EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/05/01
LES NOTES :

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7,49 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Une maisonnette d'apparence banale, dressée au fond d'un terrain vague. Et toute une équipe de police hébétée, certains pleurant, d'autres hagards, la gorge nouée par le dégoût, la colère ou la honte, tous à songer à ce qu'ils avaient
fait une demi-heure plus tôt avant qu'on ne les appelle, avant de traverser cette ruelle labourée par les pelleteuses, avant de s'approcher de ce pavillon et d'en franchir la porte. Avant. Car rien ne serait plus jamais pareil.
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Nous retrouvons trois ans plus tard les personnages du livre "Les Orpailleurs". La juge Nadia Lintz, l’inspecteur Rovère et son équipe.Dans la tradition biblique, Moloch est le dieu auquel les Ammonites, une ethnie cananéenne, sacrifiaient leurs premiers-né en les jetant dans un brasier. C’est donc le thème du sacrifice des enfants qui est le fil conducteur du livre.L’auteur va mêler deux histoires dont les victimes sont des enfants. La première commence très fort avec la description d’une scène de crime vraiment horrible : des cadavres d'enfants carbonisés, figés dans une dernière tentative désespérée d'échapper à la mort. Pourquoi étaient-ils enfermés dans ce pavillon prochainement détruit ? Qui a mis le feu ? En parallèle de cette intrigue principale, il y a l’histoire d'une mère qui empoisonne sa fille à l'insuline, la mère est atteinte du syndrome de Münchhausen.C’est un vrai roman noir (certaines scènes peuvent difficiles à supporter) parfaitement construit, passionnant et poignant à la fois. Encore une belle découverte.

Aproposdelivres
13/10/14
 

Moloch , six lettres jaunes qui claquent sur fonds noir !Moloch , aller simple pour l'enfer...Jonquet , magistral troubadour disparu bien trop tot ( 1954 – 2009 ) , fait rarement dans l'allégresse et la jubilation . Moloch vous scotche ( juste un doigt alors ) du début à la fin , autant par le propos que la maitrise du récit . Trois histoires concomitantes . Une équipe de fins limiers sur les dents...de l'amer . Le tout sur fonds d'enfance sacrifiée , jouez hautbois , résonnez musette car aujourd'hui c'est la fete !Des corps d'enfants retrouvés à moitié carbonisés et c'est une nouvelle et terrible enquete se profilant pour les protagonistes des Orpailleurs . D'autant qu'il semblerait qu'une potentielle petite victime ait réussi à en réchapper , offrant ainsi à Charlie , son courageux sauveur SDF , la possibilité de se muer en jeune et joyeux justicier frappant alors de son doigt ( juste un scotch alors ) vengeur tous les responsables de cette atrocité ! Nadia Lintz , jeune juge dépéchée sur l'affaire , doit parallelement gérer une sordide histoire de petite fille malade à l'hopital car possiblement empoisonnée par des parents visiblement au-dessus de tout soupçon ! Ajouter à cela un mystérieux peintre condamné par la maladie et confiant à son psy sa volonté affirmée de finir en beauté en égalant la puissance expressionniste du seul tableau qui le hante : Le Cri d'Edvard Munch – l'une de ses 4 versions ayant récemment atteinte la modique et dérisoire somme de pres de 120 millions de dollars , une pécadille...Secouez énergiquement et laissez-vous embarquer par ce roman , véritable page-turner d'une noirceur contagieuse . Trois raisons majeures à cette réussite incontournable : Primo : la réelle profondeur des personnages englués dans leurs problemes du quotidien sur fonds de sujets aussi puissants que sont la pédophilie , la rédemption , la maltraitance .Secondimo : trois histoires paralleles sans qu'aucune d'entre elles ne vienne tirer la couverture . Trimo : écriture nerveuse , rebondissements à foison et final aussi surprenant que rationnel font que ce bouquin se dévore plus qu'il ne se lit ! Concernant l'épisode de l'hopital et pour la petite histoire – et là , ami lecteur ayant fort justement décidé de le lire ultérieurement , il serait judicieux de sauter ces quelques lignes – Jonquet fut suspecté , à l'époque , de s'etre inspiré de l'affaire Kazkaz ( 1990 ) et accusé de violation du secret de l'instruction , cette derniere étant alors toujours en cours...Vous ne regarderez plus les aventures du Baron de Munchausen du meme œil ! ;)Moloch , aussi mieux que Mygale sans etre tout à fait plus moins bien que Le Bal des Débris ! Juste énorme !

TurnThePage
05/11/13
 

Dans une maison abandonnée, près de la porte de la Chapelle, au fond d’un terrain vague, un promeneur trouve quatre cadavres calcinés d’enfants. Ceux-ci sont morts dans d’atroces souffrances, essayant de fuir la maison en feu malgré les liens solides noués à leurs membres. Qui se cache derrière cette barbarie ? Les policiers qui mènent l’enquête vont rencontrer la face obscure de Moloch, le dieu purificateur du feu. Dans le Lévitique, l’Eternel met en garde les hommes qui livrent des enfants à Moloch: « Tu diras aux enfants d’Israël : si un homme des enfants d’Israël ou des étrangers qui séjournent en Israël livre à Moloch l’un de ses enfants, il sera puni de mort… ».Encore un très bon Jonquet, quoique très noir ici : le début notamment donne le ton. L’auteur nous place d’emblée sur la première scène de crime, plantée dans un décor bien glauque et chaotique : la maison est à l’abandon, dans un quartier qui a été dévasté par les pelleteuses et par les bulldozers. Le spectacle à l’intérieur est ahurissant et révulsant ; Jonquet nous le décrit avec force détails, sans nous épargner les précisions macabres. Au départ, il ne nous dit pas que ce sont des enfants qui sont morts. Le fait que des enfants soient au centre de ce roman noir, avec pour toile de fond, la pédophilie, m’a beaucoup touchée voire choquée : comment l’auteur a-t-il osé s’attaquer à un sujet aussi sensible ? La noirceur de certains adultes est exposée ici. Ce début à l’atmosphère très noire m’a plutôt rebutée, l’ouvrage me semblant soudain bien long. Puis, vers le milieu, j’ai commencé à accrocher à l’intrigue, ainsi qu’à l’intrigue secondaire, pour ne plus lâcher l’histoire. L’histoire parallèle m’a bien plu mais aussi émue, celle d’une enfant victime d’une mère souffrant du syndrome de Münchausen : cette maman n’hésite pas à empoisonner sa fille à l’insuline. Les pièces du puzzle se mettent en place au fur et à mesure, même si nous connaissons déjà l’identité du justicier. D’ailleurs, on ressent un étrange sentiment vis-à-vis de ce dernier : entre compréhension de ses agissements – le massacre des quatre enfants étant vraiment barbare – et horreur. Les personnages, du côté des flics, tels Sandoval, Rovère, Dimeglio, Dansel ou Choukroun, ou des juges, avec Nadia Lintz, sont attachants, d’autant qu’ils sont présentés avec tous leurs travers. Je les avais déjà rencontrés dans « Les orpailleurs » du même auteur. C’est avec plaisir que j’ai poursuivi la route avec eux. D’ailleurs quelques mentions à ce dernier roman sont pointées, même si on peut très bien comprendre « Moloch » sans avoir lu celui-ci auparavant. Mon conseil serait cependant de commencer par « Les orpailleurs » pour mieux découvrir les personnages, autant policiers que juges. Un roman très noir, avec une entrée en matière qui peut sembler rebutante, mais une suite et surtout une fin captivantes.Ce policier a obtenu le trophée 813 du meilleur roman francophone en 1998 et le prix Mystère de la critique en 1999 (meilleur roman français). Seraphita

Seraphita
28/08/10
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.20 kg

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