Nous vieillirons ensemble

DE PERETTI-C

EDITEUR : STOCK
DATE DE PARUTION : 06/02/08
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Dimanche 1er octobre. Une journée comme les autres aux Bégonias, maison de retraite de la banlieue parisienne. Il est 9h15. Nini la vieille excentrique attend la visite de sa petite Camille, sous l'oeil attendri et bienveillant de Josy, l'auxiliaire de vie cartomancienne. Louise Alma ressasse 92 années de souvenirs. Jocelyne Barbier, la bureautière, et Marthe Buissonette, la femme de pasteur, reprennent leur querelle quotidienne. Robert Leboeuf couvre Thérèse Leduc d'un regard plein d'espoirs. Le capitaine Dreyfus prépare sa grande évasion. Christiane, l'infi rmière de jour, tente de
se débarrasser d'un amant devenu encombrant. Philippe Drouin, le directeur, philatéliste à ses heures perdues, rêve d'acquérir une pièce unique. Alphonse Destroismaisons, le vieil amoureux, lutte désespérément contre l'Alzheimer de sa femme... Et les familles des résidents accomplissent, bon gré mal gré, leur devoir dominical. La vie s'écoule doucement entre joie et souff rance, amitié et solitude, amour et ennui, maladie et envie. Camille de Peretti propose, avec son acuité habituelle, une immersion insolite et bouleversante dans l'univers singulier des maisons de retraite.
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Ambiguïté du titre d'abord : Nous vieillirons ensemble qui peut à la fois se voir comme une référence optimiste au titre du film de Pialat Nous ne vieillirons pas ensemble (où le couple interprété par Marlène Jobert et Jean Yanne se déchire) mais aussi comme une sentence implacable, les pensionnaires de la maison de retraite Aux Bégonias n'ayant pas de possibilité de sortir vivants de ce huis-clos à perpétuité...Une journée dans une maison de retraite voilà ce que nous propose de départager le roman de Camille de Peretti. Unité de temps et d'action donc mais une multitude d'histoires, drôles, touchantes ou acides qui nous sont dévoilées avec une grande justesse de ton. Ni misérabilisme ni optimisme forcené. C'est avec plaisir que nous retrouvons le personnage à la fois fantasque et tragique de Nini, la marraine de Camille.Visiblement Camille de Peretti connaît bien le monde des maisons de retraite et écrit avec pertinence et sensibilité sur le dur métier d'infirmière : "A l'école, on leur apprenait "l'accompagnement en fin de vie. A l'hôpital, on leur apprend à remplir des papiers administratifs. Caser les malades, cocher les morts. (...) Elle a presque hâte de perdre sa douceur et sa sensibilité."Pour la structure, l'auteure a choisi de se référer aux contraintes suivies par Georges Perec dans la Vie mode d'emploi, nous en donnant le cahier des charges à la fin du roman.Point n'est besoin de s'y référer pour apprécier le tour de force de Camille de Peretti : avoir su donner de la chair et de l' âme à ce qui chez Perec tenait davantage de l'exercice de style.Un beau roman tendre et cruel .

cathulu
08/12/12
 

La construction narrative, inspirée de La vie mode d'emploi de Perec (et qui est très clairement expliquée dans le Cahier des Charges en fin de roman) permet de faire intervenir un assez grand nombre de personnages et de déployer l'histoire par "tuilage" (une couche d'informations se rajoutant à une autre comme un mille-feuilles) sans ennui aucun pour le lecteur-spectateur de ces tranches de vie, pressé de connaître les développements des histoires des uns et des autres. Les personnages sont attachants et touchants chacun à leur manière, qu'ils soient acariâtres comme Nini, l'exigeante paralysée, émouvants comme Mme Leduc et sa vie en manque d'enfants, terribles comme la comtesse atteinte de la maladie d'Alzheimer qui s'obstine à prendre son mari pour un de ses nombreux amants ou antipathiques comme la sèche et froide Mme Buissonnette qui n'a jamais aimé personne et se rattrape en fin de vie... Il y a beaucoup d'humanité dans ces portraits finement brossés de corps échoués qui ont mal ou peu aimé et que la vie, parfois, a malmenés, beaucoup de vie paradoxalement aussi et des sentiments forts chez ces hommes et ces femmes contraints de vivre ensemble encore un peu. On sourit, on rit jaune (la mort de Mme Paradis), on est ému par ces solitudes partagées et par ces souffrances qui se dessinent : la vie, quoi!

fashiongeronimo
16/08/12
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.37 kg

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