Monsieur ladmiral va bientot mourir

BOST, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 10/02/05
LES NOTES :

à partir de
6,90 €

SYNOPSIS :

«Quand il avait quitté Paris, dix ans plus tôt, pour venir habiter à Saint-Ange-des-Bois, Monsieur Ladmiral avait fait savoir, pour vanter la maison qu'il achetait, qu'elle était à huit minutes de la gare. C'était presque vrai à cette époque. Par la suite, et à mesure que Monsieur Ladmiral vieillissait, la maison avait été à dix minutes, puis à un bon quart d'heure de la gare. Monsieur Ladmiral n'avait constaté ce phénomène que très lentement, n'avait jamais su l'expliquer et, pour mieux dire, ne l'avait jamais admis. Il était entendu qu'il habitait toujours à huit minutes de la gare, ce qui n'était pas fait pour simplifier la vie
; il fallait jouer avec les pendules, faire de faux calculs, prétendre que l'horloge de la gare avançait, ou que l'heure du train avait été changée sournoisement ; Monsieur Ladmiral, dans le temps où il allait encore à Paris, avait même manqué des trains, héroïquement, pour qu'il ne fût pas dit qu'il habitait à plus de huit minutes de la gare.» Monsieur Ladmiral va mourir, et par petites touches, Pierre Bost livre un récit intimiste et pur, qui exhale tout au long de ses pages une fraîcheur presque douloureuse à force de tendresse implicite, d'extrême bonheur, mais également de résignation aux décrets irrévocables de la mort.
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Impressionisme En ce début de vingtième siècle, Monsieur Ladmiral, peintre âgé, vit retiré dans sa grande maison de campagne, à quelques kilomètres de Paris. Il ne peint plus beaucoup et pense à la carrière honorable qu’il a eue et à celle qu’il aurait pu avoir. Comme tous les dimanches, il reçoit son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants. Mais celle qu’il attend et qui lui manque le plus est sa fille Irène. Elle ne vient pas souvent mais ce dimanche là, Irène va lui rendre cette visite tant attendue.Pierre Bost utilise à chaque ligne le « mot juste » pour décrire les impressions, les sentiments, les choses simples de la vie. Chaque mot à une couleur et donne à ce roman des teintes impressionnistes. Un éblouissement.Bertrand Tavernier a adapté ce roman au cinéma en 1984 sous le titre « un dimanche à la campagne ».

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

Impressionisme En ce début de vingtième siècle, Monsieur Ladmiral, peintre âgé, vit retiré dans sa grande maison de campagne, à quelques kilomètres de Paris. Il ne peint plus beaucoup et pense à la carrière honorable qu'il a eue et à celle qu'il aurait pu avoir. Comme tous les dimanches, il reçoit son fils, sa belle-fille et ses petits-enfants. Mais celle qu'il attend et qui lui manque le plus est sa fille Irène. Elle ne vient pas souvent mais ce dimanche là, Irène va lui rendre cette visite tant attendue.Pierre Bost utilise à chaque ligne le « mot juste » pour décrire les impressions, les sentiments, les choses simples de la vie. Chaque mot à une couleur et donne à ce roman des teintes impressionnistes. Un éblouissement.Bertrand Tavernier a adapté ce roman au cinéma en 1984 sous le titre « un dimanche à la campagne ».

Paru en 1945, "Monsieur Ladmiral va bientôt mourir" est un roman avant-gardiste célébré par son auteur, Pierre Bost, décrit comme un "peintre de l'âme", à l'instar de Proust. Peintre, son personnage central, Monsieur Ladmiral, l'est également, mais retiré en pleine campagne, désormais veuf, âgé de soixante-seize ans, clamant à tue-tête qu'il va bientôt mourir. Et donc, chaque dimanche, il reçoit la sacro-sainte visite de son fils Gonzague, rebaptisé Edouard depuis son mariage avec la très plate Marie-Thérèse, parents de trois enfants. Ce rituel gonfle un peu Monsieur Ladmiral, car rien ne transige aux règles strictes de Gonzague, s'appliquant à ne jamais laisser seul son vieux père. Or, celui-ci ne peut s'empêcher de railler en pensée ce loyalisme un peu surfait. Lui, en fait, souhaiterait recevoir davantage la visite de sa fille chérie, Irène, l'opposée de son frère ! Autoritaire, fantasque et décidée, la jeune femme est un coup de vent. Elle tient boutique à Paris, vit seule, entretient quelques liaisons secrètes... et pourtant Monsieur Ladmiral l'adore !Très insidieusement dans le récit, on s'aperçoit avec délectation de l'ironie distillée avec ingéniosité ! Tour à tour confesseur des pensées de chacun, on partage l'acrimonie, la jalousie, les non-dits, les envies, on lit la lassitude, la reconnaissance inespérée, l'égoïsme de l'un et l'autre, le tout résumé de manière claire et définitive par la pensée des garçons (cf. page 27) ! Et puis le texte se ponctue sournoisement, les derniers mots de Monsieur Ladmiral sont féroces. Et de refermer ce petit livre, le sourire aux lèvres.(Bertrand Tavernier en a fait un film, sous le titre d' "Un dimanche à la campagne", en 1984.)

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 19.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.12 kg

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