Microfictions

JAUFFRET, REGIS

livre microfictions
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/04/08
LES NOTES :

à partir de
11,90 €

SYNOPSIS :

« Je est tout le monde et n'importe qui. » Régis Jauffret. Livre monstre, Microfictions rassemble cinq cents histoires tragi-comiques comme autant de fragments de vie compilés. De A à Z, d'« Albert Londres » à « Zoo », ce roman juxtapose le banal de vies ordinaires tout à la fois fascinantes, cruelles, monstrueuses, à travers le quotidien d'un journaliste cynique,
d'un cadre déphasé, d'un vieillard pédophile, d'un flic, d'un voyou, d'un SDF, ou d'un enfant mal aimé, incarnations successives d'une humanité minée par la folie, le désespoir, et qui pourtant se bat et espérera toujours. Le lecteur traverse ce livre comme une foule, il reconnaît certains visages, et croit parfois apercevoir sa propre silhouette au détour d'une page.
4 personnes en parlent

500 fictions. Deux pages chacune. Soit 1000 pages de microfictions, comme les appelle leur auteur. Dans ces 500 histoires, Régis Jauffret met en scène des quantités de personnages différents, des hommes et des femmes, des enfants, des meurtriers, des suicidaires, des cambrioleurs, des familles presque normales, car une famille normale, chez Jauffret, cela n’existe pas. On entre donc dans ces vies, pour un court instant, le temps de saisir la détresse, le désarroi, le cynisme et plus rarement le bonheur de chacun. Parfois on rencontre même Régis Jauffret, qui se traite comme personnage de ces fictions.J’ai découvert Régis Jauffret avec Univers, univers, roman étrange et fascinant qui relate les divagations de l’esprit d’une ménagère devant son gigot dans le four, allant de ses fantasmes les plus fous à ses pires cauchemars. Ici, j’ai eu l’impression que Jauffret a poussé plus loin cette expérience littéraire, en traitant des personnages différents à chaque double page. Ce qui donne un recueil à la fois très dense, mais d’une belle homogénéité dans ses sujets.Jauffret n’est pas un auteur très évident à suivre. La majorité de ses personnages sont névrosés, en difficulté morale et sociale. Mais la force de Régis Jauffret, et ce qui m’attire dans son univers très sombre, c’est ce regard souvent froid et cynique qu’il porte sur ses personnages. A plusieurs reprises, j’ai souri, voire ri à la lecture des aventures de ces paumés, non par moquerie mais tellement le trait est forcé par l’auteur. Il a une manière très personnelle de transcrire ces histoires dans l’ensemble assez peu optimistes, qui fait que je n’ai pas été plombé par cette lecture. De plus, il a une écriture qui, je ne saurai dire pourquoi, me parle. Je dois néanmoins avouer que cette lecture s’est faite à feu doux : six mois que je transporte ce pavé dans mon sac, et ces microfictions m’ont servi de lecture dans mes (courts) trajets quotidiens, sur le quai de la gare ou du métro. J’estime que cette lecture hachée, loin de couper le rythme, permet de ressentir la diversité de cette œuvre. En effet, à plusieurs reprises, il m’a semblé que les microfictions, rangées par ordre alphabétique, avaient un ordre particulier lié aux caractéristiques des personnages, ou à leur actions.Voilà donc une œuvre singulière, qui ne plaira sans doute pas à tous, et dont il vaut mieux connaître un minimum le ton avant de s’y plonger, car il est volontairement noir.

Yohan59
16/11/12
 

fous solitaires Il est difficile de parler d’un tel livre car il ne s’inscrit pas conventionnellement dans un début et une fin, mais parce qu’il présente une succession de petites histoires racontées en une page et demie au plus.On a donc affaire à une foule de personnages (hommes, femmes et enfants) qui ont ce point commun entre eux d’être des espèces de fous solitaires emmurés dans une solitude extrême. Ils sont tour à tour pathétiques, émouvants parfois, repoussants toujours et morbides souvent.Ils incarnent tous une humanité dévastée, perturbée par l’ensemble de ses névroses et tentée par le crime…Ces innombrables tableaux peuvent être lus séparément les uns des autres ou lus d’une traite selon les capacités de lecture de chacun. On ne peut qu’applaudir la performance de l’auteur et sa capacité à faire naître des personnages épouvantables : l’auteur français est d’ailleurs surnommé « le Bacon des cerveaux déglingués » !Le livre a obtenu le prix du livre France-Culture-Télérama et le grand prix de l’humour noir (2

Un livre fascinant, terrible, Jauffret est un très grand auteur.

herveg
19/05/09
 

Un page, une histoire, et sur chaque page, comme une caméra survolant l'humanité et s'arrêtant un bref instant sur une personne, on observe, des hommes oubliés dans des caves, des profs suicidaires, des grands pères qui aiment trop les enfants, etc. De petites contes cruels, de petites histoires à ne pas lire avant de se coucher, idéales pour les trajets en bus ou métro, vites lues.

un flyer
15/01/09

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.49 kg

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