Moderato cantabile

DURAS, MARGUERITE

EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/09/80
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

" Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de
ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
5 personnes en parlent

Tout le monde ne dit que du bien de ce roman, qu'il faut absolument le lire... ce que j'ai fais. Plat, sans fin. Le commencement est parfait, crime, cris, suspens. Puis, plus rien, la continuité et l'écriture de jours qui se suivent et se ressemble. oc

aguardio
03/06/15
 

Que pensez de ce roman ? Je suis arrivé à la fin de ma lecture sans avoir compris où l’auteure a voulu nous emmener.L’intrigue est minimale, voire inexistante. C’est une répétition de scènes banales mais qui, malgré tout, nous plonge dans une atmosphère. Economie de moyens volontaire et volonté de ne pas conclure pour nous laisser une totale liberté d'interprétation ?L’édition dans laquelle j’ai lu ce roman est complétée par les réactions de la presse de l’époque qui montre que le roman n’a pas laissé indifférent. Les critiques vont de la qualification de noix creuse à une appréciation enthousiaste pour l'extraordinaire acuité de l'oreille et du regard de Marguerite Duras. Moi je suis plutôt de l’avis de la première critique, mais sans doute parce-que mon esprit un peu trop rationnel ne m’a pas permis de comprendre ce roman.

Ludeca
08/07/14
 

Anne Desbaresdes est la jeune épouse du directeur des Fonderies de cette ville côtière. Pendant la leçon de piano de son petit garçon, elle entend un cri, celui d'une femme mourant dans une dernière étreinte de son amant.Anne est fascinée par ce crime passionnel.Au point de retourner sur les lieux du drame, de réécrire inlassablement cette histoire avec un jeune ouvrier.Au point de s'y noyer, jour après jour, le vin aidant.Au point de s'identifier avec lui à ce couple.'Moderato Cantabile' est un des livres fétiches de mes seize ans, je l'ai lu et relu. Je la trouvais tellement classe, cette femme douce et paumée qui sort timidement de sa cage dorée et se met en danger. Tellement scandaleuse, cette épouse de patron qui s'enivre avec un ouvrier, attendant qu'il la brusque avec des mots.Se perdre dans l'alcool et parler de passion dévastatrice avec un inconnu, ignorer le regard des autres et les convenances, frôler l'adultère... So chic !Mais j'ai grandi et mûri, je vois l'alcoolisme différemment, non plus comme de l'élégance, de l'esthétisme, mais comme un symptôme. Cette jeune mère souffre, en effet : immature, fragile, effacée, étouffant d'ennui et perdue dans un milieu social qui ne lui convient pas.Quoi qu'il en soit, trente ans plus tard, j'ai replongé dans ce texte avec le même plaisir et le même émerveillement que les premières fois.De bien jolies choses malgré tout ce désespoir : la plume délicieuse, le nom de cette femme, sa douceur, sa réserve, sa "main dans le désordre blond de ses cheveux", la fleur de magnolia entre ses seins. Sa façon d'aimer son enfant, avec passion et désinvolture. Sa sensualité d'autant plus éclatante qu'elle n'est pas calculée, le désir qu'elle fait naître chez cet homme. Le trouble croissant entre eux, les errances nocturnes de l'homme devant son jardin, sous ses fenêtres, le parfum entêtant des magnolias... Et puis l'innocence, le pragmatisme et la sagesse, à travers la présence d'un enfant.Somptueux. Canel

Canel
07/05/14
 

Moderato cantabile. La sonatine de Diabelli. La petite musique chantante et modérée...Duras trace une ligne crépusculaire à travers une ville portuaire.Elle incise la toile.Tout paraît calme. La ville tourne ses pages une à une.Une femme traverse la ville, un enfant à la main.Elle répète sa vie, comme son enfant répète ce morceau de musique, docilement, invariablement, obstinément.La femme sourit « comme un enfantement sans fin ».Elle boit, verre après verre, elle vide et se remplit, calmement, invariablement, silencieusement.Rien ne semble pouvoir ni vouloir ôter la main froide et lourde plaquée sur la bouche de cette ville, posée face à la mer.Sans raison, les hommes perpétuent, sans raison ils traversent la ville.Un crime, le cri d'un crime passionnel déchire le silence.La femme retient le cri, la femme recompose, elle veut comprendre la raison de ce cri, la raison de cet amour, la raison de cette tragédie.Aimer- Désirer à en mourir.La musique ne chante plus, elle hurle, la musique ne se modère plus, elle se libère, et brise le miroir prétendait reflétait le ciel.Le femme rencontre l homme qui a lui aussi saisit ce cri. Il sait. Il sait le cri. Il sait le désir de le femme, sa douleur, son attente.Il sait qu'elle veut comprendre, vivre pour comprendre.Lui a depuis longtemps tout compris.Quelques jours, quelque nuit, elle va saisir tout le silence qui recouvre la ville.La ville s'absente, les lieux se resserrent.La ville contient les hommes et pèse de tout son poids sur leur vie.Le rythme marque le temps, les pas se décomptent sur les quais.Sans sans raison les hommes restent en ville.Alors le choix, le choix s'impose et réclame.La femme doit choisir : accepter son désir et le vivre jusqu'à en mourir, puisque tel est la nature de ce désir, ou refuser ce désir et accepter de ne jamais vivre.Choix possible pour l'homme. Impossible pour la femme.Et c'est lorsqu'elle réalise non pas cette incapacité mais cette impossibilité qu'elle se voit mourir.Et c'est là que ce situe le crime, le cri du crime et la tragédie. Hors champ. Dans ce lieu où rien n'est écrit mais où tout peut être dit.C'est ça l'écriture de Duras la possibilité qu'elle offre d'entendre la musique. le combat qu'elle mène pour libérer l 'espace. Tout est en place, apparemment, rien n'est imposé, évidement.Le rythme de la sonatine égrène les heures, tic tac incessant, la mer va et vient, ressac constant.Les hommes répètent le chant ,modérément, comme l'air d'une berceuse qu'une mère fredonnerait en tenant son enfant qu'elle sait déjà mort, dans ses bras.La petite musique de Marguerite n'est qu'un hurlement déchirant. Et que pourrait- on écrire après ce cri ? Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
22/05/13
 

J'ai dû lire ce roman pour les cours et n'étant pas fan du nouveau roman j'étais plutôt réticente. Cependant, je suis entrée assez facilement dans l'histoire de cette femme qui amène chaque semaine son fils à sa leçon de piano. Cette habitude est perturbée soudainement par un meurtre dans un café avoisinant l'endroit de la leçon de piano. La mère et son fils se rendront chaque jour dans ce café afin de découvrir les raisons de ce meurtre.Le récit est très fluide, les pages coulent toutes seules. Cependant, à la lecture, on sent que quelque chose ne va pas, qu'il y a un détail qui cloche. Tout parait si réel et pourtant on a cette impression que quelque chose ne va pas, qu'on ne sait pas tout, qu'un détail cloche.Ce quelque chose, nous l'apprenons à la fin du roman. Ou plutôt il nous est sous-entendu. En refermant ce livre, j'avais une sensation étrange, peut-être la sensation de m'être faite avoir, car je n'ai rien vu venir. Pas une seule seconde je me suis dit que les choses pouvaient être différentes de ce qu'elles paraissaient.Ce roman fut donc une belle surprise. Je pense même qu'il m'a réconciliée avec ce genre qu'est le nouveau roman. En tout cas, il m'a donné envie d'en lire d'autres, d'en découvrir plus sur ce genre plutôt particulier. Stories-of-books

storiesofbooks
17/04/13

Format

  • Hauteur : 18.00 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg

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