EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 25/08/99
LES NOTES :

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SYNOPSIS :

"Ca veut dire quoi grandir ? Ca veut dire qu'un jour on s'ennuie. On n'a pas envie d'être là, on a envie d'être nulle part, ni de rentrer à la maison, ni d'aller chez notre père. Voilâ ce que ça veut dire. Voir ce qu'on a voulu nous cacher et qui pourtant nous crevait les yeux. Ne pas savoir que faire de sa peau, hésiter entre dedans et dehors, avoir l'impression qu'on gêne.
On vaudrait s'excuser d'être là, dans l'embrasure des portes. On voudrait débarrasser le plancher, disparaître. On pourrait croire qu'on étouffe la nuit à cause de la chaleur. Alors on dort la fenêtre ouverte. On est tapis, chacun dans son lit, apeurés, on attend." Brigitte Giraud est née en 1960. Nico est son deuxième romand après La Chambre des parents (Fayard, 1997).
4 personnes en parlent

Nico et Laura ont respectivement douze et quatorze ans lorsque leur père se résout "enfin" à quitter le domicile. Vont-ils finalement souffler ? pas vraiment. L'autorité abusive de leur père est de celles qui laissent des traces à vie, notamment pour le jeune garçon qui va s'auto-punir, mal s'alimenter, s'infliger des séances de sport/torture pour s'endurcir, et continuer de fuguer... Comme dans "Une année étrangère", Brigitte Giraud dissèque avec acuité et sans complaisance un couple en crise, une famille à la dérive. Ici, les enfants font les frais d'un père visiblement dérangé, violent, qui joue de son autorité avec son fils, l'humilie. On pense à Folcoche dans "Vipère au poing"... La mère est débordée et épuisée par sa profession de médecin généraliste, elle désapprouve le père mais n'ose (ou ne peut) pas le contrer... Si Laura, la fille aînée, semble relativement épargnée, elle souffre évidemment de l'ambiance délétère du foyer, entre les colères du père, les provocations du fils, l'impuissance de la mère. Laura et Nico n'ont de répit que lors de séjours chez les grands-parents...Ce roman met mal à l'aise, on sent une menace sur Nico tout au long du roman, on devine des séquelles incurables, un drame à venir. La chronologie est sans cesse bousculée, la narratrice Laura a beau être délivrée de la présence du père, les souvenirs de ses violences morales ne cessent de la hanter. Un livre poignant et douloureux, qui m'a cependant moins captivée que "Une année étrangère", sans doute à cause de la construction qui rend le récit chaotique, mais qui remplit néanmoins bien son rôle : rendre la persistance de la douleur des enfants palpable, "parce que rien ne disparaît, ni le bien, ni le mal, rien ne se dissipe. Chaque instant pèse de tout son poids. Nous sommes infestés, contaminés, nos cellules, nos globules, nos nerfs ont la charge de notre histoire. La mémoire se répand dans les tissus, coule dans les veines, elle fait des ravages." (p. 115-116). Canel

Canel
31/01/16
 

Une jeune fille raconte l'enfance et l'adolescence difficiles de son frère puiné, entre un père qu'elle présente comme un pervers et une mère aimante mais absorbée par ses propres soucis (professionnels ou conjugaux). L'auteur fait très bien ressentir la façon dont ce jeune garçon échappe progressivement à tous, y compris à sa soeur qui le comprend mais de moins en moins, jusqu'à une tragédie finale qui paraît inéluctable.J'ai beaucoup apprécié ce livre, malgré un sujet et une ambiance pesants et en dépit de quelques effets de style qui m'ont agacé aux pages 116-117 (structure répétitive des phrases et de leur sujet). du même auteur, j'ai préféré Une année étrangère. Apikrus

Apikrus
28/05/13
 

Laura vit avec ses deux parents et son petit frère Nico. On est immergé dans un désastre familial : la mère médecin travaille trop, le père ne communique pas et maltraite Nico. Personne ne fait rien, tout le monde est paumé.Alors elle nous fait part d'un naufrage, le naufrage affectif de son petit frère. Et les sentiments ambivalents qui l'envahissent. Quand un frère tourne mal, comment gérer ses sentiments entre la haine de ce qu'il devient et l'amour fraternel ?Encore un roman intime et poignant, d'une sobriété qui rend le texte encore plus beau.Décidément Brigitte Giraud sait me toucher.

Alexandraaa
02/01/11
 

Parce qu'un père a façonné son garçon brutalement, le mettant au piquet, lui infligeant brimades et remontrances dans un but constant de le dévaloriser, cet enfant, Nico, grandit mal. Sous les yeux de sa soeur aînée, Laura, l'enfant va devenir adolescent, instable, boudeur, taciturne et de plus en plus impulsif. Même après le départ du père, Nico ne cessera sans cesse de s'infliger lui-même des punitions, dans un but injustifiable. Qui cherche-t-il à blâmer et sanctionner ? Sa mère trop absente, trop dévouée à ses patients, trop assistante sociale bénévole proche du médecin des pauvres ? Restée seule, celle-ci va laisser sa maison partir à vau-l'eau, impuissante également à maîtriser un garçon qui sculpte son corps, se rase le crâne, incendie des poubelles, fréquente des groupes racistes. Au sommet de cette débâcle familiale, Laura, la soeur, se détache de ce frère qui part en vrilles. Elle décrit la débandade, la fuite des uns, l'abdication des autres et la déconfiture générale."Nico" est un roman suffocant, mal aéré, que l'édition de poche atrophie sournoisement. Deuxième roman après "La chambre des parents", "Nico" est un drame en plusieurs actes, une tragédie sourde au sein d'un foyer rongé par le silence, la non-communication entre les membres, les non-dits et les rancoeurs. C'est dur à lire, c'est étouffant et ça impose un irrépressible besoin d'air frais. Ouf... c'est la fin.

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.27 kg

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