Oedipe roi

SOPHOCLE

livre oedipe roi
EDITEUR : LA DIFFERENCE
DATE DE PARUTION : 16/03/06
LES NOTES :

à partir de
2,99 €
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Ebook

SYNOPSIS :

" et si une tragédie grecque, c'était d'abord un texte ? sans doute å'dipe roi est-il la pièce la plus philosophique que nous ayons conservée de sophocle et son texte, effectivement problématique, après avoir engendré le mythe que l'on sait, a-t-il été l'objet de lectures de toutes sortes, la plus connue étant celle de freud, mais le phénomène tragique ne doit pas se réduire aux exégèses qu'il suscite ; c'est une oeuvre d'art parlée et chantée écrite en vers.
rappeler cette saine évidence convie à ne plus se satisfaire de traductions qui se contenteraient de rendre le sens avec plus ou moins d'élégance sans se soucier de la forme. sophocle fait s'opposer le parler des personnages illustres, exprimé en trimètres ïambiques, à la parole raffinée et archaïsante du choeur, exprimée en mètres lyriques. il y a là un aspect formel que la traduction française proposée ici s'est efforcée de prendre en compte. " jean-paul savignac.
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Résumé :Un prêtre de Zeus supplie Œdipe de sauver le peuple de Thèbes, ravagé par la peste. Le roi, ayant pris les devants, lui répond avoir déjà envoyé Créon consulter l’oracle. Ce dernier revient, annonçant que les dieux exigent que le meurtre de Laios, ancien roi de Thèbes, soit vengé : Œdipe jure d’éclaircir l’affaire et de retrouver l’assassin.Le chant du chœur des vieillards s’inquiète de ce qu’à dit l’oracle, et demande l’aide divine.Œdipe interrompt les vieillards, leur demande tout ce qu’il savent sur l’affaire et les blâme de ne pas avoir mener d’enquête. Il envoie chercher le devin Tirésias qui refuse tout d’abord de parler, puis harcelé par le roi, finit par lui révéler que c’est lui-même, Œdipe, le criminel. Ce dernier, furieux, ne le croit pas et pense être la victime d’un complot ourdie par Créon, pour s’accaparer le pouvoir. Tirésias prédit malheur au roi.Le chant du chœur s’élève, les vieillards ne peuvent croire à la culpabilité d’Œdipe.Créon paraît et s’indigne des accusations que lui lance Œdipe, ils s’interrogent et s’accusent mutuellement. Créon cherche à se disculper en démontrant qu’il n’y aurait aucun avantage pour lui à être roi, car il vit déjà comme tel, mais sans en avoir les responsabilités. Œdipe, sceptique, le condamne à mort quand Jocaste intervient et tente de les calmer.Le chœur demande au roi de croire Créon.Œdipe décide de lui laisser la vie mais garde sa rancune. Jocaste, qui tente de comprendre les raisons de cette subite haine, interroge son mari. Elle lui apprend le destin prédit à Laios et lui parle du meurtre de celui-ci. Œdipe, troublé, lui demande des précisions et fait appeler le témoin, seul rescapé, de l’assassinat. Le roi raconte à son tour qu’un oracle lui à prédit qu’il tuera son père et épousera sa mère, et que c’est pour cette raison, qu’il à fuit Corynthe. Il se souvient alors avoir tué un homme en chemin, qui ressemble étrangement à la description qu’on lui fait de Laios. Jocaste rassure Œdipe, Laios ayant été tué par plusieurs hommes et l’enfant ayant été tué peu après sa naissance, il ne peut que s’agir d’une coïncidence.Le chant du chœur traduit le désarroi du peuple, qui s’interroge sur la culpabilité d’Œdipe et s’épouvante qu’il ne croit pas aux oracles.On apprend à Œdipe que son père, Polybe, est mort des suites d’une maladie, il est soulagé que l’oracle ai dit faux. Mais le messager apprend également au roi que Polybe n’était que son père d’adoption, et qu’il à été trouvé, enfant, les pieds transpercés. Jocaste supplie son époux de ne pas chercher à découvrir qui sont ses vrais parents car elle vient de comprendre la terrible vérité. Œdipe interroge le serviteur à qui l’on avait confié l’enfant, qu’il devait tuer : celui-ci lui apprend que, n’ayant pas eu le courage d’accomplir sa mission, il avait donné le nouveau-né à un serviteur de Polybe. Œdipe tombe dans le plus profond désespoir, réalisant que l’oracle s’est finalement réalisé et que Jocaste est sa mère.Le chœur chante le renversement de situation dont est victime Œdipe.Jocaste, folle de douleur, se pend tandis qu’Œdipe se crève les yeux pour expier sa faute. Créon arrive, il ne lui fait aucun reproche, lui laisse la vie sauve et lui permet même de revoir ses filles avant de partir en exil.La dernière phrase résume l’idée essentielle de Sophocle sur la destinée humaine : « gardons-nous jamais d’appeler un homme heureux avant qu’il ait franchi le terme de sa vie sans avoir subi un chagrin ».

sovane
28/10/11
 

Après avoir lu La machine infernale de Cocteau, qui est une réécriture d'Oedipe Roi, je devais lire la version originale, toujours pour mon cours de Français. Moi qui avais râlé car je n'avais pas pu lire la première version avant la "nouvelle", ma frustration a enfin pu cesser. Alors, me direz-vous, verdict ?! Bon, bah sans trop de suspense, j'ai préféré Cocteau.On retrouve bien entendu, à quelques tous pitits détails près, les mêmes personnages. Bien entendu, chez Sophocle, on est dans le classique très classique (???), et une distance est, selon moi, immédiatement créée. Oui, lire du théâtre, déjà, ça met automatiquement un froid, parce que des personnages de théâtre sont fait pour être joués. Mais en plus, ici, la hiérarchie des protagonistes les rendait encore plus imposants et donc encore moins chaleureux. Je ne vais pas m'amuser à vous refaire les portraits (WHAT ?) de tout le monde, ça serait me répéter et je n'aime pas ça. Si vous voulez vraiment savoir ce que j'ai pensé de chaque protagoniste, je vous invite à consulter ma chronique de La machine infernale !Pour ce qui est du style, bon, on va être honnête, c'est pas spécialement mon délire. J'ai rien contre les classiques, mais là, c'était quand même un peu trop pompeux pour moi. Ca enlève, selon moi, beaucoup de naturel et d'authenticité. Certes, c'est très beau et mélodieux, m'enfin, y a des limites quand même. Après, je ne dis pas, c'est vrai qu'on sentait davantage l'émotion dans les répliques des personnages que chez Cocteau. C'est vrai aussi que c'était plus recherché, mais je persiste à dire que, de mon point de vue, trop de fioritures font perdre toute crédibilité à l'histoire pourtant si tragique.Au moins, je sais maintenant pourquoi nous avons dû lire d'abord la version de Cocteau. Effectivement, dans cet ouvrage, on peut clairement dire que Sophocle s'est tapé un petit délire au niveau de la chronologie. Tout est pris à l'envers, ce qui peut-être relativement déroutant lorsqu'on ne connait pas vraiment bien l'histoire. C'est un parti pris qui m'a semblé un peu bringuebalant, car, à la lecture, il perdait un peu le lecteur. Je pense vraiment que lorsque la pièce est jouée, c'est très différent que lorsqu'elle est lue, et que, dans ce cas, c'était probablement plus clair. Néanmoins, il est évident que Sophocle ne fait pas ça par hasard. Il fait traîner en longueur certaines choses, en raccourcit d'autres... C'est une façon de faire plutôt originale, qui apporte à l'intrigue un petit cachet intéressant. De cette manière, le dramaturge illustre l'orgueil de l'Homme à travers Oedipe, son entêtement et son incapacité à comprendre. Enfin, non. Oedipe comprend, mais refuse de voir, c'est différent. Il parvient également à faire ainsi intervenir les dieux, qui se servent du temps pour imaginer le destin, faire jouer la fatalité. (Oui, j'ai un exposé à faire à ce propos.) Mais c'est vrai que tout ceci est bien plus compliqué à suivre qu'avec Cocteau, et, d'après moi, moins accrocheur. Mais après tout, une pièce est faite pour être jouée/vue, pas lue ! Je ne vais pas revenir sur tous les détails de l'intrigue, qui est quasiment la même que dans La machine infernale. Il y a juste le fantastique qui disparaît ici, malheureusement !De même pour la fin, je n'ai pas grand chose à rajouter. J'ai en revanche trouvé que chez Sophocle, la chute était plus explicite que chez Cocteau. Et mon côté sadique a grandement apprécié les détails de cette issue bien mélo-dramatique. Certains petits détails ne sont pas dans cette première version, ce qui m'a un peu déçue, car ils faisaient partie de mes éléments préférés du récit. Enfin !Niveau livre-objet, le titre ne me parle pas plus que ça. En effet, oui, c'est symbolique, mais c'est archi-basique, on ne peut pas dire que c'est recherché. Par contre, pour ce qui est de la couverture... Je suis fan, je la trouve simple, épurée, mais magnifique, le jeu de couleurs noir/blanc/rouge, l'écharpe rouge sur les yeux d'Oedipe... C'est bourré de symboles et c'est superbe, j'adore !Vous l'aurez compris, cette première version m'a bientôt bien plu, mais tout de même moins que sa réécriture. Comme d'habitude avec moi, le too-much du classique a eu raison de moi. Pitié les mecs, allégez ! Non, sérieux, y a pire. Mais y a aussi mieux ! Si vous souhaitez découvrir l'histoire d'Oedipe sans trop vous prendre la tête, privilégiez La machine infernale. Mais si vous êtes courageux, cette version est pour vous !

MaMalleauxLivres
23/01/16
 

Oedipe qui a été une des plus grande œuvre de Sophocle a été le sujet de mon TPE en terminale , et au départ je n'étais pas très emballée.Pourtant au fil de la lecture j'ai beaucoup aimé cette pièce de théâtre antique : pour résumer Oedipe tue son père et épouse sa mère sans qu'ils soient eux -même au courant ... Oedipe est de plus un personnage attachant. C'est une lecture assez facile que je recommande !

camilleross
18/01/16
 

Le livre s'intitule Œdipe roi , il fait partie des pièces de théâtre les plus connues dans le théâtre antique. Œdipe roi raconte l'histoire d'un homme appelé Œdipe qui est roi de la ville de Thèbes. Alors qu'il s'est passé de nombreux évènements avant l'arrivée d'Œdipe au pouvoir, les oracles persuadent Œdipe qu'il devrait découvrir l'assassin de l'ancien roi de Thèbes ( Laïos ) et le tuer pour que la ville soit sauvée de la peste. Celui-ci entreprend donc toute les recherches possibles pour découvrir qui a tué Laïos et pour pouvoir sauver son pays, mais Œdipe va découvrir des choses auxquelles on ne s'attend pas et ces évènements vont avoir une conséquence sur la fin de l'histoire. Œdipe roi est un livre qui est rapide à lire car il ne comporte que très peu de pages. Ce livre est reconnu pour être une des plus fameuses tragédies que Sophocle a écrites et elle a notamment inspiré de nombreux dramaturges et artistes. Ce livre est une pièce de théâtre antique qui est énormément connu pour son succès. Il m'a beaucoup plu , l'histoire est vraiment intéressante et entraînante. Je trouve que le personnage d'Œdipe est un personnage intéressant et attachant à cause de ces évènements qui lui arrivent et dont il n'est pas au courant, la fin de l'histoire est vraiment triste et on a beaucoup de peine pour le personnage principal. Je pense que ce livre mérite largement d'être lu et d'autant plus que c'est une pièce énormément connue, je ne regrette pas de l'avoir lue, c'était un moment agréable.

cassandre71
14/12/14
 

Une très belle pièce qui m'aura agréablement surprise. En tant que fan de mythologie et d'aventures gréco-romaine, je ne pouvais pas rater le mythe d'Oedipe. Je pensais que j'aurais dû mal à lire cette pièce, mais pas du tout, c'est fluide, simple et bien écrit, un petit coup de cœur pour ce livre.L'intrigue nous amène à voir les événements après qu'Oedipe prenne sa place de roi, il s'est marié à Jocaste, a eu des enfants, il est très apprécié de la ville. Tout se passe bien jusqu'au jour où les dieux en colère décident de sévir, la ville semble dépérir et tous se tournent vers leur héros d'hier, celui qui les aura libérés de la Sphinge. C'est alors que le destin rattrape Oedipe qui va devoir trouver une solution aux maux de la cité, trouver qui il est et que rien ne pourra défaire le passé. C'est une belle histoire, un drame touchant, on ressent la longue descente d'Oedipe, on le voit se battre pour découvrir la vérité à son sujet.J'ai adoré lire la pièce, cette histoire est bien menée et je ne me suis pas ennuyée une seule ligne, c'est vivant et il n'y a pas de temps mort. L'ambiance sombre est présente, la fin est extraordinaire malgré l'énorme tristesse que l'on peut ressentir devant Oedipe, jouet du destin qui lui aura tissé une toile terrible. Les émotions sont présentes, mais juste, on ne s'enfonce pas dans le pathos en dépit du fait qu'il s'agisse d'un drame. La pièce se lit rapidement en raison de son peu de pages à lire, toutefois, une fois commencée, je voulais absolument connaître la fin. Je ne pouvais pas m'arrêter et résultat je l'ai lu en moins d'une heure... Je la relirais volontiers d'ailleurs.Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est très simple à lire. Les références à la mythologie grecque sont faciles, elles ne requièrent pas de connaissance poussée à ce sujet. Et si c'est le cas à deux ou trois reprises, les notes de bas de page sont courtes et précises pour nous remettre en tête les choses. J'ai été agréablement surprise par le style fluide, simple à lire, les répliques fusent naturellement, pas de style alambiqué, je ne sais pas si la traduction y est pour beaucoup, mais c'est largement compréhensible pour tout le monde. D'ailleurs, autre point amusant, la pièce se lit d'une traite, pas d'acte ou de scènes, ce qui ne m'a pas dérangée.Les personnages m'ont été bien sympathiques, même si je me suis véritablement attachée qu'à Oedipe. Ce dernier est tellement fier et bienveillant, il est courageux, volontaire, c'est un personnage intéressant à suivre en raison de son évolution. Il perd peu à peu son assurance et comprend qu'il va mal finir à cause de sa prophétie, ce qui le rend très attachant. On compatit pour lui à la fin. Créon, j'avais un peu peur pour lui, vu qu'Oedipe et lui se disputent gravement. Toutefois, c'est un homme juste et bon, je le remercie d'avoir été aussi clément envers Oedipe. Jocaste est intrigante. C'est la mère et l'épouse d'Oedipe, on sent qu'elle comprend peu à peu sa faute et pourtant, elle se refuse d'admettre la réalité. Même si je suis triste pour elle, j'aurais voulu en connaître davantage sur elle, c'est une femme intéressante.Après, il y a le Choeur, le Coryphée, le Corinthien, ils apportent tous trois quelque chose au récit, ils annoncent des événements passés hors du cadre de la pièce, ils renseignent Oedipe, ils le conseillent. Le Choeur est particulier, j'avais l'impression qu'il nous donnait accès aux pensées d'Oedipe, c'est fascinant à lire. Il y a également Tirésias, le devin, qui au début de la pièce met le feu aux poudres en tentant d'avouer l'obscure vérité à Oedipe. Il n'y parvient pas et le laisse découvrir cette terrible réalité par lui-même. Ce fut une rencontre très intéressante, j'ai beaucoup aimé ce passage de la pièce.En conclusion, c'est une réelle surprise pour ma part. Je ne m'attendais pas à être si enthousiasmée par l'histoire, par ce style simple et soigné, d'une très grande fluidité ou par ces personnages sympathiques. J'ai adoré la plume de Sophocle et lirais volontiers d'autres pièces, en tout cas, ce Oedipe roi est un petit coup de cœur, j'aurais presque aimé qu'il dure plus longtemps. La pièce est courte, mais intense, on ne s'y ennuie pas une seule ligne, les répliques et tirades sont passionnantes à lire, c'est une belle pièce antique. Il n'y a pas d'âge pour apprécier les belles histoires...

Ewylyn
15/07/14
 

C'est le livre le plus ancien que j'ai jamais lu, et il me sera difficile d'en lire beaucoup d'autres précédents cette date, 430 av. J.-C.. J'ai bien aimé, mais je n'ai pas non plus été captivé. L'histoire en elle même n'est pas terrible. On pourrais peut-être dire qu'elle est un peu "faible", mais cela reste efficace, malgré des siècles d'âges. Son point fort principal, c'est pour moi, sa traduction. J'ai trouvé en effet qu'il était assez simple de lire ce texte, comparé à son ancienneté. Et j'applaudis vigoureusement celui qui a eu le courage de traduire le texte du grec au français. Dans l'ensemble, un livre correct, qui, pour les fans de textes anciens, est le bienvenu.

un flyer
01/07/14

Sur ma lancée pièce de théâtre et n’en n’ayant pas lu depuis un moment, j’ai décidé de m’en enchaîner deux à la suite. Et finalement, ce n’est pas plus mal, puisque c’est toujours un plaisir pour moi de lire des pièces. Ayant lu une comédie, il fallait bien changer un peu et opter pour une tragédie cette fois-ci. Et là, quelle tragédie !Alors quelques petites critiques concernant la présentation, d’abord. Parce qu’il n’y a pas d’actes ni de scènes dans cette pièce, ou en tout cas, pas dans mon édition. Sait-on jamais que ça change d’une édition à l’autre. Du coup, avoir la pièce d’un seul et unique bloc était un peu déconcertant et inattendu. Mais bon, on s’y fait, et en soi, ce n’est pas dramatique, juste surprenant. Ce qui l’était également, c’était de ne pas avoir de présentation des personnages, de leurs liens entre eux, de leurs rôles. Pour être franche, j’ai eu du mal avec le début, puisque j’avais relu le résumé avant de me lancer. Du coup, j’étais totalement perdue, et je ne comprenais pas bien, j’avais l’impression d’avoir manqué un épisode.Heureusement, ce n’était qu’une impression, et je regrette d’avoir lu le résumé, du coup. Ce que je fais pourtant rarement, quand on y pense. Mais les choses se remettent vite en place, et je me suis rendu compte que le résumé dévoilait ce qui allait se passer par la suite. Il n’empêche que je m’étais carrément demandé s’il n’y avait pas une seconde pièce de théâtre, si ce n’était pas un diptyque, comme cela arrive (je pense notamment à la Trilogie Figaro, de Beaumarchais). Mais non, je n’avais rien loupé, et les choses sont arrivées par la suite.Au niveau des personnages, je dois dire qu’Œdipe m’a fait beaucoup de peine. J’étais dans un état aussi pitoyable que le sien en réalisant dans quelle situation il se trouvait, en me rendant compte de l’ampleur des dégâts, de leur impact. Pour une tragédie, c’en est une. Bon, nous connaissons tous le mythe d’Œdipe, ne serait-ce que de nom, mais il y a une différence entre le connaitre de loin, de nom, et le lire vraiment. Et finalement, j’ai eu l’impression qu’une épée de Damoclès me tombait sur la tête en même temps que celle de notre héros. J’ai également été très touchée par la femme d’Œdipe (qui est donc, aussi… Oui bon, vous savez qui elle est, mais je ne préfère pas le dire si certains ne se souviennent plus du mythe, etc…). Elle m’a fait également beaucoup de peine, et je dois dire que je suis ressortie chamboulée de cette lecture. Pfiou, que d’émotions et que de péripéties et de rebondissements.En tout cas, une chose est sûre, il est impossible de ressortir indemne de cette lecture, vis-à-vis des malheurs d’Œdipe et de leur impact. Non, clairement, il faudrait être insensible pour ne pas être bouleversé et chamboulé une fois la pièce terminée. Parce que c’est le genre de chose qui vous prend aux tripes. “ En somme „A lire pour connaître ce fameux mythe dont on parle si souvent, et parce que c’est une excellente tragédie qui vous perturbe au plus haut point. Askmetoread

askmetoread
30/06/14
 

Baby Challenge ClassiqueUne relecture pour ma part car je l’avais lu la première fois lorsque j’étais au lycée. Je lisais alors beaucoup plus de théâtre que maintenant et les tragédies grecques sont celles que je connais le moins. Oedipe Roi doit être la seule que j’ai lue.La pièceCette dernière est extrêmement courte et elle se lit très vite. En même pas une après-midi, elle peut être lu. Sophocle ne prend pas le temps de poser les jalons du drame qui se prépare. En effet, il lance le spectateur et le lecteur directement dans cette intrigue. Le drame est déjà là. La fin est proche et la folie guette. J’ai trouvé que c’était vraiment rapide. Etant habituée aux pièces de Shakespeare où le drame se met doucement en place avant de s’accélérer pour la chute finale. Au final, avec Sophocle, je n’ai pas vraiment eu le temps d’apprécier cette lecture. Aussi vite que le drame commence, il s’éteint.Cependant, la manière dont la pièce est écrite est absolument enchanteresse. C’est très bien écrit et plein de poésie. Peut-être parfois, des passages ne sont pas forcément évidents. Toutefois, Sophocle décrit la folie de manière incroyable et profonde. J’aime tout particulièrement la présence des chœurs qui répondent aux autres personnages. C’est très intéressant comme procédé et on ne le retrouve plus après cette période.Pour terminerJe suis ravie d’avoir pu redécouvrir cette pièce, même si je ressors peut-être légèrement mitigée. La balance penche tout de même plus vers le positif et il est parfois indispensable de revenir aux sources des mythes. Néanmoins, j’avoue que je préfère de loin la version de Jean Cocteau, La Machine infernale.

Avalon
14/09/13
 

Quand j'ai décidé de lire ce livre, j'avais déjà étudié Antigone de Jean Anouilh. Bien que cela ait été une lecture mitigée, je voulais en savoir plus sur cette famille, puisque Œdipe est le père d'Antigone. J'ai trouvé cette lecture plus sympa pour ma part, sans avoir adoré non plus. J'étais au début un peu perdue avec tous ces noms de personnages et toutes ces lignées, mais je me suis finalement repérée et j'ai trouvé intéressant d'en apprendre plus sur la mythologie grecque de cette façon. Avec le résumé, j'ai pense que l'histoire commencerait à la prédiction par l'oracle, quand Œdipe était encore chez ses parents présumés. Mais il s'avère qu'en quelque sorte, on reconstitue l'action, et ce n'est qu'à la toute fin qu'on découvre l'oracle qui a fait venir Œdipe à Thèbes. Le meilleur passage est bien celui où ce roi découvre sa vraie identité, ainsi que la fin. La fin (je parle de la toute dernière page), est une morale énoncée par le Coryphée, que j'ai trouvé très belle, et dont j'espère me rappeler toute ma vie. Elle m'a vraiment impressionné. Je sais bien que les personnages vivaient à une autre époque et donc qu'ils réagissaient différemment en fonction des obstacles, mais j'ai trouvé certains de leurs actes illogiques. Par exemple l'emportement d'Œdipe qui fait qu'il tue un voyageur (Laïos, donc). Ou encore tout le temps que mettent Jocaste et son mari à réaliser qui ils sont l'un pour l'autre. Quant à la fin... elle est vraiment sanglante. On voit que Sophocle aime le drame grandeur nature ! Quant à la plume de cet auteur, elle m'a agréablement surprise. Tout d'abord car, vivant il y a bien longtemps, je pensais que son vocabulaire serait difficile à comprendre, mais à peine, et il a un style très poétique, allant un peu jusqu'à l'exagération. Ce livre faisant moins de 100 pages, il est donc très facile et rapide à lire, un bon point pour ceux qui ne raffolent pas toujours des classiques. Un style étrange, une histoire qui est très gore vers la fin (on se représente très bien la scène) et des personnages parfois un peu excessifs dans leurs sentiments mais une lecture agréable dans l'ensemble. Ninon !

nilale
07/09/13
 

Grand classique dans la littérature latine, Oedipe roi, est souvent utilisé en psychologie pour expliquer l'évolution de l'enfance vers l'âge adulte. Oedipe tue son père, se marie avec sa mère ne sachant pas qui sont ces vraiment personnes. Cemella

Cemella
20/05/13
 

Après son Antigone, repris par Anouilh, l’Œdipe roi de Sophocle - qui fut l’un des premiers à avoir donné une dimension ouvertement psychologique à ses personnages - doit aujourd’hui sa postérité au complexe du même nom mis en lumière par Freud. Or, en plus de la dimension mythique et intemporelle, l’on découvre avec plaisir une œuvre étonnamment moderne, qui se lit comme un roman policier. A découvrir absolument. http://ericdarsan.blogspot.fr

Darsan
09/02/13
 

J'ai pris beaucoup de plaisir à redécouvrir l'histoire d'Oedipe. Bien que cette histoire soit connue de tout le monde, j'ai trouvé intéressant de l'apprendre ici "en même temps" que tout le monde mais aussi et surtout "en même temps" qu'Oedipe lui-même.Le suspense est crossant tout au long de la pièce et atteint son comble au moment de la révélation du devin. Le lecteur, comme il connait le mythe d'Oedipe sait avant Oedipe ce que Tirésias va lui apprendre ainsi qu'à sa famille mais on se prend au jeu et on va de surprise en surprise avec les personnages.Une tragédie intéressante pour découvrir ou redécouvrir l'histoire d'Oedipe. Stories-of-books

storiesofbooks
08/12/12

Un classique digne d'une enquête policière. Cependant, certains passages ne sont pas évidents à suivre. Enfin, ce livre ne doit pas se limiter à une simple lecture, mais plutôt être analyser afin d'en comprendre tout son sens. JACOBINETTE

Jacobinette
11/01/12
 

J'ai beaucoup aimé la façon qu'à Sophocle de raconter ce célèbre mythe, je me suis cru de retour dans mes cours de latin du collège (bon, l'auteur était grec...). C'est très agréable de redécouvrir la légende en pièce de théâtre : on comprend mieux, on ne s'embarrasse pas de description, on va au plus clair... Fatalement, on subit aussi les inconvénients du théâtre : la lecture lente pour ne rien louper, les personnages qu'on rencontre pour la première fois qui ne sont pas très bien intégré (c'est son fils ? une fille ?), les prénoms qui se ressemblent... Les personnages sont typiques des tragédies de l'époque et ils sont très agréables à découvrir. Même si Oedipe n'est pas vraiment une flèche, ni sa femme d'ailleurs : je ne comprends pas comment ils n'ont pas fait le rapprochement avec la prophétie... Bon, sinon, la pièce ne serait pas la même et ça serait bien trop logique, court et plat. Mais bon, du coup, l'avis du lecteur sur Oedipe et sa "femme" n'est pas aussi positif qu'il aurait pu être. Sophocle est très agréable à lire. Parfois même drôle - mais ça j'ai peur que ce ne soit pas vraiment voulu au départ. J'aime beaucoup la façon qu'il a de dépeindre les personnages et les faire vivre et de traduire leur réaction...On imagine à merveille la pièce se dérouler sous nos yeux en lisant ce texte ! Je ne peux que vous conseiller cette tragédie grecque !

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Un grand classique (on aime ou pas...) mais peut-être un des plus complexes tant il donne à réfléchir...on ne peut pas passer à côté des tragédies grecques, et donc pas de celle-là

mag1707
24/11/10
 

Oedipe roi Pourquoi Œdipe se crève-t-il les yeux ? Quelle était sa faute ? S’il a tué son père, épousé sa mère, c’était sans le vouloir, sans le savoir. Sophocle le dépeint responsable, mais d’une autre faute : l’orgueil. Trois personnages incarnent trois formes du savoir : Créon, la science prudente, humaine, le sens commun. Tirésias, l’art de la divination, reçu des mains des dieux qui l’ont rendu aveugle. Œdipe, la logique, seulement la logique. Or « cet expert en énigmes fameuses », « premier des humains », certes, pour avoir répondu à une devinette, se proclame dès lors capable de résoudre les oracles divins. Tirésias aveugle…Œdipe aveugle, mais de ses propres mains. Un drame sur l’orgueil et l’impiété, que punit, dès la naissance, la fatalité.

Format

  • Hauteur : 16.50 cm
  • Largeur : 11.50 cm
  • Poids : 0.17 kg

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