Mon traitre

CHALANDON, SORJ

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 26/08/09
LES NOTES :

à partir de
6,30 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" Il trahissait depuis près de vingt ans. L'Irlande qu'il aimait tant, sa lutte, ses parents, ses enfants,
ses camarades, ses amis, moi. Il nous avait trahis. Chaque matin. Chaque soir... " Sorj Chalandon.
12 personnes en parlent

Début des années 70, à Paris. Antoine/Tony, luthier, est sensibilisé à la guerre en Irlande du Nord par un de ses clients. Il se rend à Belfast, est touché, bouleversé même par les événements, noue au fil de ses séjours récurrents des liens solides, avec deux couples en particulier. Bien au-delà de l'amitié, naissent des sentiments forts, fraternels, filiaux... Mais Antoine et ses proches apprendront trente ans plus tard avec stupeur, effroi, que l'un des leurs est un traître de l'armée républicaine, au service des Britanniques. - Non, je ne dévoile rien, les premières pages sont explicites -Ce roman est bouleversant, tissé de tristesse, d'incompréhension, de désarroi. Il m'a d'autant plus émue que j'ai récemment entendu l'auteur évoquer avec passion ce témoignage hautement autobiographique et partant, sa douleur. La blessure de Sorj Chalandon reste vive et palpable six années plus tard malgré ce livre "exutoire" (?), d'où la nécessité pour lui d'en écrire un second ('Retour à Killybegs').'Mon traître' n'est pas facile à apprécier pleinement si l'on connaît mal le contexte des années 60 en Irlande du Nord - il y est fréquemment fait allusion. Quoi qu'il en soit, sa portée reste universelle : contexte de guerre civile/religieuse/indépendantiste, de conflit armé avec son lot de mort, de deuil, de violence, de lutte... mais aussi de solidarité, d'amour, de dignité humaine. Et tout particulièrement ici une question : celle de l'amitié à l'épreuve de la trahison... Canel

Canel
31/01/16
 

Pourquoi se décide-t-on à lire un auteur ? Sorj Chalandon, je l'ai découvert par ses chroniques télé hebdomadaires dans le Canard Enchaîné, chroniques qui laissent paraitre un humanisme et une douceur agréables à la lecture. Et puis, j'ai lu qu'un de ses romans, Le quatrième mur, avait été primé. Enfin, il avait été désigné parrain du salon du livre de Besançon cette année. Du coup, j'ai voulu lire Sorj Chalandon. Et j'ai commencé par Mon traître.Et comment dire ? Wow. Une claque. Dès les premières pages, dès les premières lignes, on est happé par ce fluide, simple, presque évident. Pourtant, on est tout de suite enthousiasmé par la plume de Chalandon. Malgré cette apparente facilité, on reste absorbé par l'histoire. C'est à ça que l'on reconnait les bons auteurs, les grands auteurs : savoir raconter une histoire, garder le lecteur en haleine, le tout sans effet de manche ou effets de superfétatoires. Et ça, force est de reconnaître que Sorj Chalandon le réussit à merveille. Je vous laisse en tirer les conclusions qui s'imposent.L'histoire, bien que racontée sous un volet fiction, est autobiographique, l'auteur me l'ayant confirmé lors de notre brève entrevue aux Mots Doubs. Le luthier qui raconte cette histoire est Sorj Chalandon et Tyrone Meehan, le traître, son traître est l'avatar de Denis Donaldson, gradé de l'IRA qui pendant plus de vingt travaillait en sous-main pour l'Angleterre. Cette histoire alterne entre les époques, entre la guerre et la paix, entre Tyrone Meehan l'ami et Tyrone Meehan le traître, au travers d'interrogatoires avec l'IRA une fois son forfait découvert. Derrière ce portrait se lit une description passionnante de l'Irlande du Nord en guerre, de Belfast coupée en deux, entre catholiques et protestants, entre soutiens de la couronne et indépendantistes. Miss Alfie

MissAlfie
10/01/16
 

Au début, je pensais lire le roman d'un journaliste de libération qui allait parler de l'IRA. A la fin de ce livre, j'aurais tout compris. Enfin. Je me trompais ! À la moitié du roman, j'ai découvert que ce roman parlait de l'engagement, de ces soldats qui choisissent une cause perdue... Je me trompais encore. Ce roman est celui d'une amitié qui finit mal. Nous avons tous eu des amis que nous regrettons, des proches pour qui nous aurions tout fait s'ils ne nous avaient déçu. Peut-être même que nous sommes pour quelqu'un cet ami perdu. Sorj chalendon parvient magnifique à traduire cette montagne de contradictions qui nous envahit dans le cas où le cœur et la raison se disputent notre dignité.Tout ça pour dire que j'ai adoré ce roman touchant et profondément. L'une des pages m'a même émue aux larmes. Je ne comprends toujours pas ce qui a amené cette guerre civile qui appartient pourtant à notre histoire proche. Pourtant j'en ai découvert des petites parcelles avec passion.Comprendre la guerre civile qu'a mené l'IRA est une chose complexe qui implique de maîtriser les nuances. Quoiqu'il en soit la lecture de la bio de Bobby sands mérite notre intérêt. Être capable de défendre ses idées jusqu'à l'emprisonnement .... Et une fois emprisonné, trouver le moyen de lutter encore et toujours. Vivre nu parce qu'on refuse un habit qui n'est pas le notre. Arrêter de se laver.. Pas une semaine ou deux mais des années... Faire une grève de la faim... Jusqu'à la fin. Cela fut l'histoire (fatale) d'hommes pas comme les autres.

milca
25/12/14
 

Nous sommes en 1974, Antoine est un luthier parisien qui aime passer ses vacances en Irlande mais l'Irlande des cartes postales avec sa musique, son Whisky, en fait l'Irlande du sud. Jusqu'au jour où un client lui dit que s'il ne connaît pas l'Irlande du Nord, il ne connaît pas l'Irlande. Antoine va se rendre à Belfast et il va tomber amoureux de ce pays jusqu'à prendre faits et causes pour ses habitants et pour l' IRA (l'armée républicaine irlandaise). Il sera peu a peu adopté par son nouveau pays où il revient deux a trois fois par an. Il fera la connaissance de Tyrone Meehan , un membre respecté de l'IRA qui devient un ami . Un ami avec lequel il vivra les joies et les peines du combat pour la liberté pendant plus de trente ans jusqu'au jour où en plein processus de paix il apprendra a la radio à Paris que son héros était en fait un traître.Très beau roman sur le combat de l'Irlande du Nord contre l'Angleterre pour la liberté. On y suit toutes les péripéties qui ont aboutis a cette paix que nous connaissons aujourd'hui. C'est aussi un roman sur l'amitié, cette amitié construite sur un objectif commun, sur des victoires et des défaites. Et bien sur, un roman sur l'amitié trahie où le narrateur, Antoine, nous fait partager ses doutes sur la réalité de cette amitié.Un livre qui fait réfléchir sur l'engagement politique.Très beau livre sur l'amitié et la solidarité. Ma note 8/10. http://desgoutsetdeslivres.over-blog.com/

Zembla
07/11/13
 

Après avoir dévoré "retour à Killybegs, j'ai souhaité lire dans la foulée "Mon traître". Lui aussi je l'ai dévoré. Oui, on retrouve les mêmes personnages, les mêmes situations,mais le plaisir reste identique.Dans "Retour à Killybegs", le narrateur est le traître qui nous présente le coté "politique" de sa trahison, son cheminement au sein de l'IRA, sa trahison,, la manipulation qui l'a poussé à trahir, sa vie de combattant, ses amitiés. "Mon traitre", est un livre sur l'amitié, l'amitié qui se crée entre le petit français luthier parisien qu'on a connu dans "Retour à Killybegs" et le traître Tyrone Meehan vétéran de l'IRA "vétéran de tous les combats, de tout ce qui fait que nous buvons un thé tranquillement, et presque en sécurité"Un livre sur cette amitié au cœur de cette sale guerre, amitié que nous voyons se créer, amitié déçue par le coup de massue de la trahison, mais amitié qui persiste malgré cette claque. Et c'est cette amitié qui est le fil conducteur du ce roman, parallèle à "Retour à Killybegs". Interrogations de l'ami : "pourquoi a t'il fait ça, comment a t'il pu trahir ses amis politiques, sa familles, comment a t'il pu me trahir?"Chacun, ami, famille, IRA, narrateur restera sur sa faim, chacun attend les réponses que le lecteur connait en partie s'il a déjà lu "Retour à Killybegs". Et c'est justement parce que ces deux livres ont une approche radicalement différente : amitié, rapports humains, pour "Mon traître" , coté plus politique pour "Retour à Killybegs", que le plaisir du lecteur reste identique, et qu'il me semble important de les lire tous les 2. Mais aucun ne précède l'autre chronologiquement Deux très beaux livres, qui auraient mérité certainement une meilleure reconnaissance que celle qui a été décernée par l'Académie Française à "Retour à Killybegs". Quant à l'auteur, journaliste à Libé lors de l'écriture de ces deux livres, lauréat du prix Albert Londres notamment pour ses reportages sur l'Irlande, on perçoit son admiration pour ces combattants de l'IRA, son amour pour le peuple irlandais. Et il nous les fait partager.N'était-il pas quelque part le petit luthier, celui qui fut ami avec ces combattants de l'IRA JPV

JPV11
15/08/13
 

Sorj Chalandon, qui s’inspire d’éléments autobiographiques, raconte ce récit du point de vue de Tony. On y perçoit son amour de ce pays qui n’est pas le sien, son envie farouche d’aider autant que possible ceux qui luttent, notamment en mettant à disposition une chambre à Paris. Mais la force du récit est également de faire ressentir la déception profonde qui affecte Tony, meurtri d’avoir été trompé par l’un de ses amis.Le roman joue beaucoup sur le mystère qui entoure cette trahison. Alors que je n’apprécie guère les romans qui joue sur le mystère, j’ai trouvé celui-ci très bien amené. Il faut dire que Sorj Chalandon a l’art de rendre son récit attractif : on y découvre des grandes scènes collectives de lutte contre les britanniques, et d’autres plus intimes dans les foyers ou les bars irlandais ; on y fait la rencontre de personnages hauts en couleur ; on découvre un pays marqué par cette guerre, où les traces sont présentes, comme ces peintures qui recouvrent les murs de Falls Road, l’une des rues principales de Belfast.C’est vraiment un roman que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. Il est à la fois didactique (il n’est pas toujours facile de rendre lisible le conflit anglo-irlandais), incarné et prenant. Une très bonne rencontre avec cet auteur, que je poursuivrai certainement avec Retour à Kyllibegs, qui reprend le personnage central de Tyrone Meehan.

Yohan59
10/06/13
 

Antoine est luthier à Paris, et il est tombé amoureux de l'Irlande du Nord. Il devient ami par hasard avec Jim et Cathy, un couple catholique accueillant avec lequel il devient un ami proche. Un peu plus tard, il rencontre Tyrone Meehan, un des leaders charismatiques de l'IRA, l'armée républicaine irlandaise. Entre les deux hommes va se nouer une amitié forte, et Tyrone ira même jusqu'à considérer Antoine comme son fils. Mais un jour, alors qu'il a plus de 80 ans, Tyrone est accusé d'avoir travaillé pour le MI5, les services secrets britanniques. Tyrone a trahi les siens. Mais a-t-il aussi trahi l'amitié d'Antoine ?Pas de doute, ce roman est celui d'un amoureux de l'Irlande du Nord. D'un passionné. Il suffit de voir comment l'auteur décrit les gorgées de Guinness, la simplicité et la dignité des habitants de Belfast, ou le désespoir d'Antoine à la mort de Bobby Sands après sa grève de la faim. Et d'ailleurs, il est évident qu'Antoine et Tyrone Meehan ne sont pas que des personnages de fiction : Antoine, c'est Sorj Chalandon (l'auteur), et Tyrone, c'est Denis Donaldson, un membre de l'IRA qui a trahi son camp en collaborant avec les services secrets britannique, assassiné en 2006. Même si les dates ont été changées, on peut donc considérer que ce roman est très proche de l'épisode autobiographique. Ce livre est donc en quelque sorte une façon de tourner la page, car il permet à l'auteur de poser par procuration une question qu'il n'a jamais pu poser en vrai à Denis Donaldson : "Et notre amitié ? [...] Elle était vraie ?". Reste également la question du "pourquoi ?", une question restée sans réponse. Était ce à cause d'un besoin d'argent, pour libérer son fils qui pourrissait en prison, par lassitude envers une guerre qui ne dit pas son nom, envers une guerre qu'on dit propre mais qui ne peut être que sale et sanglante ? Nous n'aurons jamais la réponse, seulement des pistes, des interprétations (et des pistes seront lancées dans Retour à Killybegs, un roman qui complète celui-ci, et imagine ce qui a pu se passer de façon assez crédible). Et finalement, tout comme l'auteur, je pense que seule la question de l'authenticité de l'amitié soit importante. L'auteur ne juge pas son vieil ami, il nous montre juste que même un ami très cher peut avoir sa face cachée. Car chaque homme a une fêlure en lui, personne n'est à l'abri du gouffre intérieur qui fera basculer vers la trahison. Un roman magnifique. Lili Miaou

lilimarylene
05/02/13
 

Après avoir dévoré Retour à Killybegs, me voici donc avec Mon traitre, roman écrit précédemment mais qui raconte la même histoire sous un angle différent. Mon souci est le suivant : je suis tout autant emballé que pour Retour à Killybegs, alors comment le dire différemment, histoire de ne pas ennuyer les quelques uns d'entre vous qui auront lu les deux billets ? Bon, je me lance, et tant pis si je me répète.Plongée en plein coeur de l'Irlande en guerre contre l'Angleterre. Point besoin de connaissances historiques poussées, il suffit de savoir un petit peu ce qui s'est passé entre ces deux pays pour comprendre et appréhender au mieux les tensions, les amitiés, les heurts, les emprisonnements... Antoine est devenu Tony par la grâce de son amitié avec TyroneIl découvre tout le combat des Irlandais et de l'IRA, prend même part à certaines opérations de passage d'argent, loge des partisans dans son petit local professionnel parisien. Et toujours, cela est fait au nom de l'amitié, de la chaleur humaine qui court dans les villes, les campagnes irlandaises. Adoubé par Tyrone, Tony est devenu le luthier français ami. Il ressent donc au plus fort sa trahison. Pour lui, c'est un monde qui s'écroule. Il se pose beaucoup de questions sur la qualité de l'amitié qui les liait plus que sur les raisons de la trahison. Ce livre ne donne pas d'explications sur ces raisons. C'est vraiment le point de vue de Tony. Pour en savoir plus sur ce qui a poussé Tyrone à trahir, il faudra se reporter sur Retour à Killybegs qui est donc la même histoire, mais vue par "mon traitre". Ecrit avec des phrases courtes, rapides, la lecture est vive, dynamique, jamais je ne m'y suis ennuyé. Un bouquin fort, qui ne peut laisser indifférent, assez visuel : on peut sans trop de peine imaginer les paysages, les visages. Un roman sur l'amitié entre deux hommes sur leur rencontre et les bons moments qu'ils passent ensemble dans un contexte dur et dangereux. Yv

Lyvres
28/01/13
 

Même sans lire la quatrième de couverture, j'ai trouvé dommage que le titre résume à lui seul le roman.Pour faire simple : Antoine, un luthier français, se prend de passion pour la cause papiste en Irlande du Nord. Lors d'un voyage, il rencontre Tyrone, personnage haut en couleur, qui le prend en amitié. Mais, vous l'aurez deviné, ce Tyrone est un traitre.Car nous sommes en Irlande du Nord dans les années 1980, et on ne rigole pas avec l'IRA, à cette époque-là.Alors bien sûr, j'ai retrouvé un peu de mon enfance au fil des pages : vieilles voitures, vieilles musiques et pulls torsadés. Et puis l'action se déroule en Irlande, il y fait froid et humide, brrrr.....Bien sûr, le roman raconte l'engagement d'un jeune homme dans une "guerre" qui n'est pas la sienne, allant jusqu'à se couper de ses anciens amis, et hébergeant clandestinement ses nouveaux "amis" de passage.Mais ce roman m'a paru bien triste aujourd'hui : le processus de paix balbutiant dans le roman est gage de tranquilité de nos jours ; l'engagement politique des personnages n'en apparaît que plus vain.Une lecture en demi-teinte, donc.L'image que je retiendrai :Celle d'anciens prisonniers revenant visiter leur prison, celle où est mort Bobby Sand. Alex-Mot-à-Motshttp://motamots.canalblog.com

AlexMotaMots
27/10/12
 

Je n'ai pas accroché du tout à cette histoire, pour plusieurs raisons, dont la principale tient à la personnalité du narrateur et personnage principal, Antoine, taiseux et solitaire, quitté par sa femme et qui a peu d'amis, et qui est, disons le mot, assez antipathique. Je n'ai pas réussi à comprendre quelles étaient ses motivations quand il se prend tout à coup d'amour pour cette cause qui n'est pas la sienne, tant ses raisons semblent lui rester obscures à lui aussi. C'est un personnage assez niais, qui parce qu'il semble avoir trouvé un semblant de famille en la personne de Jim O'Leary puis de Tyrone Meehan, tient des propos assez étonnants sur "la guerre propre" et justifie naïvement le terrorisme et la mort des civils (Tyrone Meehan le reprend d'ailleurs vertement). N'éprouvant aucun empathie pour cet homme, qui pense qu'on devient Irlandais en portant des pantalons trop courts et une veste en tweed (ce qui prouve d'ailleurs son besoin d'appartenance à une famille, comme un enfant solitaire), j'ai eu beaucoup de mal à finir ce roman, gênée que j'étais par la sensation que ce roman n'était pas tout à fait de la fiction, ce en quoi j'avais raison, puisque les renseignements que j'ai glanés ça et là une fois le roman refermé m'ont appris qu'il s'agit d'un décalque de l'histoire de Denis Donaldson, membre de l'IRA dont on a appris une fois les hostilités cessées, qu'il avait été un traître à la solde des britanniques. Sorj Chalandon, qui a reçu le prix Albert-Londres pour ses articles sur le conflit en Irlande du Nord, s'est donc inspiré de sa propre expérience pour écrire ce bouquin. Et, s'il ne me viendrait pas à l'idée une seconde de critiquer son travail de journaliste, je dois bien avouer que son travail de romancier laisse un peu à désirer... Outre le fait que la réalité se fait bien trop sentir à mon goût, et qu'il ne trouve pas de justification au geste de Tyrone (ce qui est quand même censé être le fond du roman, comprendre comment et pourquoi on peut en arriver là quand on a été un héros de la rebellion), j'ai été gênée par le style, qui comprend carrément des incorrections (comme "les sourcils broussailles" ou "le visage cire", mais qui sont peut-être imputables à la correction), des tournures étranges comme l'expression "comme si de rien" qui revient très (trop) souvent et une ponctuation aléatoire ("Je ne sais plus comment. Je me suis retrouvé dans mon atelier." pour ne donner qu'un exemple). Il y avait dans cette histoire la base d'un excellent roman, qui aurait pu se pencher avec justesse sur la trahison et l'engagement, on se trouve au final avec un roman lourd et long (il ne fait pourtant que 276 pages), qui n'est pas même l'ébauche de ce qu'il aurait pû être. Dommage.

fashiongeronimo
11/08/12
 

Un récit qui prend vraiment aux tripes ! Une belle réflexion sur l'engagement à une cause, sur l'amitié, et bien sûr sur les motivations qui peuvent pousser à trahir ses valeurs.Vraiment à découvrir. Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.Jules Renard

lucky44
15/11/10
 

Avec ce 3e roman, M. Chalandon franchit encore un palier. Même s'il s'était promis de ne pas parler de cette époque dans un livre d'enquête, c'est le romancier et non le journaliste Chalandon, lauréat du prix Albert Londres du grand reporter sur le conflit nord-irlandais, qui nous raconte une histoire dans l'Histoire. Les années de plombs du terrorisme des 70's en Europe, qui toucha aussi l'Allemagne(la RAF), l'Italie (les brigades Rouges), prit une envergure toute autre mais tout aussi violente en Irlande du nord dans son combat contre la couronne anglaise anglicane . Nous suivons donc un narrateur-auteur tombé amoureux d'un pays, d'un homme et d'une cause. Faisant fi d'une neutralité confortable, il s'engage à sa façon dans le combat de l'IRA, de pas trop près quand même, mis à part aussi car finalement 'étrange "étranger", mais attachant ami. Car là, est le ressort du roman : comment se remettre d'une amitié si forte, pour un homme, un pays, quand quelques années plus tard, on découvre l'abîme de sa naiveté. La force des amitiés est à la hauteur de la douleur des trahisons. Et comme corrolaire lancinante: sommes-nous tous innocent ? ganeshmira

ganeshmira
14/08/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.14 kg