Mon chien stupide

FANTE, JOHN

livre mon chien stupide
EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 01/01/02
LES NOTES :

à partir de
6,10 €
nos libraires ont adoré mon chien stupide

SYNOPSIS :

« Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire, vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le
font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. À lire de toute urgence. »
Un quinquagénaire désabusé voit débarquer dans sa vie déjà compliquée, un chien "légèrement" encombrant. N'ayons pas peur des mots, ce livre est désopilant !
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
15 personnes en parlent

D'abord c'est un livre profondément drôle.Et puis c'est aussi dramatique, puisque l'auteur raconte ses désillusions sur la vie familiale, les enfants ingrats, l'épouse qui devient une étrangère.A lire absolument.

adyton
26/04/09
 

Il fait gris ; la voiture vient encore de tomber en panne ; vous venez de manger 10 % , dans les dents , pour paiement dépassé de votre tiers provisionnel ; Christine Boutin commence à vous apparaitre comme étant d'un charisme fou et d'une intelligence démesurée ; oula , oula , y aurait comme un p'tit coup de mou dans la carafe ! Alors , au diable Prozac , Defanyl et autre Ludiomil mais une bonne dose de Mon Chien Stupide et les symptomes devraient disparaitre sous 48 heures...S'ils devaient cependant persister , priere de consulter votre libraire le plus proche...Vous connaissez cette série " Marié , deux enfants " , Fante la revisite à sa maniere puissance dix . Trash , barré , insolent , loufoque...Le ton est impertinent et demesuré mais totalement jouissif ! L'auteur explose les codes familiaux pour le plus grand plaisir du lecteur !Harriet et Henry Molise s'aiment ( se supportent ) depuis 25 ans . Famille WASP par excellence , le paraitre prime ! 25 ans de fidélité meme si , régulierement , Madame menace , pour un oui pour un non , de quitter le foyer alors que Monsieur , lui , se verrait bien lacher légitime et marmots pour Rome afin d'y refaire sa vie avec une petite jeunette , démon de midi oblige...Henry , écrivain raté , scénariste médiocre , semble végéter dans une vie dont il n'attend plus rien . Les jours passent et se ressemblent...Fruits de leur amour , quatre enfants au compteur ! Véritables dons d'un Dieu qui , pour engendrer de tels spécimens , devait sortir d'une gueule de bois carabinée ! Trois fils , une fille qui se complaisent dans leur médiocrité , concourant chacun férocement dans la catégorie de l'espoir avorté ! Dominic , l'ainé de la fratrie , a plaqué les études pour la navy et est obsédé par la femme noire , couleur totalement incompatible avec le nuancier personnel de sa gentille manman . Tina , elle , a jeté son dévolu sur un ex militaire néo surfeur toujours partant pour vider le frigo et la cave de ses beaux-parents . Denny , 22 ans , etre semblant doté d'un aplomb hors norme , demeure persuadé qu'Hollywood n'attend plus que lui mais pour cela , il convient d'échapper à la conscription militaire par tous les moyens , aussi retors soient-ils . Jamie , le petit dernier , apparait comme le rejeton le plus équilibré...Tout ce petit monde se cotoie au rythme de saillies verbales aussi féroces que caustiques . Ici , point de respect d'aucune sorte , de ressentiment controlé mais une sincérité systématique jubilatoire . On ne caresse jamais dans le sens du poil mais on taille et on rase gratis !! L'hypocrisie , habituellement de mise , laisse la place à une franchise et une lucidité assumées et c'est bon ! Si les personnages dénotent , que dire de ce chien monstrueux recueilli un soir de pluie et fort justement surnommé Stupide . Gros , paresseux , libidineux , obsédé , il possede la caracteristique de vouloir sauter tout ce qui bouge d'origine masculine ( bipede , quadrupede , velocipede , tout y passe.....) . Totalement aux antipodes des valeurs de la tribu Molise , il n'en deviendra pas moins la coqueluche paternelle , véritable révélateur d'une famille qui se délite peu à peu , d'un couple qui se perd au rythme des départs de sa progéniture . Des situations cocasses ( tentative de viol sur le voisin ; clébard s'attaquant à une baleine échouée , étonnant que Fante n'est pas surnommé le chien Greenpeace , c'eut été dans l'esprit ! ) . Des dialogues acerbes aux petits oignons et des situations ubuesques que n'aurait pas renié Audiard . Un bouquin au cynisme rafraichissant !! Je me suis meme surpris à rigoler tout seul , fait suffisamment rare pour etre signalé...L'écriture est alerte , corrosive et ironique . Fante possede une plume désormais identifiable , l'apanage des tres grands !!Mon Chien Stupide , véritable euphorisant qui vous fera japper de bonheur !!

TurnThePage
30/10/13
 

J'ai ouvert ce livre en m'attendant à un roman drôle. C'est un bon livre, mais que je n'ai pas trouvé si drôle que ça. Henry Molise a 55 ans, une mauvaise carrière de scénariste, des enfants qui ne le respectent pas, une femme qui le quitte pour un oui ou pour un non. Finalement, il est la parfaite illustration de la citation "Plus je connais les hommes, plus j'aime mon chien". Alors peu importe que le chien qu'il trouve devant sa maison soit complètement abruti et cherche à sauter tous les mâles qui bougent autour de lui, peu importe la race, il veut garder ce chien. Seulement, la présence de ce quadrupède va semer la zizanie dans cette famille qui n'allait déjà pas bien et décider les enfants, déjà grands, à enfin prendre leur indépendance. Au grand dam de la mère, au grand bonheur du père... enfin c'est ce qu'il croit.Au final, j'ai eu pitié du narrateur qui se rend compte à 55 ans que c'est un auteur minable et un lâche. Il n'a même pas réussi à gagner le respect de ses enfants. J'ai été aussi dérangée par les propos racistes du livre. On est dans les années 60 et la mère est malade parce que son fils aîné aime une Noire, et pas une bonne Blanche comme il faudrait. J'ai apprécié le livre tout en étant très surprise par son ton. Ladilae

Ladilae
28/04/13
 

C'est l'histoire d'un échec. L'échec qu'on attribue toujours à autrui. Mais c'est un récit férocement drôle, hors norme, pétri d'humour et de critique de la vie californienne, cruel avec ses protagoniste, même les plus petits. Ce chien, prénommé Stupide, est un révélateur d'incohérences de la vie d'Henry, le pseudo-héros, mais de la société toute entière. C'est gai, déjanté, délicieux. laurence

laurence
21/09/12
 

En lisant les premières phrases de ce court roman « C'était janvier, il faisait froid et sombre, il pleuvait. J'étais las, déprimé, mes essuie-glaces ne fonctionnaient pas et j'avais la gueule de bois après une longue soirée de beuverie et de discussions avec un réalisateur millionnaire [...]. » (page 9), vous pouvez croire que ce livre va être déprimant, voire pire ennuyeux avec les états d'âmes d'un scénariste au chômage. Pas du tout ! Henry J. Molise rentre chez lui à Point Dune, un lotissement de la baie de Santa Monica. Mais à la maison, c'est la panique car sur la pelouse, sous la fenêtre de la cuisine, il y a un énorme animal ressemblant à un ours brun. En fait, c'est un gros chien : « Ce chien est un clochard, j'ai répondu. Un individu socialement irresponsable, un fuyard. » (page 14).La famille de Henry se compose de : Harriet, son épouse (le couple a dans les 45 ans), Dominic, l'aîné (« le premier dingo de la famille », il fréquente au grand désespoir de ses parents des filles noires), Tina, la fille (avec son copain surfeur, Rick Colp), Denny, le cadet (qui veut devenir acteur) et Jamie, le benjamin (c'est lui qui a nommé le chien Stupide).Stupide est probablement un akita, en fait c'est un chien obsédé qui passe son temps à essayer de monter les hommes et Rick Colp lui plaît plus que les autres.Quelle famille ! Et quel chien ! Fous rires garantis ! J'ai beaucoup ri. C'est vraiment bien écrit, dommage que ce soit si court ! De quoi se laisser tenter par les autres titres parus chez 10/18.[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
21/05/11
 

John Fante à travers un récit partiellement autobiographique nous parle d’un scénariste en mal d’écriture et en pleine révolution familiale. En parfait égoïste,il critique sa femme et ses enfants et se pose beaucoup de questions sur sa propre existence. Malgré des événements familiaux qui s’enchaînent en très peu de temps, il focalise son attention sur son chien vagabond qu’il accueille et qu’il compare toujours à son précédent chien, un peu comme s’il comparait la vie qu’il voulait et celle qu’il a finalement ou sa vie d’avant et sa vie présente. Un récit plein d’humour, bien agréable mais il fait bien d’être court car il risquerait d’être lassant.

milca
02/03/10
 

« Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humour loufoque et de provocation ravageuse » (synopsis éditeur).–Place cette fois à un autre personnage principal : le bien nommé Henry Molise, un écrivain raté, la cinquantaine sonnante et trébuchante, marié, quatre enfants qu’il rêve de voir partir et une belle maison à Point Dume (Californie).Je me suis engouffrée tête baissée dans ce roman de John Fante où un personnage fort sympathique et suffisamment cynique tient la narration. Le propos semble plus léger (en apparence seulement) que celui tenu pour faire évoluer Arturo Bandini, ; le soupçon d’humour qui agrémente le récit lui donne un rythme plus alerte. Malheureusement, l’entrain que j’avais à la lecture est allé decrescendo jusqu’à la fin de l’ouvrage.On retrouve des thèmes chers à Fante : l’écriture, l’Italie, le couple. On s’amuse de voir cet homme parfois si malmené et son aisance à écarter les difficultés d’un revers de la main. J’aimais bien cet homme. Dommage que les derniers chapitres glissent vers une quête pathétique. Mo'

Mobd
21/02/15

Lorsque ma sœur m’a offert ce petit livre, j’ai souri en regardant la couverture. Un chien habillé comme un homme portant de grosses lunettes évoquait chez moi une histoire loufoque à souhait. On croirait qu’il s’apprête à vomir une thèse de 1000 pages sur un ton désopilant. J’étais amusée mais surtout intriguée. Avais-je trop d’imagination ?Résumé de la quatrième de couverture:Un énorme chien à tête d’ours, obsédé et très mal élevé, débarque un soir dans la famille en crise d’Henry J. Molise, auteur quinquagénaire raté et désabusé. Dans leur coquette banlieue californienne de Point Dume, ce monstre attachant s’apprête à semer un innommable chaos. Un joyau d’humeur loufoque et de provocation ravageuse.Suivait une citation d’un journaliste du Figaro Magazine : « C’est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence ».Mon avis :Henry J. Milouse est le narrateur de cette petite histoire. Fils d’immigré italien, cet homme est écrivain, marié, il possède une grande maison proche de la mer, il conduit une Porsche, il à quatre enfants: Tina, Dominic, Denny et Jamie…Il pourrait incarner le rêve américain. Seulement, ce n’est pas le cas. Il est au contraire loin de le représenter puisque les traites de la voiture ne sont pas finies d’être payées, l’écrivain n’a rien produit depuis un certain nombre d’années, tous ses enfants sont totalement irrespectueux envers lui et son couple est en train d’exploser. Face à tous ces déboires, Henry pense à la ville qui a vu grandir ses ancêtres, Rome. Il a toujours voulu y aller. Comme il déteste la vie qu’il mène, la tentation de fuir en laissant tout en plan est forte. Il fait des projets de s’installer là-bas. Il cherche à économiser.Et puis arrive un chien dans son jardin :« un très gros chien au poil fourni, marron et noir, doté d’une tête massive et d’un court museau noir aplati, une tête mélancolique à la sombre gueule d’ours ».Ce chien effraie la maisonnée, particulièrement sa femme. Henry pense à s’en débarrasser, appeler untel… Mais il change d’avis. Seul le chien semble comprendre Henry. Alors Henry s’attache à cet animal étrange, cette bête informe qu’il a bien du mal à qualifier (une" bête" ?, un "monstre" ?). Ce chien s’avère être un véritable obsédé sexuel, qui est attiré plus particulièrement par la gente masculine, un chien qu’ils surnomment « stu­pide » et qui a pour véritable nom: « Tu le regretteras ».L’arrivée du chien est pour notre narrateur, complètement paumé, une bouffée d’air et pour le lecteur, une vraie partie de rigolade. Son comportement ainsi que les descriptions que le narrateur en fait sont vraiment hilarantes. J’ai en tout cas bien ri. Non seulement ces passages sont plaisants, mais ils sont surtout très bien écrits.Alors que le narrateur se focalise sur un chien énorme qu’il trouve dans son jardin et qu’il cherche un moyen pour le garder auprès de lui, on découvre un homme prêt à n’importe quoi pour réussir sa vie qu’il considère comme ratée. Le chien devient le symbole de plein de choses : l’amour que le narrateur n’a pas réussi à offrir à autrui, l’amour dont il a manqué auparavant, la réussite sociale qu’il n’a plus. Le récit devient bientôt la recherche du plaisir dans un endroit où les repères changent rapidement de trajectoire. Totalement décontenancé par des points de références qu’il considérait immuables et qui maintenant le dépassent, notre narrateur a envie de tout quitter et de partir pour Rome. Savoir que sa fille fréquente un homme qui lui déplait, avoir l’un de ses fils qui esquive les devoirs d’écoles en les faisant réaliser par sa mère, supporter son autre fils qui épouse une femme noire alors que lui et sa femme sont racistes sont des éléments qui, parmi d’autres, finissent en effet par étouffer le narrateur. Le narrateur, perdu, connaît alternativement diverses émotions contradictoires, la première étant la confusion.Direct et anticonformiste à souhait, Fante se révèle un écrivain capable de livrer un récit plein d’émotions passionnées derrière un verni peu reluisant, utilisant des mots assez crus la plupart du temps. Pour autant, peut-on réduire Fante à de la vulgarité ? Certes non. La plume de l’auteur est tranchante de plaisir et de désespoir. Elle nous fait découvrir une Amérique dégénérescente. Les phrases peuvent être tour à tour émouvantes, délicieusement drôles et soudainement tristes, procédé normal lorsqu’on veut présenter Henry J. Milouse comme la caricature parfaite de l’antihéros, personnage haut en couleur, doté d’une passion presque incontrôlable pour la vie, comme on peut le constater au travers de mots percutants et très caustiques. Voici un court récit délicieusement purgatif qui réconforte même le plus déprimé des lecteurs. Alors, même si la colère ou la frustration vont souvent de pair ici, le lecteur en ressort cependant sans dommages. Il assiste au contraire à la description d’un pan de l’histoire américaine. Rappelez-vous, l’action est censée se situer dans les années 1960.Le fils d’immigrés italiens vit en banlieue avec sa famille. Il possède une voiture de luxe. Cependant, tout va mal autour de lui. Il incarne en fait la vieille Amérique. Il est totalement perdu devant ses enfants qui parlent de drogues ou de sexe. Ses enfants incarnent l’avenir américain et sont la traduction du changement qu’ont vécu les américains dans les années 1960 et qui a connu son apogée lors de la guerre du Vietnam. L’Amérique revoyait alors ses fondements remis en cause (l’autorité, les relations raciales, les relations sexuelles ainsi que les droits des femmes, les drogues, ou la définition même du rêve américain).Pour autant, peut-on réduire Mon Chien Stupide à une description de l’histoire américaine ? Certes non.Voilà donc un récit dont il est difficile de parler tant le style cinglant fait passer rapidement du rire aux larmes, de l’horreur à la gêne. Ce livre fait vivre au lecteur toute une palette d’émotions disparates et on n’en sort pas indemne. C’est un véritable déluge émotionnel que ce petit roman. John Fante nous offre ici un court récit totalement euphorisant. Derrière son apparence trash, cynique, complètement originale avec un sens de la dramaturgie particulièrement bien prononcé, ce livre soulève de véritables questions. Nous découvrons, amusés et tristes, une crise de la maturité vécue par un père de famille perdu au milieu d’une famille qui se disloque. On pourrait croire que ce livre porte sur un chien vu le titre mais ce n’est pas vraiment le cas. Ce livre s’appuie sur le chien « Stupide », dont l’épithète est en contradiction avec ce qu’il représente véritablement par rapport à l’analyse de la société américaine et de l’homme, c’est à dire les angoisses du narrateur/auteur qu’il met à jour… Personnellement, j’ai adoré !Dès les premiers mots, j‘ai été tour à tour terrifiée et ravie. J’ai été profondément remuée par cette grande sensibilité déployée tout au long du livre. Jouant sur les provocations du narrateur, l’auteur délivre un message subtil qui joue perpétuellement sur les contrastes de tons.Déroutant de par sa simplicité apparente, John Fante cache ici beaucoup plus qu’il n’y paraît et mérite que je m’y attarde un peu.Lorsque j’avais 17 ans, un proche m’a fortement conseillé de lire Buckowski. J’ai commencé un livre pris au hasard et j’ai de suite eu la nausée.-C’est génial, hein ? Continuait-il de me répéter.-Oui, si on aime les obscénités.Il m’a dévisagée et je me suis sentie étrangement stupide, car visiblement incapable de déceler la beauté derrière un fatras que je qualifiais à l’époque d’ordures. J’avais dû lire les vingt premières pages. Je n’ai plus jamais touché aux œuvres de Charles Buckowski depuis.Aujourd’hui, je viens de lire rapidement Mon Chien Stupide. En farfouillant dans la vie de l’auteur, je découvre que Charles Buckowski vouait un véritable culte à John Fante. Je comprends mieux la comparaison qui se forgeait naturellement entre les deux dans mon esprit.Des années après avoir découvert Buckowski avec seulement vingt pages de lues, son style est resté ancré dans ma mémoire.John Fante semble vouloir que je renoue avec Buckowski… J’ai peut-être tout simplement évolué, vécu certaines choses qui me permettent d’apprécier aujourd’hui ces deux écrivains en étant capable de voir au-delà des apparences. Fante et Buckowski s’apprécient-ils après un certain vécu ? Possible. Il est vrai que la lecture de leurs œuvres ne se fait pas toujours en douceur.Il y a des livres qui à des moments de la vie passent inaperçus alors que d’autres nous marquent en raison des sentiments qu’ils procurent. Ce livre fut pour moi une véritable révélation. Je ne suis plus la femme d’il y a six ans. Je ne suis même pas certaine de ressembler à celle croisée il y a trois mois. J’ai changé. J’ai vécu. Ce livre m’a fait renouer avec une certaine période de ma vie, toujours présente et affligeante de douleurs. La vulgarité qu’elle m’inspire, les sentiments passionnés qu’elle décrit, la rage de vivre qui la définit…Lire ce livre fut pour moi pareil à un acte d’hospitalisation. Maintenant je comprends mieux. « Blessed » est le mot qui définit parfaitement ma rencontre avec Mon Chien Stupide.Alors, même s’il y a de fortes chances pour que cette révélation ne se répète pas avec vous, j’espère vous avoir montré l’intérêt que peut procurer Fante, ou à défaut Buckowski. Tous deux sont délicieusement purgatifs. Et qui sait ce que vous y trouverez… Un trésor se cache peut être derrière un tas d’immondices…

Soune
10/09/13

L'auteur m'a été conseillé par un camarade journaliste. Un nom que je connaissais. John Fante. Je n'avais jamais lu un de ses livres. Je suis tombé dans une foire aux livres sur « Mon chien stupide ». Je l'ai dévoré. L'histoire est simple. Un auteur américain à succès relatif vit plus ou moins paisiblement (le chômage ça aide ou pas) avec sa femme et ses 4 enfants ados jeunes adultes. Rien ne va très fort, mais c'est sans compter sur l'arrivée dans leur jardin d'un énorme chien (un akita) aux mœurs étranges. En décidant de le garder (le chien), le anti-héros va entraîner le récit dans une série d'épisodes de déconstruction, voir d'implosion de la famille. À la fin le chien disparaît, comme s'il n'était que le passeur de ce conte initiatique et pessimiste. Mais non, il n'est pas que passeur, car à la toute fin, le chien fait son come back revient ayant trouvé une compagne digne de lui : une truie. Entre comique de situation, dialogues qui tranchent et ton mi figue mi raison (entre rire et désespoir), le cocktail est fort bien réussi. Tmor

Tmor
23/08/13

Tout devrait rouler pour Henry Molise, 55 ans et ancien écrivain à succès. Belle maison dans un quartier résidentiel en bord de mer, en Californie, marié, quatre enfants. Et en fait non, rien ne va plus. Ce cinquantenaire dépressif est en pleine remise en question. Ses enfants sont devenus des étrangers, sa femme ne le comprend plus, il n’a rien écrit de bien depuis des années et voilà qu’un énorme chien libidineux, rapidement baptisé Stupide par la famille, et très démonstratif a élu domicile dans son jardin et refuse d’en partir ! Décidément, trop c’est trop ! Il est peut-être temps d’aller voir ailleurs…Dans cette autobiographie déguisée, John Fante se dévoile en père de famille à bout de nerfs, plongé en pleine crise existentielle. Un texte court, mais drôle, acerbe et sans prétentions qui permet de passer un moment agréable et de découvrir la plume de l’auteur avant de se lancer dans des textes plus forts et plus exigeants comme « Demande à la poussière » ou « Bandini ».

Mokona
18/08/13
 

Henry J. Molise est un auteur raté, pathétique. Marié et père de 4 enfants, il ne demanderait pas mieux que de quitter sa vie actuelle pour vivre à Rome, terre de ses ancêtres. Alors qu'il rentre chez lui, un soir d'orage, il découvre dans son jardin un très gros chien (s'avérant être obsédé) qui va vite s'incruster dans sa maison mais aussi sa vie. Sa famille déjà en crise n'en sera qu'encore plus déchirée....Ce livre se lit d'une traite tellement il est magnifiquement bien écrit. Parfois loufoque, souvent cynique et tragique, ce récit nous place au coeur d'une famille WASP qui se disloque...

Francoise74
03/06/13
 

Lu, il y a bien 5 ans alors mon avis est relatif mais le titre m'avait accroché car parmi les chiens de ma vie, il y en avait un dont le QI devait être assez bas (en fait , il avait du être battu étant petit) J'ai le souvenir d'un livre drôle, mais émouvant aussi. berthe

afbf
28/04/13
 

Je ne connais cet auteur que de nom...J'ai donc plongée sans préjugés dans ce roman.Un auteur de scénarii américain, un peu raté, nous livre sa vie sans fioritures : forcément, avec ses 3 grands enfants, tous aussi "grunge" les uns que les autres, ses angoisses, son amour des chiens... c'est tout sauf triste.Bizarre, décalé, osé, décapant... dépaysant !

bib14
18/09/12
 

Histoire d'une famille américaine en pleine détresse émotionnelle. Entre une femme au bout du rouleau, des enfants égoïstes et incapables de quitter le foyer familial bien qu'ils soient jeunes adultes, le narrateur vit pleinement sa crise de nerf et fait la bilan sur son passé et ses désirs.Molise est un écrivain qui n'écrit plus, tombé dans la facilité des scénarios télévisions qui rapportent plus que les romans. Mais ce milieu est dur et Molise a de plus en plus de mal à trouver un contrat. En rentrant d'un rendez vous par un soir pluvieux, l'écrivain découvre un chien sur sa pelouse. Cet énorme chien, mi lion-mi ours (un akita) refuse de quitter la maison et malgré les différentes opinions des membres de la famille à son sujet, ce chien, un brin pervers et attiré par les animaux de son sexe, finira par être accepté et prénommé Stupide.Je ne m'attendais pas à un tel livre. Le titre m'a laissé supposer que j'aurais affaire à une histoire où le chien aurait une importance majeure, bouleversant le quotidien, or Stupide n'est que le fil conducteur du récit de cette famille américaine rêvant à mieux. Je m'attendais à un livre comique et si certains passages le sont, le ton général est plus grinçant qu'autre chose et la dernière phrase du roman est loin de m'avoir fait rire. Le rapport père-enfant est intéressant à découvrir bien qu'un peu triste étant donné que les enfants méprisent cordialement le père et que celui-ci ne parvient pas à les comprendre. Un arrière goût de la série Marié deux enfants. Une réalité amère où le beau de l'humain côtoie l'atroce et le méprisable.Je suis un peu déçue, je n'ai pas vraiment accroché, j'ai même trouvé ça un peu plombant. Il aurait mieux valu que je n'attende rien de ce livre, j'aurais sans doute beaucoup plus apprécié la lecture. Apparemment, après quelques recherches sur John Fante , la plupart de ses ouvrages contiennent une grosse part autobiographique, ce qui explique sans doute l'aigreur du personnage principal, et il prend plaisir à laisser un goût d'inachevé à la fin de ses romans. Un livre déroutant, assez cinématographique.

LecturesHumaines
15/06/11
 

Très drole, et touchant.

Auidel
06/10/08
 

Format

  • Hauteur : 17.90 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.13 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition