Le monde d'hier ; souvenirs d'un europeen

ZWEIG, STEFAN

EDITEUR : BELFOND
DATE DE PARUTION : 13/01/99
LES NOTES :

à partir de
14,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Rédigé en 1941, alors que, émigré au brésil, stefan zweig avait déjà décidé de mettre fin à ses jours, le monde d'hier est l'un des plus grands livres-témoignages de notre époque. Zweig y retrace l'évolution de l'europe de 1895 à 1941, le destin d'une génération entière d'homme confrontés plus brutalement que d'autres à l'histoire et à toutes les " catastrophes imaginables. " chroniqueur de l'âge d'or européen, zweig évoque avec bonheur sa vie de bourgeois privilégié dans la vienne d'avant 1914 et quelques grandes figures qui furent ses amis : schnizler, rilke, romain rolland, freud ou valéry. Mais il donne aussi à voir la montée
du nationalisme, le formidable bouleversement des idées qui suit la première guerre mondiale, puis l'arrivée au pouvoir de hitler, l'horreur de l'antisémitisme d'etat et, pour finir, le " suicide de l'europe ". " j'ai été témoin de la plus effroyable défaite de la raison ", écrit-il. Analyste de l'échec d'une civilisation, zweig s'accuse et accuse ses contemporains. Mais, avec le recul du temps, la lucidité de son testament intellectuel frappe le lecteur d'aujourd'hui, de même que l'actualité de sa dénonciation des nationalismes et de son plaidoyer pour l'europe, que la nouvelle traduction de serge niémetz restitue dans toute sa vigueur.
1 personne en parle

Ce livre, présenté comme une autobiographie de l’écrivain, n’en est pas vraiment une. Il s’agit plutôt des souvenirs d’un homme profondément marqué par une période chaotique de l’Histoire du monde. En effet, non seulement il y évoque assez peu sa vie et essentiellement à travers des rencontres et des évènements historiques, mais en plus il nous présente cette période historique de façon tout à fait personnelle, subjective et sans avoir le moindre recul, tout cela allant à l’encontre de la méthode de l’historien. Son appartenance sociale biaise également son regard.Il ne faut donc pas aborder le livre de façon trop précise, avec des attentes particulières mais se laisser porter par la plume de Zweig et ses talents narratifs. J’ai beaucoup aimé sa vulnérabilité, sa capacité à se dévoiler sans impudeur, ses contradictions comme nous en portons tous en nous. Même sa naïveté profonde est touchante et son honnêteté intellectuelle vaut la pleine d’être signaléeL’ouvrage est également intéressant, d’un point de vue plus intellectuel, à deux titres. Tout d’abord, il se déroule sur une période de l’Histoire très riche qui a vu une mutation profonde de l’Europe et nous livre un témoignage « à chaud ». Certes, tout l’apport du travail de l’historien en est absent mais, en contrepartie, le lecteur bénéficie d’un regard de contemporain d’une époque, ce qui a aussi son intérêt. Ensuite, il s’avère que Zweig a fréquenté nombre personnages passés à la postérité et que la présentation qu’il en fait donne souvent envie de mieux les connaître. Il nous présente aussi bien les êtres eux-mêmes que leurs œuvres. En vérité, Zweig parle bien plus des autres que de lui-même et c’est au lecteur de se faire une idée de l’homme qu’il était en le lisant.Le plus douloureux est de l’observer déprimer lors des guerres. On devine combien celui qui avait des amis dans plusieurs pays européens souffre que leurs patries s’entre-déchirent. On comprend comment un tel être, sensible et profondément idéaliste, ayant vécu de tels évènements a pu finir par se suicider. Sa croyance en l’humanité a été tant piétinée que tout espoir n’avait plus lieu d’être.

mycupoftea
26/12/12
 

Format

  • Hauteur : 22.60 cm
  • Largeur : 14.20 cm
  • Poids : 0.57 kg
  • Langage original : ALLEMAND
  • Traducteur : SERGE NIEMETZ

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition