Nulle et grande gueule

OATES, JOYCE CAROL

livre nulle et grande gueule
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 17/06/04
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Elle, c'est Ursula. Parce qu'elle est grande, très grande, mal dans sa peau, Ursula se surnomme elle-même la Nulle. C'est pourtant, à seize ans, une belle fille, intelligente et d'une volonté peu commune. Solitaire, indépendante, elle ne ressemble pas aux autres. Lui, c'est Matt. Doué, drôle, c'est un garçon brillant, apprécié de tous. Il aime faire rire, il parle haut et fort. Trop parfois.
Le jour où il a menacé de poser une bombe au lycée, Matt plaisantait. Mais les événements s'enchaînent, prenant une tournure de plus en plus dramatique : soupçonné, accusé, isolé, il voit sa vie devenir peu à peu un enfer. Seule Ursula ne cède pas à la rumeur... Joyce Carol Oates dépeint avec sensibilité et force - non sans humour - une société en butte au conformisme et à l'hypocrisie.
5 personnes en parlent

Ursula se trouvait terne, trop grande, trop costaud - adolescence, ton univers impitoyable. Depuis qu'elle s'est auto-baptisée 'la Nulle' en secret, elle ne craint plus rien ni personne. Sa seule présence impose le respect, personne n'ose s'y frotter. Mais elle a beau s'être blindée, endurcie et isolée, elle garde une belle sensibilité et une grande générosité. Elle seule osera défendre Grande Gueule, un type sympa qui fait rire tout le monde mais qui ne mesure pas toujours la portée de ses reparties.Belle histoire d'amitié adolescente. Deux lycéens qui s'unissent dans l'adversité, contre la rumeur, le conformisme, la lâcheté, le harcèlement et la violence. On retrouve le style sobre de Joyce Carol Oates et des thèmes qui lui sont chers, une atmosphère particulière et des personnages 'sur le fil' à la fois vulnérables et pleins de ressources.Ce roman m'a semblé légèrement plus naïf et convenu que les autres de son répertoire jeunesse (pour grands adolescents). Peut-être en raison de la ressemblance entre Nulle/Ursula et Zarbie les Yeux verts, dont l'histoire, plus spectaculaire, m'a particulièrement marquée. Canel

Canel
16/02/14
 

Contre l'adversitéUrsula et Matt sont deux ados américains très différents. Elle est un colosse, atypique, solitaire, de bonne famille, elle s'auto-appelle "La Nulle". Lui est assez sociable, plus littéraire, famille pas trop aisée, il se qualifie de "Grande Gueule" parce qu'il ne peut s'empêcher de faire de l'humour à tort et à travers. Il est accusé, un jour, d'avoir posé une bombe au lycée. Sa famille et lui vont devenir des parias, objets de harcelements, seule La Nulle saura lui tendre - timidement - la main...Un roman pour adolescents qui n'évite pas les pièges du manichéisme, mais qui par ailleurs représente bien les tourments des jeunes qui se cherchent. Une jolie histoire d'amitié, assez cousue de fil blanc mais dont la lecture reste agréable. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Elle s'appelle Ursula (mais se surnomme elle-même la Nulle). Il s'appelle Matt (et se surnomme Grande Gueule). Elle est autant crainte que respectée même si pas vraiment populaire au sens des cheerleaders du lycée : grande et d'un fort gabarit, sportive, toujours affublée d'une casquette sale et de bottes de cowboy, avec neuf clous à chaque oreille et des cheveux courts. Lui est un grand rouquin pas très épais : il a la réputation d'être un comique, un bout-en-train mais tout bascule quand il croit faire un bon mot et qu'il est pris au mot par malveillance. On l'accuse, à la suite de propos entendus et déformés, d'avoir voulu mettre une bombe au lycée pour tuer des centaines de gens. Interrogé par la police et menacé d'exclusion, une seule personne s'élève pour prendre sa défense : Ursula, elle qui n'est même pas son amie...la suite sur le blog : http://autraversdumiroir.blogspot.com/2011/01/nulle-et-grande-gueule-de-joyce-carol.html

Marianne33
22/04/12
 

Ce livre décrit le symptôme d'une Amérique en proie à la paranoïa, au conformisme, à l'hypocrisie : le tout jeté en pâture aux médias. J'aime beaucoup le point de vue des protagonistes et leur propre regard posé sur leur condition.

Cyan
13/03/11
 

Nulle et grande gueule Quelque soit l’âge du lecteur, Joyce Carol Oates réussit à le faire s’identifier complètement aux protagonistes, deux lycéens. On ressent la rage et la frustration de Matt, puis sa paranoïa qui lui fait contrôler le moindre mot, puisque plus rien n’est anodin et qu’il est présumé coupable de tout. Le mode d’écriture change selon les moyens de communication utilisés entre Matt et Ursula (les SMS et e-mails échangés entrecoupent la narration traditionnelle), et renforce le réalisme des situations. Et quelle situation : éprouvante, cauchemardesque, absurde, effarante, hallucinante ; au lecteur de choisir son adjectif dans la liste. Pourtant, Matt et Ursula se distingueront de tous les autres (élèves, professeurs, soi- disant amis, voisins, famille) par leur résistance aux non-dits et à la pression du groupe face à l’individu. Roman initiatique doublé d’un roman de société, « Nulle et Grande Gueule » suscite autant d’émotions que de questions : de quel coté se serait-on placé si... ?

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg
  • Langage original : ANGLAIS (ETATS-UNIS)
  • Traducteur : CLAUDE SEBAN

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