Middlesex

EUGENIDES, JEFFREY

livre middlesex
EDITEUR : BLOOMSBURY UK
DATE DE PARUTION : 19/08/03
LES NOTES :

Livre en VO
à partir de
8,80 €

SYNOPSIS :

Quelle différence y a-t-il entre une jeune paysanne grecque fuyant Smyrne incendiée par les Turcs en 1922, et une lolita américaine qui découvre, à l'âge de quinze ans, qu'elle est aussi un garçon ? Deux générations. C'est en effet ce qui sépare Desdemona et Cal, la grand-mère et la petite-fille. C'est aussi la durée dans laquelle s'inscrit cette extraordinaire saga gréco-américaine. Mi-épopée (à la troisième personne), mi-roman d'apprentissage (à la première), ce livre est un hybride. Tout comme son héros/héroïne, qui connaît la joie - et la douleur - d'appartenir aux deux sexes, avant d'opter définitivement pour celui qui
lui convient. Des collines d'Asie Mineure aux villas cossues de Grosse Pointe, du fracas des canonnières dans le Bosphore aux explosions des grenades lacrymogènes dans les rues de Detroit, du ragtime au rock'n'roll, un demi-siècle d'Histoire se déroule sous nos yeux. Pour aboutir à ce conte de fées moderne la transformation d'une teenager en un personnage mythologique. Dix ans après Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides est de retour avec ce livre qui transcende tous les genres : c'est une idylle, une comédie postmoderne, une histoire de la littérature, un récit érotique, une confession, une élégie. Bref, un roman irrésistible.
6 personnes en parlent

Calliope est la cadette d'une famille américaine d'origine grecque dont les grands parents ont fui la diaspora de Smyrne en 1922. Cette famille a le verbe haut, le caractère bien trempé, les idées politiques bien arrêtées, la religion orthodoxe "intermittente", mais elle cache un lourd secret: la consanguinité, depuis l'union de Desdemona avec son frère Lefty. Personne n'est au courant sauf la grand tante. A chaque naissance, la grand mère appréhende: le bébé sera-t-il un monstre poilu, un avatar? Car on ne plaisante pas avec la consanguinité, et elle peut être source de bien des déconvenues...Ouf, Calliope, la dernière née de la famille est tout à fait normale, jusquà l'adolescence tout au moins. Après, ce ne sera pas Callie, doux diminutif féminin, mais Cal...Sans en avoir l'air, elle fait partie de ces deux mille enfants qui naissent avec des organes génitaux ambigus, mais comme elle semble être une fille, ses parents l'élèveront comme une fille! L'auteur mélange avec brio la mythologie grecque, les avancées de la médecine, le "soap opéra" (car les aventures de cette famille en sont dignes!), si bien que le lecteur ne s'ennuie jamais et grandit avec Callie et ses différences. Les retours en arrière ne sont jamais fastidieux et permettent de mieux appréhender les raisonnements de la narratrice-narrateur. Car il existe la sexualité de fait symbolisée par les organes génitaux, mais aussi la sexualité de genre due à l'éducation. Ainsi, Calliope n'est pas un monstre de foire, mais un être humain avec une identité complexe, bien intégrée dans la cellule familiale, mais qui va devoir prendre, à l'âge adulte, des décisions qui orienteront à jamais sa vie future. On ne sombre jamais dans le pathos ou le voyeurisme. Cette différence est analysée avec tact et tend à la réhabiliter. C'est un roman long, certes, mais vous verrez, vous ne vous ennuierez pas! vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Franco Nuovo nous parle de MiddlesexUn extrait commenté sur repere.tv Les repères de Languirand

Languirand
26/02/09
 

Après Virgin Suicides, l’auteur reçoit le prix Pulitzer en 2002 pour Middlesex.L’histoire débute en 1922 en Turquie et s’achève dans le Michigan dans les années 70. Cette saga familiale, court sur trois générations d’une famille d’immigrés grecs, les Stephanides sur fond d’événements historiques : la guerre gréco-turque dans les années 1920, la prohibition, la crise de 29, les émeutes de 1967 à Détroit…A travers cette famille, l’auteur aborde différents problèmes de société (l’immigration, l’intégration, l’adolescence, la sexualité, l’apprentissage, l’argent, l’alcool… etc). Il parvient à traiter ces sujets avec une certaine légereté, nous faisant parfois rire des pires situations.Au-delà d’un simple roman sur l’hermaphrodisme, c’est un grand roman sur la différence et sur l’acceptation de soiVous noterez le double sens du titre « Middlesex » : c’est le quartier où vit la famille Stephanides mais cela a également un rapport avec la situation sexuelle du héros…

Juliesuit
09/10/15
 

Ce roman est en partie une saga familiale et j'aime souvent ce genre d'histoires. Mais là, j'avoue que j'ai un peu buté sur le couple de frère et soeur, alors qu'Invisible de Paul Auster, qui traite du même thème abordé différemment fut un coup de coeur. Précisons tout de même que Jeffrey Eugenides ne tombe jamais dans le sordide. J'ai beaucoup aimé la partie qui se situe à Ellis Island mais j'ai trouvé que l'ensemble manquait parfois de crédibilité et ça m'a empêché de m'attacher aux personnages. J'ai bien compris que certaines exagérations étaient symboliques, comme cette grand-mère qui ne souhaite plus quitter son lit. Finalement, c'est le moment où Calliope découvre son hermaphrodisme qui m'a le plus plu. C'est à New-York qu'a lieu l'une des scènes les plus intéressantes de ce roman, à mon avis, celle de rencontre avec le médecin qui préfère cacher une partie de la vérité. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
14/09/14
 

Hermaphrodite, Cal, anciennement Calliope, nous raconte son histoire, de sa vie de petite fille à l'adolescence bouleversée par la métamorphose. Mais pour mieux comprendre ce gène qui a tout chamboulé, il lui faut remonter à l'époque terrible où ses grands-parents, grecs, ont dû fuir leur pays en proie à la guerre pour rejoindre leur cousine aux Etats-Unis. Le péché originel, le conflit identitaire, le rêve américain : tout cela contribuera au mal qui rongera Calliope. A la croisée du mythe et du thème de société, Middlesex est un grand roman américain, un de ceux qu'on ne lâche pas et qu'on regrette d'avoir fini.

Melacloche
31/05/13
 

C’est tout un art de faire manger le lecteur dans sa main en l’emmenant des années 20 en Grèce à la fin des années 80 à Détroit. C'est l’histoire de Calliope Stéphanides, né(e) avec un cinquième chromosome récessif. Hermaphrodite, voici un truc qu’on connait mal. Mais nous ne nous pencherons sur son cas précis qu’après avoir suivi de près ses grands-parents, puis ses parents, depuis leur adolescence.Il y a du génie dans la plume de Jeffrey Eugenides. Le sujet ne m’emballait pas des masses, j’ai rechigné plusieurs années avant de me lancer dans ce pavé, et je n’en ai que plus savouré chacun de ses mots. Il est drôle, inventif, lyrique, poétique, léger et grave, amical et proche, pointu et ouvert.J’ai fait des tas de recherches sur Smyrne, la Turquie et la Grèce, parcouru les rues de Détroit pendant la prohibition, j’ai roulé sur un lac gelé et dévalé des pentes ensoleillées.J’ai adoré le mauvais anglais de yia yia et ses « poupée mou », j’ai essayé de prononcer le nom de Marius Wyxzewixard Challouehliczilczese Grimes. (désastreux !)J’ai suivi pas à pas chaque étape de cette fresque foisonnante en aimant chacun de ses personnages, même le père Mike. Sylvie Sagnes

SagnesSy
11/01/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.30 kg

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