Moon palace

AUSTER, PAUL

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 19/04/95
LES NOTES :

à partir de
6,60 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" Marco Stanley Fogg : le nom même de son héros place ce roman sous le signe de l'exploration et du voyage. Et c'est bien une odyssée qui nous est offerte, dans la tradition des Mille et Une Nuits comme du grand " roman américain ; un parcours fertile en paysages fantastiques, personnages hors du commun, tribulations multiples. Mais tout voyage est aussi une quête intérieure et initiatique. Sous
l'abondance des lieux et des couleurs, le vrai périple de Marco Stanley Fogg est une recherche de l'identité, une exploration de la solitude et de l'incomplétude universelles. L'auteur de la " Trilogie new-yorkaise " et du Voyage d'Anna Blume confère ici aux thèmes qui sont ceux de toute son oeuvre une ampleur et une richesse inégalées. Traduit de l'américain par Christine Le Boeuf. "
11 personnes en parlent

Moon Palace est l'un des romans les plus célèbres de l'écrivain new-yorkais Paul Auster dans lequel il nous raconte les événements étranges qui ont marqué la vie de Marco Stanley Fogg, depuis son arrivée à New York en 1965 jusqu'à ce que, sept ans plus tard, il découvre l'identité de son père... à temps pour assister à son enterrement. Ses amours, ses rencontres, sa misère, ses errances se conjuguent en une quête identitaire et apparaissent comme les étapes d'un voyage initiatique aux confins de la solitude et de la renonciation. On retrouve dans ce roman certains des thèmes chers à l'auteur (rôle du hasard et des coïncidences, solitude, recherche identitaire) ainsi q'un style de narration très caractéristique de l'auteur, qui initie son héros en lui faisant rencontrer une multitude de personnages étranges et excentriques.Malheureusement et décidément, je ne suis pas sensible au style austérien... Après un premier essai moyennement convainquant avec "Léviathan", ce "Moon Palace" ne m'a pas plus convaincu. Je reconnais la qualité du style et de l'écriture, et j'aime aussi assez les personnages austériens, toujours à la limite, tous un peu décalés, mais je n'arrive pas à me sentir impliquée dans l'histoire. Peut-être trop d'angoisse et de désespoir larvé dans ces récits, quelque chose qui se dérobe quand j'essaie de le capter et qui fait que je tourne les pages mécaniquement, juste afin de finir mon livre... Je ne suis donc manifestement pas atteinte par l'Austerite aiguë qui sévit sur la blogosphère littéraire (que les austermaniaques me pardonnent !), et après ces deux essais infructueux, je compte en rester là dans ma relation avec monsieur Auster.

Kara
14/01/09
 

« Moon Palace », c'est l'histoire d'une rencontre entre moi et la personne qui m'a offert ce livre...C'est l'histoire de rencontres de la vie, de destins croisés, de coïncidences.De rencontres qui vous rendent heureux, de rencontres qui vous rendent malheureux. Celles d'une heure, d'une journée, d'un mois, d'une année, de toute une vie.Celles qui vous font pleurer, celles qui vous font mal et vous donnent envie de tout plaquer. Celles qui vous donnent envie de rire, d'aimer, de voyager ou de vous installer.Celles qui vous poussent vers l'avant et vous donnent des ailes, celles qui vous écrasent et vous donnent envie de mourir. C'est l'histoire d'un adolescent, d'un homme: Marco Stanley Fogg, orphelin de père et de mère qui, tout au long de sa vie a fait des choix plus ou moins cohérents mais les a tous assumé. Certains lui ont apportés la tristesse, le doute, la solitude, la faim, le froid, la misère, mais aussi l'amitié, l'amour, l'envie d'essayer, de prendre des risques, de tomber et de se relever la tête plus haute.On ne rencontre pas les gens par hasard.Marco va, donc, faire des rencontres qui vont bouleverser sa vie et faire s'effondrer des certitudes pour en construire de nouvelles. Sa rencontre avec Thomas Effing, un misanthrope, handicapé et aigri, va l'emmener vers une vérité sur sa propre histoire, une vérité qu'il n'aurait jamais imaginé...Que dire de plus à part que ce livre m'a transporté ! Il m'a fait voyager aux côtés de ce personnage au nom composé si prometteur. Mais les voyages ne se font pas toujours en avion, en train ou en ballon. Il y a des voyages intérieurs, des quêtes d'identité.On a souvent du mal à mettre des mots sur ce que l'on ressent à la fermeture d'un livre qui nous a touché, alors je n'en rajouterais pas d'avantage.« Moon Palace », c'est l'histoire d'une très belle rencontre entre moi et l'auteur...

chakal
07/11/13

Moon Palace est l'enseigne néon d'un restaurant chinois que le narrateur voit depuis sa fenêtre de chambre....Lorsqu'on a lu plusieurs livres de Paul Auster on comprend mieux le choix du titre, car il fait référence à un moment de solitude du narrateur. En effet, la solitude et la quête identitaire sont des sujets récurrents, et dans cette oeuvre, ils sont traités à travers trois portraits d'hommes que tout sépare au départ, mais qui sont en fait étroitement liés entre eux. Cependant, l'écriture n'est jamais oisive, on ne sombre pas dans le larmoyant ou la déprime totale; Auster démontre que les plaisirs de la vie se trouvent ailleurs que dans le confort matériel et social. Vers la fin, il y a une mise en abîme où le narrateur explique le contenu d'un livre écrit par un des protagonistes. Inutile me direz-vous, eh bien non, car ce procédé permet au lecteur de faire un retour aux sources et surtout de mieux cerner la face cachée d'un des personnages. L'ensemble est attachant et se lit tout seul. Ce n'est peut-être pas le premier Auster qu'il faut lire, mais il fait parti de ceux qu'il ne faut pas rater. vivi

vivicroqueusedelivres
20/02/12
 

Après mon coup de coeur pour Invisible, j'avais envie de découvrir d'autres romans de Paul Auster. Ici, Stanley Frogg, un jeune étudiant, fait un voyage initiatique (au sens figuré)à la recherche de son identité et de ses racines. Aidé d'un vieil homme infirme qui pourtant le malmène, il apprend à voir ce qui l'entoure, ce qui est important pour ce jeune homme qu'on devine futur écrivain et en voulant avouer le secret de ses origines au fils caché de ce vieillard qui a mené deux vies très différentes, il va découvrir ce que sa mère lui a caché. C'est donc un roman sur les secrets de famille, sur l'écriture, sur l'amour qui ne suffit pas à la réussite d'un couple. Si j'aimé les personnages, je me suis parfois ennuyée tout de même.

cocalight
31/05/11
 

Assez bon roman. Très facile à lire avec des personnages intéressants. Je me suis souvent énervé contre le personnage principal et ses réactions parfois idiotes mais au fond l'histoire reste très intéressante. Le seul moment qui m'a déplu est l'histoire du grand-père (dont je ne me souviens plus le nom) dans le désert, je l'ai trouvé trèèèèès longue et j'avais hâte d'en finir.

31amandine31
24/04/15
 

Une histoire à rebondissements narrée par la plume sensible et humaniste de Paul Auster. Celui-ci dépeint des parcours ancrés dans la réalité mais où l'abracadabrantesque fait toujours son petit effet. Loin de redouter les longues plongées dans le passé des personnages, je ne me lasse pas de son utilisation récurrente de la mise en abyme et à travers elle de l'éloge du pouvoir mythique du récit. Une chose est sûre, ce n'est pas la dernière fois que je le lis !

Marco Stanley Fogg porte en lui les stigmates des célèbres figures qui hantent son patronyme, Marco Polo et Phileas Fogg pour ne pas les nommer. Ce n’est pas un terrien mais un voyageur ou plutôt un explorateur de la pensée. C’est d’ailleurs pour mieux voir le monde qu’il préfère se convertir en anachorète des temps modernes et l’observer à distance.J’ai été profondément ému par son vaste projet : se retirer du monde des vivants, n’être plus qu’un timide spectateur. Ne plus le marquer de son empreinte mais le laisser pénétrer en soi. Réduire son impact sur l’univers à néant. Se replier sur lui pour mieux en apprécier l’étrange singularité et partir à la rencontre de soi. J’ai cru un temps que ses desseins étaient mus par une ardente nonchalance. J’ai découvert un héros tendre habité par une sensibilité hors normes. Il est de ces personnages qui sont devenus miens au fil de mes lectures : un Grand Meaulnes, un Ivan Denissovitch, un René, un Solal. Marco Stanley Fogg paiera cher le sacrifice d’une vie routinière et confortable mais il aura osé. Et c’est sans doute en s’éloignant de cette vie formatée qu’il ira véritablement à la rencontre de la sienne. Sa quête identitaire sera peuplée de personnages forts qui le conduiront, bon gré mal gré, vers son propre chemin. Plus que des personnages, des symboles et des concepts véritablement incarnés.J’ai aimé suivre son parcours, pleurer son oncle Victor, homme fantasque et érudit, subir la faim avec lui, connaître la solitude, l’amour et le désespoir. Je me suis effacé lorsqu’il a rencontré Thomas Effing et que j’ai vu son destin s’accomplir. Effing, entré dans la sénescence et invalide, que tout semble opposer au jeune MS Fogg qui entre à peine dans la vie. Et pourtant…Je n’en dirai pas plus de peur de dévoiler la quintessence de ce somptueux roman si vous choisissez de le lire. A moins que ce ne soit lui qui vous choisisse comme lecteur et vous entraîne à la rencontre de vous-même. Paul Auster nous offre un roman qui émeut, déstabilise et promet un moment de lecture inclassable. Il aime à jouer avec les destinées de ses personnages et entremêler les fils de leurs vies en un écheveau infini. Il est la puissance des Moires. Tour à tour, Clotho, Lachésis et Atropos, il file, tisse, croise, abîme, répare parfois, puis coupe les fils qui les maintiennent en vie. On le dit écrivain mais il est beaucoup plus. Il est le fil conducteur qui invite à l’introspection. Il est la clef qui nous permet d’ouvrir des portes qui nous étaient inconnues jusque là. Il est empathie et connaît les puissances et les fêlures du genre humain. Moon Palace est ainsi le gage d’un intense moment de partage avec un auteur d’une grande humanité.Un livre à lire, relire et surtout à offrir... Rebelde

Rebelde
11/10/13
 

« Rien ne saurait étonner un américain », avertit l'auteur en préambule, citant Jules Verne. Mais alors quid d'un pauvre petit français comme moi ? Serai-je surpris, époustouflé, abasourdi ou alors indifférent, blasé? Une chose est certaine, avec moon palace, on tient un livre typiquement américain. Un livre, ou plutôt des livres tant les mises en abyme sont nombreuses dans ce récit.le narrateur porte un regard lointain et amusé sur ses mémoires, nous ouvrant les tiroirs de sa vie, de son destin. Il est des destins qui sont tout tracés, alors, quand on s'appelle Marco Stanley Fogg, l'héritage se fait terriblement pesant. L'aventure résonne dans votre tête, vous invitant incessamment au voyage. Pourtant, Auster ne nous emmènera pas faire un, mais trois voyages. Sans bouger, Fogg vivra de nombreux cheminements, de multiples vies. Personnage hors norme, ce jeune étudiant nous entrainera aux fins fonds de son être, dans une introspection viscérale, aux confins de l'altération, entre folie et imaginaire, seul, affamé , au bout de ses idées, alors que la mort lui tend ses bras, c'est finalement la vie qui sortira victorieuse de cette lutte entre l'homme et la nature, contre la solitude et l'indifférence, entre la folie et la raison. Comme beaucoup d'entre nous, Fogg crée son néant, s'obligeant à y vivre, on finit alors par s'enfouir dans notre solitude, s'en remettant au hasard, à la fatalité, à l'inexorabilité de la vie. Si Fogg en ressort grandit, ce n'est pas toujours le cas pour tous ces Fogg qui parfois se perdent dans les dédales de Central Park, dans les méandres de leur âme, de leur vie, dans ces profondeurs abyssales, ces interrogations.moon palace c'est aussi le livre des contraires, des conflits, des jeux de miroir et des mises en abyme, des quêtes identitaires ou initiatiques. C'est une opposition permanente entre lumière naturelle (la Lune), lumière artificielle (Edison/ Tesla). le roman débute et se clôt avec l'astre lunaire, le cycle de la lune qui revient inlassablement, de façon identique, tandis que la vie et l'histoire bougent, changent constamment. Un livre remplit de pistes et d'interrogations, de hasards, de coïncidences. C'est la vie de trois reclus, Fogg, prisonnier de sa pauvreté, abandonné dans Central Park, dans sa vacuité, Effing, le vieillard, immobile dans sa chaise, prisonnier dans ses souvenirs, ses identités, ses meurtres et de Barber, séquestré par son corps difforme, et par un amour de jeunesse. Trois solitudes, trois itinéraires qui se répètent à des périodes différentes. Trois récits labyrinthiques entre rêve et réalité, trois quêtes où hasard, nihilisme et anéantissement tissent leur toile et se défont au fil du temps.On est soumis à des sentiments contraires, on se prend à détester à tour de rôle, Effing, l'impotent despote au passé tumultueux, Barber, le libidineux nonchalant et apathique, Fogg l'étudiant insouciant et irréfléchi, pour finalement éprouver de l'empathie pour ces hommes brisés par le destin, la déréliction. On ne peut que se reconnaitre dans un Effing, un Barber, ou un Fogg, dans ces protagonistes éperdus, isolés mais généreux, à la recherche de leur but, de leur vie.On ne peut réfuter le parallèle avec une autre œuvre de Paul Auster, L'Invention de la solitude. Alors, austère le Paul ? Au final un livre magistral, à la lecture duquel plus rien ne saurait nous étonner. Alors si comme moi, vous vous sentez une âme de Fogg, naufragé solitaire de la vie, en constante interrogation, laissez-vous tenter par le talent incroyable de conteur de l'auteur. Embarquez dans ces paysages ensorcelants, ces déserts mortifères, dans ce New-York extravagant et intrigant, mystérieux et captivant, capable de vous porter aux nues un jour et de vous lapider dans la foulée.Pour Paul Auster écrire est une question de survie, d'obsession. Obsession et survie, deux thèmes qui se retrouvent justement dans Moon Palace. Un véritable coup de ventricule gauche et d'oreillette droite à relire encore et encore… PM

Pasdel
03/08/13
 

Ce roman est sans nul doute un des meilleurs de l'auteur. Il pourrait illustrer mon amour pour la relecture car, chaque fois, mon regard est différent et j’y découvre des éléments qui m’avaient peu marqués ou je comprends mieux certains passages. La vie a fait son œuvre…Ce livre contient toute l’œuvre d’Auster : New York, les tournants imprévus de l’existence, l’importance des mondes imaginaires et du rêve mais aussi de l’Histoire des Etats-Unis et de sa géographie, les patronymes évocateurs et la question de l’identité en général, l’inventivité débordante qui fait de chaque détail une réjouissance, etc.Paul Auster est souvent décrit comme un des écrivains américains les plus européens et pourtant son œuvre est définitivement ancrée dans l’Amérique, celle de la grande ville dans laquelle les individus se perdent, disparaissent, celle des Indiens, celle de la frontière (et dans ce roman, plusieurs frontières réelles et imaginaires tiennent un rôle majeur), celle du désert, lieu de tous les dangers mais aussi de rédemption, celle de l’aventure vers l’Ouest et enfin, l’Amérique qui met au centre l’individu car : « every man is the author of his own life ».Moon Palace est également le prototype du roman d’apprentissage avec ses épreuves, ses choix à faire, ses opportunités à saisir, ses découvertes… qui amènent notre héros à faire évoluer son identité. Car, si Marco Stanley Fogg a un nom a faire pâlir d’envie les explorateurs, il ne sait rien de ses origines. Sa mère est décédée alors qu’il était encore enfant. Il n’a jamais connu son père et sa mère n’a jamais voulu lui en parler. Une fois son oncle parti vers d’autres horizons et son héritage dilapidé, il se retrouvera totalement démuni dans tous les sens du terme. Comment prendre pied dans la vie quand on n’a pas de point de départ ? Fogg va choisir la désinvolture, vraisemblablement pour se protéger plus que par irresponsabilité. Il lui faudra vivre nombre expériences avant de pouvoir commencer à poser un pied sur un sol plus ferme. Alors, il pourra prendre son envol …

mycupoftea
02/01/13
 

Un de mes préférés de Paul Auster : peut-être parce qu'il regroupe tout ce qui fait le charme de son écriture : une vraie histoire avec rebondissements, coïncidences, hasard, initiation, identité. C'est un texte qu'on ne lâche plus une fois commencé, tellement on est emporté avec le protagoniste principal dans le vent de son histoire, de sa vie, comme lui en spectateur, entre joie et angoisse, toujours un peu "à côté", avec une pointe de fantastique. On aime ou on n'aime pas, mais quand on aime Auster, ce récit là est capital... laurence

laurence
11/04/12
 

J'avais ce Paul Auster dans ma bibliothèque (j'en ai encore quelques autres en réserve) et ce weekend, je me suis dit qu'un petit voyage austérien me ferait le plus grand bien !Me voilà donc parti dans cette aventure avec MS Fogg, notre personnage principal.On y retrouve les thèmes chers à notre auteur : des personnages abimés par la vie qui luttent pour leur "survie", des destins extraordinaires d'hommes ordinaires, de très belles rencontres et bien sûr, la ville de New York en toile de fond, personnage clef de ce récit.J'ai retrouvé dans ce livre toute la poésie et la beauté du style de Paul Auster. Certaines descriptions sur la solitude, l'abandon, l'exclusion sont vraiment magnifiques.MS Fogg est un personnage dense, complexe, fragile. Ses incertitudes, ses hésitations, ses doutes, pourraient être les nôtres, tellement l'auteur a réussi à le rendre concret et proche de nous.En revanche, j'avoue que ce livre est vraiment sombre, noir, à la limite du pessimisme et qu'à la longue j'ai trouvé tout cela bien lourd à porter. Et je n'ai pas du tout adhérer avec le côté fataliste de Fogg, qui par moment baisse totalement les bras et se regarde sombrer.Un livre qui ne sera donc pas mon préféré de cet auteur, j'ai grandement préféré la joie de vivre qui émanait de Brooklyn Folies par exemple. Mais tout de même un très beau livre, qui me fait toujours dire que Paul Auster est vraiment un auteur qui sait trouver les mots qui me touchent.

Argantel
02/04/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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