On acheve bien les chevaux

MCCOY, HORACE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 19/10/99
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

« Gloria et moi avions été prévenus par des vieux routiers que la seule façon de tenir le coup jusqu'au bout dans un marathon de danse, c'était d'utiliser au mieux ces pauses de dix minutes grâce à une méthode précise : apprendre à manger son sandwich
tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l'épaule de son ou de sa partenaire ; mais tout cela, c'étaient des trucs de métier qui demandaient de l'entraînement. »
1 personne en parle

Horace McCoy ( 1897 – 1955 ) , comme tant d'autres au pays de l'Oncle Sam , n'obtint jamais la reconnaissance eu égard à son rang . Témoin et acteur de la grande dépréssion des années 30 , il sortira un premier roman ( They shoot horses , don't they ? En 1935 ) corrosif et acerbe qui ne trouvera jamais son public . Atteint d'une crise cardiaque , il disparaitra à l'age de 58 ans dans l'indifférence la plus totale...L'Aaaaamériiiiqueeee , l'Aaaaamériiiiqueeee , je veux l'avoir...Joe ? Non rien...On acheve bien les chevaux , c'est avant tout une rencontre...Pas une belle rencontre mais de celles qui vous font longtemps regretter le jour pas béni de son avènement...Robert , figurant désoeuvré courant le cacheton dans un Hollywood moribond , et Gloria , pseudo actrice au chomage surnommée Patte de Lapin , Bout en train , Bleu Bonheur...La joie de vivre désincarnée...C'est avec un entrain limité qu'ils décideront de s'inscrire au marathon de la danse , pitance et dodo assurés avec à la clé , 1000 $ aux vainqueurs ! Et pourquoi pas , peut-etre , l'occasion de se faire remarquer par un producteur pour ces Ginger et Fred désenchantés...Par le biais de ce court récit , McCoy tire à boulets rouges sur ce pays des possibles et dégomme le reve Américain en un peu plus de 200 pages ! A chaque époque ses jeux du cirque . Les gladiateurs sont morts , place à ces forçats de la danse qui ne sont pas sans rappeler nos délicieux programmes de télé-pseudo-réalité , odes à la vacuité et la bétise la plus débilitante . Lelay , il y a peu , vendait du temps de cerveau humain disponible...A défaut de vendre du reve...Qui a dit cynique ? Mais revenons à nos moutons...chevaux...Robert est jugé pour meurtre . A l'énoncé de la sentence , il se souvient de Gloria et de tous les évenements l'ayant conduit à comparaitre . Il se rappelle le marathon , il se remémore l'enfer...A ma droite , les nantis , odieux spectateurs voyeurs d'une misere qui s'expose .A ma gauche , les forçats de la vie prets à tout pour s'en sortir ou tout du moins , prolonger un peu plus leur agonie...McCoy a su trouver le juste équilibre sans en faire de trop . Il nous immerge dans ces concours d'un autre temps , sans susciter le moindre ennui , et ce par le biais d'idées novatrices à meme de relancer continuellement l'interet du public et par ricochet , celui du lecteur ! Aucun temps mort...Organisation d'un pseudo mariage , instauration de derbys éliminatoires , tout est bon pour attirer et fideliser le chaland . Le sponsoring est également de la partie , on a rien inventé...L'on suit ces amitiés qui se font et se défont , ces rivalités qui explosent au rythme infernal d'une musique qui ne s'arrete jamais pour le plus grand plaisir de l'assistance qui ne vibre , elle , que pour la mise à mort annoncée de ces galériens du dancefloor...Au fur et à mesure , Robert se prend au jeu quand Gloria n'aspire plus qu'à lacher prise et souhaiter disparaître définitivement .Une écriture envoutante . McCoy , astucieusement , joue avec le lecteur en alternant les évenements dramatiques inhérents à une telle compétition et le délibéré du proces . Malin . Les corps souffrent , les ames pas moins . 144 couples au départ , il ne doit en rester qu'un ! Ça vous rappelle quelque chose ?Boudé à sa sortie pour cause d'attentat patriotique ( faut pas casser les reves , le ricain est susceptible...) , ce magistral récit retranscrit admirablement les affres d'une génération prete à tout pour s'en sortir , meme au pire...Il pose également la question du suicide assisté , frein supplémentaire au succés éditorial dans une Amérique dévote en diable . Si , si , c'est possible ;)On Acheve Bien les Chevaux , c'est comme le tres bon café : noir et intense ! Tu danses ?

TurnThePage
08/11/13
 

Format

  • Hauteur : 17.70 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.13 kg

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