Nana

ZOLA-E

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 01/01/67
LES NOTES :

à partir de
3,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Zola Nana Dans les dernières années du Second Empire, quand Nana joue le rôle de Vénus au Théâtre des Variétés, son succès tient moins à son bien médiocre talent d'actrice qu'à la séduction de son corps nu, voilé d'une simple gaze. Elle aimante sur scène tous les regards comme elle attire chez elle tous les hommes : tentatrice solaire qui use de ses charmes pour mener une vie de luxure et de luxe, de paresse et de dépense. Quand le livre paraît au début de 1880, Flaubert confie son admiration
à Zola qui a su faire que « Nana tourne au mythe sans cesser d'être réelle ». Grâce à elle, c'est tout un monde que le romancier parvient à évoquer, toute une époque et tout un style de vie. Par la peinture de cet univers de plaisirs, il fustige les vices d'une société corrompue, et ce neuvième volume des Rougon-Macquart est une satire cinglante des hautes sphères perverties par une fête qui ruine le peuple et détruit les valeurs. Et l'Empire bientôt va sombrer. Edition d'Auguste Dezalay.
9 personnes en parlent

Nana, on apprend à l'aimer, la détester, la prendre en pitié tout au long du livre.Nana est une femme qui sait ce qu'elle veut la plume de Zola nous fait toujours autant voyager dans le temps par ses descriptions réalistes.Un très bon livre!

Snow
13/02/11
 

On fait la connaissance de Nana dans "L'assommoir" puisqu'elle est la fille de Gervaise et Coupeau. Il s'agit ici du neuvième roman de la saga des Rougon-Macquart.On y suit la vie d'Anna, dite Nana, dans le monde des actrices et courtisanes parisiennes. C'est tous ces milieux mondains et artistiques, essentiellement celui du théâtre, que Zola dépeint dans ce roman avec son habituel talent.Une fois de plus le lecteur est véritablement transporté dans certaines sphères sociales particulières du XIXème siècle, dont tout nous est parfaitement décrit.Mais il s'agit également du très beau portrait d'une femme qui cherchera à plonger son existence dans le luxe. Destin effroyable, Zola ne ménageant pas son héroïne qui connaîtra une fin tragique à l'instar de ses parents (c'est en partie pour l'auteur l'enjeu de cette saga que de montrer le poids de l'hérédité)."Nana" fut l'objet d'un scandale à sa parution, comme de nombreux autres romans de Zola. Maltese

Maltese
16/10/09
 

Nana, la fille de la pauvre Gervaise, elle aussi au destin si funeste m'aura passionnée lors de la lecture, il y a si longtemps. Pour moi, un des meilleurs épisodes des Rougon-Macquart, mais aussi l'un des plus durs et pessimistes.

un flyer
14/02/09

Quel personnage à rebondissement! Nana s'adapte à différentes situations de crise avec style comme toujours, cependant, elle se cache à elle même ses difficultés dans la vie et profite de hommes qui font de même. Cemella

Cemella
24/05/13
 

Ce qui est très amusant dans Nana, c'est de voir que Zola écrit un roman sur la prostitution qu'on pourrait appeler de luxe sans jamais écrire une seule ligne de scène sexuelle. Il évoque, il insinue, il décrit quelques jeux tendres, quelques baisers, mais ne rentre jamais dans l'intimité de la relation entre Nana et son client. Exercice brillamment réussi qui utilise tous les stratagèmes pour évoquer la passion sexuelle sans jamais le faire directement.L'autre attrait du roman réside, comme dans les autres grands romans de Zola, dans les grands épisodes décrits en longueur. Ici, la scène à l'hippodrome, qui met en scène la haute société, les prostituées aux bras des hommes qui les entretiennent, les parieurs et les chevaux est un grand moment de littérature. Le public criant le nom du cheval, Nana, alors que la femme du même nom vit une période difficile, est un immense plaisir de lecture.Sur le fond, Zola s'attarde plus à montrer l'hypocrisie des milieux bourgeois et nobles qu'à dépeindre celui des prostituées. Même si on voit la vie compliquée de Nana, battue par Fontan, son mari, ou la déchéance de Satin, une de ses amies, le plus marquant reste la folie sexuelle qui s'empare des hommes, même les plus vertueux. L'exemple parfait est ici le Comte Muffat, homme pieux, qui malgré ses premières préventions, cède totalement à Nana et se ruine pour lui offrir une demeure somptueuse. Si Nana connaît une fin tragique, l'ensemble des hommes qui la courtise n'est finalement pas mieux lotie : ruine, suicide, vol,... Tous voient leur comportement profondément modifié par la fréquentation de Nana, qui au passage est un personnage assez détestable : égoïste, capricieuse, inconséquente,...Nana est donc un roman très intéressant, mais il faut accepter de passer les 50-100 premières pages, un peu répétitives sur la description du monde du théâtre parisien. Ensuite, c'est un vrai plaisir de lecture que d'assister à ce jeu de massacre.

Yohan59
08/02/13
 

Nana, ou l'histoire d'une prostituée parisienne, qui passe par les fastes du luxe et les misères des putains parisiennes... Inscrit dans le cycle des Rougon Macquart, ce roman montre la volonté de Zola de s'intéresser à toutes les classes de la population parisienne de son époque, et montrer dans quels malheurs vivent les filles de joie...

Arfirith
24/08/12
 

Anna Coupeau, fille de Gervaise Macquart et de Coupeau, biche de haute volée, héroïne du roman de la « bicherie » (non les filles, manque pas un « t »). Anna dite Nana, dix-sept ans, par là, blonde-rousse à la peau blanche, au corps rond et gras, stupide à un point difficilement imaginable, consommera les hommes jusqu’à leur moelle et finira tragiquement.« Le sujet philosophique est celui-ci : Toute une société se ruant sur le cul. Une meute derrière une chienne, qui n’est pas en chaleur et qui se moque des chiens qui la suivent. Le poème des désirs du mâle, le grand levier qui remue le monde. Il n’y a que le cul et la religion. » disait Zola (très gaillardement, ma foi), en ébauche de son roman.Tout est dit. Roman qui en cours de parution en feuilleton aura encore une fois subi un acharnement critique démesuré, réponses de Zola qui ne refusait jamais la polémique, tout ça, et pour finir le temps a jugé : oui, Nana est - une fois de plus - un grand roman.Elle m’a ennuyée un peu, étonnée souvent, écoeurée encore plus. Jusqu’à la mort de Vandeuvres, je lui trouvais encore des côtés attendrissants. Mais le passage que je m’apprête à citer entièrement a signé l’arrêt de mon empathie : quand on est à ce point ignoble, ça va quoi, sans moi. A noter qu’il arrive juste après la scène grandiose de l’hippodrome, et qu’elle est bien évidemment la cause de tout.*Ce fut seulement le mardi que Nana se remit des émotions de sa victoire. Elle causait le matin avec Mme Lerat, venue pour lui donner les nouvelles de Louiset, que le grand air avait rendu malade. Toute une histoire qui occupait Paris, la passionnait. Vandeuvres exclu des champs de course, exécuté le soir-même au Cercle impérial, s’était le lendemain fait flamber dans son écurie, avec ses chevaux.« Il me l’avait bien dit, répétait la jeune femme. Un vrai fou, cet homme-là !... C’est moi qui ai eu une venette, lorsqu’on m’a raconté ça, hier soir ! Tu comprends, il aurait très bien pu m’assassiner, une nuit... Et puis, est-ce qu’il ne devait pas me prévenir pour son cheval ? J’aurais fait ma fortune, au moins !... Il a dit à Labordette que si je savais l’affaire, je renseignerais tout de suite mon coiffeur et un tas d’hommes. Comme c’est poli !... Ah ! non, vrai, je ne peux pas le regretter beaucoup. » Après réflexion, elle était devenue furieuse. Justement, Labordette entra; il avait réglé ses paris, il lui apportait une quarantaine de mille francs. Cela ne fit qu’augmenter sa mauvaise humeur, car elle aurait dû gagner un million. Labordette, qui faisait l’innocent dans toute cette aventure, abandonnait carrément Vandeuvres. Ces anciennes familles étaient vidées, elles finissaient d’une façon bête.« Eh ! non, dit Nana, ce n’est pas bête de s’allumer comme ça, dans une écurie. Moi je trouve qu’il a fini crânement... Oh ! tu sais, je ne défends pas son histoire avec Maréchal. C’est imbécile. Quand je pense que Blanche a eu le toupet de vouloir me mettre ça sur le dos ! J’ai répondu : « Est-ce que je lui ai dit de voler ! » N’est-ce-pas ? On peut demander de l’argent à un homme, sans le pousser au crime... S’il m’avait dit : « Je n’ai plus rien », je lui aurais dit : « C’est bon, quittons-nous. » Et ça ne serait pas allé plus loin.- Sans doute, dit la tante gravement. Lorsque les hommes s’obstinent, tant pis pour eux !- Mais quant à la petite fête de fin, oh ! très chic ! reprit Nana. Il paraît que ç’a été terrible, à vous donner la chair de poule. Il avait écarté tout le monde, il s’était enfermé là-dedans, avec du pétrole... Et ça brûlait, fallait voir ! Pensez-donc, une grande machine presque toute en bois, pleine de paille et de foin !... Les flammes montaient comme des tours... Le plus beau, c’étaient les chevaux qui ne voulaient pas rôtir. On les entendait qui ruaient, qui se jetaient dans les portes, qui poussaient de vrais cris de personne... Oui, des gens en ont gardé la petite mort sur la peau... » Labordette laissa échapper un léger souffle d’incrédulité. Lui, il ne croyait pas à la mort de Vandeuvres. Quelqu’un jurait l’avoir vu se sauver par une fenêtre. Il avait allumé son écurie, dans un détraquement de cervelle. Seulement, dès que ça s’était mis à chauffer trop fort, ça devait l’avoir dégrisé. Un homme si bête avec les femmes, si vidé, ne pouvait pas mourir avec cette crânerie.Nana l’écoutait, désillusionnée. Et elle ne trouva que cette phrase :« Oh ! le malheureux ! c’était si beau ! » *Nana est totalement une Macquart, à tous les points de vue. On la voit se cogner aux différentes vitres de la cage où son hérédité et son manque total d’éducation conduisent, on la voit ne jamais rien vraiment apprécier, ni même appréhender, au fond. Elle a une rouerie atavique servie par une animalité magnétique, mais elle est très laide moralement. Le portrait du milieu où elle règne dans cet opus n’a rien à lui envier, et je suis plutôt contente d’en avoir terminé !Pour les Flaubertiennes, le 15 février 1880, Gustave écrivait :« J’ai passé hier toute la journée jusqu’à 11 heures et demi du soir à lire Nana, je n’en ai pas dormi cette nuit et « j’en demeure stupide ». S’il fallait noter tout ce qui s’y trouve de rare et de fort, je ferais un commentaire à toutes les pages ! Les caractères sont merveilleux de vérité. Les mots nature foisonnent; à la fin, la mort de Nana est Michelangelesque ! Un livre énorme, mon bon » Et le même jour, dans une lettre à Charpentier : « Quel bouquin ! C’est raide ! et le bon Zola est un homme de génie; qu’on se le dise !!! » Je crois que c’est clair, Gustave aimait les points d’exclamation... Sylvie Sagnes

SagnesSy
07/07/12
 

Nana est un livre type de Zola : l'héroïne connait une fulgurante ascension, elle en profite, un peu trop et ça fini mal. Entre temps, il y a une foule de péripéties, parfois drôle, souvent tragique.Nana, est très belle, envoûtante. Elle nous énerve, mais on l'aime bien quand même. On est parfois jalouse d'elle et de son succès, mais on relativise facilement, ça n'a pas l'air très drôle de lui ressembler. Les autres personnages sont très attachants. Ce ne sont pas des personnages types, mais des gens assez passe-partout, mais non évident, parfois complexe. Ils pourraient être n'importe qui !Nana est une histoire pas comme les autres, un peu intrépide et sexy (d'où sûrement le message de ma mère à mon père trouvé dans ce livre là - et pas dans un autre). Pas vraiment osée, peut-être pour l'époque, elle se laisse deviner. C'est plus charmeur que direct, limite envoûtant...Émile Zola décrit, dans cette histoire, beaucoup de passion. Il décrit la vie précisément, comme elle était à l'époque. On pourrait presque considérer Nana comme un livre historique aujourd'hui. Forcément, le vocabulaire n'est plus le même, et il est parfois difficile de tout comprendre, mais cela en vaut le coup !Il serait dommage de ne pas lire Nana d'Émile Zola.

MademoiselleLuna
19/10/11
 

Zola est un auteur aussi talentueux que fascinant. Sa plume qui ne s’embarrasse pas de nuances peint un tableau très vivant du Second Empire. Vivant mais pas pour autant réaliste puisque Zola a à cœur de mettre à jour tous les vices caractérisant une société corrompue et décadente. Ainsi, Nana est la “mouche d’or”, qui perd peu à peu toute vraisemblance pour devenir une mangeuse d’hommes, presque au sens littéral. Le livre est à cet égard révélateur des mentalités de l’époque, et Zola se fait moraliste à l’excès, accumulant les traits stéréotypiques de son personnage et conférant ainsi à Nana une aura mythique et destructrice qui fait souvent prêter à sourire, comme dans cette phrase par exemple : « dans une gloire, son sexe montait et rayonnait sur ses victimes étendues, pareil à un soleil levant qui éclaire un champ de carnage ». C’est un livre dont les outrances font parfois franchement rire mais qui est tout à fait saisissant avec un je ne sais quoi de grandeur tragique, ce qui forme un mélange détonnant mais qui lui confère un relief très intéressant. Je pense quand même qu’il est éclairant pour un lecteur de se renseigner quelque peu sur le contexte avant de le lire car sinon, le propos peut surprendre et la galerie impressionnante de personnages (le premier chapitre est à cet égard un peu rebutant) risque de décourager ; alors que c’est une lecture qui en vaut la peine.Article complet sur Art Souilleurs.

Artsouilleurs
12/02/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.28 kg

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