Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

LEE, HARPER

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 23/08/06
LES NOTES :

à partir de
6,60 €
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Ebook

SYNOPSIS :

Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finck élève seul ses deux enfants. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au coeur de la lutte pour les droits civiques - , connut un tel succès et reçut le prix Pulitzer en 1961. Il ne suffit pas en revanche à comprendre pourquoi ce roman est devenu un livre-culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise, Harper Lee a écrit un
roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par la petite fille de Finch avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Publié en 1961 et couronné du Prix Pulitzer, ce roman s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier. « Ce livre est magique. D'une tendresse, d'un humour, d'une mélancolie sans pareil. » Frédéric Vitoux, Le Nouvel Observateur. « Un phénomène comparable à L'Attrape-Coeur de Salinger, et donc l'un de plus beaux livres jamais écrits. » Femina.
Dans les années 30, en Alabama, Scout vit avec son frère Jem et leur père, Atticus Finch, avocat, qui les élève seul.
C'est lorsque ce dernier sera commis d'office pour défendre un noir accusé du viol d'une blanche que la petite fille va découvrir l'homme qu'est son père.
Prix Pulitzer en 1961, ce livre est un classique aux États-Unis (le plus lu après la Bible !).
Moins connu en France, il n'en reste pas moins un livre magnifique sur l'enfance.

nathalie (arras)
Dans les années 30, en Alabama, Scout vit avec son frère Jem et leur père, Atticus Finch, avocat, qui les élève seul.
C'est lorsque ce dernier sera commis d'office pour défendre un noir accusé du viol d'une blanche que la petite fille va découvrir l'homme qu'est son père.
Prix Pulitzer en 1961, ce livre est un classique aux États-Unis (le plus lu après la Bible !).
Moins connu en France, il n'en reste pas moins un livre magnifique sur l'enfance.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
Dans les années 30, en Alabama, Scout vit avec son frère Jem et leur père Atticus Finch, avocat qui élève seul ses fils. C'est lorsqu'il sera commis d'office pour défendre un homme noir accusé du viol d'une femme blanche que la petite fille va découvrir l'homme qu'est son père. Prix Pulitzer 1961, ce livre est un classique aux Etats-Unis (le plus lu après la Bible). Moins connu en France, il n'en reste pas moins un livre magnifique sur l'enfance.
Nathalie ,
Librairie
(Lille)
Une petite fille vivant en Alabama dans les années 30 nous raconte avec drôlerie et tendresse les déboires de son père, avocat, et défenseur d’un noir accusé injustement d’un viol d’une femme blanche.
Stéphanie ,
Librairie
(Lille)
58 personnes en parlent

Un père et de ses deux enfants dans l'Alabama des années 30. Au travers des yeux de la petite fille, âgée d'une dizaine d'années, le lecteur découvre Amérique raciste du début du XXe siècle. le père, avocat, est commis d'office pour défendre un Noir , accusé de viol. Contrairement à ce qu'attendent de lui, les gens du village, il décide de mener sa mission du mieux qu'il peut.Loin d'être une chronique judiciaire (le procès ne représente au final qu'une petite partie de l'histoire) le procédé narratif qui consiste à nous placer à hauteur d'enfant nous confronte à l'absurdité des préjugés racistes de l'Amérique de ces années là.

dvan
07/03/13
 

On est dans les années 30, dans une petite ville de l'Alabama où ceux que l'on appelle les "nègres" ne valent pas mieux que des animaux. Pourtant c'est sous l’œil malicieux de Scout, une petite fille de huit ans que nous allons vivre le procès d'un jeune noir accusé du viol d'une femme blanche.Dans la ville la population est prête à le lyncher avant même qu'il ne soit jugé. C'était sans compter sur la droiture et l'honneur d'Atticus, avocat et père de Scout. Un très beau livre. Nena

nena1
29/03/12
 

Raconter l'histoire de ce livre ou tenter de le résumer ne serviraient à rien. L'intérêt de ce roman est ailleurs. De plus, certaines zones d'ombre sur les personnages récurrents persistent jusqu'à la dernière ligne, peut -être pour qu'ils deviennent des personnages mythiques de la littérature, pourquoi pas? Il est facile de vivre en Alabama, état ségrégationniste des Etats-unis, lorsqu'on est blanc, car cette couleur de peau excuse tout. Pourtant, dans le Comté de Maycomb,dans les années trente, il existe des gens qui vivent aux côtés des Noirs et n'ont pas peur de prendre leur défense lorsque l'un d'entre eux est injustement accusé de viol sur une blanche. Atticus Finch,avocat de profession, fait partie de cette population tolérante. Veuf très tôt, il tente de transmettre à ses enfants Scout et Jem cette part d'humanité présente en lui: "Atticus disait que tromper un homme de couleur est dix fois pire que tromper un homme blanc".Scout, devenue grande, raconte les trois années de sa vie, entre six et neuf ans, où elle a compris qu'il existait des valeurs et qu'il fallait s'y accrocher coûte que coûte. Son père se refuse à vivre dans un monde manichéen basé sur le blanc gentil et le méchant noir. Il pense que tout le monde a le droit d'être respecté et défendu honorablement; il ne faut pas juger sur de simples préjugés. Normal me direz-vous, mais dans le contexte politique de l'Alabama des années trente, cela vaut une idée révolutionnaire! Plein d'amis, de voisins gravitent autour de la famille Finch, et tous n'ont pas la même opinion sur ce sujet délicat. Alors, avec ses yeux d'enfants et son raisonnement, Scout va se forger ses propres opinions. Elle va comprendre qu'à leur manière, Arthur (Boo) Radley le voisin fantôme, et Tom Robinson le Noir injustement accusé sont comme "les oiseaux moqueurs " massacrés de façon absurde par les chasseurs du dimanche et les enfants désœuvrés. Ce sont les victimes d'un système où la peau, la rumeur,et la méchanceté atteignent toujours durement les plus faibles. Je pense que j'ai lu un roman universel sur la tolérance et la justice, agrémenté de personnages forts et vraisemblables, tourmentés par leurs opinions parfois contradictoires. Le style de cette œuvre rend ce récit de vie facile à la lecture si bien que les sujets graves y sont traités avec tact et objectivité. Bref,en deux mots: chef d'œuvre! vivi

vivicroqueusedelivres
12/02/12
 

Le classique américainJe me suis enfin attaqué à ce classique américain et je suis bien embêtée car pour moi ce livre ne traite pas si bien de ce pourquoi on le loue.Alors certes, j'ai aimé le récit fait par Scout de son enfance, des jeux qu' elle mène avec son frère, de l'école, des voisins...etc C'est un récit d'enfance vraiment très réussi, l'écriture est très soigné, pleine d'humour gentiment naïve, elle soulage les passages qui aurait pu être plus difficile et pesant à raconter.Par contre, j'ai trouvé que la dénonciation du racisme, que la difficulté de grandir dans une société marqué par une ségrégation omniprésente était très édulcorée. Scout et Jem ont une enfance qui m' a semblé plutôt privilégié malgré les prises de positions de leur père. Ce sont deux enfants blancs (puisque la couleur de peau a hélas son importance) dont le père avocat commis d'office va prendre à cœur de défendre un homme noir accusé, à tord, d' avoir violé une blanche. Une affaire qui on s'en doute va déchaîner les passions et réveiller les haines.Et bien que la famille ne vive pas sur l'or les deux enfants sont très préservés et les échos qu' ils ont de l'affaire qui occupe leur père sont vraiment édulcorés et comme passés au tamis même si je conçois tout à fait que cela puisse être traumatisante pour des enfants, elle n' en reste pas moins décalage avec la réalité de certaine exaction qui ont eu lieux dans la région où se situe ce roman, dans la période dont traite ce roman.Peut-être a-t-il contribué à une prise de conscience au moment de sa parution mais pour moi ce livre n'a pas tenu ses promesses. Je n'ai pas lu le livre coup de poing auquel je m'étais attendu.

Lacazavent
06/05/12
 

J'ai reçu ce livre l'année passée, lors d'un swap et je l'ai enfin sorti de ma PAL grâce au club de lecture de ma bibliothèque : le thème de ce mois était le classique américain De sang froid de Truman Capote, pour lequel je n'étais pas très inspirée a priori (et je n'avais guère de temps pour lire le pavé non plus...) ; comme Harper Lee était amie d'enfance avec Truman Capote, on m'a gentiment suggéré de lire son livre. Et comme Enna avait l'intention de lire ce roman en V.O., nous avons décidé de publier notre billet le même jour ! Que dire de ce classique américain, roman culte aux Etats-Unis, souvent proposé en lectures scolaires ados ? Il me faut avouer que je l'ai découvert grâce aux blogs... je ne connaissais pas ce titre "avant" ! Je retiendrai d'abord le climat du livre : la voix de Scout n'est pas le moindre de ses charmes, qui nous raconte trois années de sa vie d'enfant, avec son père, Atticus Finch, son frère Jem et son ami Dill, qui vient passer les vacances à Maycomb, petite ville du Sud de l'Alabama. Comme dans Seul le silence, on retrouve une petite ville où tout le monde se connaît, où les différences sociales sont bien établies, et où évidemment la ségrégation raciale sévit : les Noirs et les Blancs ne sont pas censés se mélanger, même si les femmes noires travaillent dans nombre de maisons blanches comme cuisinières ou gouvernantes. Une ville et des habitants dont les traditions et les préjugés ne demandent qu'à sortir sur la place publique. Certes, le propos est ici plus "léger" que dans le roman d'Ellory à cause de l'âge de la narratrice, de sa naïveté, de sa fraîcheur, de l'humour involontaire avec lequel elle raconte la vie de son quartier et de sa famille. Dans la première partie, le décor se plante petit à petit et on peut ressentir aisément la chaleur du Sud, respirer l'odeur de la poussière qui colle aux pieds nus des enfants, on peut s'imaginer se balançant dans un fauteuil à bascule sur une véranda équipée d'une moustiquaire, comme il se doit quand on en a les moyens. Mais ce n'est pas que l'ambiance qui compte, même si le décor est important : dans les jeux des trois enfants, qui sont à la fois attirés et effrayés par leur voisin le plus proche, Boo Radley, qu'ils n'ont jamais vu mais dont ils ont entendu parler en termes de "légende", on peut lire la genèse, la métaphore de l'événement qui va secouer Maycomb l'année suivante et va bouleverser la famille Finch. Dans leurs peurs, les on-dit autour d'Arthur Radley (un Blanc !), on peut deviner les préjugés, les violences, le racisme qui s'exercent et s'exerceront contre la communauté noire en général et contre Tom Robinson en particulier. Mais attention, le message du livre n'est pas de stigmatiser la ségrégation, mais plutôt de promouvoir un vivre ensemble harmonieux entre tous, de laisser sa chance à chacun, de garder sa capacité de réflexion même quand l'opinion générale est à l'opposé de la vôtre. A l'image d'Atticus, qui élève ses enfants de façon peu conventionnelle mais tellement ouverte et respectueuse des autres. Ambiance, thématique, tout cela me plaisait déjà, sans compter la narration qui a tout pour me séduire aussi : non seulement le point de vue choisi par Harper Lee est intéressant, , celui d'une enfant de six ans au départ, qui sait lire avant d'aller à l'école et est intéressée par tout écrit qui traîne à sa portée, mais en plus la romancière sait mener son histoire : à peine la dernière ligne lue, je relisais le début, puisque les deux se répondent, et j'aime ça dans la construction d'un récit ! Je retiens aussi la fraîcheur, l'intégrité des personnages, l'apprentissage de la vie qu'ils seront forcés d faire à travers le procès de Tom Robinson, mais aussi grâce à leurs propres transgressions, la tendresse vécue entre le frère et la soeur, entre les enfants et le père : je retiendrai longtemps l'image de Scout glissant sa tête sous le menton d'Atticus, et comment elle construit petit à petit l'image de ce père un peu déconcertant pour elle, mais si grand et si attentif en fin de compte ! Dans mon édition de poche, il faut lire la postface d'Isabelle Hausser, qui a revu la traduction originale en français et qui apporte un éclairage intéressant sur l'auteur et sur le contexte dans lequel le livre a été publié aux Etats-Unis, en 1960, en pleine conquête des Droits civiques par les Noirs. Cette petite ville de Maycomb est le symbole de l'Amérique tout entière. Ce roman correspond à toutes les images que j'ai reçues des Etats-Unis dans ma jeunesse, un pays à la fois monstrueux et grandiose depuis que Rosa Parks a un jour osé refuser de céder sa place à un Blanc dans un bus. Un roman qui fait du bien, tout simplement, et sans être gnangnan ! J'ai donc très envie maintenant de voir le film adapté de ce roman (avec Gregory Peck dans le rôle d'Atticus, de lire La couleur des sentiments et ... De sang froid aussi finalement !! "Dill était reparti. Tant de jolies choses flottaient dans son esprit rêveur. Il était capable de lire deux livres entiers le temps que j'en lise un, mais il préférait la magie de sa propre imagination. Il savait calculer à la vitesse de l'éclair mais il préférait son propre monde crépusculaire, un monde où les bébés dormaient en attendant d'être cueillis comme les lis du matin. Il se parlait lentement pour s'endormir et m'emportait avec lui mais, dans la quiétude de son île de brume s'éleva l'image fanée d'une maison grise aux tristes portes marron.- Dill ?- Hein ?- D'après toi, pourquoi Boo Radley ne s'est jamais enfui ?Il poussa un long soupir et me tourna le dos.- Peut-être parce qu'il n'a nulle part où aller..." (p. 225) Anne

Anne7500
13/04/12
 

Je nous imagine parlant de ce livre, toi l’inconditionnelle et moi plus dubitative.« Alors, tu l’as trouvé comment ce livre ?- Ouiais, c’est un joli livre, bien écrit avec de la tendresse, une certaine gouaille. C’est vraiment la vie quotidienne dans le sud profond des Etats-Unis. Plutôt la vision d’une petite fille Scout garçon manqué et pleine de vigueur… Mais bon….Quoi mais bon ?- Et bien, comme il était cité dans la Couleur des Sentiments, je m’attendais à plus de véhémence, plus de politique, un peu comme dans ce fameux film en noir et blanc dont j’ai oublié le nom…. C’est en cela qu’il m’a déçuMais, tu ne l’as pas aimé alors ?- Si, mais je ne comprends pas l’engouement qu’il suscite. A sa sortie, il a dû faire l’effet d’un pavé dans la mare. Qu’une femme ose écrire là-dessus !!! mais le Pulitzer et cet engouement qui dure toujours peux-tu me l’expliquer ?Justement parce que c’est un livre intemporel qui permet de faire connaître, aux nouveaux lecteurs, le racisme ordinaire de cette époque et qui est encore d’actualité !- Mais le procès est tellement dilué dans la vie de Scout et dans le livre lui-même que ce n’est qu’un épisode de plus. Je n’y ai vu que la vie d’un village durant la grande dépression. J’ai apprécié la description des mœurs, de ces gens « bien-pensants » engoncés dans leur bien-être et leur supériorité de blanc. Toutes ces déviances protestantes toutes plus austères les unes que les autres….- Mais Scout, Calpurnia, Atticus, ils ne t’ont pas émerveillée- Beaucoup de non-dits, le père est un père-modèle, les enfants sont élevés du bon côté du ruisseau, s’expriment comme des étudiants et non comme des gamins… oui, je sais, le milieu social !!!! Mais justement oui, le milieu social, Scout finira comme une jolie demoiselle en robe, elle nous le raconte d’ailleurs à la fin du livre, même si il lui restera toujours ce besoin de liberté, ça on n’en guérit jamais. Certaines phrases de Scout m’ont plu comme celle-ci, « Je lui avais demandé, un soir, pourquoi Hitler l'irritait tant et il m'avait répondu:"parce que c'est un fou."Ce ne devait pas être le cas, songeai-je pendant le cours d'arithmétique.Un fou face à des millions d'Allemands. Il me semblait que c'était eux qui auraient dû l'enfermer au lieu de se laisser enfermer par lui. » Alors quoi ?- Alors quoi, un joli petit livre, facile à lire avec des longueurs. Je l’ai lu en une soirée. Mais en dessous de ce que j’en attendais, plutôt un livre pour adolescents. Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c'est un péché que de tuer un oiseau moqueur.Ce fut la seule fois où j'entendis Atticus dire qu'une chose était un péché et j'en parlai à Miss Maudie.- Ton père a raison, dit-elle. Les moqueurs ne font rien d'autre que de la musique pour notre plaisir. Ils ne viennent pas picorer dans les jardins des gens, ils ne font pas leurs nids dans les séchoirs à maïs, ils ne font que chanter pour nous de tout leur cœur. Voilà pourquoi c'est un péché de tuer un oiseau moqueur.Ce passage pourrait résumer le livre : il ne faut pas se tromper de coupable, ce qui est assez universel.Merci l’inconditionnelle pour cette petite conversation devant un bon Tarry souschong et à bientôt.

zazy
30/12/11
 

J’ai été surprise tout d’abord car je pensais entrer directement dans le vif du sujet or Harper Lee prend tout son temps pour bien nous faire entrer dans l’histoire et faire connaissance avec les personnages. Et j’ai adoré ce début de roman qui finalement met en place le décor, les protagonistes et qui, s’il semble être en décalage avec l’intrigue principale qui est le procès, est en réalité un socle essentiel pour comprendre la fin et ajouter à l’émotion.J’ai donc beaucoup aimé suivre les enfants dans leurs jeux, me demander avec eux qui étaient ces gens qui vivaient enfermés dans l’obscurité de leur maison délabrée. Cela m’a rappelé des souvenirs d’enfance où à cet âge-là on trouve toujours dans son quartier une maison « hantée » ou un voisin qui fait peur.Je suis impressionnée par le talent de conteuse de Harper Lee qui réussit à se mettre dans la peau d’une enfant : Scout que j’ai trouvée terriblement attachante. Impertinente, curieuse, débrouillarde, intelligente et bagarreuse, Scout est un véritable garçon manqué et ce fut un plaisir pour moi que de suivre ses péripéties à travers son regard de petite fille.J’ai beaucoup aimé aussi son père Atticus, un homme droit, honnête, tendre, cultivé.Ils sont d’ailleurs un peu trop parfaits ces personnages. Je n’ai pas réussi à leur trouver de défauts.Finalement, peu de place est accordée au procès en lui-même mais l’essentiel se situe plutôt dans l’analyse des comportements des différents protagonistes face à cette situation.Nous sommes dans un Etat sudiste où les Noirs n’ont aucun droit et ne bénéficient d’aucune considération sauf à de rares exceptions. Lorsque l’affaire Tom Robinson éclate, parce qu’il est Noir toute la ville est persuadée de sa culpabilité. On reproche à Atticus, bien qu’il soit commis d’office, de vouloir le défendre de son mieux. Les enfants doivent affronter les quolibets de leurs camarades de classe et la violence des adultes. Mais tous tiennent bon grâce à l’espoir.Ce roman est une ode à la tolérance, à l’espoir et aux rares personnes qui osent se lever contre l’injustice et contre la majorité.« ‎- Atticus, tu dois te tromper... ?- Comment cela ?- Eh bien, la plupart des gens semblent penser qu'ils ont raison et toi non ...- Ils ont tout à fait le droit de le penser et leurs opinions méritent le plus grand respect, dit Atticus, mais avant de vivre en paix avec les autres, je dois vivre en paix avec moi-même. La seule chose qui ne doive pas céder à la loi de la majorité est la conscience de l'individu. »Difficile pour moi d’en dire davantage sans spoiler alors je vais m’en tenir là.Je ne rajouterai que ceci : j’ai lu ce livre d’une traite, je n’arrivais plus à le poser. Il est riche en émotions, j’ai ri et pleuré, bref c’est un véritable petit bijou.A ceux qui ne l’ont pas lu, n’hésitez plus.

Aaliz
20/12/11
 

J’ai eu envie de lire ce livre après avoir lu La couleur des sentiments et ça a été pour moi une découverte extraordinaire. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’histoire est racontée par Scout ; cela lui confère une fausse naïveté en même temps qu’un côté très touchant et tout à fait convaincant. Le personnage du père est lui aussi remarquable, porteur d’une sagesse et d’une humilité qui le rendent fascinant tandis qu’il conserve une part de mystère. Enfin, il faut replacer le livre dans son contexte de publication (aux USA dans les années 1960) pour mesurer combien il était précurseur au niveau des mentalités qu’il véhiculait. Mais ce qui, à mes yeux, fait la force et la beauté de ce livre, c’est l’universalité des valeurs qu’il transmet sur la tolérance, l’enfance et la bonté dont l’être humain est capable, le tout sans tomber dans les bons sentiments ou le dogmatisme. C’est un roman d’une qualité rare et qu’il faut lire absolument.Et il y a aussi eu une très belle adaptation de ce roman au cinéma : Du silence et des ombres qui est un film datant de 1962, très fidèle au livre et dans lequel le rôle d’Atticus est merveilleusement interprété par Gregory Peck.

Artsouilleurs
18/09/11
 

Attention, chef-d’œuvre ! Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur a été un énorme mais alors énorme coup de cœur pour moi, à tel point que je m’en suis voulue de ne jamais avoir lu ce livre avant ! D’autant plus que ce n’était pas faute de le connaître, ce roman. Ayant fait des études d’anglais, je l’ai souvent croisé dans mes livres de littérature américaine : je savais qu’il était l’unique roman écrit par Harper Lee au début des années 60 (à ce sujet, ne manquez pas de lire la postface, très intéressante), qu’il avait été couronné par le Prix Pulitzer et que c’est une lecture scolaire pratiquement incontournable aux Etats-Unis. Mais allez savoir pourquoi, je n’avais jamais eu la curiosité de le lire ! Et puis il y a quelques mois, je tombe dessus par hasard en librairie. Or venant juste de lire quelque chose au sujet de ce livre dans un magazine, je décide de l’acheter. Mais croyez-vous que je l’aurais ouvert tout de suite ? Non, il a encore passé de longs mois dans ma PAL avant que je ne finisse par l’en extirper à l’occasion d’une lecture commune. Et franchement, dès les premières pages, j’ai eu envie de me battre pour avoir attendu si longtemps. Tout ça pour vous dire : si vous avez Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur dans votre PAL, jetez-vous immédiatement dessus. Si vous ne l’avez pas, foncez l’acheter ou l’emprunter à la bibliothèque ! Mais qu’est-ce qu’il y a donc tant dans ce roman qui fait que je sois si dithyrambique à ce sujet ? Eh bien, d’abord pour moi la principale qualité de Ne tirez pas, c’est sa narratrice, la jeune Scout, et la façon dont elle raconte cette histoire, son histoire, celle de sa famille, celle de la société dans laquelle elle évolue. J’ai adoré « la » lire. Scout est une petite fille très attachante, vraiment drôle et par moments, à la fois très naïve et étonnamment mature : bref, en quelques chapitres, elle est devenue l’un des mes personnages littéraires favoris. [Lire la suite sur mon webmag].

ElizabethBennet
14/06/10

Jem et Scout sont deux jeunes enfants élevés par leur père, seul. Avocat et irréprochables sous tout rapports, Atticus essaye d'éduquer son fils et sa fille dans le respect du prochain, qu'il soit blanc ou noir, en pleine période de la Grande Dépression. Mais les enfants vont être confrontés à la dure réalité de la vie quand leur père se retrouve à devoir défendre Tom, un noir accusé de viol sur une blanche. Car tout le monde n'est pas aussi ouvert d'esprit que Atticus... Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre qui m'intéresse énormément depuis que j'ai lu le premier tome de la saga Chroniques des enchanteurs de Kami Garcia. Mais quand j'ai vu nos couvertures françaises, je me suis maudite de ne pas lire en anglais ! Car il faut bien se l'avouer : les couvertures VF proposées jusqu'ici sont vieillottes, elles sont d'un autre temps et ne donnent clairement pas envie de posséder ni même d'ouvrir ce livre. Et donc quand j'ai vu que les éditions Grasset allaient rééditer ce livre, et avec une jolie couverture colorée, l'espoir est revenu ! Je compte d'ailleurs me le procurer également au format papier, pour l'intégrer à ma petite collection.Mais venons-en à l'histoire. Harper Lee aborde ici la Grande Dépression, vue par deux enfants, Jem et Scout. Sans tomber dans l'infantilisation, le sujet est très bien amené, en douceur. Les enfants vont découvrir que les adultes qu'ils croisaient tous les jours ne sont pas aussi parfaits qu'ils semblaient être : ils se révèlent racistes, violents, injurieux. Bien sûr, ils ne peuvent pas saisir toute la portée des actes de ces adultes, mais nous, lecteurs, nous comprenons pour eux et assimilons les évènements tels qu'ils sont. Jem et Scout comprennent en substance, et se rendent compte du poids qui pèse sur les épaules de leur père. A leur manière, ils vont essayer de soutenir Atticus dans sa tâche.On se laisse porter au fil de l'histoire, si bien que l'on ne se rend pas compte que l'on tourne les pages, jusqu'à arriver à la fin. On voit, comme je le disais plus, avec nos yeux d'adultes ce que les enfants voient avec un regard innocent, presque naïf dans certains cas. Cette compréhension à deux vitesses amène une perspective très intéressante ! Harper Lee a un vocabulaire riche, sans pour autant que cela rende le texte complexe. Je me suis tellement laissé prendre au jeu entre les deux points de vue que j'ai eu pendant quelques instants, l'impression de vivre à Maycomb même, avec pour voisins, les Finch et Boo.En bref, c'est enfin une réédition jolie qui est proposée pour les lecteurs et aidera certainement beaucoup d'autre à passer le cap avec une couverture qui tient la route. La plume de l'auteure est tellement captivante, qu'on se retrouve plongés jusqu'au cou dans l'histoire. Les deux points de vue - le notre et celui des enfants- amène une perspective intéressante et originale, qui plaira aux lecteurs de tout poil.

bountyfrei
02/01/16
 

Grand classique de la littérature américaine, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur offre un témoignage du quotidien dans une petite ville de l’Alabama dans les années 30. Si j’ai apprécié ce livre, je n’en reste pas moins assez surprise par son contenu. Ayant toute confiance en la quatrième de couverture qui nous annonce un procès difficile, j’ai été déstabilisée par les premières pages et ai du me rendre à l’évidence : cet élément de l’histoire n’est qu’un petit passage parmi d’autres. L’ensemble n’en reste pas moins agréable et émouvant mais mes attentes n’ont pas été véritablement comblées. Et finalement, cette découverte a été un peu freinée par le support audio qui, pour la deuxième fois, ne me convainc pas totalement ; je vous en parle plus en détail dans le dernier paragraphe.Toute l’histoire nous est contée du point de vue unique de la petite Jean Louise Finch alias Scout, pas tout à fait 6 ans au début du livre, pas tout à fait 9 ans à la dernière page. Cette petite fille intelligente, débrouillarde, curieuse, à l’imagination débordante et un poil « garçon manqué » va nous dépeindre son quotidien dans le détail. De son premier jour d’école auprès d’une institutrice bornée et peu aimable, aux jeux qu’elle partage avec son grand frère – Jeremy alias Jem – et leur meilleur ami Dill. Les journées se ressemblent et se déroulent toutes entre l’école, la maison des Radley dont le mystère de la disparition de Boo Radley occupe fréquemment les enfants, et la maison des Finch où Atticus, le père avocat, lit son journal et tente d’inculquer les valeurs à ses rejetons et où Calpurnia, la gouvernante noire, tente tant bien que mal de faire régner l’ordre. Les semaines et les mois passent, rythmés par les découvertes et déconvenus de Scout et de ses proches. La petite grandit, ses réflexions s’affûtent mais son regard reste celui d’une enfant. Jusqu’au jour où Tom Robinson, un jeune travailleur noir, est accusé d’avoir violé une adolescente blanche (Mayella Ewell). C’est Atticus Finch qui défend l’accusé au tribunal. Scout et Jem vont découvrir les lois qui régissent leur pays et vont comprendre que malgré celles-ci, le conflit racial domine dans la ville, il n’est pas question de justice.J’ai aimé suivre le point de vue de cette enfant sur trois années. C’est à la fois naïf, humain et terriblement authentique. La réflexion apportée par Scout n’en est que plus poignante et percutante. Je retiens notamment celle qu’elle fait au sujet d’Hitler lorsque son enseignante lui assène que là-bas, en Allemagne, c’est un dictateur qui règne, alors qu’ici dans leur pays, c’est la démocratie où tous ont donc les mêmes droits, où l’égalité est reine. Harper Lee met en place un contexte fort en nous faisant découvrir le quotidien de ses personnages. On se croirait dans cette petite ville de l’Alabama dans les années 30. On sent les liens entre les voisins, la place de la Femme qui se modifie petit à petit, et surtout ces relations délicates avec les travailleurs noirs qui vivent plus loin, dans un autre quartier… J’ai aimé réussir à me plonger si facilement dans le décor, comme si je faisais moi aussi partie de l’histoire.En revanche, il est vrai que l’on peut être surpris dans un premier temps. Les premières dizaines de pages ne nous apprennent pas grand chose sur la direction que souhaite prendre l’auteure, on ne sait pas trop où l’on va et on ne peut pas dire que l’action soit vraiment au rendez-vous. C’est, et je me répète, le témoignage du quotidien d’une petite fille dans les années 30, de son point de vue d’enfant. Alors comme beaucoup, je pense, j’attendais cette histoire de procès. J’imaginais que ce serait le coeur du livre et qu’on découvrirait tous les éléments très vite, dans les premières pages. Or, le procès de Tom Robinson n’est qu’un passage dans le texte, comme je le disais en introduction. Il intervient très tardivement dans le texte, à plus de la moitié de l’histoire, il me semble. Sans être déçue, je m’attendais à autre chose, j’ai donc été un peu désapointée. Les chapitres consacrés au jugement du jeune homme noir au tribunal sont excellents car vraiment très prenants, mais l’affaire arrive bien tard et est finalement assez vite jugée, vous vous en doutez.La ségrégation est là, en toile de fond et est perceptible, mais je m’attendais vraiment à ce qu’elle soit beaucoup plus mise en avant tout au long de l’histoire, ce qui n’est pas le cas. Et ce qui entraîne une légère petite déception pour ce grand classique de la littérature américaine. C’est malgré tout très bien écrit car fluide mais percutant et l’on suit avec plaisir les aventures de cette malicieuse petite Scout. Et le format audio ? Je pense que l’impact de Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur aurait été un peu plus fort si la lecture s’était effectuée « normalement » à savoir à travers un livre papier. C’est la deuxième fois que je tente l’aventure du livre-audio et encore une fois, je ne suis pas totalement convaincue. C’est certes agréable d’écouter la voix d’un conteur – Cachou Kirsch fait ici parfaitement son job – mais je crois que ce n’est pas pour moi. Je manque de concentration et ne retiens donc pas grand chose de ce que j’écoute, malgré toute ma bonne volonté. Impossible pour moi de m’asseoir et de rester là, uniquement à écouter le texte, alors j’essayais d’avancer dans ma « lecture » au moment des tâches ménagères ou des trajets quotidiens pour me rendre au travail. C’était plutôt efficace mais les sessions étant courtes (une vingtaine de minutes à chaque fois) j’avais l’impression de ne pas avancer. Il est clair que je parcoure beaucoup plus rapidement les mots écrits sur une page que je ne peux le faire en écoutant quelqu’un me conter une histoire (et je ne crois pas qu’accélerer la bande soit la solution). Je trouve finalement que c’est trop lent pour moi. Pour que j’apprécie une histoire, je n’aime pas qu’elle traîne sur plusieurs semaines, j’aime avoir la sensation d’avancer et « de voir le bout ». Ce qui n’est définitivement pas le cas avec un livre-audio, surtout lorsque celui-ci dure plus de 11 heures ! Bref, le livre audio pourquoi pas, mais sur des textes très très très courts.

DameMeli
05/12/15
 

Enfin lu ce livre culte que j'ai aéré régulièrement pendant de nombreuses vacances; cette fois, j'ai lu et j'ai aimé la voix de cette petite fille qui raconte sans tout comprendre, de ce frère plus mature et de ce père remarquable. Il faut évidemment se remettre dans le contexte mais hélas ce n'a pas aussi profondément changé qu'on le voudrait: le racisme a la vie dure.Je ne suis pas déçue! c'est ce que je crains pourtant chaque fois que je lis un livre encensé par toutes les critiquesLa traduction est un peu désuète mais tous ces passés simples m'amusent berthe

afbf
29/11/15
 

Alabama 1930 Dans une petite ville du sud profond des Etat-Unis, en Alabama, dans les années 1930, une petite fille de 8 ans vit avec sa grande soeur et son père. Rigoureux et honnête, ce dernier élève seul ses deux filles. Il est avocat et est désigné pour défendre un homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche. A cette époque, la lutte contre la ségrégation fait la une de l'actualité.Ce très beau roman emporte le lecteur dans la vie de cette famille et de son entourage où le racisme est partout présent.Traitant d'un sujet grave avec beaucoup de tendresse, d'humour, et avec le regard d'une enfant, "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" restera l'unique oeuvre de Harper Lee. Elle est devenue un classique de la littérature américaine.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

J'ai beaucoup aimé ce livre. Ce n'est pas un de ces bouquins qu'on dévore en une nuit (assise sur le sol de la salle de bain... ahem.) parce qu'il nous est viscéralement impossible de le reposer. Ce n'est pas non plus un livre qui, une fois fini, réveille une espèce d'euphorie en vous que vous avez besoin d'extérioriser (... Vous savez comme une cocotte minute qui chauffe, chauffe, chauffe pendant tout le livre et à la fin de votre lecture vous avez tellement aimé que vous faites le bruit de l'espèce de bouchon qui tourne... Au passage ce truc me faisait trop peur quand j'étais petite, j'étais persuadée que si je rentrais dans la cuisine il allait se détacher et voler comme une fusée à l'intérieur de mon crâne... C'était l'info indispensable du jour).Ce livre, c'est simplement un livre excellent à sa manière. Il s'insinue doucement en vous, vous accroche à son histoire, à ses personnages, vous apprend des choses sur une époque si différente de la notre, vous énerve, vous plombe le moral, vous donne de l'espoir... Ce livre, il reste ancré en vous parce que d'une certaine manière, même si c'est une variation infiniment petite, il vous change, il vous fait grandir.Ce que j'ai aimé:- Même si ça m'a décontenancée au début, j'ai aimé que la narration vienne d'une petite fille (et quelle gamine!). Finalement, Harper Lee se sert de la "parole facile" des enfants pour dénoncer certaines croyances sociales et religieuses trop bien ancrées dans les années 30. Un enfant, ça dit ce que ça pense, c'est parfois touchant, parfois agaçant, mais on leur pardonne toujours leurs paroles, et on leur explique tout. Ainsi en passant par un tel récit, Harper Lee a pu dire ce qu'elle pensait de manière simple et sans jugement.- L'humour présent tout au long du livre; que ce soit celui de Scout (la narratrice) ou bien celui d'Atticus, son père, dont elle rapporte parfois les paroles sans les comprendre ce qui la rend d'autant plus attachante au lecteur. C'est aussi ça qui est agréable dans ce livre: il peut se lire à plusieurs niveaux. C'est un bon récit d'initiation pour les enfants qui apprendront tout comme Scout certaines choses tout au long de ce livre, se sentant probablement perdus en même temps qu'elle. C'est aussi tout simplement un bon roman adultes ou jeune adulte comme moi qui souhaitent en apprendre plus (tout en cernant l'humour plus subtil de l'auteur, humour très agréable et intelligent au passage...).- Un roman qui dénonce doucement les effets de préjugés raciaux et religieux sur les individus et nous montre la puissance de l'effet de groupe sur les décisions d'un homme.- Atticus Finch: modèle de droiture, c'est un homme gentil, généreux et juste. Un père incroyable qui m'a émue plus d'une fois. Si tous les hommes éduquaient leurs enfants de cette manière, le monde ne serait pas tel qu'il est aujourd'hui...Ce que je n'ai pas aimé:- Une première partie posant le décors et nous permettant d'apprendre à connaître les personnages un peu longue... J'aurais aimé en savoir plus sur le travail d'Atticus en amont du procès ; cela dit je comprends que, puisque la narratrice n'est autre qu'une petite fille, ce n'était pas possible (et ce n'était pas non plus le but...).En bref: Pour moi ce livre fait parti des livres qu'il est bon d'avoir lu ne serait-ce qu'une fois dans sa vie histoire de s'ouvrir à autre chose, histoire d'apprendre, de comprendre, de compatir aussi d'une certaine manière. A travers ce livre, vous passerez de l'incompréhension de certaines croyances à l'indignation de certains actes, tout en ayant la sensation d'assister à cela de vos propres yeux d'enfant grâce à une narration parfaitement maîtrisée. Echos de Mots

EchosdeMots
28/10/15
 

Depuis que j'avais fini le monde de Charlie dans lequel il était fait mention de ce roman, j'étais impatiente de me plonger dedans. Par chance, il se trouvait justement dans ma pal, alors j'ai sauté sur l'occasion ! Je suis très contente de l'avoir lu, bien qu'il s'est révélé très différent de ce à quoi je m'attendais, et je ne regrette pas du tout de m'être lancée dans cette lecture. Nous voyons à travers les yeux de Scout, une petite fille, un procès mené par son père essayant de disculper un nègre. Cependant, on découvre principalement la vie de Scout, ses journées, son monde. L'intrigue principale du roman met un moment à se manifester, et le procès n'est fait qu'à la fin du roman.Le procès est la partie que j'ai préféré. J'ai toujours été un peu fascinée par la façon qu'avait les avocats de mener leurs affaires, surtout dans un cas de ce type. L'auteur manie facilement sa plume et sait nous embarquer dans ce monde-là. C'était un moment passionnant, qui m'a fait ressentir plein d'émotions contradictoires : de l'admiration, de la frustration, de la colère ou du mépris. L'issue du procès, on s'en doutait un peu même si la fin est assez triste.La vie de Scout est drôle à lire : on la voit grandir, faire des bêtises, mais aussi découvrir le monde, au côté d'autres personnages assez atypiques. On peut dire que sa vie est mouvementée : incendie, vols, rencontres inopinées, bagarres... On découvre ici des personnages hauts en couleur : tout d'abord Scout, évidemment. Elle est pleine d'entrain et de bonne volonté et prompte également à laver son honneur ou celui de son père. Mais plus elle grandit, plus elle réfléchit et prend sur elle. Elle est assez impressionnante dans les moments où elle montre sa politesse (devant la prison de Tom Robinson, face à des fermiers dont Walter C. ou dans le salon avec sa tante et d'autres femmes).Jeremie ou Jem, son frère, est un garçon attachant, tout comme Dill, Calpurnia, miss Mauddie... Mais surtout Atticus : il montre un sang-froid et un courage impressionnant : comme il est souligné plusieurs fois dans le roman, il s'occupe de ce que les autres ne veulent pas faire car il faut bien que quelqu'un le fasse. La plume de l'auteur est tout à tour sombre et enjouée. Elle présente nombre de sujets de réflexion tout en restant légère, de sorte que le roman se lit vite et sans que l'on voit le temps passer (surtout pendant le procès, d'après moi !). C'est une auteur très douée et je déplore qu'elle n'ait pour le moment écrit aucun autre roman. Un très bon moment passé avec ce roman de façon assez inattendue. C'est un livre d'après moi incontournable et que tout le monde devrait avoir lu ! Ninon !

nilale
03/04/14
 

Au début j'avoue avoir été un peu perdue vis-à-vis du résumé du quatrième de couverture... En effet, sur la première moitié du livre il n'est pas du tout question de ce viol, mais juste des aventures des enfants Finch, Jem et Scout. La petite Scout nous guide à travers l'Alabama, état du Sud des Etats-Unis qui n'a pas encore aboli la traite des noirs. Ce livre est une sacré leçon de vie.Immédiatement cela me fait penser à la ligne verte, encore un homme "noir", de race inférieur, qui se retrouve jugé coupable sans procès valable.L'histoire est dur mais c'est très frais de la voir à travers les yeux de Scout. Elle entend tout et voit tout, au dépit des adultes qui pensent qu'elle est trop jeune pour comprendre. Elle se forge ainsi sa propre opinion.

naramaya
28/01/14
 

Le sud des Etats-Unis, les années 30. Scout, petite pitchoune d'une dizaine d'année nous raconte sa vie de petite fille, ses disputes avec son grand frère, ses explorations plus ou moins autorisées dans le jardin du voisin et les grandes vacances. Jusqu'au jour où elle se retrouve au tribunal, à observer son idole et père Atticus défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. C'est un livre incontournable pour tous les jeunes américains et Harper Lee nous emmène dans un univers très drôle et surtout très vivant. Scout nous emmène partout avec elle et nous livre ses réflexions sur la vie, les grandes personnes et la peur des autres qui passe encore à l'époque beaucoup par la couleur de peau. A lire et à relire pour mieux le savourer.Et pour une fois, l'adaptation faite au cinéma avec Gregory Peck, "Du silence et des ombres" en 1962, reste très fidèle à l'esprit du livre. Aucune excuse donc pour ne pas connaître cette histoire !

Anneuh
24/01/14
 

"Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" est un roman porté du début à la fin par l'intelligente Scout, la narratrice, très jeune à l'époque des faits: son père, Atticus Finch, avocat est commis d'office pour défendre un Noir Tom Robinson accusé d'avoir violé une femme blanche. Ce roman dresse le portrait d'une Amérique à l'époque de la grande récession empêtrée dans son racisme, ses principes moraux et religieux.Scout et son frère, Jem sont élevés par leur père qui leur inculque le respect des autres quelque soient leurs couleurs de peau ou leurs origines sociales. Jem et Scout vont devoir faire face aux intimidations que leur font faire subir les membres de la communauté en Alabama car leur père défend un noir. Jem et Scout se trouvent propulsés dans un monde sans pitié et vont quitter le monde de l'enfance brutalement. "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" est un très beau roman sur l'enfance mais aussi un roman qui touche à l'universel car il renvoie à la part d'intolérance qu'il peut y avoir en chacun de nous.

alexka
29/12/13
 

Le début du livre nous plonge dans une histoire d'enfant, d'enfance, ce qui m'a plus car a fait écho à mes propres souvenirs d'enfance "cap, pas cap...". Par la suite le récit est axé sur la découverte d'un monde injuste, sur la dénonciation de l'idiotie de certains comportements humains. Le récit devient plus profond. Il a donc continué à me plaire mais pour d'autres raisons.La lecture est très agréable. Les descriptions faites par l'auteur nous plongent immédiatement dans l'ambiance de ce vieux sud, endormis sur ses valeurs. Bien que ce soit l'histoire d'un enfant, étant conté par un adulte, le vocabulaire est plus riche que celui d'une enfant de 6 à 9 ans. C'est le choix d'un enfant comme narrateur, qui permet si bien au récit de fonctionner. En effet, c'est plus facile de faire dire à un enfant "c'est trop injuste" (ou alors il faut un poussin noir avec une coquille d’œuf sur la tête) et de pointer l'absurdité, l'incohérence des comportements humains. Ce point de vue de la narration est un véritable point fort de ce livre.(...)

Mariejuliet
27/11/13
 

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est un roman de Harper Lee, paru en 1960. Dans l’Alabama des années trente, Atticus Finch, avocat intègre et père attentif, tente d’élever ses enfants en leur inculquant les valeurs morales auxquelles il croit. C’est la petite Scout – Jean Louise – la narratrice. Le lecteur va passer plusieurs années à ses côtés, assistant à la naissance de son amitié pour Dill, un petit voisin, ainsi qu’à son éveil au monde qui l’entoure et aux règles, avouées ou implicites, qui régissent la société. Le quotidien de ce sympathique trio – Scout, son frère Jem et Dill – va être bouleversé lorsqu’Atticus va prendre la défense de Tom Robinson, un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.A travers le regard candide mais plein d’acuité de Scout se dessine une chronique des années trente minées par le racisme et les préjugés. « Dans nos tribunaux, quand c’est la parole d’un homme blanc contre celle d’un Noir, c’est toujours le Blanc qui gagne. C’est affreux à dire, mais c’est comme ça. » (p. 342) La jeunesse de Scout au moment des événements rend la narration pleine de fraîcheur et de dynamisme. Outre le contexte historique, ce qui m'a intéressée, c’est aussi la jolie fable sur les relations familiales, les bêtises enfantines, les prémisses de l’adolescence et les tantes autoritaires et revêches ! Le personnage d’Atticus est riche, généreux et très réfléchi. Il sait voir au-delà des apparences et prêter aux autres de meilleures intentions qu’ils n’en ont peut-être. Il s’agit d’un homme charismatique, symbole de la lutte contre les préjugés.Et pourtant, malgré les qualités indéniables de ce récit, j’ai apprécié ma lecture, sans plus. Peut-être parce que le résumé de la quatrième de couverture laisse entendre qu’il s’agit du récit d’une lutte pour l’égalité de tous, alors que le procès n’occupe finalement qu’une partie du roman. Parce que le rythme est un peu lent, et que certains événements rapportés avec minutie ne prennent pleinement leur sens qu’à la fin. Ce fut cependant une lecture agréable, que je suis ravie d’avoir mené à son terme pour le club de lecture de Babelio."Jusqu’au jour où je craignis que cela me fut enlevé, je ne m’étais jamais rendu compte que j’aimais lire. Pense-t-on que l’on aime respirer ?" (p. 35)« Il n’y a pas de saisons bien définies en Alabama ; l’été tourne à l’automne et il arrive que l’automne ne soit jamais suivi par l’hiver, mais se transforme en un bref printemps qui se fond bientôt en été. » (p. 98)« Ce n’est pas parce qu’on est battu d’avance qu’il ne faut pas essayer de gagner. » (p. 123)« Le courage, c’est savoir que tu pars battu, mais d’agir quand même sans s’arrêter. » (p. 177)« Une salle d’audience est le seul endroit où un homme a le droit à un traitement équitable, de quelque couleur de l’arc-en-ciel que soit sa peau, mais les gens trouvent le moyen d’apporter leurs préjugés dans le box du jury. » (p. 342)

LeCottagedeMyrtille
10/11/13
 

Et pan ! Effectivement , j'aime assez faire le contraire de ce que l'on me demande...Sus à la galinette cendrée desormais !Plus sérieusement , difficile de tirer a boulet rouge sur un tel livre.L'histoire se déroule a Maycomb , petite ville de l'Alabama , dans les années 30 . Ville sudiste avec tout ce que cela implique de droits (ou de non droits ) pour la communauté noire y habitant...Scout , jeune narratrice de ce roman , y vit avec son frere ainé , Jem , sous l'oeil protecteur et bienveillant de leur pere , Atticus Finch , avocat de son état elevant seul sa progéniture depuis le décés de sa femme .Bouquin d'ambiance s'il en est , incarné par le proces d'un jeune noir , Tom Robinson , accusé d'avoir violé Mayella Ewell , jeune femme blanche au phrasé incertain , à la culture plus que défaillante , à la betise crasse mais surtout à la merci de tous les désirs de son pere , aussi inavouables soient-ils...Ceci tendant à expliquer cela..Livre découpé en deux parties bien distinctes : tout d'abord , l'auteur y pose les bases de son roman a travers les yeux de sa jeune narratrice . L'on y voit evoluer Scout , jamais bien loin de Jem , frere qu'elle admire et affectionne par dessus tout ainsi que quantité de personnages contribuant a asseoir le climat politique et social de l'époque...A la volée , je pense a Dill , nouveau compagnon de jeu des Finch avec qui ils feront les 400 coups et aupres de qui Scout s'eveillera au sentiment amoureux...Tante Alexandra , soeur oh combien rigide d'Atticus , aux idées bien arrétées qui légitime le racisme ambiant de l'époque ( mais est-ce que cela a vraiment changé...)au pretexte que la majorité a forcément raison ! Bien trop soucieuse du qu'en dira-t-on..Cependant , on ne peut lui reprocher le fait d'aimer ses neveu et niece...a sa façon...Autre personnage dont l'ombre et le mystere planent , faisant ainsi les beaux jours du joyeux trio ( Scout , Jem , Dill ) , Boo Radley . Etre invisible , totalement reclu chez lui , a l'origine de bon nombre de rumeurs le rendant ainsi fascinant au regard de ces trois jeunes vacanciers en mal d'emotions fortes : le but avoué , le voir ne serait-ce qu'une fois par tous les moyens , au moins l'apercevoir ce qui occasionnera bon nombre de situations cocasses et de peurs enfantines..Miss Maudie , la cinquantaine , femme genereuse aux idées progressistes..Mrs Dubose , vieille femme acariatre ne perdant pas une occasion de faire la leçon aux Finch sur quelque sujet que ce soit..Mais Calpurnia , bonne totalement dévouée a la famille Finch , Miss Caroline , jeune institutrice débutante et peu sure d'elle , Mr Ewell , sudiste pur et dur , convaincu de la supériorité de la race blanche malgré une betise d'une profondeur abyssale , viennent également enrichir ce récit , voire le faire évoluer..Puis il y a Atticus , ce pere épris de justice , bien trop faible avec ses enfants qu'il chérit par dessus tout , et qui sera au centre de toutes les attentions , de tous les coups bas des lors que le bouche à oreille aura fait son office : " comment , vous n'etes pas au courant ? c'est Atticus Finch qui défendra ce negre ! " , avec toutes les retombées personnelles et familiales que l'on imagine...Deuxieme partie beaucoup plus enlevée : le procesEnfin quand je dis proces , je pense plutot a simulacre...D'entrée de jeu , l'on sait deja que les dés sont pipés , que les cartes sont faussées..le seul tort de Tom , sa couleur de peau et pour ça , il doit payer ! Il cristallise toutes les peurs , tous les ressentiments..on aura beau dire et beau faire , de toute façon , il doit etre forcément coupable de quelque chose..peut-etre d'exister tout simplement... Les intervenants sont tour à tour truculents , pathétiques...Atticus démonte les arguments des Ewell un par un , posément , sans jamais s'emporter alors qu'il y aurait veritablement de quoi...La vérité creve les yeux mais il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir...Et que dire du final venant encore reserver son lot de surprises et d'evenements tragiques...Un tel récit raconté par une petite fille aurait pu etre incroyablement naif , simpliste . Il n'en est rien ! L'écriture est superbe et vous emporte irrémédiablement ! Un superbe conte sur l'enfance , les rapports entre frere et soeur , l'eveil au sentiment amoureux .L'on se rend compte que les mentalités sont tenaces , que les faire évoluer prendra un certain temps à defaut d'un temps certain .. Que la qualité de votre vie ne tient qu'à une chose , votre couleur de peau à la naissance et qu'il ne fait pas bon l'avoir foncée , les Sudistes n'etant pas franchement réputé pour leur acceuil chaleureux ...C'est tour à tour joyeux , triste , tragique , poétique mais cela ne sombre jamais dans le mélo , les bons sentiments . D'entrée de jeu , ce livre , de par son climat social si particulier , son clivage si prononcé , m'a ramené au film oscarisé en 67 " Dans la Chaleur de la Nuit " , avec Sydney Poitiers . Meme ambiance pesante , meme racisme frontal assumé , meme betise humaine ...A noter qu'il s'agit là du seul et unique ecrit de cet auteur qui , par peur de décevoir et de ne pas répondre aux attentes desormais légitimes de ses lecteurs , concluera ainsi sa courte mais néanmoins bouleversante carriere d'écrivain...Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur vous passera certainement l'envie de rire , le temps d'un récit...

TurnThePage
05/11/13
 

Pendant la grande dépression à Maycomb, une petite ville du sud des Etats-Unis, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Il est avocat et il devra défendre un noir accusé du viol d'une blanche alors que la ségrégation bat son plein dans cet état. C'est la vision de Scout, jeune fille de presque 6 ans au début de ce récit, que l'on suit. Elle nous raconte son enfance, l'adolescence de son grand frère Jem, le racisme, la pauvreté de certains habitants de cette petite ville, avec beaucoup d'humour et de tendresse. C'est aussi, en filigrane,le récit d'un père qui veut transmettre a ses enfants son intégrité et son goût de la justice et qui va aller jusqu'au bout de ses convictions.C'est un roman initiatique pour ces deux jeunes enfants qui a travers l'épreuve du jugement du jeune noir vont découvrir la méchanceté, la calomnie, la cruauté chez certains Hommes mais aussi la gentillesse, la bonté et l'honnêteté chez d'autres. Seul bémol a cette lecture très agréable, c'est le côté un peu trop manichéen. Les gentils vraiment très gentils et les méchants vraiment très méchants et c'est les gentils qui gagnent à la fin. Mais de temps en temps, ça fait du bien et dans ce livre c'est que du bonheur. Ce livre est écrit simplement, avec beaucoup d'humour et de tendresse pour ces deux enfants si attachants que l'on quitte avec regrets.Ce livre a reçu le prix Pulitzer en 1961 (bien avant la poussière de "la route") et la chose étonnante c'est le seul livre publié par cette auteure. Je peux dire en soirée que j'ai lu toute l'oeuvre de Harper Lee, ça fait le mec cultivé et qui lit beaucoup. Les admirateurs de Harper Lee espèrent qu'elle a écrit d'autres livres mais qu'elle n'a pas voulu les éditer de peur de ne pas avoir le même succès (elle en a vendu plus de 30 millions d'exemplaires). Depuis elle refuse toutes les demandes d' interviews. Son ami d'enfance Truman Capote (qui a servi de modèle a Dill dans le livre) a claironné partout que c'est lui qui a écrit le trois quart du livre mais il n'était pas a un mensonge prêt pour faire scandale.En résumé un très bon livre, agréable a lire et qui donne beaucoup de joie. Ma note : 8/10.

Zembla
21/10/13
 

La narratrice Scout, nous raconte sa vie de petite fille aux côtés de son frère aîné et d’un père aimant, avec ses jeux, ses disputes et ses petits drames. Une pointe d'innocence et de naïveté font donc le charme de ce roman qui fleure bon la nostalgie de notre propre enfance.Toutefois la notion de ségrégation raciale arrive très tard dans le roman, et tout en douceur : à peine apprend-on que le père, avocat, va défendre un Noir, que tout de suite on repasse aux préoccupations enfantines. On n’entre dans le vif du sujet qu’à la moitié du roman, qui dépeint le procès et ses conséquences c'est pourquoi je l’avoue je me suis ennuyée au cours de ma lecture, qui présentait de nombreuses longueurs. La deuxième partie, qui entre dans le vif du sujet avec le procès du jeune Noir, est bien sûr plus intéressante. Le procès lui-même est captivant, mais il s’étale sur moins d’une centaine de pages, dommage.

evalea
10/09/13
 

Un roman tout simplement magique, nostalgique et héroïque sur l'enfance dans l'amérique des années trente et surtout sur le racisme et la condition des noirs aux Etats-Unis.A lire absolument !!

saomalgar
20/08/13
 

En Alabama, pendant la grande dépression des années 1930, les souvenirs de la guerre de Sécession sont encore vivaces, et les armes toujours à portée de la main.Dans la petite ville imaginaire de Maycomb, l’avocat Atticus Finch est chargé de défendre Tom Robinson, un noir accusé du viol d’une jeune femme blanche.Devenu très tôt veuf, Atticus Finch élève ses deux enfants, Jem et Scout. Il est une figure merveilleuse de tolérance et d’intégrité. L’histoire est racontée par la voix de sa fille, Jean Louise Finch - dite Scout -, enfant intelligente, effrontée, combative, qui a dans le roman entre six et huit ans, et tente de décoder les événements, de comprendre le monde des adultes et qui est vraiment son père, de démêler les contradictions entre les valeurs de celui-ci et les dires de ses voisins ou de ses camarades de classe, en particulier en ce qui concerne les noirs.En compagnie de son frère Jem qui grandit et s’éloigne, et du fantasque Dill son «fiancé» (inspiré à Harper Lee par son ami d’enfance Truman Capote), ils fréquentent ou se jouent des figures de leurs voisins, parfois racistes, ambivalents ou méconnus, mais réellement attachants : Le fascinant Boo Radley, soi-disant fou sanguinaire et qui reste toujours enfermé chez lui, ou encore Mme Dubose, une vieillarde grabataire qui les invective à chacun de leurs passages. Harper Lee aurait voulu être la Jane Austen de l’Alabama. Finalement elle ne publiât que cet unique roman, succès instantané dès 1960, en pleine période de lutte pour l’abolition de la ségrégation raciale. Histoire universelle de l’enfant confrontée à l’injustice, il est devenu depuis un classique des pays anglophones. Ce livre qui vient du cœur est un magnifique portrait de la droiture ; il traite sans pesanteur de la cruauté et de l’injustice, grâce à l’ironie et l’intelligence de la voix de Scout.«- Tu vas retirer ça, et vite !Cet ordre que je donnai à Cecil Jacobs marqua le début d’une période pénible pour Jem et moi. Les poings serrés, j’étais prête à le frapper. Atticus m’avait promis que, s’il apprenait que je m’étais encore battue, il me ferait définitivement passer l’envie de recommencer ; j’étais beaucoup trop grande pour m’adonner à de tels enfantillages et plus vite j’apprendrais à me contenir, mieux ce serait pour tout le monde. Cela me sortit vite de la tête.Ce fut la faute de Cecil Jacobs. La veille, il avait annoncé dans la cour de recréation que le père de Scout Finch défendait les nègres. Je niai, mais en parlai à Jem.- Qu’est-ce qu’il voulait dire ? demandai-je.- Rien. Interroge Atticus. Tu verras.»

MarianneL
25/07/13

Alabama, années 30. Atticus Finch est un avocat honnête et droit qui élève seul - de façon libérale mais juste - ses deux enfants : son fils Jeremy (Jem) et sa fille Jean-Louise (Scout). Dans cette Amérique du Sud encore profondément raciste, les deux gamins observent le monde qui les entoure avec un regard frais et bien souvent non dénué de bon sens. Intrigués par leur drôle de voisin Boo Radley - qui ne se montre jamais et sur lequel courent les pires ragots - leur attention se porte bientôt sur un événement bien plus intrigant : le procès de Tom Robinson, un Noir accusé d'avoir violé une Blanche, et que leur père va devoir défendre au tribunal pour lui éviter la peine de mort... Impossible de ne pas savoir que ce roman est incontournable aux Etats-Unis : il est cité de façon récurrente dans de nombreux livres pour ados comme une référence, et souvent sur un ton admiratif. C'est dans ce contexte que j'ai pris connaissance de ce roman, dont je n'avais guère entendu parler auparavant. Intriguée, j'ai donc fini par le lire.Et j'ai d'abord bien déchanté. En effet, le début du roman est quand même très long à démarrer, et je me suis vaguement perdue et ennuyée pendant les 100 premières pages. Oui, je sais, honte sur moi : ce roman a quand même reçu le Prix Pulitzer en 1961... Gloups. Mais j'ai par contre été beaucoup plus été emballée par la deuxième partie du roman, qui s'attache plus à la description du procès. Et c'est à la toute fin du roman que j'ai compris pourquoi cette première partie était finalement si importante. DONC il faut s'accrocher, car ce qui peut sembler bien long au début sert un message qui prend tout son sens à la fin. Par ailleurs, je pense que ce roman mérite qu'on le lise pendant de longues durées, et non à petits coups comme j'ai été obligée de le faire. Car j'ai lu la deuxième partie d'une traite, et cela peut expliquer aussi pourquoi je l'ai préférée.J'ai bien aimé l'humour de ce roman, introduit grâce au fait que la narratrice est Scout, un petite fille qui ne comprend pas encore le monde qui l'entoure. Et c'est cette innocence qui sert aussi le message de l'auteure, et qui fait comprendre que les mentalités de l'époque sont choquantes et inacceptables. J'ai aimé que le propos de l'auteure ne soit pas manichéen, mais qu'elle place les choses dans leur contexte. L'innocence des enfants sert ainsi souvent de prétexte pour expliquer que l'interprétation des événements peut basculer à partir d'un rien.Une belle réflexion sur la justice, l'injustice, et l'apprentissage (parfois difficile) de la vie. Lili Miaou

lilimarylene
07/07/13
 

Le portrait d’un homme exceptionnel : Atticus élève seul ses enfants et tente de leur inculquer une humanité qui pour lui devrait être inhérente au genre humain. C’est un homme droit qui n’hésite pas à défendre un noir dans un contexte tourmenté, même s’il se doute que ce ne sera pas sans retombées sur sa vie et sur sa famille. Mais il voit en Tom Robinson un être humain qui mérite autant qu’un blanc son soutien.« Tu ne comprendras jamais aucune personne tant que tu n’envisageras pas la situation de son point de vue… » (p.51)- Un superbe roman d'initiation : Scout et son frère vont mûrir au cours de ces années, et leur passage vers l'adolescence est subtilement orchestré par ces évènements si forts.- Le portrait d’une époque :L'ambiguité de ces hommes et de ces femmes qui condamnent Tom est prégnante : ils réprouvent le comportement d’Hitler envers les Juifs mais n’hésitent pas à agir de même envers les Noirs.« Comment peut-on tellement détester Hitler si c’est pour se montrer odieux avec les gens de son pays ? » demande Scout désarmée devant le comportement de son institutrice. (p.367)- Un magnifique plaidoyer pour la tolérance et la justice qui n’est pas sans rappeler le film de Franck CAPRA « Monsieur Smith au Sénat » « Nous savons que tous les hommes ne naissent pas égaux au sens où certains voudraient nous le faire croire – certains sont plus intelligents que d’autres, certains ont plus de chances parce qu’ils sont nés ainsi, certains hommes gagnent plus d’argent que d’autres, certaines femmes font de meilleurs gâteaux que d’autres-, certains sont plus doués que la moyenne.Mais ce pays met en application l’idée que tous les hommes naissent égaux dans une institution qui fait du pauvre l’égale d’un Rockefeller, du crétin l’égal d’un Einstein, et de l’ignorant l’égal de n’importe quel directeur de lycée. Cette institution, messieurs les jurés, c’est le tribunal. » (p. 306)- C’est un roman parfait devenu à juste titre un classique…- Mais pourquoi Harper Lee n'a-t-elle écrit qu'un seul roman ????? Lecturissime

Lecturissime
29/05/13
 

Alabama, années 30. La ségrégation bat son plein dans cet état du Sud. Scout grandit avec son frère et son père avocat. Il ne partage pas les idées sudistes, loin de là... Il doit défendre un homme noir accusé d'un meurtre. La petite ville devient la proie à une tension palpable, racontée par une petite fille. Ce roman est tout simplement obligatoire ! CaroMleslivres

CaroMleslivres
24/05/13
 

Dans ce genre littéraire qu'est le drame, c'est la fin qui fait toute la différence à mon goût, et de ce point de vue là je ne suis pas pleinement satisfaite. Un final somme toute classique si l'on peut dire. En fait, je m'attendais vraiment à un dernier rebondissement tragique, poignant, bouleversant.Il a cependant été riche en émotions avec une rencontre surprenante des plus plaisantes mais point de larmes au rendez-vous.Une ribambelle d'émotions sont exprimées par les personnages et elles nous atteignent de plein fouet, grâce à l'immersion totale dans cet univers dont nous sommes victimes à travers la plume de l'auteure, et ce n'est pas pour nous déplaire.Le point de vue est celui d'une enfant, Scout, c'est un parti pris qui a fonctionné sur moi. Avoir affaire à un petit garçon manqué innocent qui cherche à comprendre la cruauté du monde est juste magnifique.A la vue de la quatrième de couverture, on s'attend à plonger quasiment au coeur de l' affaire criminelle citée mais les cent premières pages sont consacrées à la vie avant cet événement, le quotidien de cette famille, de leur ville. Tout est fait pour que l'on fasse partie le temps de notre lecture de cette communauté.Je m'attendais à avoir plus de compassion pour l'homme noir mais il n'est pas assez développé, il reste trop discret et peu présent, malheureusement car les événements le concernant m'ont moins passionnée que les péripities de Scout et son grand frère.Si on ne devait se souvenir que d'un seul être de ce roman, c'est sans contexte d'Atticus qui est un homme droit, sincère, aimant, qui se donne à fond dans ce qu'il entreprend et croit juste malgré les risques encourus. De biens belles qualités auxquelles je tenais à faire honneur.Il fait partie des classiques qu'il faut avoir lu

bookworm02
06/05/13
 

Chronique d'un procès perdu d'avance.La première partie m’a beaucoup plu. Jean Louise, Scout adulte raconte quelques années de son enfance. Elle se remet dans la peau de celle qu’elle a été. Sans concession elle nous dit comment elle était. Ce n’est pas un tableau angélique. Il sort de la bouche de Scout ou de son entourages des propos tellement ancrés dans leur culture qu’on ne peut parler de racisme. Comme « ce n’est qu’un noir », alors qu’à côté ils côtoient les noirs sans à priori, cette ambivalence montre l’absurdité de la chose.On suit Scout et son grand frère Jem, ainsi leur copain Dill dans leur apprentissage à travers leurs espiègleries. [...]Dans la deuxième partie on est au cœur du problème.Les thèmes tourne autour de la tolérance / intolérence. Les deux versants de la justice celles pour les blancs et celles pour les noirs. Les droits de l’homme. Les préjugés. L’avocat ne veut pas déroger à ses principes.Comment tout peut basculer… les amis de tous les jours peuvent devenir des ennemis. Comment la vie d’un noir ne tient qu’à un fil. Le témoignage de l’accusé est sans ambiguïté, il s'avait que l'attention que lui portait une fille blanche pouvaient lui porter préjudice.Certaines interventions, comme celles de la voisine, permettre de réajuster l’angle de vue.[...] http://ramettes.canalblog

ramettes
26/04/13
 

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.Scout, est une petite fille qui vit les yeux grands ouverts. Ayant pour seul compagnon de jeu son frère, puis l'été Dill se joint à eux. C'est elle qui va nous conter ces trois années de vie à Maycomb. Elevés par leur père avocat, Scout et Jem sont des enfants comme les autres, vivant dans l'Amérique profonde des années 30. La première partie du roman, qui se concentre sur le quotidien de ces enfants, l'école, les jeux, leur rue habitée par tout un panel de personnages qui illustrent la période: préjugés, habitudes, etc. Chacun est l'occasion pour les enfants d'apprendre un peu plus sur la vie;Dans la seconde partie du roman, on assiste au procès de Tom Robinson, jeune Noir accusé d'avoir violé la jeune Mayolla Ewett. Il est défendu par Atticus. Et avec le procès, les horreurs de cette période de l'histoire américaines éclatent au grand jour, et Scout voit tout cela avec ce regard si particulier des enfants: à la fois naïf et étonnamment acéré.Sans être un chef d'oeuvre, ce livre a beaucoup de force, car avec un enfant comme narrateur, on pose un regard dénué de malice ou de préjugé sur les années 30, la ségrégation, l'hypocrisie ambiante. Et c'est probablement cela qui a fait de To kill a mockingbird un si grand succès à sa publication en 1960. Jamais on n'a l'impression que l'on nous fait la leçon. Mais c’est plutôt la fraîcheur de ces enfants, leur naïveté, leur appétit de justice qui s’opposent à un monde adulte fait d’apparences, de règles iniques et de préjugés qui mettent le lecteur face à ses propres limites, ses propres erreurs et préjugés. Et en filigrane, l’idée que par l’éducation, par l’ouverture d’esprit, les choses peuvent changer.

Choupchoup
09/04/13
 

"Tirez sur tous les geais bleus que vous voudrez, si vous arrivez à les toucher, mais souvenez-vous que c’est un péché que de tuer un oiseau moqueur. "Véritable monument de la littérature américaine, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Malgré certaines longueurs et des références historiques parfois décourageantes pour un lecteur français, ce livre est un incontournable en ce sens qu'il dépeint l'Alabama profondément ségrégationniste des années 30 et éclaire le lecteur sur la difficile accession à la justice et aux droits civiques les plus élémentaires de la population noire américaine.Le procédé narratif utilisé par Harper Lee qui consiste à placer le lecteur à hauteur d'enfant n'a rien de bien original. De nombreux auteurs s'y sont déjà essayés avec succès mais tout le talent de Harper Lee réside dans la double voix qu’elle donne à son personnage. Il représente à la fois la nostalgie de l’enfance d’Harper Lee (la dimension autobiographique est flagrante !) et son porte-parole dans son combat antiségrégationniste. Dans une Amérique profondément marquée par la ségrégation (n'oublions pas que le roman de Harper Lee a été publié en 1960, à l'époque des manifestations autour des droits civiques aux États-Unis), son choix de faire parler une petite fille n'a rien d'anodin ! Utilisant la naïveté de cette fillette, elle montre toute l'incohérence et l'hypocrisie de la société américaine de l'époque et confronte le lecteur à l'absurdité des préjugés. Si Scout a la candeur et l'innocence de ses huit ans, elle a aussi bien souvent les mots justes ! Le lecteur réalise que le monde n'a besoin de rien d'autre qu'un peu de naïveté et un regard libre de toute pression de la majorité pour devenir plus humain ! C'est un roman à contre-courant des idées dominantes de son époque que Harper Lee a écrit, mais c'est surtout un récit plein de poésie et d'humour décalé, qui vise avant tout à faire évoluer les mentalités ! Malheureusement, en plus de cinquante ans, celui-ci n'a pas pris une ride...Bien loin de n'être qu'une chronique judiciaire (le procès de Tom Robinson ne représente au final qu'une petite partie de l'histoire), Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur se veut également roman initiatique. Le roman d'apprentissage qui décrit l'éveil à la conscience d'une petite fille, son passage de l'innocence à l'expérience. D'une tendresse et d'un humour sans pareils, il ne pourra que séduire l'amateur de roman en lui rappelant ses propres souvenirs d'enfance. Le texte de Harper Lee est d'une telle drôlerie et ses personnages sont si attachants (à commencer par Scout, la jeune narratrice que l'auteure à su rendre crédible, sans afféterie ni clichés) qu'on aurait presque l'impression d'entendre parler cette toute jeune fille à la langue bien pendue ! Le lecteur, s'il est attendri n'en est pas dupe pour autant ! Oui, Scout séduit par sa candeur mais elle ne trompe pas ! La leçon antiségrégationniste est tirée assez habilement et apprise en douceur ! C'est une très belle leçon sur la tolérance et le respect que Harper Lee a à cœur de transmettre ! Au fil des pages, le lecteur apprend, lui aussi, à ne pas tirer sur l’oiseau moqueur..."S'il y a qu'une sorte de gens, pourquoi n'arrivent-ils pas à s'entendre ? S'ils se ressemblent, pourquoi passent-ils leur temps à se mépriser les uns les autres ?""Moi je pense qu'il n'y a qu'une seule sorte de gens, les gens."Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un roman qui a marqué le monde entier par son approche très pédagogique du racisme et de la ségrégation. Poétique, drôle, dramatique, c'est une œuvre touchante portée par des personnages attachants et pleins d'humanité. A lire si on aime la littérature américaine.

ingridfasquelle
21/03/13
 

Elle est touchante la jeune Scout et son père est un personnage si sympathique qu'on a envie qu'il réussisse à prouver l'innocence de son client. Ce qu'il fait d'ailleurs mais cela ne change rien car à cette époque, un noir accusé d'avoir violé une blanche ne peut sortir libre d'un tribunal. Cependant, malgré ces deux personnages attachants, je n'ai pas réussi à tout à fait comprendre l'engouement que suscite ce roman. Je me suis un peu ennuyée, surtout lors des passages concernant les enfants, je n'ai pas trouvé très original, ni finalement si émouvant. Bref, vous l'aurez compris, j'ai eu l'impression de passer à côté. C'est pourquoi j'attends vraiment que vous me disiez pourquoi vous l'avez tant aimé. Le seul passage que j'aime énormément, c'est celui qui se déroule au tribunal. En 1961, Harper Lee a obtenu le Prix Pulitzer pour ce roman et pourtant, elle n'en a pas publié d'autres. Il semble que de nombreux éléments soient autobiographiques dans ce roman: son père fut aussi un avocat qui défendit deux noirs lors du même procès, il ne plaida plus après ce cas. J'ai été surprise de découvrir que le personnage qui a inspiré son grand ami Drill n'est autre que Truman Capote qui s'est lui aussi inspiré de Harper Lee pour un personnage présent dans son premier roman. http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
04/02/13
 

Je ne vais malheureusement pas me joindre au concert de louanges concernant ce livre. Certes, c'est un bon livre qui se lit facilement et qui n'est pas dénué de vertus mais il ne m'a pas semblé être exceptionnel et à lire tous les éloges à son sujet, il n'est pas impossible que j'en attendais plus que ce que j'ai découvert.J'ai apprécié le ton, la voix de Scout, sa fraîcheur. J'ai apprécié les thèmes abordés et la façon qu'a Atticus de former ses enfants contre les préjugés. En revanche, je n'ai jamais réussi à entrer totalement dans l'intrigue, l'ensemble me semblant artificiel, voire scolaire. Harper Lee ne va pas au fond des choses et cela donne un roman gentillet, bourré de bons sentiments, y compris en le replaçant dans le contexte de l'époque. Pourtant, vers la fin, j'ai commencé à trouver une certaine profondeur aux propos mais malheureusement, la morale façon "comtesse de Ségur" a tout gâché !

mycupoftea
11/09/12
 

Voilà un roman qui a fait couler beaucoup d'encre, que ce soit aux Etats-Unis, où il est sorti en 1960, ou récemment sur les blogs français, où tout le monde semble l'avoir lu. Aux Etats-Unis, où il a obtenu le Prix Pulitzer en 1961, ce roman fait partie des programmes officiels de collège et de lycée et il vient en deuxième position des livres qui ont bouleversé la vie des Américains, derrière la Bible (ce genre de sondage dont les Américains sont friands me laisse toujours rêveuse et je me demande ce que cela donnerait si on posait la question aux Français...). Cela posé, c'est peu de dire que ce roman doit être considéré d'abord d'un point de vue historique. Il pose la question de la ségrégation Noir/Blanc, malheureusement toujours d'actualité aux Etats-Unis dans les années 60, du racisme ordinaire (les habitants de Maycomb veulent bien que les Noirs soient cuisiniers ou jardiniers et pensent que cela suffit à prouver leur tolérance, mais ils ne se mélangent jamais, ni dans les habitations, ni à l'Eglise et ils critiquent très violemment l'attitude d'Eleonore Roosevelt), des préjugés (un Blanc même si c'est une racaille est forcément supérieur à un Noir) et du fonctionnement du système judiciaire, remis en cause dans la bouche de Jem, qui a douze ans au moment du procès et qui ne comprend pas pourquoi il y a des jurés, pourquoi ils sont de la campagne (et donc peu cultivés) et pourquoi ce ne sont que des hommes... C'est un roman qui prône l'enseignement comme solution à ces maux, de la même manière qu'à la fin de Claude Gueux, Victor Hugo suggère "de cultiver les têtes afin d'éviter de les couper". Il y a beaucoup d'allusions à l'enseignement obligatoire et au fait que les Ewell (ceux qui accusent Tom Robinson) ne vont jamais à l'école malgré les menaces de l'inspecteur scolaire.Mais tous ces éléments historiques ne suffisent pas à expliquer l'incroyable succès de ce roman dont il s'est vendu plus de trente millions d'exemplaires à travers le monde et qui a été adapté au cinéma sous le titre français Du silence et des ombres avec Gregory Peck dans le rôle de Finch. C'est un fort bon roman, extrêmement bien construit. Par la voix de Scout, qui, adulte se souvient de ces trois années particulières de son enfance, nous avons affaire à une narration assez complexe, subtil mélange des réflexions de petite fille et de remarques de la narratrice adulte. Cela donne un ton très particulier à ce roman, ton auquel une nouvelle traduction, très précise, rend hommage. Le roman se compose en deux parties : la description de la rue dans laquelle vivent les Finch, de leurs voisins et de leurs secrets puis le procès et ses conséquences, le tout unifié par le regard et les interrogations de Scout qui rendent l'ensemble fluide et cohérent.

fashiongeronimo
13/08/12
 

Bon, encore une fois je me suis faite avoir. Je savais que j'allais aimer Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, mais pas à ce point là.C'est vraiment un livre dont quasiment toutes les filles ont entendu parlé pour un coup qu'elles aient ouvert dans leur livre un livre avec une adolescente qui étudie un livre en cours d'anglais : neuf fois sur dix c'est celui-ci. Et ça se comprend : quand on ouvre ce livre on découvre une ode à la tolérance, à la fois belle et simple qui ne demande qu'à être lue et comprise...Les personnages présents sont très émouvants, parce qu'ils ont notre mentalité, celle que les gens aujourd'hui ont ou en tout cas celle qu'ils devraient avoir. Noir = Blanc. Le discours est simple, l'incompréhension des autres personnages encore plus importante. On voit à travers les yeux de Scout, une petite fille de neuf ans, qui a vraiment la mentalité d'une grande et un sens de la justice magnifique.A travers cette tranche de vie, on rencontre également Jem, son grand frère, et Atticus son père - un avocat chargé de défendre "un noir". Pendant que tout le monde se révolte, eux trois s'indignent, et par la même occasion le lecteur (en tout cas, j'espère).Ce qui se passe est normal à cette époque et en ce lieu, mais ça leur parait tout à fait inconcevable et c'est ça que j'apprécie d'autant plus chez eux. Je ne peux éprouver que du respect pour cette famille.Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est vraiment une histoire simple, mais très belle. Magnifiquement bien écrite. Harper Lee utilise à merveille les mots, elle est très agréable à lire.

MademoiselleLuna
12/06/12
 

Ce livre m'intriguait mais sans plus au départ. Je remercie donc Demoiselle Coquelicote de me l'avoir fait découvrir en me le prêtant car j'ai beaucoup aimé & je ne regrette pas du tout de l'avoir lu ! C'est un sujet sensible raconté en toute simplicité mais avec un fond lourd de sens.. qui ne m'a pas laissé indifférente !Dans les années 30, en Alabama, Atticus Finch, avocat & père de deux enfants, Scout & Jem, doit défendre un noir accusé de viol sur une blanche. La petite ville de Maycomb le voit d'un sale oeil & ne cache pas ce qu'elle ressent envers les noirs. Scout & Jem suivent l'affaire de près ; âgés respectivement de 8 & 10 ans, ils s'intéressent malgré eux à cette société injuste qui les dépasse complètement.Quand on m'a dit qu'il se lisait facilement, je n'imaginais pas que c'était à ce point là.. Au début, il ne se passe pas grand chose, on apprend à connaître la famille de Scout & les petites habitudes de la ville à travers les yeux de cette jeune fille. Mais on se laisse facilement entrainer par son récit. Tout est simple pour elle & son frère, ils jouent dans leur coin, ne se mêlent pas trop à la vie des adultes, jusqu'au jour où les voisins commencent à "injurier" leur père d'être "l'ami des nègres". Dès lors, plusieurs questions se posent car pour eux, ce n'est pas un reproche même si ça sonne comme tel de la bouche des habitants de Maycomb.. Jem va être le plus touché par cette histoire, il aimerait bien comprendre ce qu'il se passe vraiment..Même si le début est anodin, il n'est pourtant pas vide d'intérêt. On a besoin de cette entrée en matière pour s'attacher aux personnages, pour se faire une idée de chacun d'eux car ils ont tous un rôle important dans l'histoire. Puis, tout s'enchaine rapidement, on en vient vite au fait & ces passages sont bourrés d'émotions fortes.. Le fait de tout suivre à travers les yeux d'une petite fille rend le récit bien plus sensible & poignant..Scout est certainement le personnage qui m'aura le plus touché. J'ai eu un coup de coeur pour elle dès les premières pages ! Elle est si fragile, si innocente malgré son côté garçon manqué & son fort caractère. Toutes les remarques qu'elle peut entendre dans son voisinage suscitent en elle bien des questions. Elle ne comprend pas le jugement que tout le monde a envers Tom Robinson, le noir accusé de viol.Jem est le plus touché par l'histoire de Tom. On ressent beaucoup son changement moral à travers l'évolution de l'histoire & à quel point ça le révolte.Grâce à leur père, Atticus, ils apprennent certaines valeurs importantes de la vie, comme le respect envers tout le monde, la patience mais il leur apprend aussi à rester humble en toutes circonstances & à ne pas baisser les bras. Toujours avec finesse & tact, il est un réel exemple pour ses enfants.L'auteur nous décrit une période difficile, le racisme est bien encré, & elle le fait avec simplicité mais les mots sont puissants & ont de l'impact. Les personnages sont tous aussi importants les uns que les autres & même ceux qu'on ne connais pas du tout au début finissent par se révéler indispensables à la fin.Cette lecture m'a beaucoup touché & Scout y est pour beaucoup.. C'est difficile de voir comme les gens se comportent extrêmement mal à travers les yeux d'une fillette & de voir ce que ça implique pour ces jeunes enfants.

gr3nouille2010
26/05/12
 

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est un livre qui était dans ma PAL depuis maintenant 4 ans. Des fois on se dit, pourquoi ne l'ai-je pas sorti plus tôt ? Et des fois on se dit qu'il aurait mieux fait d'y rester. Et bien, je me demande pourquoi je ne l'ai pas sorti plus tôt... Je pense, en un sens, que c'est un bien. Parce que c'est un livre que je devais lire en seconde, dans le cadre du programme de l'argumentation, mais je trouve ça un petit peu « suicidaire ». En effet, c'est un roman qui se lit peut-être à tout âge mais pas à 15ans. Enfin c'est mon avis... C'est une histoire non pas difficile mais il faut être un peu plus âgé pour capter l'histoire en elle-même et les valeurs qu'Harper Lee veut transmettre. Ce roman est tiré d'un fait vrai, romancé avec des personnages partiellement fictifs. Le père d'Harper Lee était avocat comme le père de Scout et Jem. Tom Robinson lui, rappelle Walter Lett, un homme noir accusé de viol par une femme blanche. Cette histoire est racontée par Scout, une petite fille de 9ans. Je ne m'attendais pas à ça et j'ai eu peur. Peur que ça soit niais, mal raconté. Eh bien, non ! Car cette jeune Scout est très intelligente et avancée pour son âge. Je ne me suis pas véritablement accroché à elle. Ni à aucun des personnages en particulier. C'est peut-être ce qui fait que ce n'est pas un coup de cœur. Par contre, j'ai adoré l'éducation que veut livrer Atticus à ses enfants. Une éducation digne de ce nom : ne pas juger les gens avant de les connaitre, ne pas fouiller dans la vie des gens et ne pas se défendre par la violence. C'est très agréable. Je pensais que l'histoire tournerait vraiment autour du procès de Tom Robinson, ce noir, accusé à tort d'avoir violé une blanche. Les faits se déroulent en Alabama et durant les années 60 (et même avant) bien sur, on peut se demander s'il va être acquitté ou bel et bien accusé d'être coupable. Les quelques pages qui content le procès sont vraiment intéressantes. Je ne lâchais plus le roman tellement ça me passionnait, tellement le sort de cet homme m'intéressait. Ceci dit, j'ai trouvé ça plutôt bien de s'attarder sur la vie de cette famille et de leurs voisins dans la première partie, parce que faire un roman de plus de 400 pages seulement sur le procès aurait été, je pense, un peu lourd à lire. La fin est vraiment surprenante. Je ne dis rien de plus, je ne veux rien dire de plus. Parce que si vous souhaitez le découvrir, il ne faut pas que vous en sachiez plus... Bref, une histoire prenante, pas un coup de cœur, mais un livre à lire pour connaitre un petit peu les conditions de vie en Alabama, entre voisins, entre noirs et blancs...

searchxme
25/05/12
 

Américaine et auteur de cet unique opus, Harper Lee a eu ce rare privilège de naître avec une plume d’or entre les doigts. Prix Pulitzer en 1961, cet ouvrage culte connu dans le monde entier ne doit pas vous échapper une seconde de plus si vous ne l’avez pas encore dévoré. C’est un crime de lèse-majesté…Maycomb, petite ville d’Alabama durant la grande dépression. Atticus Finch est un avocat de bon esprit, sain et savant, qui élève seul ses deux enfants, Jem sa petite sœur Scout, la toute jeune narratrice de ce fabuleux conte réalité. Seul avocat à oser défendre ceux que l’on appelle alors encore les « nègres », parias d’une société où l’individualisme prendra son essor définitif, il mène un combat perdu d’avance contre une société trop jeune, mais une guerre gagnée d’avance dans l’esprit de ses enfants, fruits de l’intelligence et de l’amour.C’est un voyage à travers la tolérance dans les yeux d’un duo fraternels d’enfants taquins, au verbe haut et à l’imagination débordante qui pourtant ne comprennent pas cette Amérique dans laquelle ils sont nés. Pourquoi des portes ferment-elles l’infini ? Pourquoi des murs sépareraient-ils des identiques ? C’est un conte philosophique en même temps qu’une histoire des Etats-Unis. Ce livre est porté par l’écriture d’une femme nimbée sous les traits d’une enfant sagace. Des pages que l’on ne veut refermer. Des pages que l’on aime aimer.

un flyer
15/05/12

Sottises et préjugés Paru en 1960, prix Pulitzer en 1961, ce roman culte n’a pas pris une ride. Le racisme est au coeur de l’intrigue, racontée par une jeune narratrice de huit ans, dont le bon sens, la générosité de cœur et l’humour s’opposent aux préjugés des adultes. Sans intention moralisatrice ni jugement, l’enfant promène son regard sur le monde d’une petite ville d’Alabama, avec toute l’acuité et le discernement dont les enfants sont capables. Ecrit sans aucune mièvrerie, le récit fouille dans l’obscurité des idées reçues, remue les doutes en posant les bonnes questions, surligne les contradictions… pour finalement mettre chacun face à ses responsabilités. Au-delà de la discrimination raciale, sont ici évoqués les liens familiaux, la place dans la société, le statut de la femme et la question de l’honnêteté vis-à-vis de soi-même…Un grand roman -après lequel l’auteur n’a hélas jamais rien publié- qui mêle avec humour la simplicité et la complexité, rappelant l’ironie et la finesse de la critique sociale de Jane Austen ou plus tard de Toni Morrisson.

C'est le joli titre qui m'a intrigué et incité à lire ce roman qui se passe dans les années 30 dans le sud des Etats-Unis. Il raconte l'enfance d'une petite fille et de son frère qui vivent avec leur père, avocat, un homme bienveillant et à la grande ouverture d'esprit. La narratrice est la petite fille, on voit son petit monde, ses voisins, sa tante, l'école, à travers son regard naïf et pleins d'interrogations. Elle est très vive et spontanée, a une imagination et une curiosité qui sont aiguisées par le mystère qui plane autour de l'existence de son voisin qui vit reclus depuis des années. Les enfants vont d'ailleurs tout mettre en oeuvre pour percer ce secret. Il y a un mélange de légèreté et de gravité dans ce livre. Le père va être amené à défendre un noir accusé de viol, et va être en butte aux préjugés des habitants de leur petite ville. Harper Lee est une amie d'enfance de Truman Capote, et on dit qu'elle s'est inspirée de lui pour le personnage de Dill le petit garçon qui vient passer ses étés dans leur petite ville et qui s'invente plein de vies. Du coup cela m'avait donné envie de découvrir Truman Capote, et j'avais enchaîné avec De sang froid qui a été un coup de coeur. Ladybug

Ladybug
12/10/11
 

Alabama 1930 Dans une petite ville du sud profond des Etat-Unis, en Alabama, dans les années 1930, une petite fille de 8 ans vit avec sa grande soeur et son père. Rigoureux et honnête, ce dernier élève seul ses deux filles. Il est avocat et est désigné pour défendre un homme noir accusé d'avoir violé une femme blanche. A cette époque, la lutte contre la ségrégation fait la une de l'actualité.Ce très beau roman emporte le lecteur dans la vie de cette famille et de son entourage où le racisme est partout présent.Traitant d'un sujet grave avec beaucoup de tendresse, d'humour, et avec le regard d'une enfant, "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" restera l'unique oeuvre de Harper Lee. Elle est devenue un classique de la littérature américaine.

Nous sommes en plein dans une période bien trouble aux Etats-Unis puisqu’il s’agit du traitement des Noirs par les Blancs. Considérés comme inférieurs voire exploités, ils ont déjà été floués et doivent prendre sur eux pour ne pas se faire molester. Déjà dans Beignets de tomates vertes nous voyions la nécessaire distance que devaient prendre les personnages noirs envers les gens importants, les Blancs.Il faut se rappeler le contexte de la parution : les années 60, en plein pendant la campagne que les Noirs mènent pour leurs droits civiques.Dans l’histoire, nous sommes dans les années 30, dans le sud des Etats-Unis où Scout, petite fille d’environ 8 ans narre son enfance, son environnement (son père, son frère Jem, son quotidien). Une enfance comme beaucoup d’autres me direz-vous mais celle-ci est traversée par des turpitudes notables pour l’époque et la région fortement antisémite : une femme accuse un Noir de l’avoir violé et cette accusation met toute la ville en émoi.En effet, entre certitude d’un mensonge qui se répand et doute quant à la droiture de ce Noir, la balance oscille dangereusement. Car Scout est intimement convaincue que l’homme accusé est hors de cause. Ce cas mis en lumière met en effet la communauté noire au rang des violeurs, des délinquants et c’est donc des répercussions énormes sur la population locale. Scout a beau être dans l’innocence des premières expériences, des regards un peu neufs sur la vie, elle n’en garde pas moins un sens critique très aiguisé que beaucoup d’adultes lui envieraient. A noter que c’est Truman Capote qui a inspiré Harper Lee pour son personnage d’oiseau moqueur. Un être simple, au regard incisif et qui soit pointer les petits travers, voilà les caractéristiques propres à l’oiseau qui prête son nom au livre.J’ai aimé la lecture tout à fait réjouissante car le style est fluide, le ton est léger. Tout cela est bien sûr du à la prise de position de placer l’enfant au cœur du récit. J’ai particulièrement apprécié le dialecte des Noirs qui me les ont rendus si sympathiques et si humains.On ne peut qu’incliner en faveur de cette famille qui nous parait bien plus objective que la majorité des jurés réunis. La gradation des sentiments, de la tension demeure car à mesure que le fil se déploie, tous les éléments entrent en jeu pour nous mettre en confiance tout en nous laissant à penser que rien n’est joué.

Melopee
11/06/11
 

Le roman, devenu un classique et étudié en classe aux Etats-Unis, se divise en deux parties : le début porte sur l'enfance, et en donne une vision très juste, très bien retranscrite, On y retrouve la simplicité des raisonnements enfantins aussi bien que de leur cruauté et la façon dont ils absorbent (parfois sans comprendre) tous les événements qui agitent les adultes autour d'eux, en se les appropriant par des mises en scènes, des jeux, et parfois une bonne bagarre et quelques pleurs ! J'ai vraiment aimé cette partie, d'autant plus que je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait des passages très drôles, vu le sujet de la suite. La deuxième partie se concentre sur le procès, et on ne peut qu'admirer le personnage d'Atticus, qui ne baisse pas les bras pour défendre l'accusé, même lorsqu'il sait la cause perdue d'avance... Les réactions des enfants sont très touchantes, l'auteure nous fait bien ressentir la colère, la tristesse, l'incompréhension et la révolte qui http://chezradicale.canalblog.com/

Radicale
23/04/11
 

Un livre riche et fort sur l'enfance, les préjugés, la tendresse, l'apprentissage de la vie, plein d'humour et d'humanité. Chronique d'une petite ville de l'Alabama à travers les yeux d'une fillette dans les années 30 avec tout ce que cela implique à cette époque de ségrégation, de problèmes raciaux et de pauvreté. On peut distinguer deux parties dans ce livre, la première plutôt axée sur la vie de Scout et de son frère Jem, élevés librement pour l'époque par Atticus, un père plein de bonté qui a pour ligne de conduite le respect de l'autre, qu'il soit noir ou blanc, enfant ou adulte... Une deuxième partie qui va traiter du procès d'un jeune noir accusé du viol d'une jeune fille blanche. Personne n'est vraiment dupe et Atticus avocat commis d'office par un juge plein de bon sens devra trouver les mots pour faire pencher la balance vers la justice et l'équité. Mais que vaut la vie d'un noir dans l'Alabama des années 30 ? Comment Atticus réussira-t-il à influencer un jury acquis d'avance à l'accusation ? Quelles seront les implications de ce procès dans le quotidien de chacun ? Autant de réponses à découvrir au fil des pages de ce magnifique roman.Les personnages sont tous particulièrement attachants et dévoileront peu à peu leurs caractères et leurs failles, voisins, famille, habitants... tous évolueront à leur façon au fur et à mesure de la progression du récit. Cette chronique sur l'enfance est vraiment très réussie. Avec des mots simples et justes, l'auteur nous raconte le quotidien de cette petite ville sudiste de l'Amérique profonde, qui finalement n'est ni pire, ni meilleure qu'une autre, posant son regard bienveillant sur ses habitants. Au cours du roman qui décrit environ 3 ans de la vie des protagonistes, l'on va découvrir l'évolution de tous ces personnages. Scout et Jem vont beaucoup mûrir face aux événements liés au procès et leur tante, une femme rigide campée sur ses principes, qui se désespère de faire de Scout une future "dame" de la bonne société, va quant à elle s'adoucir et s'ouvrir un peu plus aux autres. Un roman sur le respect des autres et sur la dignité que j'ai vraiment beaucoup aimé.

Ikebukuro
16/04/11
 

Ce roman est sans aucun doute l'un de mes préférés. Je l'ai lu "sans préméditation" sur conseil d'une libraire à qui j'ai fait confiance. Et je ne l'ai pas regretté, ce fut pour moi un vrai régal ! Pour l'histoire et la toile de fond bien sûr : la ségrégation en Alabama dans les années 30 ; mais aussi et surtout pour le personnage d'Atticus FINCH, le père de la petite narratrice. Je ne saurais trop vous inviter à faire sa connaissance...

Rudie
12/03/11
 

Au début du roman, on pourrait croire qu'il s'agit d'une banale histoire racontée par une fillette de 6 ans, genre Laura Ingalls, un brin garçon manquée, dans une famille Ingalls sans maman mais avec un papa avocat soucieux d'instruire et d'élever la réflexion de ses enfants. Dans cette famille là, la nourrice noire est la figure maternelle qui manque, fait la cuisine et s'adapte au milieu dans lequel elle se trouve. Dans cette famille là, on a aussi la tante coincée et rigide qui tente de faire de la gamine une vraie dame qui portera des robes quand sa tenue préférée est une salopette. Dans cette famille là, on habite une ville dans un état sudiste, ce qui n'est pas sans signification au regard de l'histoire des Etats-Unis et de la population noire.Car le fondement même de cette histoire part de là : de la ségrégation, des préjugés qui circulent sur les noirs, de mentalités ancrées dans des traditions, d'une sorte d'esclavagisme pas encore complètement aboli. Car il convient d'avoir en mémoire que la ségrégation raciale n'a été aboli aux Etats-Unis que dans les années soixante, période de publication de ce livre, et que l'Alabama faisait partie des états sudistes qui y étaient opposés...Au delà du problème des "noirs" et des "blancs", ce livre nous donne une vision de l'âme humaine corrompue, où les intérêts particuliers l'emportent sur la naïveté de l'enfance, où la vie est un apprentissage d'injustices et d'intolérance au quotidien. Un roman sur l'apprentissage de la vie... Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Un grand classique américain, seul roman jamais écrit par Harper Lee. Prix Pulitzer en 1961. Mais quel roman ! On ne s'ennuie pas une seconde à la lecture de ce classique des années 60. Même si certains pourront être rebutés par les nombreuses notes historiques dues au contexte - ostracisme, émancipation, racisme - et aux moeurs de l'époque. L'écriture est dynamique et le récit attachant grâce à la voix de Jean-Louise, la petite fille qui nous narre l'histoire. Ou le racisme des thirties vu à travers les yeux d'une enfant. C'est drôle, touchant, triste...en un mot magnifique. Et franchement, je ne me reproche qu'une chose, pourquoi n'ai-je pas lu ce livre plus tôt ? Pour moi, un roman à lire, absolument.

nymeria
09/02/11
 

C’est à travers le regard de Scout que cette histoire est racontée. Au début, elle est âgée de 6 ans et j’ai été surprise par son intelligence et sa vivacité d’esprit. La première partie du livre où l’on découvre la vie de Scout, principalement ses jeux d’enfant et le voisinage, m’est apparue longue. Après ce démarrage un peu difficile, j’ai trouvé la deuxième partie du livre plus intéressante. Atticus, leur père, est un homme droit, intègre pour qui les valeurs morales et humanistes sont importantes. Et il transmet ses valeurs à ses deux enfants. Quand Atticus est commis d’office pour défendre Tom Robinson, il ne juge pas son client à sa couleur de peau. Nous sommes en 1930 dans un état du Sud, la ségrégation et les préjugés envers les gens de couleur sont présents et bien ancrés. Il va défendre son client avec conviction et foi même s’il sait que ce procès est joué d’avance. Scout a grandi, elle a 9 ans et elle pose des questions sur le monde qui l’entoure. Calpurnia qui travaille chez eux est noire de peau. Atticus et ses enfants la respectent et la considèrent comme une des leurs. Ce procès va entrainer dans son sillage des insultes et de la bassesse. Toute la famille est impactée.Scout comprendra que tout le monde n’est pas bien attentionné et que les convictions de son père ne sont pas partagées pas tous. Jem, jeune adolescent, éprouvera de la révolte envers ces attitudes méprisantes.L'ensemble du récit est ponctué de tendresse, d’humour et Scout se révèle attachante. J'ai aimé son franc-parler et son côté garçon manqué. Atticus est un homme qui inspire du respect et beaucoup d'humilité ...Ce livre est un plaidoyer pour l’égalité des Hommes. Une lecture agréable malgré une première partie un peu trop longue à mon goût ! http://fibromaman.blogspot.com/

clarac
01/12/10
 

C'est Scout qui raconte (c'est amusant parce que je pensais que Scout était un garçon) , elle a six ans au début de l'histoire mais ce n'est pas du tout enfantin c'est plutôt comme si une fois devenue adulte elle racontait un passage de sa jeunesse. Ce sont des histoires d'école, de voisins qui font peur, d'une gentille voisine.Scout, Jem et un petit voisin en vacances se racontent et se jouent des histoires sur les voisins, cela fait penser aux enfants qui disent en jouant : on dirait que tu serais le voisin et moi je serais ....... J'ai beaucoup aimé la relation pleine de tendresse que les enfants ont avec leur père. On assiste avec Scout et son frère à un procès dont leur papa est l'avocat de la défense et on se rend compte que Scout connaît déjà bien les rouages de la justice et les tactiques d'avocat de son père. Scout est une petite fille très futée et très sympathique. J'ai passé un très bon moment en sa compagnie et celle de son frère. J'ai aimé aussi la postface d'Isabelle Hausser, dans laquelle j'ai appris que l'auteur est une femme, qu'elle n'a écrit qu'un seul livre et qu'elle vit dans un semi-anonymat sans donner d'interview. J'ai très envie de découvrir le film tiré de ce livre avec Gregory Peck. Sandrine(SD49)

SD49
27/09/10
 

Dans Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee traite du racisme aux États-Unis – en l’occurrence en Alabama – dans les années 1930. Le récit est narré par Scout, un garçon manqué de neuf ans, fille d’un avocat chargé de défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Au centre de l’intrigue, donc, ce procès qui illustre bien le clivage entre Blancs (dont les personnages principaux font partie) et Noirs à l’époque. Mais le roman, qui a remporté le fameux Pulitzer en 1961, a une portée plus universelle en traitant également de l’enfance – et du passage à l’adolescence chez Jem, le frère de Scout – en choisissant comme narratrice une petite fille. On la voit au quotidien, à l’école ou avec ses voisins. Sans cesse dans le roman se côtoient magie de l’enfance et dureté du monde adulte. La force de l’auteure est également de rendre crédible et attachant chaque personnage, de Scout à Jem en passant par Atticus, le père avocat, d’une grande sagesse. Le tout est toujours traité avec tendresse et légèreté, ce qui rend le message encore plus fort. En bref, un roman intelligent et enchanteur qui se dévore à tous les âges. À la fois attendrissant et alarmant.

Nico17
04/05/10
 

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. L'histoire très bien écrite est vue à travers les yeux de la petite Scout.A lire ! le légèreté et la gravité se côtoie dans un roman très touchant sur le racisme, l'enfance et les adultes

un flyer
27/04/10

Maycomb, Alabama, pendant la Grande Dépression. Scout, petite fille de huit ans et son frère Jem, dix ans, vivent auprès de leur père veuf, Atticus Finch, homme intègre et avocat respecté, et de leur nourrice, Calpurnia. Le jour où un ouvrier noir, Tom Robinson, est accusé d’avoir abusé d’une jeune femme blanche, Mayella Ewell, et où Atticus est commis d’office pour le défendre, les enfants prennent peu à peu conscience de l’injustice et de la cruauté de leur petite communauté rurale. À travers les yeux et la voix de Scout sont dépeintes les dures réalités d’une société ségrégationniste du Sud.Scout frappe par son étonnante maturité dans cette plongée de l’enfance dans le monde adulte. Roman aussi bien drôle et nostalgique, qu’émouvant et cruel, il fait écho à certaines œuvres de William Faulkner. Paru pendant la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, c’est le livre préféré des Américains après la Bible. Harper Lee, de son vrai nom Nelle Harper Lee, est née le 28 avril 1926 à Monroeville, en Alabama. Elle a reçu le Prix Pulitzer en 1961. En 2007, elle est récipiendaire de la médaille présidentielle pour la liberté pour sa contribution à la littérature. En 1962, son roman est adapté au cinéma par Robert Mulligan sous le titre Du silence et des ombres. Gregory Peck y interprète le rôle d’Atticus Finch.

faby92
11/04/10
 

Superbe et très attachant ; réputation méritée

gium
02/02/10
 

La ségrégation vue par les yeux d'une petite fille dans une ville d'Alabama.

laowai
22/12/09
 

Dans l'Amérique de la crise de 29, une petite fille blanche (très courageuse) va être confrontée au racisme. C'est le livre le plus lu aux États Unis.C'est vraiment à lire!!!

cfons
30/10/09
 

4ème de couverture :Dans une petite ville d'Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d'office pour défendre un Noir accusé d'avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 - au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d'autres pays. C'est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise - les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l'enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur s'est vendu à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde entier.Incontestablement un des meilleurs romans que j'ai lus.Ce livre est émouvant, drôle, subtile et original.La narratrice, Scout, petite fille, nous entraine dans l'univers de l'enfance, du racisme, de l'éducation, de l'amitié et de la conscience politique.Style remarquable. Quel dommage que l'auteur n'ait pas écrit autre chose.

Ninie
13/05/09
 

C’est une seconde tentative de lecture……j’avais renoncé, me semble-t-il au bout d’une cinquantaine de pages…..pas séduite du tout par le livre.La relecture m’a amenée page 90……..c’est mou, c’est terne, c’est gnan-gnan….Cela manque d’énergie, c’est d’une lenteur insupportable……Cela glisse sur moi comme l’eau sur la toile cirée, je vois cela de loin, ne me sens pas concernée….. Il aurait fallu trouver d’autres mots et une autre manière pour me percuter…….Ici je m’ennuie !!!Bref, je n’aime pas.Un livre culte ? Ah bon !!!!!Ce livre est maintes fois référencé dans la couleur des sentiments....et bien j'ai nettement préféré l'approche du second, son rythme, et sa manière d’accrocher la lectrice que je suis. http://leblogdemimipinson.blogspot.com/

mimipinson
20/12/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.24 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)

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