort tôt est-elle assuré par ce jeune homme ? Pourquoi pas… À suivre donc. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
04/05/10
 

C'est l'histoire décadente d'un ado des beaux quartiers qui, livré à lui même, se met à sécher les cours, tombe amoureux de son meilleur ami, goute à l'alcool et la drogue.C'est choquant, dérangeant, percutant ! Il m'a fait penser au livre autobiographique "Moi Christiane F., 13 ans, droguée et prostituée, à ceci prés qu'ici, les héros n'agissent pour survivre mais simplement pour se montrer, se la jouer puisqu'ils ont déjà tout. Claire

samyclaire
02/11/09
 

Pour un premier roman, c'est pas mal, mais l'histoire tombe très vite dans la caricature selon moi, avec les jeunes parisiens qui ne cessent de dépasser des limites, cependant, il n'y a pas qu'à Paris que les jeunes peuvent dépasser les bornes, voilà le point négatif du livre pour moi. Cemella

Cemella
22/12/13
 

J'espère pour lui que la vie qu'il raconte ici est fortement romancée parce que c'est d'une tristesse !!! Pendant tout le roman, j'ai eu du mal à croire qu'on soit en train de me raconter la vie d'un môme de 14 ans.Ok sex, drug & rock'n roll, rien de très nouveau.Mais le tout à 14 ans, avec en prime une vie sans repère... et des parents s'inquiétant mais sans pour autant agir... Tout cela me parait bien hallucinant et m'a plongé dans une sorte de désarroi tout au long de cette lecture.Certes, la plume est prometteuse.Certes, il rend très bien compte de l'état de perdition dans lequel on peut être à cet âge là et il a un regard très adulte sur le monde qui l'entoure.Mais pour le reste, c'est très cliché quand même.Pour résumer, j'ai lu un croisement de Lolita Pille et de Bret Easton Ellis mais sans le talent de ce dernier.Résultat, pour moi ça fait flop.L'autre théorie de ce flop c'est que je suis devenue une vieille bique bien trop cul cul la praline. Pas impossible non plus comme théorie !!!Mais il y a du talent au milieu de tout ça et la suite sera sûrement plus intéressante à bien des égards. Livr-esse

Wakissi
25/10/12
 

Mes illusions donnent sur la cour est un des romans que je souhaitais le plus lire quand il est sorti. Cependant, il m’aura fallu attendre quelques années avant de pouvoir le lire et notamment la sortie du deuxième roman de l’auteur pour me rappeler celui-ci. Ce roman m’intriguait au plus haut point et pour un certain nombre de raisons. Sacha Sperling a à peu près mon âge et je suis curieuse de voir ce qu’il pouvait faire. Ensuite, j’en entendais beaucoup parler. Ma curiosité en fut de suite piquée. Quand j’ai reçu et adoré Les cœurs en skaï mauve, je ne pouvais plus passer à côté de ce livre. Aussi, j’ai attendu (pas très longtemps mais avec beaucoup d’impatience) sa sortie en poche. Je l’ai à peine acheté que je le dévorais déjà. Conclusion ?Je suis désolée mais je vais vous reparler des Cœurs en skaï mauve dont vous pouvez trouver ma chronique sur le blog. Rapidement, les raisons pour lesquelles j’ai apprécié ce roman ne tenaient pas tant à l’histoire mais bien plus au style de l’auteur. Je m’attendais donc à retrouver la même appréciation globale pour Mes illusions donnent sur la cour. Or, en réalité, c’est tout le contraire. Ce dernier m’a bien plus marqué par la trame de fond que par la manière dont il est écrit.En y réfléchissant, je pense que c’est plutôt logique. En effet, nous sentons bien que Sacha Sperling se cherche encore du point de vue de l’écriture. Il y a de très bons passages et d’autres qui le sont moins. C’est un peu brouillon, certes, mais le tout reste, tout de même, assez fluide et agréable. Il s’agit d’un premier livre et il a été écrit à dix-huit ans. Aussi, je suis assez admirative devant sa maîtrise des mots. Je ne pense pas que n’importe qui, à cet âge-là, peut écrire d’une telle manière. Par ailleurs, d’un côté, je retrouve un peu du style de son deuxième roman notamment dans les passages un peu plus « poétiques ». D’un autre côté, ils sont plutôt différents. Ici, le texte est plus « littéraire » dans la mesure où ce sont de longs paragraphes, des phrases plus ou moins longues alors que dans Les cœurs en skaï mauve, c’est plus souvent des phrases courtes, percutantes.Quant à l’histoire, j’avoue que c’est le point que j’ai le plus apprécié du roman. Elle est bien plus basée sur les sentiments que véritablement sur l’action mais un peu de psychologie n’a jamais fait de mal à personne, surtout de temps à autre. Beaucoup de personnes ont qualifié ce roman d’autobiographie. Je ne dirai rien là-dessus car je n’ai aucun élément en main pour dire si oui ou non ce livre est inspiré de la vie de l’auteur. Je le prends comme une fiction même si je pense qu’il y a une ambiguïté. L’auteur raconte une période de la vie du jeune Sacha Winters, de sa rencontre et de sa relation avec un certain Augustin. Cette dernière peut être qualifiée de malsaine voire de dérangeante. Toutefois, elle reste intéressante à suivre malgré tout. Certains passages sont assez crus mais ils ne m’ont pas vraiment dérangé. Finalement, j’ai dévoré ce roman du début à la fin et en très peu de temps. Une fois que j’ai été prise dedans, il me fut totalement impossible de m’arrêter. Je voulais savoir comment cette relation de dépendance et d’autodestruction allait se terminer.Je ne regrette pas cette lecture et je pense que j’ai pu la découvrir au bon moment car, à mon avis, il faut quand même une certaine maturité pour pouvoir lire ce livre et l’apprécier. Il m’a d’ailleurs rappelé Hell de Lolita Pille. En attendant, ce deuxième essai est confirmé.

Avalon
13/09/11
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.39 kg

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