livre molloy
EDITEUR : MINUIT
DATE DE PARUTION : 01/05/81
LES NOTES :

à partir de
22,30 €

SYNOPSIS :

" je suis dans la chambre de ma mère ". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à paris en janvier 1951. l'auteur était un irlandais inconnu qui écrivait en français. la presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : " si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement " (jean blanzat, le figaro littéraire). L'avenir
allait confirmer ce jugement. dès l'année suivante paraissait, du même auteur, en attendant godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de samuel beckett. Jean-jacques mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
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Première partie :Le narrateur dit être dans la chambre de sa mère. Il ne sait pas comment il est arrivé là. Un homme vient le voir. Il lui donne de l’argent et des feuilles avec des caractères qu’il n’arrive pas à lire. Il veut faire ses adieux mais ceux qui l’entourent ne veulent pas. Il dit que sa mère est morte. Il pense avoir un fils, mais n’en est pas sûr. Il commence un récit. Il décrit deux hommes, A et B qui convergent. Ils s’observent sur une route déserte. Puis A va vers la ville et B vers les collines. Il les avait déjà vues du haut d’un bâtiment. Il se demande « Comment faire? »Il a un bâton pour se défendre. Le narrateur le regarde. Il a envie de le suivre pour être moins seul. Il le décrit deux fois différemment. Il ne sait plus lequel il décrit (A ou B). Il le décrit, cet autre qui va vers la ville avec un petit chien. Langage émaillé de: « Je veux dire » et présence de « Pour se promener et promener son chien en rêvant et en pétant, comme le font tant de citadins quand il fait beau. » Langage familier.Il a un cigare. Il disparaît. Il aurait voulu le suivre aussi. Le narrateur dit avoir besoin d’histoires. Puis il revient à l’homme au bâton et s’interroge sur son vêtement et de là glisse sur une observation du sien. Mais, cette nuit là (temps?) Il n’a pas pu revoir cet homme. Le lendemain, il est réveillé par des charrettes et des tombereaux. Il ne revit jamais A et B. Il se réveille entre 11 Heures et midi; il va voir sa mère. Il prend sa bicyclette: « Tiens, je ne m’attendais pas à cela » Il parle de sa mère: « Celle qui me donna le jour par le trou de son cul. » Ils forment un vieux couple tous les deux. Elle l’appelle Dan et lui Mag. Elle est sourde et aveugle. Il lui tape sur le crâne pour communiquer. Il la dresse à ce code, mais elle a du mal. Il lui prend de l’argent. Il sait qu’elle gâche sa vie mais il ne lui en veut pas. Il prend l’argent mais dit qu’il ne vient pas pour cela. Il n’aime pas l’embrasser. Pas de repères spatiaux: « Je confonds Est et Ouest, les pôles aussi je les intervertis volontiers. » Il va chez sa mère à bicyclette, avec ses béquilles. Il est arrêté par un agent de police qui lui demande ce qu’il fait là. Molloy lui dit que si ça ne va pas c’est à cause de ses béquilles. Il n’a pas ses papiers sur lui. L’autre l’emmène. Au poste, il est interrogé par un fonctionnaire. Il répond mal; il a peur d’être battu. Il ne se rappelle pas bien de son adresse: quartier des abattoirs. Il se rappelle son nom: Molloy. Sa mère aussi se nomme ainsi ou du moins le croit-il ? Une femme, l’assistance sociale, vient lui donner un bol de thé. Il le jette. Puis il est libéré. Il regrette qu’on ne lui aie pas appris la bonne conduite. Il regarde son ombre dans le mur de la poste et se met à sucer des cailloux. Un agent vient vers lui. Mais Molloy se met à marcher jusqu’au canal. Il se couche les bras en croix dans le fossé. Il s’y endort en roulant dans sa tête un tas de pensées. Un berger vient avec son chien et le réveille. Il ne sait plus si c’est la seconde, la troisième ou la quatrième journée ( Confusion dans le temps). Il doit aller chez sa mère, mais ses pieds ne l’y portent pas. Puis il parle de ses pets. Il arrive chez sa mère. Mais il ne reconnaît pas le quartier. Est-il dans la bonne ville? Il ne se souvient plus du nom de sa ville. Il dit que parfois autour de lui-même s’enveloppe un anonymat qu’il ne peut comprendre: « Dire c’est inventer. On n’invente rien, on croit inventer, s’échapper, on ne fait que balbutier sa leçon, des bribes d’un pensum appris et oublié la vie sans larmes telle qu’on la pleure. Et puis merde. » (Descartes? Il faut savoir faire le vide de tout ce qu l’on a appris car ce n’est qu’une leçon que l’on répète). Réflexion insuffisante. Il parle de sa lâcheté. Il tombe sur un chien et le tue. Un sergent de ville intervient puis s’en va. La maîtresse du chien vient le voir et lui dit qu’elle a besoin de lui. Elle se nomme Lousse. Ils vont chez elle et ils enterrent son chien. Il est invité au salon où la femme lui sert à boire et à manger. Elle a un perroquet qui dit des insultes. Il s’endort puis se réveille dans un lit, propre. Il essaie de s’enfuir mais ne le peut. Il est gêné par ses béquilles. Arrive le jour. Il est parfumé. Il regarde la lune. Le lendemain on lui dit que ses vêtements ont été brûlés. (Incohérence avec les béquilles.) Ses vêtements seraient à la teinturerie. Un valet lui apporte ses vêtements. Il se plaint d’objets qui ont disparu de ses poches. Il s’habille puis rencontre Lousse. Elle lui donne à boire et à manger. Il retrouve sa bicyclette. Il se sent fatigué; il se couche dans le gazon. Lousse lui propose de remplacer son chien. Il reste là la nuit. Il s’interroge sur lui-même. Il a du mal à comprendre les mots « Défaut de l’entendement. » Il les entend mais ne les perçoit que comme des sons purs. C’est pareil pour les sens dans son rapport au monde: « Et à bien y réfléchir, mes tentatives de goût et d’odorat ne valaient guère mieux. Je sentais et dégustais sans savoir exactement quoi, ni même si c’était bon ou mauvais, et rarement deux fois de suite la même chose. » Il reste avec Lousse un bon moment, puis il part. Sa bicyclette a encore disparu, le jardin de Lousse est entouré d’une muraille. Lousse l’épie à travers les buissons. Il parle de son sommeil difficile: « Car ma veille était une sorte de sommeil. » ( Descartes?) Il dort tout le temps. Il parle de son appétit. Il se sent nerveux. Il perd le contrôle de son corps. Il devient plus malade (Les doigts de son pied gauche tombent.) Il se demande si Lousse n’est pas un homme. Il l’a trouvée plate. Il s’interpelle lui-même: homme ou femme qu ’est - ce que ça peut bien faire? Il parle de sa première expérience sexuelle: Ruth. Il la rencontra dans une décharge et la prit par derrière. Elle lui donnait de l’argent. Elle est morte. Il ne sait pas si c’était un homme ou une femme. Il lui semble avoir senti ses testicules battre contre les siennes durant l’acte sexuel. Il confond les femmes dans sa mémoire. Il revient à son départ de chez Lousse. Il erre dans la ville à la recherche d’un lieu de connaissance. Il voit un vieillard et lui demande où il se trouve mais l’autre s’en va. Chez Lousse il a volé de l’argenterie et un instrument en forme de x ( Les Misérables: Jean Valjean qui vole au prêtre de l’argenterie et des chandeliers.) Il atteint les remparts à la nuit tombée. « Mais aussi loin que je sois allé, dans un sens comme dans l’autre, cela a toujours été le même ciel , la même terre exactement, jour après jour et nuit après nuit. » « Et les confins de ma chambre, de mon lit , de mon corps, sont aussi loin de moi que ceux de ma région du temps de sa splendeur. » Une fois sorti de la ville, il ne sait pas si c’est sa ville en la regardant. Il parle des moments de la journée où il est nécessaire de se cacher. Critique de l’autorité: « On lynche le jour car le sommeil est sacré ». Il trouve un endroit pour dormir. Il va au bord de la mer. Il joue avec le sable. Il est tellement bien à la mer qu’il s’y croit encore: « Voguer longtemps sur les flots. » ( Christ lac de Tibériade.) Il prend des cailloux pour les sucer( Démosthène.) Jeu des cailloux. Son autre jambe se raidit. Rencontre avec des femmes sur la plage. Pour regagner la ville il rentre à l’intérieur des terres. Il avance péniblement: « Se transformait en véritable calvaire, sans stations ni espoirs de crucifixion... » (Christ.) Il pense à sa mère. L’attend-elle toujours? Il parle de ses envies de suicide. « En me sentant le trou du cul... Je m’excuse de revenir sur cet honteux orifice , c’est ma muse qui le veut. » Depuis qu’il a quitté la campagne ses orteils sont tombés. Il en veut à sa mère de lui avoir transmis les chromosomes de ses points faibles. Il parle de sa déchéance physique. Il attend la fin. Il se couche dans la forêt. Il rencontre un charbonnier: « J’aurais pu l’aimer je crois, si j’avais eu 70 ans de moins. » (Christ. Incohérence dans le temps.) Il lui demande la ville la plus proche; l’autre ne sait pas Il veut le retenir; Molloy l’assomme; puis revient et le frappe. Il erre entres forêts villages... Il veut sortir de la forêt pour aller voir sa mère. Il sent qu’en lui, naît une conscience. Il se rappelle les paroles du commissaire. C’est l’hiver. Dans la forêt, il entend un gong. Il actionne la corne détachée de sa bicyclette. Il sort de la forêt à l’aube et atterrit dans un fossé. Il y a une plaine devant lui. Il se laisse dégringoler au fond du fossé. C’est le printemps. Il repense aux voyageurs (A et B). Il parle de lui-même en disant qu’il pouvait rester là où il était. Deuxième partie :Il est minuit. Il pleut. Le narrateur va à son bureau. Son fils dort. Il dit qu’il se nomme, comme lui, Jacques Moran. Il se souvient du jour où il reçut l’ordre de s’occuper de Molloy. Un homme vient le voir, venu de loin. La bonne, Marthe, le fait entrer. Son fils les épie. L’homme se nomme Gaber. Il lui assigne un travail. Il lui dit qu’il n’y a qu’un agent comme lui qui peut faire ce travail. Il doit partir ce jour avec son fils. Pas le temps d’aller à la messe. Mais son fils y est déjà. Le narrateur va à la cuisine et son fils n’est pas rentré. Il guette son arrivée. Son fils rentre. Il tente de trouver sur lui des indices qui prouvent qu’il n’est pas aller à la messe. Il n’en trouve pas. Ils mangent de l’Irish Stew. Il va dans sa chambre et essaie de penser à l’affaire Molloy. Il pense aux préparatifs. Comment va - t il y aller ? A bicyclette ? En vélomoteur? Il va voir le père Amboise. Son fils était bien à la messe. Ils boivent un digestif. Il se dit déçu par le père. Il rentre. Il va dans sa chambre et s’endort. Son fils entre sans frapper; il revient du parc : il aime la botanique. L e narrateur annonce à son fils qu’ils partent en voyage. Il lui dira plus tard où ils vont. Il pleut toujours. Son fils pourra emporter sa collection de timbres. Il réfléchit à Gaber. Gaber est un messager; Moran aimerait bien en être un. Mais Gaber n’a pas bonne mémoire. C’est ce qu’il faut pour les messagers. Gaber et lui sont membres d’un immense réseau. Son patron se nomme Youdi. Préparatifs. Il se couche. « Car là où Molloy ne pouvait être, Moran non plus d’ailleurs, Moran pouvait se courber sur Molloy. » Il réfléchit à cet individu. Molloy ou Mollose, il ne sait plus exactement. Il ne sait plus où il l’a vu. L’a-t-il inventé? Il n’en a parlé à personne car il n’a pas de collègues: « Car qui aurait pu me parler de Molloy sinon moi et à qui sinon à moi aurais-je pu en parler? » La mère Molloy ou Mollose ne lui est pas complètement inconnue. « J’étais donc au courant sur Molloy sans en savoir beaucoup sur son compte. » Il dit ce qu’il sait de lui: « Il disposait de très peu d’espace. Le temps aussi lui était compté. » Il bouge toujours et profère des mots inintelligibles. Coïncidence des deux consciences. Il n’est pas étonné d’être ainsi possédé par Molloy. Mais ce Molloy auquel il pense est-il le vrai Molloy? Il dit qu’il y a trois ou quatre Molloy.:- Celui de ses entrailles.- Celui de la caricature.- Celui de Gaber.- Le vrai.- Celui de Youdi (Peut - être confondu avec le quatrième?)Il entend le gong. Il se lève; il va manger. Son fils est souffrant. Qu’importe, même s’il est à l’agonie qu’il descende: « La colère me poussait quelquefois à des écarts de langage. Je ne pouvais les regretter. Il me semblait que tout langage est un écart de langage. » (Problème du romancier: comment tout exprimer par la langue qu’il utilise?). Moran reproche à son fils d’avoir dit à la bonne qu’ils partaient. Son fils est malade, il a de la fièvre: « As-tu chié, mon fils? » Il lui fait un lavement. Ils doivent partir dans une heure ou deux. Le narrateur a mal au genou. Marthe va se coucher après avoir préparé leurs sandwichs. Il lui dit qu’ils ne partent pas pour longtemps. Il sort son fils du lit et le fait manger. « Ce fut alors qu’on vit cette chose sans précédent, Moran se préparant à partir dans l’ignorance de ce à quoi il s’engageait, sans avoir consulté ni carte, ni indicateur, n’ayant pas considéré la question du chemin et des étapes, insoucieux des perspectives météorologiques, n’ayant que des notions confuses sur l’outillage dont il importait de se munir, sur la durée probable de l’expédition, sur la somme d’argent dont il aurait besoin et jusque sur la nature du travail à fournir et par conséquent sur les moyens de le mettre en œuvre. » Il prépare ses affaires. Il dit qu’il veut se faire remarquer: « Faire naître des sentiments de pitié, d’indulgence, provoquer l’hilarité et les sarcasmes, c’est indispensable. » (But du romancier: provoquer des sentiments, émotions chez le lecteur.)Il trouve son fils trop banal. Ils sortent à minuit. Il n’aime pas sortir avec son fils, car celui-ci se trompe tout le temps dans les trajets. Il pense à l’attacher. Ils arrivent dans le pays de Molloy. Intervention du narrateur dans le processus du roman: « Je n’ai pas l’intention de raconter les différentes aventures... Ce serait fastidieux... Mais je le mènerai à mon gré, jusqu’à un certain point. Et s’il n’a pas l’heur de plaire au commanditaire, tant pis pour nous tous. » (Y aurait-il un commanditaire du roman? Référence avec l’Innommable et cette voix qui donne l’ordre de ne pas s’arrêter de parler. Voir la suite; présence d’une voix.) Il dit qu’une voix lui dicte son travail. Il dit ce qu’il sait du pays de Molloy. Il se trouve au Nord de chez lui. Précision dans les lieux. Le village: Bally. Les terres de Bally: Ballybaba. Les autres terres du pays: Ballyba.Lui, Jacques Morand vit à Shit. Idem avec Shitba et Shitbaba.Le pays de Molloy est fait de pâturages. Il montre à son fils comment se servir de la boussole. Ils ne disent pas à ceux qu’ils rencontrent où ils vont. Il ne sait que faire de Molloy un fois qu’il va l’avoir trouvé. Il ne se souvient plus de ce que Gaber lui a dit. Une nuit, il a mal au genou. Il ne se souvient pas ni son fils d’ailleurs quel genou lui avait fait mal en premier lieu. A l’aube il a du mal à se lever. Il n’arrive pas à plier son genou. Il trouve qu’il ressemble à un clitoris. Il réveille son fils. Il lui demande la situation spatio-temporelle. Son fils répond tout sans hésiter. Il l’envoie dans le village de Mole, pour acheter une bicyclette. Il lui donne 5 £. Problème avec l’argent. Il lui fait tout répéter et recompter pour s’assurer qu’il a bien compris. Son fils part. Jacques Moran se lève. Il veut rappeler son fils, mais l’autre ne l’entend pas. Il trouve la journée longue, son fils lui manque. Communion avec la nature. Il voit un homme. Ils se regardent. Il lui demande un morceau de pain. L’autre lui donne. Puis l’homme s’en va. Jacques Moran fait du feu et a envie de se faire un bâton. Il essaie de se rappeler de ce qu’il devait faire à propos de Molloy. Il allume un feu. Quelqu’un l’appelle. Il s’approche de lui. L’homme parle mais Moran ne répond pas. Moran lui demande s’il a vu passer un vieillard avec un bâton. L’autre répond que non. L’autre s’énerve. Ils se battent. Moran le traîne, le cache et s’en va. Il se poste sur un monticule d’où il peut tout voir puis se pose des questions. Vers la 7ieme heure de la cinquième journée son fils arrive. Il le dispute à propos du prix de la bicyclette: 4£. En plus elle a un pneu crevé. Ils montent sur la bicyclette. Ils vont à Ballyba. Ils rencontrent un berger. Il leur dit qu’ils sont à Ballyba. Jacques Moran se dispute avec son fils. Le lendemain, son fils est parti. Il se retrouve seul. Il reste ainsi plusieurs jours. Peut-être Molloy viendra-t-il le voir? Peut-être pourront-ils être amis? Malgré que son patron Youdi ne le veuille pas. Il regrette ce qui lui arrive. Mais un soir Gaber vient le voir. Gaber lui dit que tout est annulé. Il rentre à la nuit tombée. Il mange ce qu’il trouve sur son chemin. Il termine la morphine qu’il avait commencé quand son genou l’avait fait souffrir. Il arrive chez lui au printemps après avoir cheminé tout l’hiver. Son genou lui fait toujours mal. Il a aussi mal au ventre. Il chie et pète (Dit de cette manière). Référence au Christ. Il se pose une série de questions théologiques. Il se trouve méconnaissable au point de vue du corps. Il a des lésions aux parties intimes. Chez lui, il n’y a plus personne. Un jour il reçoit Gaber. Entre temps son fils est rentré. Il a des béquilles maintenant. Il dit qu’il se rapprochera de ses voisines. Il n’est pas minuit, il ne pleut pas.

sovane
16/04/15
 

J’ai eu un mal fou à entrer dans l’histoire. Les longs monologues glauques de plus de 140 pages et qui ne sont jamais aérés par la présence de paragraphes me paraissent en effet bien peu attrayants à première vue. En outre, l’atmosphère est extrêmement malsaine puisque le personnage paraît complètement enlisé dans un corps qui ne cesse de se dégrader tandis que sa pensée n’est guère plus reluisante. J’avoue donc que je me suis un peu forcé pour trouver le courage de continuer… La seconde partie (un peu plus aérée, Dieu merci) m’a paru un poil moins rebutante mais l’atmosphère glauque à souhait est toujours omniprésente. Bien qu’elle ne nous apporte pas de réponses, la fin a le mérite de nous amener à cogiter. C’est donc ce que je retiendrai de plus positif dans ce bouquin, puisque malgré tout, Beckett nous donne encore une fois à penser la condition humaine par le biais de son univers, si particulier et si reconnaissable. Je ne conseillerai donc ce livre qu’aux lecteurs déjà un peu connaisseurs de l’univers beckettien. Je préfère de loin ses pièces de théâtre qui permettent aussi d’apprécier mieux ce roman dans la mesure où il permet d’établir des ponts entre les oeuvres. Mais surtout, ne commencez pas Beckett par ce livre, ça risquerait de vous en dégoûter et vous passeriez à côté d’un grand auteur. Espérons que ses autres romans me feront une impression plus favorable.Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
13/12/09
 

Format

  • Hauteur : 18.20 cm
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