Monsieur proust - ne

ALBARET, CELESTE

livre monsieur proust - ne
EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 23/04/01
LES NOTES :

à partir de
28,50 €

SYNOPSIS :

Céleste albaret fut la gouvernante et l'unique confidente de marcel proust pendant les huit années où il écrivit son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de françoise dans la recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. après la mort de proust en 1922, elle a longtemps refusé
de livrer ses souvenirs. puis, à quatre-vingt-deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : " ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. " par rapport aux centaines de livres publiés sur lui, ce que ce témoignage capital apporte, c'est l'image, unique de vérité, d'un proust sortant de la plus fidèle des mémoires, celle du coeur, pour revivre parmi nous.
1 personne en parle

Qui a lu Proust, même très partiellement comme moi, croit le connaître à travers A la Recherche du temps perdu. Si le narrateur en est effectivement un double de Proust, l’homme intime nous est inconnu Il a fallu que sa dernière gouvernante, de 1913 jusqu’à sa mort en 1922, raconte ses souvenirs à un journaliste en 1973 à l’âge de 82 ans.Céleste Albaret, est une paysanne inculte entrée au service de Proust à 22 ans. Elle va s’occuper de tout, dans l’appartement du grand-homme malade, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, avec un dévouement extrême pendant ces neuf ans et va lui fermer les yeux à sa mort. Elle rentrera ensuite dans un grand silence qu’elle va rompre au bout de cinquante ans.Si nous ne connaissons rien de Proust, elle, elle le connait plus que quiconque. Elle a un respect infini pour cet homme qu’elle n’appellera jamais autrement que Monsieur Proust. Pourtant, il se comporte comme un véritable tyran. Céleste doit répondre immédiatement à ses coups de sonnette, vivre comme lui la nuit, et attendre six heures du soir qu’il se réveille pour lui porter son café. Il vit dans sa chambre aux rideaux toujours fermés et tapissée de liège pour éviter le bruit. Il écrit dans son lit, reçoit très peu mais sort beaucoup la nuit. C’est le mari de Céleste, Odilon, qui le conduit, lors de ses sorties nocturnes au Ritz ou dans des maisons homosexuelles. Proust raconte tout à Céleste à son retour.Elle s’attache à ce bourreau qui le lui rend bien et qui l’appelle ma chère Céleste Ce témoignage passionnant et très précis nous donne plein de détails et d’anecdotes.Le chapitre qui m’a le plus accroché est celui où elle explique comment Proust construisait ses personnages en s’inspirant de son entourage mondain (Gide l’appelait le dandy mondain).Par exemple, la duchesse de Guermates, c’est la grâce et le port de la comtesse Greffulhe, l’esprit de Mme Strauss et les toilettes de Mme de Chévigné.Ce qui est amusant, c’est qu’elle très réservée sur le milieu homosexuel que fréquente Proust, et utilise pour en parler des circonlocutions embarrassées.Captivant et étonnant, jamais ennuyeux.

Ludeca
23/03/15
 

Format

  • Hauteur : 24.00 cm
  • Largeur : 15.50 cm
  • Poids : 0.50 kg

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