Nouveaux indiens

BONNERAVE, JOCELYN

EDITEUR : SEUIL
DATE DE PARUTION : 20/08/09
LES NOTES :

à partir de
4,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

Nouveaux Indiens est une enquête qui change d'objet en cours de route. Sur fond de campagne présidentielle, un anthropologue français venu aux Etats-Unis étudier la vie de quelques musiciens est conduit à sortir de sa réserve scientifique lorsqu'il met au jour les turpitudes d'une drôle de bande : de
jeunes artistes, des intellectuels bien en place, un chirurgien, et une clocharde qui porte au cou de jolies pierres d'ambre. On croisera aussi une violoncelliste un peu magicienne, un vieux bouddhiste irrépressiblement gourmand. Le Nouveau Monde a-t-il tant changé depuis les sauvages de la Renaissance ?
7 personnes en parlent

Ce livre me laisse perplexe et je suis incapable à ce jour de vous dire si je l'ai aimé ou pas, c'est un comble ! Je l'ai trouvé intéressant, innovant, dérangeant, questionnant... mais je n'ai pas accroché malgré tout. Pas de sympathie pour A., l'anthropologue que j'ai trouvé bien mou et se plaignant sans cesse (le jet lag a bon dos, à mon avis !). Pas non plus d'atomes crochus avec les autres personnages, et pas même de compassion pour cette Mary disparue qui va devenir le véritable sujet de recherche de A., un sujet qui le passionne bien plus que la musique expérimentale qu'il est censé étudier. J'ai trouvé le dénouement tiré par les cheveux et je n'ai pas du tout compris le lien de l'histoire avec les élections en toile de fond, bref, je l'ai lu sans déplaisir et mon esprit a été intéressé, mais mon coeur n'a pas aimé... La formule n'est pas du plus grand chic mais reflète pourtant bien ce que j'ai ressenti. Liliba

liliba
21/12/09
 

J’ai été très déçu par ce livre, je ne m’attendais pas à une histoire passionnante mais là je me suis vraiment ennuyé au point de perdre le fil à plusieurs reprises et de devoir reprendre certains passages pour me remettre dans l’histoire. Le style de l’auteur m’a beaucoup déplu, il est assez “vulgaire”, beaucoup de parler franc qui pourrait donner un aspect “authentique” à certains personnages mais c’est plutôt raté. L’histoire quant à elle est un peu tirée par les cheveux et le fond de campagne présidentielle américaine (Bush vs Kerry) aurait pu être intéressant mais trop peu approfondi pour que l’on puisse en retirer quelque chose. Bref, je vais vite oublier ce livre et je vous conseille de passer votre chemin !Article complet sur Art Souilleurs

Artsouilleurs
11/11/09
 

Le narrateur est A. L'anthropologue, qui fait un séjour à l'Universtié de Berkley pour observer les étudiants d'un séminaire axé sur l'improvisation en musique. Il va, par la même occasion, enquêter sur la mort de Mary, une jeune anorexique, et tout ça sur le fond de la ré-élection de George W. Bush.Même si le style de l'écriture se prêtait bien au côté anthropologique de l'histoire, il m'a profondément gênée pour y rentrer. Les phrases sont remplacées par des bribes, prises de notes balancées, éparses. Les personnages sont à peine présentés et il m'a été difficile de les retenir pour la suite. Toute la première partie du livre est ennuyeuse, alors que la deuxième est carrément crade : on y cause cannibalisme, scatophilie...Bref, un livre assez dérangeant,et ce qui m'a confortée dans l'idée que ne l'avais pas apprécié c'est surtout... oh oui, surtout, parce que le narrateur dit ceci : "Je jette un coup d'oeil aux quotidiens américains : la mort de Christopher Reeve fait les gros titres, à côté du face-à-face Bush-Kerry. Pour bon nombre de terrien, Christopher Reeve, c'était Superman. Après avoir volé dans les airs grâce aux trucages d'Hollywood, l'acteur avait fait une mauvaise chute de cheval et s'était retrouvé cloué au sol, en fauteuil roulant. Durant le week-end, il a succombé à un truc banal. Qu'est-ce que ça peut bien me foutre ?"Je sais que c'est un avis totalement arbitraire, mais j'en ai rien à faire, on touche pas à Superman !

Emmab666
22/01/16
 

A. l'anthropologue voudrait "savoir comment font les musiciens pour se dire des choses quand ils jouent alors qu'ils ne peuvent pas se parler.Tout se passe en dessous, quoi..."Il ne croit pas si bien dire ce petit frenchie venue aux États-Unis sur un campus étudier le groupe de musiciens animé par Frank Firth car , se transformant malgré lui en limier, il va peu à peu mettre à jour les liens qui unissent différents acteurs du campus, qu'ils soient professeurs ou sans -abris et qui sont liés à a disparition d'une anorexique, Mary.4Sur fond de campagne électorale, celle qui aboutira à la réélection de Bush junior, l'anthropologue sera donc amené à sortir de sa position d'observateur voire même d'enquêteur, devenant à son tour partie prenante d'une fabuleuse performance...Et les Nouveaux Indiens dans tout ça ? Ils sont beaucoup plus proches de nous qu'on pourrait le croire...Brassant les thèmes de la langue (le narrateur éprouve des migraines à devoir sans cesse faire le va et vient entre français et américain mais éprouve beaucoup de plaisir à entendre la broussaille de mots de la logorrhée d'une musicienne française, long flots de mots abrupts retranscrivant aussi les notes prises par A. lors des exercices des musiciens) des rapports qu'entretiennent l'Art et le pouvoir, du pouvoir dans les groupes quels qu'ils soient, mais aussi pointant du doigts les échecs de notre société, Jocelyn Bonnerave nous donne ici un roman dense ( 170 pages seulement) qui galope sans trêve, secoue le lecteur , le tient en haleine et se termine d'une manière tout à fait originale et quasi philosophique. Le style est vif, alerte, et Bonnerave réussit même le pari de nous donner de somptueuses pages érotiques, roboratives sans être ni maniérées ni triviales. Un livre original et intelligent, sans être pédant. Une réussite ! cathulu

cathulu
12/07/12
 

Je sais par avance que mon avis ne sera pas partagé par toutes : j'ai lu des avis très positifs sur ce roman et des avis trèèèèès négatifs. Alors devinez dans quelle catégorie se range le mien ??...C'est bien simple : j'ai détesté !!! Sur ce blog, je dirai que tout dépend des goûts, que c'est peut-être, après tout, un écrivain prometteur, qu'il faut voir... Dans la vraie vie, j'ai décrété que ce livre est un des plus « nuls » que j'ai été amenée à lire. Mais comme ici nous sommes entre gens corrects et modérés, je dirai simplement que je n'ai pas adhéré... peut-être parce que je n'ai pas compris le propos ?...Pour ne pas paraître trop radicale, il faut quand même que j'avance quelques arguments. Premièrement : l'histoire. Un anthropologue débarque aux Etats-Unis pour rencontrer un groupe de musiciens qu'il commence à observer. Il est très vite intrigué par l'histoire d'une jeune fille, Mary, décédée dans des conditions mystérieuses. Quand Suzanne de Chez les filles m'a proposé ce livre (et un autre : pourquoi ai-je fait ce choix ?...), j'ai eu le sentiment qu'il pourrait me plaire, mais je crois en fait que je n'ai lu la quatrième de couverture qu'en diagonale... je m'attendais davantage à une enquête « policière ». Ni l'histoire de Mary, ni les moments passés en compagnie de la troupe de musiciens, ni les allusions très présentes à la campagne présidentielle ne m'ont intéressée. Deuxièmement : le style. J'aime les beaux romans, bien écrits, cela ne m'empêche pas de pouvoir apprécié ceux qui ont une syntaxe destructurée. Mais là encore, je n'ai pas adhéré : absence de ponctuation, construction très (trop) libre. Beaucoup de mots anglais (j'ai trouvé ça ridicule à vrai dire : « Tu pollues ton jardin tu pollues ta planète, no jet lag de la Faute »). Pas mal de vulgarité.La construction-même du roman m'a bloquée : des chapitres très courts, une impression de décousu, une volonté sans doute de se rapprocher de la forme du journal intime ? Et aussi : un passage sur le bambou dont je n'ai pas compris l'intérêt, des descriptions physiques très particulières (« Tree était végétarienne : bien sûr son sexe sentait fort, mais jamais ce poisson mort que pas mal d'amants redoutent en silence ; plutôt la truite qui scintille dans l'eau, et la sauge dans laquelle on la cuira plus tard »). Tout cela bien sûr n'est rien. Le mieux se trouve à la fin : pour toi lecteur qui aura eu le courage de lire le roman jusqu'au bout, l'auteur a prévu une petite surprise. Un concert de Prout ! Trop, c'est trop.En résumé : j'ai trouvé ce roman très hermétique et j'ai eu l'impression que l'auteur cherchait à se donner un genre...

Calypso85
03/02/12

Automne 2004, A. est un anthropologue français parti aux États-Unis pour étudier Frank (un Anglais, musicien de jazz, d'impro et professeur) et ses élèves : « Je suis chercheur en anthropologie. Je suis à Mills College, Oakland, Californie. J'ai vu Frank Firth à Paris l'été dernier [...]. » (page 26). « Il dit calmement, et dans un français impeccable, si tu veux observer viens tout l'automne à Mills, en plus tu verras les Américains en pleine forme, ce sera la période des présidentielles. [...] Je dis c'est quoi Mills ? Il répond en se servant de la bière australienne Mills College, c'est là que j'enseigne, école d'arts libéraux à l'avant-garde depuis un siècle, cinquante-cinq hectares, psycho, socio, danse, arts plastiques, et surtout famous département musique : Darius Milhaud, John Cage, Berio, Anthony Braxton. » (page 27).Après un voyage épuisant et le jet lag (il insiste bien là-dessus, un duo No Jet Lag s'est même formé !), A. est attiré par de nombreuses affiches « We miss you Mary ». Il apprend que Mary Stern était une étudiante souffrant d'anorexie et qu'elle est morte après un voyage chez les Guayaki, des Indiens cannibales.Mais « Mary perdait du poids par à-coups, et ça n'est pas normal. » (page 49).[...] Catherine de La culture se partage

Catherine2
11/05/11
 

« N'essayer pas de changer le monde, ce serait pire... »Voici un livre qui ne laisse pas ses lecteurs indifférents. Cette lecture charme, horripile, interroge, dégoûte, déroute, surprend et tente de démontrer que nous restons, malgré nos airs civilisés, des sauvages.Pour ma part, je n'ai pas ressenti grand chose. A vrai dire je me suis dès le départ profondément ennuyée. Le style « halluciné sous acide » m'a très, mais alors très, vite lassée.« Elle tisse, ses doigts aussi agiles que sales, parce que l'ambre, l'hiver, ça protège de la gorge et les bronches. Il faut prévoir : jusqu'à Noël, elle chante tous les soirs à L'Opéra de San Francisco, elle dit je suis Carmen pour un million de spectateurs droit dans les yeux m'entame l'air du toréador prends gaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarde à toi ! En français dans le texte et là ça s'enchaîne dans ma tête en français en anglais qui n'a jamais jamais connu de loi parce qu'en attendant, après un été magnifique, elle est rouge homard qu'elle ne mangera plus jamais jamais bye bye omelette au lard homeless à l'américaine nouveau Peaux-Rouges plus besoin de leur voler l'espace l'ont perdu tout seuls, campus camping sauvage, enfants de bohème même plus tipi avec bouh bouh sur la bouche sous des couvertures sales, sale temps pour un anthropologue »« Thanksgiving, donne, donne, donne, merci donne, film plastique de conditionnement orange, c’est des oiseaux géants gelés après quelques séances de body building immobile (pilules roses ovales et bleues rondes), grosses cuisses froides et bel abdomen, c’est un grand corps noir dans sa dernière maison en bois j’entends quelque chose comme du jazz, dedans comme dehors c’est plainte contre plainte j’ai fait j’ai gronde j’ai mort je chante si beau d’enterrer quelqu’un, taisez-vous Oh Lord, c’est écrit ne jamais rompre la chaîne du froid ».Un moment de lecture bien étrange, un auteur que je ne suivrais pas.

Theoma
26/09/09
 

Format

  • Hauteur : 20.30 cm
  • Largeur : 14.00 cm
  • Poids : 0.24 kg

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