Moins que zero

ELLIS, BRET EASTON

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 01/04/88
LES NOTES :

à partir de
7,10 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Moins que zéro n'a rien d'un manifeste. C'est un roman de Los Angeles, ville dure, ville sans âme. "On peut disparaître ici sans même s'en apercevoir", écrit Bret Easton Ellis. L'auteur (qui a seulement vingt ans) ne cherche d'ailleurs pas à nous dire autre chose que ce vide, ce sentiment d'une existence privée de sens. Pour autant, son récit ne tourne pas en rond. Il y a, au contraire,
chez Bret Easton Ellis une extraordinaire puissance de la narration. Il nous ébranle ce petit jeune homme. Ses références, il ne faut pas aller les chercher en littérature mais plutôt du côté du rock, ce reflet clinquant de notre époque. À l'image de cette musique, Ellis est spontané, violent et son expression dépouillée. Le roman des années 80 est né. Ouf ! Il était temps. »
7 personnes en parlent

J'ai failli mettre une note de 1 mais la note pourrait être moins que zero!L'histoire de jeunes américains drogués qui boivent, baisent, vomissent etc.Rien dans ce livre n'est intéressant!Par contre, vous pouvez lire Lunar Park de ce même auteur! Mais moins que zéro à franchement éviter sauf si vous voulez perdre votre temps...

fabloo
23/08/12

Portrait d'une jeunesse dorée Clay, fils de bonne famille, parti étudier dans le New Hampshire, retrouve ses amis à l’occasion des fêtes de Noël. Ils sont tous riches, beaux, passent leur temps dans les fast-foods et les soirées branchées à la recherche de nouveaux plaisirs. Dans un monde factice où tous tentent de prouver qu’ils s’amusent, Clay observe froidement le mal-être, l’angoisse et le vide qui habitent ces jeunes. Le sexe, l’ivresse et l’argent sont les symboles de la jeunesse dorée de l’Amérique des années 80 qui nous est délivrée ici de manière parfaitement authentique et sincère. On assiste, écoeuré, à la déshumanisation de ces gens qui n’ont plus de désir et qui sont prêts à tout pour se sentir vivants.Moins que zéro, premier livre de Bret Easton Ellis admirablement salué par la critique, est un roman emblématique des années 80 qui fera de son auteur l’un des plus représentatif de sa génération.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Moins que zéro raconte la vie quotidienne d'adolescents désabusés à Los Angeles, à travers le regard de Clay. Leur existence a l'air paradisiaque : des voitures hors de prix, des villas somptueuses... Mais le revers de la médaille est décrit de manière implacable par le narrateur : ces jeunes ne savent plus quoi faire de leurs vies, ils sont défoncés à la cocaïne une grande partie du temps, participent à des soirées qui ne les passionnent plus et couchent à droite à gauche. Un des amis du narrateur, Julian, contracte des dettes auprès de son dealer et se voit obligé de se prostituer pour le rembourser. Finalement, on en vient à plaindre ces golden boys. Le style de Bret Easton Ellis est épuré et sans afféteries, ce qui correspond au point de vue de Clay, qui observe ses compagnons un peu en recul. Tout au long de ma lecture, je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement avec Bleu presque transparent, de Ryû Murakami (écrit en 1979), qui aborde sensiblement le même thème : une jeunesse dorée qui se cherche. Une bonne lecture. http://blue-imaginarium.eklablog.com/

Shirayukihime
28/11/12
 

Après american psycho, j'ai découvert le 1er livre de bret easton ellis. Avec un style à la fois brut et paillette, ce live aborde sous le couvert d'un récit d'adolescents qui cherchent leurs limites, la futilité et le jeu des apparences et des souffrances.

pondypondy
15/09/12
 

Vu les critiques et tout les remarques faites sur ce livre, il me paraissait bon de découvrir cet auteur.Le début du livre nous emmène dans la jeunesse dorée des années 80 mêlant grosses voitures, luxueuses villas, jolies filles, drogue, drogue, drogue et énormément d'argent.Le livre ne parle que de cela, aucun suspens, seul le récit d'une jeunesse noyée dans l'argent, l'alcool et la cocaïne.Le style d'écriture du roman ne m'a pas plu du tout à moins que cela soit du à la traduction en français.Bref un roman sans rebondissement, aussi ennuyeux que la vie de ces jeunes fortunés pendant les années 80. Uced

uced
01/04/12
 

Beaucoup de personnes n’ont pas aimé ce livre. Et c’est vrai qu’avec Bret Easton Ellis, on aime ou on déteste, difficile d’avoir un avis mitigé. En ce qui me concerne j’ai aimé. J’ai aimé car ce livre m’a conforté dans ma conviction que l’argent ne fait pas le bonheur. J’ai aimé car, tout au long de ma lecture, je me suis rendue compte que ma vie à moi, aussi plate et insignifiante soit-elle, est tout simplement géniale et que je suis une grande chanceuse.Clay est ce que l’on appelle un « gosse de riche », ses parents sont extrêmement fortunés, il ne manque de rien. Il a 18 ans, il a tout, peut tout faire, et pourtant il ne vit pas.Son monde se résume aux sorties, en boîte, au cinéma, dans des bars, à des soirées people. Son entourage se compose de parents divorcés, de deux sœurs frivoles, et de ses amis. Enfin … peut-on vraiment parler d’amis ? Ils sont bien sûr du même milieu que Clay, sont livrés à eux-mêmes par des parents absents qui les ignorent, passent leur temps aux mêmes activités, se droguent, dealent et s’envoient en l’air avec tout ce qui bouge.Tous les personnages que l’on croise dans ce roman se ressemblent : cheveux blonds coupés court, bronzage. Il y a beaucoup de personnages et j’ai eu parfois des difficultés à me remémorer qui était qui. Et puis il y a cette atmosphère lourde, pesante et malsaine. Il fait chaud en Californie, Clay souffre de cette chaleur, BEE insiste beaucoup sur ce détail et fait de nombreuses allusions au feu ou à des incendies faisant ainsi rapprocher le décor qu’il construit à l’Enfer lui-même : les petits-anges blonds qui ont tout pour réussir se retrouvent déchus et se débattent dans les flammes de la géhenne. Et le pire c’est que Clay a parfaitement conscience de tout ça, il l’avoue lui-même, il ne souhaite plus rien, ne s’intéresse à rien, n’a envie de rien, comme s’il avait baissé les bras et ne pouvait plus que se contenter de subir et de rester passif.Certaines scènes sont un peu dures et choquantes, d’autres assez étranges. BEE parvient avec talent à décrire et à transmettre au lecteur ce désarroi et ce mal-être. Je me suis sentie aussi mal que Clay à certains endroits et j’avoue avoir ressenti de la pitié pour lui même si je me suis parfois interrogée à son sujet, notamment sur sa manie qu’il avait, plus jeune, de collectionner les articles de faits divers violents et sanglants. Je m’attendais alors à chaque instant à un dérapage, à ce qu’il franchisse la ligne mais au contraire, quand l’occasion se présente il refuse. J’ai donc eu tendance à mettre ça sur le compte de l’adolescence et de l’inévitable attrait que constitue parfois ce genre de choses pour les ados.Ne lisez pas ce livre si vous voulez de l’aventure et des tas de rebondissements. Non, ce n’est pas ce genre de romans là. Certains se sont ennuyés, je peux les comprendre. Mais c’est justement l’axe de ce roman : l’ennui. Clay s’ennuie, ne trouve aucun sens à sa vie. Je l’ai déjà dit , il peut tout avoir et tout faire sauf qu’il ne peut pas rêver, il ne peut pas avoir d’objectifs, de projets, il sait d’avance qu’il lui suffit de s’y mettre pour réussir. Comment concevoir son existence sans lui donner un sens ? Ce qui finalement nous fait avancer et lever chaque matin n’est-il justement pas le fait que l’on a des défis à relever, des buts à atteindre ?Mais à ces jeunes-là, ces anges blonds, que leur reste-t-il ? Si ce n’est la découverte de sensations fortes : la drogue d’abord, le sexe jusqu’au viol et la prostitution, la fascination pour un cadavre trouvé dans une ruelle …Moins que zéro : en-dessous du niveau zéro le monde des enfers.Moins que zéro : la température dans l’espace, dans le vide interstellaire.Moins que zéro : le récit du vide de l’existence et de l’enfer sur Terre.Quelques mots sur le style : un style clair, précis, efficace parfois cru. BEE donne dans le détail c’est-à-dire qu’il raconte chaque geste que fait Clay (pas systématiquement non plus je vous rassure) mais à certains passages ça m’a marqué. Comme si BEE voulait ainsi combler le vide de l’existence de Clay. Les dialogues aussi m’ont surprise. Là où on pourrait voir des répliques inutiles, j’ai trouvé qu’au contraire BEE parvenait à nous retranscrire les dialogues tels qu’ils auraient réellement pu avoir lieu. Des platitudes, là encore pour combler le silence, le vide.Aussitôt après avoir terminé ma lecture de ce livre, j’ai couru à la librairie me procurer la suite : Suite(s) impériale(s). J’ai hâte de voir ce qu’est devenu Clay.

Aaliz
07/01/12
 

Portrait d'une jeunesse dorée Clay, fils de bonne famille, parti étudier dans le New Hampshire, retrouve ses amis à l’occasion des fêtes de Noël. Ils sont tous riches, beaux, passent leur temps dans les fast-foods et les soirées branchées à la recherche de nouveaux plaisirs. Dans un monde factice où tous tentent de prouver qu’ils s’amusent, Clay observe froidement le mal-être, l’angoisse et le vide qui habitent ces jeunes. Le sexe, l’ivresse et l’argent sont les symboles de la jeunesse dorée de l’Amérique des années 80 qui nous est délivrée ici de manière parfaitement authentique et sincère. On assiste, écoeuré, à la déshumanisation de ces gens qui n’ont plus de désir et qui sont prêts à tout pour se sentir vivants.Moins que zéro, premier livre de Bret Easton Ellis admirablement salué par la critique, est un roman emblématique des années 80 qui fera de son auteur l’un des plus représentatif de sa génération.

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.12 kg

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