Nous etions les mulvaney

OATES-J.C

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 14/01/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

A Mont-Ephraim, petite ville des Etats-Unis située dans l'Etat de New York, vit une famille pas comme les autres : les Mulvaney. Au milieu des animaux, ils cohabitent dans une ferme respirant le bonheur, où les corvées elles-mêmes sont vécues de manière cocasse, offrant ainsi aux autres l'image d'une famille parfaite, comme chacun rêverait d'en avoir. Jusqu'à cette nuit de 1976 où le rêve vire au cauchemar... Une soirée de Saint-Valentin arrosée. Un cavalier douteux.
Des souvenirs flous et contradictoires. Le regard des autres qui change. La honte et le rejet. Un drame personnel qui devient un drame familial. En dressant le portrait de la dissolution d'une famille idéale, Joyce Carol Oates épingle l'hypocrisie d'une société où le paraître règne en maître et érige en roi les princes bien pensants ; où un sourire chaleureux cache souvent un secret malheureux ; où il faut se taire, au risque de briser l'éclat du rêve américain.
9 personnes en parlent

Ates n’était pas vraiment une inconnue pour moi! Dans ma PAL Blonde m’attend patiemment, et j’avais lu il y a au moins 3 ans Délicieuses pourritures qui a laissé en moi une empreinte forte… je découvrais un style, une manière d’aborder les faits avec vérité et sans complaisance !Donc, la perceptive de lire ce GROS roman de presque 750 pages me ravissait et je ne fus pas déçue !Je vous le dis d’entrée : c’est un roman époustouflant… un de ces romans qui marquent, laissent des traces, vous remuent, vous renvoient à votre vie…Au départ une famille américaine dans les années 70, une famille intégrée, unie, aux préceptes religieux, dans une Amérique puritaine, et communautaire, farcie d’une moral bien pensante ! Dans cette ferme des Mulvaney, chats, chiens, chevaux, hommes vivent, s’aiment… quand soudain la fille de la famille aimée de tous, reine des bals, se fait violer… On assiste alors à la dégringolade de tous les membres de la famille ! Comment tout à coup, tout ce auquel ils croyaient n’a plus de sens, ne correspond plus à rien, comment tout à coup, la communauté leur tourne le dos!Au-delà d’un destin familial, c’est aussi une critique de l’Amérique bien pensante, de cette Amérique puritaine et hypocrite.Mais ce roman c’est aussi un style, un art de la narration, une façon de vous emmener, de vous plonger, voire de vous noyer dans cet univers! Chaque membre de la famille est décrit, on suit leur évolution, leur façon propre de s’en sortir, comment chacun réagit, et fait avec ça ! cette chose non dite… L’alcoolisme du père, la foi aveugle de la mère, l’errance de Marianne, la colère de Patrick, la volonté de comprendre du petit dernier Judd… chacun à sa place dans la hiérarchie de la famille : l’aîné qui fuit, le second qui veut défendre sa soeur, et le dernier qui surnage, qui capte des informations derrière une porte fermée….Bref, je pourrais être intarrissable, il y a tellement à dire sur ce roman dans lequel s’entremêlent passé et présent, réflexions sur la famille, sur les liens entre frère et soeur…. Lisez-le, que pourrais-je vous dire de plus !Pour finir laissons la parole à l’auteur :Mais ce document n’est pas une confession. Absolument pas. J’y verrais plutôt un album de famille. Comme maman n’en a jamais tenu, totalement véridique. Comme la mère de personne n’en tient. Mais, si vous avez été enfant dans une famille, quelle qu’elle soit, vous en tenez un, fait de souvenirs, de conjectures, de nostalgie, et c’est l’oeuvre d’une vie, peut-être la grande et la seule oeuvre de votre vie. (pp.18-19)

George72
05/12/09
 

Marianne, dix-sept ans, a tout pour plaire. Bien intégrée au lycée, pompon-girl appréciée, elle prépare son premier bal d'étudiante : robe en taffetas, cavalier assorti, position privilégiée à la fête. Tout réussit à Marianne, seule fille d'une fratrie de trois garçons, l'amour absolu de son père. La nouba arrive et rien en se passe comme prévu.Véritable plongée dans une famille américaine de Mont-Ephraim, ville de l’État de New-York, Nous étions les Mulvaney dissèque au scalpel les comportements humains du paraître. Entre un père qui ne souhaite qu'adhérer à un club comme signe d'investiture et de notabilité, une mère catho girouette qui ventile et mouline dès qu'un problème survient, des frères tous concernés et affligés du mutisme parental, Marianne assume seule ce qui n'est plus de sa responsabilité. Monde de faux semblants aux codes sociaux bien précis, milieu où on bafoue les victimes et on protège les prédateurs, univers soit-disant charitable sans compassion, Mont-Ephraim représente n'importe quel village où seule l'apparence reste souveraine, où l'injustice et l'amoralité règnent sans partage, où l'animalité s'étend aux bipèdes, êtres normalement dotés de conscience. Les Mulvaney, un clan qui se fissure lorsque la blessure intervient.Joyce Carol Oates a composé un livre énorme parce qu'elle a évité tous les poncifs attendus : mélo, critique facile du système américain, religion aveuglante, le parcours en enfer, stéréotypes en tout genre. Chaque intervenant de l'histoire donne son interprétation des faits, selon son âge : quelques répétitions narratives ponctuent le récit du petit dernier Judd, l'évanescence ressort des pensées de Marianne, la droiture et l'efficacité sommeillent en Patrick. L'auteure réussit brillamment à attacher le lecteur à chaque protagoniste, sans jugement et sans amertume. Présentée comme une famille idéale, en totale immersion avec la nature, le clan des Mulvaney marque très vite ses failles : un manque certain de communication, la volonté de ne pas faire de vagues et de taire l'indicible. Chaque membre réagit à sa façon et là encore, Joyce Carol Oates, géniale marionnettiste, guide ses héros là où on ne les attend pas. Un roman qui bouscule la famille et l'ordre moral, un roman du rejet (la discrimination par l'absence d'adhésion, la séparation pour survivre à une présence étouffante). Lorsqu'un drame arrive, plusieurs réactions deviennent possibles : se réfugier dans des consommations addictives, oublier jusqu'à s'oublier, se venger pour se libérer, vivre avec cette béance énorme, fuir : Joyce Carol Oates présente cette panoplie de comportements : à vous de choisir !

Cave
25/01/13
 

Chez les Mulvaney, on forme une famille unie, soudée, aimante, une joyeuse tribu composée du père Michaël, chef d’entreprise, des quatre enfants, Michaël Junior, Patrick, Marianne, Judd, le narrateur et de Corinne la mère, un rayon de soleil dynamique et débordante de charité Chrétienne.Bien qu’un drame couve, on le pressent dès le début du roman, pendant des années, rien ne perturbe ce paradis familial.Mais un jour, par une belle soirée de fête du collège, Marianne est violée.La famille sombre dans la sordide réalité de l’Amérique rurale.Désirs de vengeance, peurs, chacun à son tour quitte la maison.Seule Marianne garde la nostalgie du passé.Récit d’une tragédie annoncée, « Nous étions les Mulvaney » m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page. Les sentiments confus, contradictoires, tantôt violents, tantôt lumineux, toujours bouleversants, que génèrent les liens familiaux, sont disséqués avec une psychologie d’une justesse saisissante.Subjuguée par la plume de Joyce Carol Oates qui tisse les mots avec le talent d’une orfèvre, je me demande si un jour les jurés de Nobel auront l’idée de récompenser son œuvre exceptionnelle.

isabelleisapure
08/12/14
 

Je diviserai ce roman en deux parties. J'ai beaucoup aimé la première moitié, la description de cette famille un peu givrée mais fort sympathique, avec ces parents dont tout enfant rêve, à la fois aimants mais aussi toujours prêts à faire un bon mot et à plaisanter. La façon dont Joyce Carol Oates dessine les cinq portraits des membres de la famille est fort réussie et on les trouve attachants. Et vient le point culminant du roman, à la fois dans la tension et dans sa réussite, celui où Corinne découvre ce qui est arrivé à sa fille (nous lecteurs sommes au courant dès le début), ne sait pas comment réagir, souffre pour son enfant, préférerais que ce soit une grippe. Et celle où elle l'annonce à Michael et la façon dont il réagit au début. C'est un moment émouvant et je pense qu'aucun parent ne peut rester insensible à cette partie du roman. Et le père pointe du doigt un dysfonctionnement intéressant de la justice quand la victime refuse de témoigner. Malheureusement, je trouve que le roman ne tient pas ses promesses jusqu'au bout et c'est peut-être juste que j'ai un problème avec les familles dysfonctionnelles. Mais je ne regrette pas d'avoir lu ce roman car je l'ai trouvé bien moins glauque que plusieurs des romans de l'auteure que j'avais lus précédemment et ceci malgré le thème. Je trouve juste qu'elle ne gère pas très bien les contre-coups du drame. Par contre, j'ai beaucoup aimé les pages sur la difficulté pour le plus jeune de se retrouver seul à la maison, après le départ des grands http://vallit.canalblog.com/archives/2012/07/25/24675519.html#comments

cocalight
14/09/14
 

Joyce Carol Oates dresse un portrait sans complaisance de la société américaine et explore avec brio les méandres de la nature humaine à travers cette magnifique fresque familiale.

alexka
28/01/14
 

Je ne connaissais pas cette auteure malgré tout le bien qu'on dit d'elle, et je ne suis pas prêt de lire une autre de ses oeuvres, pour la simple raison que "Nous étions les Mulvaney" m'a sensiblement déçu. Premier point décisif : un roman dont l'intrigue commence vraiment à se mettre en place au bout de 200 pages (alors qu'il en compte 600), c'est mille fois trop long. J'ai failli abandonner plusieurs fois. Ensuite, le côté religieux larmoyant "Dieu viens-nous en aide" bla bla bla m'a vraiment saoulé. L'auteure le répète je ne sais combien de fois, on a compris, merci ! Ca devient lourd. Bien sûr, la critique de la société américaine est intéressante et le thème du rêve américain brisé est bien analysé, mais cela ne m'a pas suffi. Le pseudo happy end mielleux pour compenser avec les six cent pages d'apitoiement m'a laissé un goût amer dans la bouche. Ce roman plaira peut-être aux amateurs du style tranche-de-vie, mais pour moi c'est une déception.

Shirayukihime
19/10/13
 

Je suis tombée par hasard sur ce livre et j'ai commencé ma lecture en me demandant quel pouvait donc être cet événement qui marque l'avènement d'une famille, tant le secret qui l'entoure est obscur. Le récit est dense, prenant, violent aussi, parce qu'il décrit des relations familiales qui implosent au sein d'une famille jusque-là unie, en dépit de l'innocence de celle par qui l'avènement survient, justement. Les personnages sont savamment décrits et mis en valeur, l'on s'attache à son tour à certains, sans comprendre le rôle d'un autre bien qu'il s'exerce à une autre époque. Une vraie et belle fresque familiale, douloureuse et attachante, que l'on ne peut abandonner avant le dernier mot, lui-même porteur d'espoir.

LAPESTE
28/05/13
 

Oates nous propose une histoire d'une noirceur parfois difficilement soutenable. Son regard aigu et sans pitié décortique les moindres faiblesses et les pires bassesses dont les êtres humains sont capables, nous montrant ce qui se cache derrière le bonheur de carte postale et les politesses. J'avais beaucoup aimé ce parti-pris dans Les chutes ; cela m'a nettement plus gênée dans ce roman. En effet, non seulement les souffrances de Marianne m'ont énormément touchées mais le comportement de sa mère m'a heurtée. Face à cette mère si faible et qui lâche sa fille au profit de son mari, j'ai ressenti quelque chose qui ressemble à de la haine. Cela peut paraître invraisemblable puisqu'il ne s'agit après tout que d'un personnage de roman mais c'est sans compter le talent de Oates pour vous impliquer dans une intrigue. Je n'ai que très moyennement apprécié ce livre, notamment à cause de toute la souffrance qui le traverse et le gâchis qui ressort de cette histoire, sans compter la fin désespérément américaine…

mycupoftea
05/12/12
 

Joyce Carol Oates, née le 16 juin 1938 à Lockport (État de New York). est une poétesse et romancière américaine.Nous étions les Mulvaney, un nouveau livre de J C Oates dont je vous avez déjà parlé pour son livre « Chutes » et à nouveau un coup de foudre pour cette auteure qui sait si bien nous décrire la famille.Ici la famille américaine telle que nous nous la représentons, typique et idéale. Le bonheur transparaît, une belle ferme remplie d’animaux qui font pratiquement partie de la famille, la religion y est aussi très présente, de vraies valeurs…Mais un jour tout vole en éclats, un drame va les détruire, briser cette harmonie, chaque membre va se désolidariser de la famille. Leur route sera différente, la honte et le rejet seront leur point commun. Un drame qu’il faut taire, cacher pour que le regard des autres ne changent pas, pour le paraître. Nena

nena1
04/09/11
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.60 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)