Mon vieux

JONQUET, THIERRY

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 01/04/04
LES NOTES :

à partir de
7,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Alain Colmont n'a jamais eu de chance dans la vie, mais s'est toujours courageusement battu contre les coups durs. Son père l'ayant abandonné alors qu'il n'avait que sept ans, il s'est retrouvé seul avec une mère dépressive et incapable de subvenir à ses besoins. Il a donc été contraint de travailler très tôt. Après s'être remis tout seul aux études, il est parvenu à décrocher tardivement une licence d'histoire qui lui a permis de devenir prof. Et un jour, il écrit un roman, qui obtient un petit succès d'estime et est adapté à la télévision. Alain Colmont se met alors à rêver d'une brillante carrière d'écrivain. Mais ces espoirs sont déçus, tous ses textes suivants étant des bides retentissants. Il n'empêche : il est arrivé à échapper aux griffes de l'Education nationale en devenant scénariste pour la télévision. Il écrit ce qu'on lui demande d'écrire : des histoires standards formatées pour séduire la fameuse ménagère de moins de cinquante ans. Et puis, nouveau coup dur : sa fille Cécile, qu'il élève seul après le décès de sa femme, est victime d'un grave accident de scooter. Elle se réveille défigurée,
à la suite d'un long coma. Le temps de la ré-éducation commence, ainsi que celui des opérations de chirurgie réparatrice, qui ne donnent pas entièrement satisfaction. Les économies d'Alain fondent rapidement. Plus tard, le fisc réclame soudain à Alain Colmont une somme astronomique. Pourquoi ? Parce que son père, Mathieu Colmont, souffrant de la maladie d'Alzheimer, est hospitalisé depuis plus de deux ans dans un service de gériatrie, en banlieue parisienne ! L'article 205 du code civil stipule que les enfants doivent une « obligation alimentaire » à leurs parents. Mathieu Colmont se trouve totalement démuni. La loi est la loi, il doit payer. Alain Colmont ne peut subvenir à la fois aux besoins de son père et offrir à sa fille une seconde chance de redémarrer dans la vie. L'été 2003 arrive. La canicule fait périr des milliers de vieillards. Dans les hôpitaux, c'est la panique. Le personnel est débordé, la pagaille s'installe. Alors Alain Colmont se laisse peu à peu tenter par une bien mauvaise solution... Comment un personnage, étouffé par les dépenses et les coups durs glisse lentement vers le crime.
3 personnes en parlent

Eté 2003, canicule en Europe, plusieurs pics de grosse chaleur entre entre juin et août.Quelques chiffres : à Paris, la température a dépassé les 39°C, avec 9 jours de températures supérieures à 35°C. Selon une étude de l'Inserm publiée le 25 septembre, 14 802 décès ont été enregistrés en France entre le 1e et le 20 août (essentiellement de personnes âgées ou fragilisées), soit une surmortalité de 55 %.Cette année-là, le Smic est à 893 euros, le RMI à 405. Une chambre dans un 'mouroir' (hôpital public sinistre) pour une personne atteinte d'Alzheimer : 1 750 euros mensuels aux frais des proches - débrouillez-vous pour débourser une telle somme. -> « On hypothèque une baraque, un appart' qu'on a mis des années et des années à acheter, pour lequel on s'est endetté, on renonce aux études trop onéreuses d'un gamin, je sais pas, moi... Et tout ça pour tenir à bout de bras un vieillard qui n'en finit plus de souffrir et dont la tête est devenue vide. » Ce roman s'inscrit dans ce contexte étouffant, au carrefour Belleville, dans l'Est de Paris. Jonquet y met en scène trois univers qui se croisent et s'entrecroisent.Histoire de SDF tombés très bas. Une meute de loups efflanqués avec son individu alpha, Nanard, protecteur mais profiteur, une âme de négrier et de proxénète. Les esprits sont anesthésiés par la piquette et la bière, ça vaut mieux pour tous.Histoire d'un quinqua jusqu'alors plutôt à l'aise financièrement, mais qui cumule les guignes depuis trois ans, autour duquel l'étau se resserre suite à une nouvelle tuile.Entre ces deux univers, histoire de Daniel, pas encore du côté de ceux qui ont tout perdu et qui survivent dans la rue, plus tout à fait 'intégré' à la société, mais sur le fil. Nous sommes chez Jonquet, alors l'intrigue est sombre et la peinture sociale crue, sans fards. Sinistre monde que celui de la rue (violence, saleté, faim, soif) où les chances de retour en arrière semblent inexistantes.J'ai souvent pensé à Virginie Despentes au cours de cette lecture, et à son Vernon en particulier. Ces deux auteurs possèdent un sens de l'observation acéré, qui leur permet de décrire de manière pertinente et cynique une société en crise, et le sort d'individus malmenés par le 'destin'. Malgré des styles d'écriture différents, les portraits de leurs personnages se ressemblent (mise à nu de leurs pensées les moins avouables, leurs sentiments, leurs échanges).Cette histoire m'a plombée et m'a paru interminable, bien qu'elle ne soit en fait pas plus tragique que celle de 'Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte' (roman que j'ai beaucoup apprécié). Sentiment d'oppression croissant à la lecture, exacerbé par la chaleur de cette canicule - qui laisse imaginer les odeurs de la rue, des corps négligés, de l'inconfort dans des hôpitaux sordides... J'avais hâte de m'en extraire, même si les idées, les propos et la plume de Thierry Jonquet me séduisent toujours autant. Canel

Canel
30/01/16
 

Dès le début du livre, on fait connaissance avec une galerie de personnages tous plus malchanceux les uns que les autres. Alain Colmont : Son père l'a abandonné à l'âge de 7 ans. Sa mère est devenu dépressive. Il a du travailler très tôt. Il s'est remis tout seul aux études, il a obtenu une licence d'histoire et est devenu professeur. Il écrit un jour un roman qui obtient un petit succès et sera adapté pour la télévision. Il quitte alors l'enseignement pour devenir scénariste pour la télévision. A seize ans, sa fille Cécile Colmont est victime d’un grave accident de scooter, elle sera plongée dans le coma avant de se réveiller défigurée. Jacques Brévart est un jeune aide-soignant dont la vie respire l'ennui, c'est le voisin d'Alain. Daniel Tessandier vit dans une chambre de bonne appartenant à une dame charitable, avec le RMI comme unique objectif, il veut conserver un semblant de vie sociale. Gérard Dancourt (Gégé) et Bernard Signot (Nanard) sont deux clochards de Belleville. Un vieil homme sans mémoire, sans papier atteint de la maladie d'Alzheimer qui végète dans la chambre 29 de l'hôpital Lyautey depuis 36 mois. Mathurin Debion est garçon de salle à l'hôpital Lyautey, il est alcoolique et rêve à son île de la Guadeloupe. Tous ces personnages vont se croiser durant l'été 2003 en région parisienne.A travers des descriptions précises où le sens du détail rend le récit vivant, l'auteur crée un univers sombre et sordide où de pauvres gars vont faire basculer leurs vies du mauvais côté. C'est l'histoire réaliste d'un drame social découlant de drames personnels.Malgré un sujet difficile, Thierry Jonquet a su magnifiquement construire une histoire qui oscille entre la réalité de la canicule, de la rue, du monde des clochards et des sans-abris et la fiction. Une totale réussite !!!

Aproposdelivres
13/10/14
 

Alain Colmont, quinquagénaire, a plutôt réussi sa vie, mais divers accidents bouleversent les existences de ses proches et par ricochet la sienne. Alors qu'il cherche des solutions aux difficultés financières qui se profilent, il va croiser des individus soucieux de l'aider, mais aussi des personnes prêtes à profiter de la situation à ses dépens. Parmi eux figurent des marginaux dont Jonquet relate parfaitement le parcours et le cadre de vie. C'est surtout dans cette description et dans celle de l'hôpital qui accueille des vieillards en fin de vie que l'auteur excelle - par sa connaissance de ce milieu d'une part, par son talent narratif d'autre part.Un bon roman de Jonquet qui m'a davantage fait penser à l'excellent "Le Bal des débris" qu'à "Comedia" qui m'était tombé des mains... Apikrus

Apikrus
27/05/13
 

Format

  • Hauteur : 22.50 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.43 kg

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