Nocturne du chili

BOLANO, ROBERTO

livre nocturne du chili
EDITEUR : CHRISTIAN BOURGOIS
DATE DE PARUTION : 24/04/02
LES NOTES :

à partir de
15,20 €

SYNOPSIS :

Nocturne du chili met en scène un chilien, critique littéraire et poète qui, le long d'une nuit d'agonie, tâche de se défendre des accusations qu'il entend et qui ne sont probablement qu'une dernière manifestation de sa conscience. Sur son lit de mort, le père icabache revient fébrilement sur son passé. a mesure que le récit se rapproche de notre présent, le prêtre glisse vers l'enfer, sans rien perdre de sa mégalomanie ni de son aveuglement, lesquels atteignent leur paroxysme lorsqu'il accepte de donner des cours de marxisme à pinochet et assiste à
des soirées chez maria canales, dont le mari, nord-américain, torture dans la cave des opposants au régime (anecdotes malheureusement historiques. ). le portrait s'achève alors, à la fois ridicule et effrayant, et le personnage est enfin confronté à la " tempête de merde ", son apocalypse personnelle. le tout dans une sorte d'élan de joie et de rage. dans ce roman/poème en prose, mêlant vision et grotesque, l'auteur éclaire un demi-siècle d'histoire du chili et repose une des questions qui le hantent : que peut la littérature face aux ténèbres ?.
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Alors qu'il est sur le point de mourir, le père Ibacache repasse en revue son passé dans un long monologue. Homme d'église, homme de lettres - il sera critique littéraire, poète à ses heures et fréquentera tout le long de sa vie les cercles littéraires de Santiago, Ibacache semble irréprochable. Et c'est ce qu'il essaie de se convaincre, mais en vain. Dans un Chili où l'Histoire le met face à la misère du peuple et la cruauté de la dictature de Pinochet, il choisit de ne rien voir, de ne rien dire, de ne rien faire. Sa vie n'est qu'une lente progression vers davantage de lâcheté et d'auto-aveuglement, depuis son séjour dans le domaine du célèbre critique littéraire Farewell, où le jeune curé impressionné qu'il est se laisse tripoter par ce dernier, jusqu'aux soirées qu'il passe chez une mondaine, dont le mari torture les opposants à la dictature dans la cave pendant qu'à l'étage on discute poésie en écoutant du Debussy.Le style de Bolaño fait que ses phrases sont magnifiques et en même temps suffoquantes, instruites et violentes à la fois. Une litanie de références pointues (Marta Harnecker, Robert Burton, d'obscurs auteurs chiliens que Wikipédia me retrouve) et une série d'images terrifiantes (ciels ensanglantés d'oiseaux morts, rêves de femmes déchirant leurs vêtements, poèmes blasphématoires) nous plonge dans un monde à la fois fait d'érudition impressionnante et de terreur. Le texte est parsemé d'épisodes ou d'anecdotes qui sont autant de métaphores de l'horreur ou de la lâcheté. Ainsi de cette colline des héros qui ne se construira jamais, ces vers de l'Infini de Leopardi qu'Ibacache récite à un Pinochet rigoureusement indifférent, ou ce voyage qu'il effectue en Europe pour réaliser une "étude sur la conservation des églises" qui consiste en fait à voir comment des faucons élevés par des prêtres européens massacrent tout pigeon qui a le malheur de s'aventurer sur une tourelle ecclésiale.La vie d'Ibacache devient un cauchemar grotesque, où se dévoile toute l'absurdité de gens qui ont choisi de clamer haut et fort leur pureté dans leur posture de poètes pendant qu'ils se voilent les yeux. Ce n'est pas seulement un homme qui ne parvient à se repentir ou ressentir ne serait-ce que de la culpabilité, c'est un cercle - les intellectuels - puis un pays entier - le Chili, qui plongent dans la nuit. Avec ce roman court, sombre et étrange, Bolaño parvient à nous faire ressentir l'horreur de la lâcheté et le souffre de la pseudo-innocence.

Dailypolymathie
11/12/12
 

Au delà de l'immense talent de Bolaño et son écriture sublime et inclassable, j'ai énormément aimé dans Nocturne du Chili le discours politique, la profonde ironie d’une oeuvre qui dénonce la portée dérisoire de l’art (et plus précisément de la littérature) tout en étant d’une érudition littéraire à couper le souffle. Et puis la manière de l’auteur de flouter la frontière entre le fantasme et la réalité et de glisser des allusions le long du texte (n’oubliez pas de lire “Eniah” et “Etniarc” à l’envers)... Il a eu une façon de décrire l’horreur qui est inédite, habile et pétrifiante, de quoi fasciner le lecteur pendant toute la lecture. Exploratology / www.exploratology.com

Exploratology
02/08/16
 

Un roman court dont le charme réside dans une écriture très travaillé, certaines pages sont de toutes beauté et pourtant j' ai été un peu déçu par l' histoire. Le propos y demeure très linéaire, très superficiel malgré des thèmes pour le moins complexe j' aurais aimé que certaines des questions soulevés fussent approfondies, j' aurais aimé que la réflexion aille plus loin. Une lecture agréable à laquelle il manque toutefois, à mon avis, le petit quelque chose en plus qui l' aurait rendu incontournable sur l' histoire du Chili.

Lacazavent
08/03/14
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 12.00 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : ESPAGNOL (CHILI)
  • Traducteur : ROBERT AMUTIO

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