Northanger abbey

AUSTEN, JANE

EDITEUR : 10/18
DATE DE PARUTION : 23/02/00
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Par sa gaucherie, ses rêveries naïves et son engouement pour les vieux châteaux, Catherine Morland semble loin des modèles de vertu. Mais si cette jeune Bovary délicatement british n'a rien d'une héroïne, c'est
que Jane Austen s'amuse ! Et nous emporte, d'une plume malicieuse, d'un bout à l'autre du plus moderne des romans austeniens. « Jane Austen est charmante et féroce, bien élevée et impitoyable. » Le Monde
9 personnes en parlent

Du haut de ses dix-sept ans, la légère et candide Catherine Morland part découvrir la haute-société anglaise du côté de la très grande ville de Bath où tout n'est que luxe, (calme) cancans et (volupté) sorties en tout genre (théâtre, bals etc). Étroitement surveillée par les Allen -voisins et amis des parents Morland - Catherine ne tarde pas à tisser des liens amicaux avec les Thorpe (Isabelle et John) et les Tilney (Eleanor et Henry) et plus, si affinités. En avant, pour le marivaudage ! Ce qui est génial chez Jane Austen reste la profonde modernité de sa plume : n'hésitant pas à critiquer sa si rêveuse héroïne ou bien ses contemporains, l'auteure britannique propose un récit punchy et franchement agréable à lire.Parfaitement cadencée, l'intrigue se divise en deux : l'époque Bath-ienne (très prout-prout et compagnie, où s'habiller pour une soirée et paraître à the place to be résument l'activité du jour) puis celle de Northanger Abbey (où l'intimité et le silence s'imposent). D'ailleurs cette dualité revient constamment dans ce roman aux multiples duos : les couples frère-sœur, au nombre de trois (Catherine et James, Henry et Eleanor, Isabelle et John) puis d'amoureux, au nombre de deux (si on oublie les factices ou les « rêvé par l'un, renié par l'autre ») assurent le pendant sentimental de l'intrigue. Le couple père-fils, représenté par le général Tilney et Frederik, assume le rôle de catalyseur d'humeur sombre. Ici, le titre Northanger Abbey prend tout son sens : une monumentale colère - anger en anglais- sommeille dans cette fameuse abbaye, à l'image d'illusions déçues et d'un passé douloureux.Il ne faut pas se leurrer : Northanger Abbey dépeint une bourgeoise de convenance où les unions se monnaient suivant des critères bien sociaux : peu de mixité pécuniaire (l'heure n'est pas à la révolution des mœurs mais à celles des dots, des héritages et des charges avantageux), des faux-semblants et des fourbes, des promesses non tenues et des infidélités de principe.Pourtant, Jane Austen arrive à capter l'attention parce que de sa plume classique, elle casse le carcan romanesque : interventions multiples dans le récit, prises de position régulières sur la façon de concevoir un roman à son époque, remarques gentillettes sur Catherine, personnage qu'elle façonne - qu'elle affectionne aussi- cette douce rêveuse à l'esprit tordu mais finalement bien pratique quand il s'agit d'affronter un périple d'onze heures en chaise de poste. Une héroïne pure respectant parfaitement l'origine grecque de son prénom.

Cave
31/03/13
 

J’ai eu la chance de recevoir pour mon anniversaire les deux tomes consacrés à Jane Austen dans la prestigieuse édition de la Pléiade. Le premier tome rassemble des œuvres connues comme Orgueil et préjugés mais aussi des œuvres de jeunesse. J’ai donc commencé par le commencement et ce 1er tome débute par Nothanger Abbey.Ce fut une totale découverte pour moi. Les seuls éléments que je connaissais à propos de ce roman portaient sur son caractère gothique dont Jane Austen se moque allégrement. Je ne connaissais rien à l’intrigue ou aux personnages et j’avoue avoir été conquise.L’intrigue débute avec Catherine Morland. Elle est issue d’une famille nombreuse et modeste mais tout à fait respectable. Son parrain Mr Allen lui propose de l’accompagner en vacances à Bath. Ce sera l’occasion pour Catherine de tenir compagnie à Mrs Allen et de se divertir un peu. On suit donc Catherine dans son voyage à Bath. Une fois installée, elle accompagne Mrs Allen en ville ou dans les lieux publics où toute la bonne société se retrouve. Mrs Allen se plaint sans cesse de ne connaître personne et d’être seule à Bath mais bientôt les deux femmes font la connaissance d’Isabella Thorpe et de son frère. C’est le début d’une amitié entre Isabella et Catherine.Ce qui surprend le plus dans ce roman, c’est l’extrême naïveté de Catherine. Elle apparaît dénuée de tout sens critique et de méchanceté à l’encontre de ceux qui l’entourent. Isabella devient bien vite son amie mais Catherine ne se rend en aucun compte qu’il s’agit d’une grande manipulatrice et séductrice. L’auteur prend un mal et un plaisir à jouer avec son héroïne en la mettant aux prises avec cette Isabella qui récite de beaux discours et de belles promesses mais qui ne tient jamais sa parole. Catherine lui trouve sans cesse des excuses afin de la disculper.Le roman devient vraiment très drôle lorsque le frère d’Isabella s’en mêle. Il s’agit d’un garçon mal dégrossi, impoli qui tombe bien vite amoureux de Catherine et qui tente de la séduire en lui parlant de chiens de chasse et de chevaux. Fanfaron, menteur et maladroit, il passe vraiment pour l’imbécile de service. Catherine s’en rend vite compte cette fois-ci et cherche à tous prix à l’éviter. Elle l’esquive sans cesse lors des bals et c’est un plaisir de voir enfin notre héroïne sortir de sa réserve habituelle.Au fur et à mesure, Catherine va en effet gagner en maturité et en confiance. En somme, Jane Austen nous livre ici une sorte de roman d’apprentissage car Catherine a du mal à se confronter à la réalité. Elle souhaiterait que sa vie se déroule comme dans les livres. Catherine lit beaucoup de romans en effet. Elle se passionne pour Le Château d’Udolphe d’Anne Radcliffe, un roman gothique très à la mode à l’époque. Jane Austen se moque d’ailleurs de ces lectures qui ne comportent que châteaux hantés et jeune filles effarouchées. Elle s’en moque mais en fait à la fois l’apologie car Northanger Abbey est avant tout une ode à la lecture. Tout au long de ce roman, Jane Austen n’oublie pas que Catherine reste son personnage et qu’elle peut en faire ce qu’elle veut. Elle le rappelle sans cesse au lecteur en émettant toutes sortes d’hypothèses avec ces mots: "Notre héroïne aurait pu…".Même si l’extrême naïveté de Catherine a parfois de quoi décontenancer ou agacer le lecteur, j’ai adoré me plonger dans ce roman plein d’humour et d’auto-dérision. Une fois de plus la plume de Jane Austen a su faire mouche. Carolivre

un flyer
07/08/14

Northanger Abbey est le cinquième roman majeur de Jane Austen et a été publié en 1818 (donc après la mort de l'auteur). Nous suivons dans ce roman les aventures de la jeune Catherine Morland, fille de pasteur, qui évolue pendant plusieurs semaines dans la ville de Bath où se mêlent amitié, amours et déceptions.Comme à sa grande habitude, Northanger Abbey est une critique ouverte et tranchante de la bonne société anglaise, presque cynique par moment. La premier partie du roman se situe a Bath, ville du comté de Somerset au sud ouest de l'Angleterre. Ainsi, on découvre les activités de l'époque, avec les bals de LowersRooms, les rencontres de Pulp rooms ou encore les activités comme le théatre ou les boutiques. La première partie de Northanger Abbey est donc une description complète et renseignée de Bath car Jane Austen y a vécu elle même une dizaine d'année, avec sa famille.Mais il est évident que le grand talent de Jane Austen reste la façon dont elle nous décrit la complexité des relations humaines de l'époque, avec une mise en avant de la société britannique de l'époque. Cette aspect du livre est traiter d'une façon "exagéré" à des moments, presque surjoué mais j'ai aimé regardé les amitiés se nouer, les attirances se former, la bêtise humaine s’immiscer.Dans ce roman, Jane Austen nous offre une héroïne différente de Elisabeth Bennet ou des sœurs Dashwood. C'est un personnage, que vous et moi pourrions interpréter facilement. Elle ne possède pas une beauté sublime, ni un grand esprit; son trait de caractère le plus particulier reste sa grande imagination dû à ses lectures. Mais elle possède d'autres qualités comme la gentillesse et la loyauté. On ne peut que s'identifier à ce personnage, que j'ai beaucoup aimé. :)"Personne ayant jamais vu Catherine Morland, dans son enfance, ne l'eut supposer née pour être héroïne".Page 9Le héros est aussi un personnage tout ce qu'il de plus "banale". Oubliez le beau Mr Darcy, monsieur Tilney n'est pas un grand homme, pleins de passions. C'est un homme, qui a cependant beaucoup de charmes et dont j'ai apprécié les qualités. Le reste des personnages est vraiment hétérogène. On retrouve des caractères hypocrites et beaux parleurs avec Isabelle et John Thorpe, la gentillesse avec James Morland et la famille Allen, la droiture du générale Tinley ou encore la douceur de Miss Tilney Les personnages sont en résumé assez concentré (car on ne verra pas plus d'une dizaine) mais constitue une micro-société, très proche de la société de Bath et de l'Angleterre. J'ai beaucoup aimé les personnages de ce livre, que je trouve attachant et facilement identifiable pour le lecteur. On ne peut que se mettre à leur place.Mais dans Northanger Abbey, la plume tranchante de Jane Austen ne d'arrête pas à une critique de la société et des relations humaines mais va bien au dela, car à elle pointe du doigt un genre littéraire de l'époque: Le roman. En effet, ce livre est bourré de référence et de détails sur de nombreux livres de l'époque les mettant tantôt en valeur, tantôt en montrant leurs défauts. C'est ainsi que l'on apprend des noms et des titres de livres du roman noir, qui aujourd'hui sont des ouvrages qui ne font plus parler d'eux et qui à l'époque était prisé. J'ai vraiment aimé cet aspect du roman. "-Avez-vous lu Udolphe Mr Thorpe?-Udolphe! Par Dieu, non! Je ne lis jamais de romans, j'ai mieux à faire. Catherine, humiliée et honteuse, était sur le point de lui demander pardon pour cette question, mais il l'en empêcha en poursuivant:-Les romans sont si pleins d'absurdités et de niaiseries. Depuis Tom Jones, il n'en ai pas paru un seul à peu près passable, excepté le moine. J'ai lu ça l'autre jour... Mais pour ce qui est du reste, ce ne sont que les pires stupidités du monde. " page 51. Et je finirais ma chronique sur le style sublime de Jane Austen. En effet, pour les personnes qui sont rebutés des classiques pour les longues descriptions interminables (voir le style un peu pompeux), sachez que Jane Austen est un écrivain de talents dont la plume s'adapte à un grand public. C'est toujours un plaisir de la lire. En Bref,Northanger Abbey est une petite lecture (a peine trois cents pages) avec lequel j'ai passé un très bon moment. C'est une lecture très différente de Orgueil et préjugés ou encore Raison et Sentiments mais ça ne montre qu'une chose: que Jane Austen a du talents et sait se renouveler. Northanger Abbey est un classique bien écrit, qui nous montre une nouvelle facette de l'Angleterre du 17ème siècle et qui reste abordable au grand public. Bea285

bea285
11/05/14
 

EXTRAIT DE LA CHRONIQUE :Il faut dire que, déjà, ce livre est superbe avec pour illustration de couverture un tableau de Marcus Stone, même s'il a été peint après l'époque de Jane Austen. Le livre en tant qu'objet est d'excellente qualité (on dirait qu'il sort juste de l'imprimerie alors que je ne l'ai pas lâché avant de l'avoir fini!), c'est un format poche très pratique à lire et, ce, partout, sûrement aussi parce qu'il est doté d'une police d'écriture de taille moyenne qui ne fatigue pas les yeux. Notez au passage que plusieurs illustrations de passages du livre sont insérées entre les pages, au niveau, justement, des passages qu'elles illustrent, c'est un petit bonus non négligeable.

Lireoumourir
14/09/13

Après la grosse déception laissée par La Trace de Christine Féret-Fleury, j’avais besoin d’une valeur sûre… Malgré tout, j’avais tout de même un peu peur de me lancer dans Northanger Abbey car, imaginez si je n’aimais pas ! Comment pourrais-je vivre si j’étais déçue par un des textes de la grande Jane Austen ? J’étais donc à la fois pressée et à la fois hésitante de découvrir les aventures de la jeune Catherine Morland… Alors, verdict ? Je ne devrais pas douter de Jane, elle sait toujours me séduire, d’une façon ou d’une autre !Catherine Morland, l’héroïne, n’a que 17 ans lorsqu’elle fait son entrée dans la bonne société de Bath. Il me semble que c’est une des plus jeunes héroïnes mises en scène par Jane Austen, avec Marianne dans Raison et sentiments (je ne parle pas des personnages secondaires et je ne me prononce pas sur Mansfield Park, je ne connais pas l’héroïne puisque je ne l’ai jamais lu…). Elle possède donc cette candeur et cette innocence toute adolescente des jeunes filles tout droit sorties de leur campagne. Maladroite et parfois un peu trop « fougueuse », elle ne sait pas toujours déchiffrer les signaux envoyés par ses interlocuteurs et réagit quelque fois de travers. Ajoutez à cela une imagination débridée nourrit par des lectures de romans gothiques (Les Mystères d’Udolphe d’Ann Radcliffe par exemple) qui faisaient sensation au début du XIXe siècle, et vous aurez un portrait assez complet de la jolie demoiselle. Catherine se révèle donc à la fois drôle et attachante, douce et déterminée… on aime la suivre dans sa découverte de Bath et de ses visiteurs et on prie pour qu’elle parvienne à se débarrasser de ce stupide John Thorpe.Comme d’habitude, Jane Austen nous régale avec des portraits bien brossés, particulièrement ridicules. C’est l’occasion pour elle de se moquer des coquettes qui ne pensent qu’à leurs tenues et sont incapables de tenir une discussion sur un sujet différent (Mrs Allen), des chasseuses de mariages avantageux (Isabelle Thorpe), des prétentieux ignares et grossiers (John Thorpe), des hommes faibles gouvernés par les femmes (James Morland) et même des jeunes filles à l’imagination un peu trop active et débridée (l’héroïne herself !). Pour une fois, les parents de l’héroïne sont assez positivement décrits, plutôt ouverts et aimants. Quant au héros masculin et à sa sœur, ils sont bien sous tout rapport (si ce n’est leur affiliation avec Mr Tilney père et avec le frère aîné, tous deux assez peu aimables et fréquentables) mais je les ai finalement trouvés assez fades. Surtout Henry Tilney. Je sais que je vais me faire quelques ennemis, mais je suis assez déçue par ce héros austenien. Il est certes très charmant, amusant et prévenant, mais je le trouve surtout sans surprise. L’aspect « romance » est d’ailleurs une des petites déceptions de cette lecture. En effet, contrairement à Orgueil et préjugés, Persuasion, Emma ou encore Raison et sentiments, j’ai eu l’impression qu’entre Miss Morland et Mr Tilney, c’était tout de suite du tout cuit. Certes, certaines difficultés sont présentes jusqu’au dénouement, mais dès le départ, on ne doute ni de leur inclination mutuelle, ni de la fin heureuse que nous prépare l’auteure. Malgré tout, ils forment un beau couple et je ne boude pas mon plaisir, mais il m’a manqué un petit truc, un peu de suspense…D’ailleurs, j’ai trouvé que l’intrigue s’essoufflait un peu après l’arrivée de Catherine à Northanger Abbey, ce qui se produit assez tardivement dans le texte contrairement à ce que nous laisse penser la quatrième de couverture. J’ai préféré les deux premiers tiers se déroulant à Bath, dans cette société anglaise hypocrite du début du XIXe siècle, même si le comportement de la famille Thorpe m’a plus d’une fois fait sortir de mes gonds. Une fois dans l’ancienne abbaye de Northanger (chez les Tilney), la vie est beaucoup plus calme et monotone, tout comme l’intrigue. Ce n’est certes pas désagréable, mais cela manque un poil de rebondissements à mon goût.De toute façon, si je dois retenir une seule chose de ma lecture, ce n’est pas l’intrigue (ou la romance) que je choisirais, mais bel et bien l’ironie mordante de Jane Austen ! Je n’avais pas fini le premier chapitre que j’avais déjà le sourire jusqu’aux oreilles et savais que j’allais passer un excellent moment. C’est plein de dérision et de moqueries à peine voilées… quel délice ! C’est pourquoi, malgré la légère déception provoquée par le fond, je place Northanger Abbey sur la troisième place de mon podium austenien (derrière Orgueil et préjugés et Persuasion). Et si la date de publication, 1818 (l’édition est posthume) vous inquiète, sachez que la plume de Jane Austen, bien que très raffinée, est très abordable et particulièrement agréable ! Les chapitres sont courts, qui plus est, ce qui facilite et rythme la lecture. Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, peut-être que les illustrations régulières (style gravures) sauront vous faire changer d’avis.Le rythme de l’intrigue et la romance m’ont certes très légèrement déçue, mais l’ironie et les moqueries tout juste voilées de Jane Austen, ici au sommet de son art, ont rapidement effacé les quelques faiblesses de Northanger Abbey. Pas mon préféré de la Dame, mais tout de même sur mon podium ! Il me tarde maintenant de rentrer de vacances pour retrouver mon coffret dvd et pouvoir découvrir l’adaptation de 2007 avec la très jolie Felicity Jones !

DameMeli
27/07/12
 

Où l’on suit le destin de Catherine Morland, jeune fille pure et un peu cruche, sans fortune ni maniérisme, qui s’initiera à Bath à quelques us de la jeunesse plus coutumière des préséances sociales et mondaines, puis découvrira l’amour à Northanger Abbey.J’ai aimé que plusieurs fois Jane Austen s’adresse directement en son nom au lecteur, pour s’exprimer notamment sur le sort réservé au roman à son époque. Les premiers jours de Catherine à Northanger Abbey sont aussi un régal, son imagination l’entraînant dans une ambiance un peu gothique qui nous fait délicieusement frissonner, à l’instar de ses lectures toutes horrifiques.Les quelques portraits dressés sont aussi très caustiques, l’amie intéressée et volage, le père tyrannique et versatile…Ce roman n’a pas la légèreté et le pétillement d’orgueil et préjugés, mais il nous prend très agréablement dans ses filets malgré tout. Sylvie Sagnes

SagnesSy
03/07/12
 

Ce roman est un délice, je l’ai dévoré en quelques jours. J’adore le style de Jane Austen, sa façon de décrire les évènements et de se "moquer" de l’imagination débordante de son personnage principal : Catherine Morland. Le roman se partage en deux parties. Le début de l'histoire se passe à Bath, lieu de tous les dangers pour les jeunes filles convenables. Catherine rencontre alors Isabelle et John Thorpe. On ne croit pas une seule seconde à la sincère amitié d'Isabelle Thorpe. D'autre part, John Thorpe est un personnage très désagréable et très superficiel. Même si Catherine est un peu naïve, elle ne se fait pas berner par cet horrible personnage. Au final, Bath n'est que le lieu des apparences et des artifices. Le second lieu de l'histoire est Northanger Abbey où Catherine, sur l'invitation du Capitaine Tilney, passe quelques semaines. C'est le lieu où l'amour de Catherine pour Henry grandit. Le cadre reste très familial, c'est dans cet environnement que Catherine apprend à mûrir et à devenir une jeune fille beaucoup plus posée. La distinction de classe sociale est un élément phare dans ce roman puisque c’est ce qui fait ou défait les histoires d'amour. L'auteur nous plonge dans la société du XIXème où la tradition doit être respectée, où la femme dépend de son père puis de son mari. Jane Austen est un personnage à part entière dans le roman puisque c'est elle qui nous raconte l'histoire de Catherine. En effet, elle intervient toujours aux bons moments et s'efface pour laisser parler ses personnages. J'ai également apprécié les notes en bas de pages notamment les explications sur les romans cités par l'auteur. La biographie de Jane Austen, placée en fin d'ouvrage, donne un aperçu de la vie de l'auteur, je trouve cela très judicieux de la part de l'éditeur. Lilas

un flyer
01/06/12

Dans ce roman, en mettant en scène une jeune fille plutôt naïve, pas forcément très intelligente, tentant de combiner son instinct et les convenances qui lui ont été inculquées, Jane Austen dresse le portrait au vitriol d'une société britannique basée sur les apparences, sur la notoriété et l'intérêt, dans laquelle la culture et l'intelligence ne sont pas sensées être au programme de l'éducation des jeunes filles. Elle dépeint les salons de Bath, qu'elle a elle-même fréquenté à plusieurs périodes, les relations qui s'y nouent, les jeux de pouvoir qu'on peut y observer et n'hésite pas à mettre en scène des personnages parfois relativement antipathiques qui viendront servir sa démonstration. Je dis "sa démonstration", car il me semble que Jane Austen ne se retire pas totalement de son roman, n'hésitant pas à employer la première personne du singulier à plusieurs reprises pour exprimer la propre opinion du narrateur, voire même à interpeller le lecteur et le prendre à parti. Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
02/02/12
 

C'est mon troisième livre de Jane Austen que je lis, et si Persuasion m'a déçu, celui ci m'a beaucoup plu (moins qu'Orgueil et Préjugés néanmoins.). Catherine était si niaise, si naïve et ressemblait tant aux héroines curieuses de certains livres, que cela m'a beaucoup fait rire, notamment avec la scène se rapprochant d'une qui se trouve dans les mystères d'Udolphe (d'après ma soeur). J'ai grandement aimé Mr Tilney et sa soeur, le père un peu moins. Les Thorpe m'ont tous exaspérés, même Isabelle. L'histoire est bien, et j'ai adoré comment c'est écrit lorsque Jane, l'auteur semble se mettre à parler.

yuukichanbaka
10/01/12
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.90 cm
  • Poids : 0.16 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : JOSETTE SALESSE-LAVERGNE

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