Les aventures d'oliver twist

DICKENS, CHARLES

livre les aventures d'oliver twist
EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 24/08/05
LES NOTES :

à partir de
6,60 €

SYNOPSIS :

Olivier Twist (1838) est un feuilleton criminel d'une noirceur concentrée. Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l'Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L'apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n'oubliera guère, après les avoir croisés, ni l'abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront les Misérables de Victor Hugo. Créations de l'imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l'enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet
de la Réalité. « Il n'y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l'enfance et le tableau de l'usine par Karl Marx », remarque d'ailleurs Alain. Et Dickens de préciser sa pensée : « Je voudrais, que quelque philosophe bien nourri, chez qui la bonne chère n'engendre que de la bile, de ces philanthropes au sang glacé, au c½ur de fer, eût pu voir Olivier Twist se jeter sur ces restes dont le chien n'avait pas voulu, et contempler l'affreuse avidité avec laquelle il déchirait et avalait les morceaux. Il n'y a qu'une chose que je préférerais, à cela, ce serait de voir le philosophe faire le même repas et avec le même plaisir. Il faut s'en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d'Oliver Twist.
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Oliver Twist dresse le portrait de la société au temps de Dickens : le sort des orphelins et d'une façon générale des indigents mais aussi les bas-fonds de la société où prolifère le vice sous toutes ses formes. Dickens souhaitait démythifier les criminels qui sont souvent présentés comme ayant un certain charme malsain. Cela est toujours vrai. On fait souvent du « méchant » quelqu'un dont le côté obscur est attirant. Or la réalité est bien moins glamour et c'est ce que ce livre s'attache à montrer (et pour ça, on peut dire que le pari est réussi. Je pense notamment à ces enfants que l'on kidnappe pour les utiliser en tant que voleurs, criminels, prostituées, etc). Cependant, hormis cet aspect qui est bien traité, je n'ai que moyennement accroché à ce roman.On y retrouve bien l'humour de l'auteur et sa capacité à nous entraîner dans une histoires aux maints rebondissements. Néanmoins, je n'ai pu m'empêcher, durant toute ma lecture, de comparer ce livre à De grandes espérances et il ne lui arrive pas à la cheville. Oliver n'a pas grande consistance mais Pip n'en avait pas beaucoup plus. En revanche, nombre de personnages secondaires évoluant dans De grandes espérances valent leur pesant d'or. Miss Havisham à elle toute seule est mythique. Dans ce roman, je n'ai pas trouvé un seul personnage charismatique, qu'il soit bienveillant ou une ordure finie (on entend toujours parler de Fagin ou de Sikes mais, franchement, ils ne m'ont pas paru dignes d'intérêt). En outre, les aventures sont répétitives. Sur tant de pages, on finit par se lasser. Enfin, les tous derniers développement sont d'une niaiserie consternante.En résumé, je dirais qu'il est difficile de ne pas aimer un minimum ce livre parce que Dickens a un sacré talent et, même si j'ai souvent décroché, j'ai passé de bons moments.

mycupoftea
14/11/12
 

Oliver Twist, ce nom si récurrent dans le monde de la littérature, de la jeunesse, du cinéma. Il fallait donc le lire un jour, pour voir réellement quelle est cette oeuvre de Dickens, surtout en nos jours où « A Christmas Carroll » est adapté au cinéma.C’est un roman magnifiquement écrit, nous suivons les aventures et péripéties du jeune Oliver, orphelin, et dont l’infortune est saisissante. Malheur, joie, nous alternons de l’un à l’autre sans nous en rendre compte. Le pauvre va devoir traverser des moments sombres, où il n’y a plus d’espoir, jusqu’à ce qu’une lueur apparaisse, aussi simple soit-elle, aussi petite soit-elle, une lueur de bougie, un éclat de flocon de neige, la moindre belle chose de l’environnement décrit permet à l’orphelin, et à nous, lecteur, d’y voir un signe, un bonheur. Car le réalisme dans ce roman est saisissant, dans une grande tradition victorienne du XIX Siècle, c’est presque si nous marchions dans les rues de Londres, bravant le brouillard épais, mes pas résonnent sur la chaussée et le long des façades décrépies, la crasse, la faible lumière des lanternes, et Big Ben qui tinte dans l’horizon : mince, il est déjà minuit, et je lis encore, allongé sur mon lit. Beaucoup de choses se passent dans ce roman, les personnages foisonnent, et c’est parfois un peu dur de s’y retrouver, des choses plus ou moins inattendues, qui surgissent en plein milieu d’un chapitre. Force renouvelant l’intrigue, resserrant un peu plus le nœud coulant, étouffant peu à peu le petit personnage, candide et honnête, qui s’avance toujours plus vers le piège inévitable. Critique, également, de la société anglaise, à l’instar du mépris et du rejet des orphelins, des pauvres. Retrouver le bonheur dans les choses simples, et non matérialistes.Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu l’envie, une fois le livre fermé, de m’asseoir près d’une cheminée, un bon livre à la main, et boire une tisane brûlante, dont la vapeur et l’odeur envahirait la pièce, oui, en fait, les mots de ce livre sont comme l’odeur et la vapeur de la tisane, c’est une bouffée d’air chaud, agréable. Malgré la chaleur intense parfois, la vapeur épaisse qui brouille nos yeux et ceux d’Oliver, passe et laisse derrière elle une essence enivrante, effaçant les quelques longueurs que j’y ai (assez occasionnellement) trouvé, les remplaçant par une belle image de bonheur, de joie partagée, de famille.

Loach
23/05/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.34 kg