Metaphysique des tubes

NOTHOMB, AMELIE

EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 23/08/00
LES NOTES :

à partir de
14,00 €

SYNOPSIS :

" ensuite, il ne s'est plus rien passé. ".
7 personnes en parlent

J'ai vraiment bien aimé ce livre. C'est une vision différente de la vie, vécue par une jeune fille. Je ne connaissais pas cet auteur avant de livre ce livre, j'en lirais d'autres certainement

askya
08/10/09
 

Une autobiographie romancée, et pour tout dire invraisemblable, où la mythomanie de l'auteur apparaît très nettement... Agréable à lire, mais on n'y croit pas un instant !

Vianette
31/10/10

On connaît l’enfant roi, mais avec cet ouvrage, nous franchissons un cap supplémentaire pour atteindre le divin : Dieu lui-même.Ceci dit, Dieu se contentait d’exister et ne vivait pas à proprement parler. Il était à peu près aussi dynamique qu’une plante verte, mais ses géniteurs ne s’en inquiétaient point trop car c’était déjà à leurs yeux de la vie ! Les bienheureux !En tant que mère, j’aurais été plus inquiète que cela, mais en même temps comment blâmer ces parents qui décèlent sans plus d’effort tout ce qu’il y avait de positif dans une telle situation ?Et ce d’autant plus qu’armés des meilleures intentions du monde, ils mirent leur enfant à dure épreuve parfois afin de le stimuler un peu, de le faire réagir et de nouer ainsi un contact plus tangible. Hélas…J’en aurai fait tout autant voir même beaucoup plus pour sortir mon bébé de son mutisme et de son immobilité parfaite ! Je me connais, cela m’aurait rendue complètement folle !Est-ce cela qui s’est passé dans l’esprit de Dieu ?Amélie Nothomb n’a jamais douté de rien et durant ces premières années de vie, qu’elle nous narre avec brio, elle se permet de se comparer à Dieu, rien de moins ! Notons au passage que tous les enfants éprouvent durant leur petite enfance la toute puissance quasi divine du bébé face à ses parents. Nous avons donc tous été plus ou moins des Dieux pendant un petit laps de temps… Sa comparaison n’a donc rien de si osé en fin de compte.Et qu’est-ce qui va sortir Dieu de sa torpeur ? Un élément simple, mais bien connu de tous les parents : la frustration !!!! Nous y sommes tous confrontés et à l’image de Dieu, nous n’aimons pas cela ! Mais alors pas du tout et pourtant, il fut bien vivre avec…La vie est déjà si compliquée. Heureusement que de temps à autre nous avons un peu de plaisir (manger du chocolat par exemple) et cela nous aide à endurer les maux du quotidien. C’est d’ailleurs en découvrant le chocolat (!) qu’Amélie calmera sa fureur.Pour reprendre un slogan publicitaire très connu, pour elle, ce fut « quelques grammes de finesse dans un monde de brute. »Le plaisir est donc le moteur de la vie et sans lui, c’est le néant, tout au moins rien de bien stimulant (à moins d’être complètement maso). D’ailleurs ne préfère-t-on pas tout naturellement garder en mémoire les bons moments de notre existence et jeter les autres dans les oubliettes de nos mémoires modernes ?La parole vient ensuite aux enfants, mais le plus souvent après la marche (question de pratique en somme). Là encore, c’est un fabuleux instrument de pouvoir qu’ils acquièrent et dont nous avons peu à peu perdu le sens réel.Et puis, si les mots ont le pouvoir de renforcer votre supériorité, de vous rendre divin, alors comme Amélie, vous choisirez vite votre camp. Pour une fois, c’est la parole qui est d’or et le silence d’argent !Mais comme tout pouvoir, il existe des limites. Elles sont parfois dures à accepter (voir la frustration). C’est tout à fait normal, mais pas plus facile pour autant. L’auteur en parle très bien grâce à ses expériences toutes personnelles, mais qui nous sont un peu familières également.Idem pour ce qui concerne les différences de toute nature qui régissent notre monde. Certaines tombent sous le sens alors que d’autres sont tout bonnement révoltantes.Qui a dit que notre existence était un long fleuve tranquille ?La curiosité n’est pas toujours un vilain défaut. Elle peut être stimulante, nous donne l’envie d’aller encore et toujours plus loin dans nos raisonnements, nos questionnements, nos expériences…La mémoire est quant à elle notre plus belle arme contre la tristesse qui nous submerge lorsque nous perdons un être cher ou un pays qui aurait pu/du être le nôtre. Le souvenir maintient vivant ce qui n’est plus, ce qui a disparu. Notre esprit peut donc vaincre le néant avec une telle facilité que cela en devient déconcertant. Je trouve cela majestueux !D’après encore le témoignage d’Amélie, il était aisé de céder au doux chant de la mort surtout si elle vous prend sous les eaux, mais la vie avec l’aide d’autrui à pour le moment toujours été la plus forte (et tant mieux pour nous lecteur).N’est-ce pas la vie rend les « tubes » plus intéressants qu’il n’y paraît au premier abord ?Un opus qui se lit donc facilement, d’une traite car, il est encore une fois assez court. Il n’en reste pas moins assez dense quant à son contenu si l’on y réfléchit un peu (et si vous avez survécu à ma prose).J’admire le style de l’auteur qui en si peu de mots parvient à nous faire toucher du doigt tant de vérités si simples, mais je peux également comprendre que tout le monde ne soit pas fan de la plume d’Amélie Nothomb car c’est indéniablement, un cas à part dans la littérature contemporaine. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

emeralda
23/09/09
 

La narratrice raconte le tout début de sa vie. De sa naissance à l’âge de 2 ans, le bébé n’est qu’une masse inerte. Les médecins diagnostiquent une "apathie pathologique" et le bébé se considère comme un tube qu’on nourrit, qui digère et finit par évacuer ce qu’on lui a donné d’un côté par une autre extrémité. Ses parents la surnomme "la plante". Elle ne témoigne d’aucun sentiment ni d’aucune attention pour le monde qui l’entoure. Le tube ne parle pas, n’émet pas même le moindre son, et ne bouge pas. Un jour pourtant, le tube se met à hurler et rien ne peut plus l’arrêter de crier pendant 6 mois.C’est grâce à sa grand-mère ou plutôt grâce à un bâton de chocolat blanc belge que cette dernière lui tend que le tube va prend conscience de l’intérêt du monde et quitter enfin, à 2 ans et demi, son état végétatif. La petite fille rattrape vite le temps perdu et se met rapidement à parler et à marcher. Si elle prononce ses premiers mots en français, elle veille néanmoins à ne pas révéler ses progrès trop vite à ses parents et communique en attendant en japonnais avec sa nourrice nippone. Car l’enfant vit au Japon où son père – belge – exerce l’étrange profession de consul. Nous suivrons ensuite les progrès et les réflexions de la petite jusqu’à ses 3 ans dans ce Japon qui ressemble pour elle à un véritable jardin d’Eden.J’ai adoré ce roman autobiographique ! Techniquement, on passe de la 3ème personne du singulier avec la narratrice qui parle d’elle-même en se surnommant Dieu d’abord puis "tube". La scène du chocolat met un terme à l’utilisation de la 3ème personne. La narratrice goûte au plaisir, peut enfin se considérer comme un être en tant que tel et donc utiliser le "je".L’humour mordant point pratiquement à chaque phrase. J’ai vraiment ri à la lecture de certaines scènes notamment celles des carpes "de tous les poissons, le plus nul – le seul à être nul- [...] les Japonais avaient eu raison de choisir cette bête pour emblème du sexe moche" (les parents, croyant faire plaisir à leur fille pour son 3ème anniversaire, lui offriront 3 carpes Koï ce qui donne lieu à un épisode vraiment jubilatoire) et un paragraphe dans lequel elle évoque son grand frère :"je tenais mon frère pour la pire des nuisances. L’unique ambition de son existence semblait de me persécuter : il y prenait un tel plaisir que c’était pour lui une fin en soi. Quand il m’avait fait enrager pendant des heures, il avait réussi sa journée. Il paraît que tous les grands frères sont ainsi : peut-être faudrait-il les exterminer." Le récit alterne entre le regard de l’enfant sur son entourage (vraiment très drôle) et des réflexions métaphysiques sur l’existence, l’utilité de vivre, de communiquer et la mort. A lire de toute urgence si ce n’est pas déjà fait !

Naurile
02/03/14
 

De zéro à trois ans, apparemment la petite Amélie (si on veut bien croire à une authentique autobiographie non ré-interprétée...), ne parle pas, ne bouge pas. Une enfant image, ou plutôt une enfant-plante comme la surnomme ses parents (là aussi...) qui elle se voit enfant-tube, Dieu étant lui-même un tube (??). Le monde entier tourne autour d'elle : Hugo le petit camarade qui va la sauver de la noyade en mer, ses parents, son affreux de frère qui la tourmente, sa douce nounou japonaise qui lui raconte les horreurs de la guerre (corps démembrés, giclements de sang...) et autres contes délicieux qui l'initient au japonais, l'autre nounou , abominable celle-là qui la regarde se noyer dans le bassin où, dit-elle, elle flotte délicieusement entre deux eaux. Le jardin, l'eau sont ses éléments de prédilection et quand on ne s'occupe pas de ses désirs, elle les satisfait toute seule c'est ainsi dit-elle qu'elle a appris à lire dans Tintin. Mêlant avec drôlerie ses observations de bébé précoce et celles d'intellectuelle érudite qu'elle est devenue, Amélie Nothomb écrit d'une langue soignée, élégante, un peu précieuse et pleine d'humour, séduisante aussi. On a l’impression d'entendre pouffer de rire les deux Amélie entre les phrases. Une réflexion amusante parmi d'autres : personne ne vient sauver le bébé qui se noie en mer ni même ne donne l'alerte de crainte de créer une immense gêne en forçant la victime et ses parents à être débiteurs ! Attitude typiquement japonaise selon l'auteure... Hebelin

hebelin
02/11/13
 

Il y a eu dans ce livre, un style Nothomb que je ne connaissais pas vraiment. C'est vrai, Tuer le père et Une forme de vie ne sont pas aussi spéciaux que celui-ci. Alors j'aime bien son écriture et son style -que beaucoup détestent. Je le trouve plaisant et ça change de certaines choses que l'on peut lire.Mais -parce qu'il y a un "mais", c'est bien souvent pas crédible cette petite fille qui ne né qu'à l'âge de deux ans, qui parlent déjà extrêmement bien, qui se pose des questions que même nous, à notre âge nous ne nous posons pas. Cette petite fille n'est pas attachante car narcissique. Je ne sais pas je n'ai pas été envouté par ce livre, il ne m'a pas apporté ce que Nothomb m'a apporté avec ces autres livres. Mais j'ai tout de même apprécié donc je continuerais à la lire...

searchxme
05/04/12
 

J'ai décidé depuis un moment de lire tous les Nothomb, et forcément, il fallait que je tombe sur un livre qui ne me plaît pas...Je me rappelle avoir lu un extrait de ce livre en cours (je sais pas pourquoi d'ailleurs), et ça m'avait bien plût. Dès le début du livre, je me suis dis que finalement, c'était peut-être pas si bien que ça. Le style reste identique à celui de ses autres romans, mais j'ai trouvé le ton beaucoup moins drôle, moins léger. Elle fait preuve de beaucoup d'arrogance pour une si petite fille ! Je ne sais pas si j'ai aimé ou pas ce livre, je suis perplexe. En tout cas, je peux affirmer que ce n'est pas le meilleur Nothomb pour moi, d'ailleurs je ne sais même pas quoi en dire ! Heureusement qu'il est très court, comme ça je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer...

Dahlia
01/02/12
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.22 kg

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