On dirait vraiment le paradis

CHEEVER, JOHN

livre on dirait vraiment le paradis
EDITEUR : JOELLE LOSFELD
DATE DE PARUTION : 07/05/09
LES NOTES :

à partir de
14,10 €

SYNOPSIS :

On dirait vraiment le paradis, paru aux États-Unis en 1982, inédit en français, est le dernier roman de John Cheever (1912-1982).
On y retrouve l'élégance de son style, l'humour omniprésent et l'immense tendresse qu'il porte à ses personnages.
4 personnes en parlent

Ecrit en 1982 et dernier roman de son auteur, John Cheever, On dirait vraiment le paradis est un roman à la lecture très plaisante, au style agréable, et qui permet de découvrir cet auteur reconnu par ses pairs mais dont les écrits n'ont été que tardivement publiés en France. Plus précisèment, il fait entrer le lecteur dans l'intimité de deux familles voisines et qui ont du mal à vivre en bon voisinage. L'une d'entre elles, d'origine italienne, est directement impliquée dans ce qui intéresse Sears, alors que la seconde sera elle insérée dans l'histoire de manière détournée.Et c'est cette narration alternée qui est le vrai plaisir de ce court roman, car on navigue entre Manhattan et Janice, entre Sears et les querelles de voisinage, entre un supermarché, centre de toutes les tensions, et un voyage au bord de mer qui réunira la famille. Cette diversité de ton,et d'écriture est un vrai plaisir de lecture car, avec de courts chapitres, le lecteur ne sait jamais où l'auteur va l'emmener.Le seul petit défaut de ce roman concerne l'intrigue amoureuse entre Seras et la jeune femme, qui le tourne un peu en bourrique. Annexe au cœur du roman (la pollution de l'étang), elle ne sert que peu l'intrigue, et si elle permet de cerner un peu plus le personnage de Sears, elle est loin d'être essentielle. D'ailleurs, quelques jours après ma lecture, mes souvenirs sur cet aspect du roman sont minimes, alors que ceux concernant les affaires de Janice sont encore très présents.

Yohan59
16/10/12
 

Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour m’avoir permis de lire un auteur jusque là inconnu pour moi.Cette lecture, dont j’attendais certainement trop est décevante. En effet, au regard de la 4ème de couverture, je m’attendais à quelque chose d’assez écologique, à une immersion en pleine nature.Or ça n’est pas tout à fait cela, en tout cas à mes yeux.Je me suis un peu perdue dans ces deux familles. L’intrigue amoureuse qui ne dit pas son nom, tourne un peu en rond.Et l’étang devenu une décharge publique, dans tout cela ? J’ai trouvé que le sujet était traité très succinctement, un peu à la va vite ; comme si finalement on savait déjà que l’affaire est entendue, et qu’on l’expédie.Et pourtant la lecture en elle-même n’est pas désagréable. Le style est simple, quoiqu’un peu confus. Les moments poétiques ne manquent pas dans les descriptifs. L’humour ne manque pas non plus. Mais vous l’aurez compris, cela ne suffit pas à assouvir ma faim. En refermant le livre, je reste, en effet sur cette faim de grands espaces, de nature, de combat pour la préserver.Je ne connaissais pas cet auteur, qui a bonne réputation, surtout dans la nouvelle. Je ne regrette pas de l’avoir lu, le livre est court. En revanche, je n’ai pas spécialement envie de poursuivre avec cet auteur.

mimipinson
12/06/11
 

Cette lecture très courte m'a laissé un peu perplexe. Je me suis demandée si je lisais un livre tronqué, si court qu'il pourrait paraître bâclé ; ou alors une fable des temps modernes.En 132 pages, l'auteur nous fait passer plusieurs messages : la peur de vieillir, la peur de ne plus aimer et de ne plus être aimé, les problèmes environnementaux et l'impact de l'homme sur la nature. Les personnages sont complètement anodins, ils n'ont pas d'aura particulière, pas de pouvoirs : ils sont la classe moyenne, ni pauvre, ni riche, la masse populaire. J'ai trouvé ce récit un peu désordonné. D'un chapitre à l'autre, on a comme l'impression que ce qui précède n'existe plus. Un peu comme des nouvelles sauf que ça n'en est pas du tout. Si bien qu'il m'est assez difficile de dire si j'ai apprécié ou non.Disons que j'ai trouvé que certains passages étaient de véritables fresques : par exemple quand Lemuel Sears, le protagoniste, décrit si poétiquement sa sensation en patinant sur l'étang gelé de la petite ville de Janice. En effet, les sentiments sont très bien peints dans ce récit contemporain.Mon avis finalement c'est que peut-être que 132 pages, c'était trop court. C'est pourquoi j'ai eu du mal à m'attacher à "l'histoire". Mais comme souvent, je peux aussi dire que n'ayant pas l'habitude de lire des romans contemporains, je n'en saisi pas toutes les nuances. Marylin

marylinm
11/05/11
 

LectureUn homme âgé se trouve confronté à la destruction de la nature par un dépôt d'ordures. L'appât du gain, orchestré par "une organisation de type tribal originaire d'Europe du sud", pollue un petit coin de paradis. Cet homme foncièrement optimiste veut faire tout ce qu'il faut pour redonner à cet endroit son aspect idyllique. Non pour sauver le Monde ou par pure conviction écologique mais pour pouvoir exercer son droit de se sentir libre et léger en faisant du patin à glace, pour sauver un petit bout d'Eden.Cet homme est seul. Resté deux fois veuf de précédents mariages, l'un de passion, l'autre de hasard, il cherche un Amour qui lui permette, malgré son âge, de se sentir toujours vivant. Il le trouve chez une femme plus jeune que lui. Charmante mais détachée, elle ne lui laisse jamais vraiment l'occasion de rentrer dans son mystère.Il ne lui reste donc qu'à se vouer à ce combat inégal pour un étang.AvisCe roman est assez court (133 pages) mais dense. Il s'agit du dernier roman de John Cheever, écrivain US ayant emporté un Pulitzer et un National Book Award.En fait, on à l'impression à la lecture qu'il ne s'agit pas vraiment d'un roman mais de son squelette. Décharné, nettoyé de tout parement flatteur mais inutile, il ne présente qu'une trame. L'histoire comporte de nombreuses ellipses . Seuls quelques éléments choisis, en toute partialité, par le narrateur, et donc l'auteur, nous sont présentés? -A nous de combler les détails, les blancs, les descriptions ou les intermèdes.Cela est tellement déroutant qu'il ma fallu à plusieurs reprises vérifier que je n'avais pas tourné plusieurs feuillets en même temps, craignant d'avoir manqué quelque paragraphe. Cela donne au texte une impression d'urgence, d'échéance imposée. Comme si cet homme âgé devait finir ce qu'il voulait faire avant que la vieillesse ne vienne vraiment l'immobiliser. Comme si l'auteur devait compléter ce livre, avant qu'on ne le finisse.Pourtant, malgré la pollution, la Mafia, l'incompréhension que le narrateur a de la femme qu'il aime, malgré un psy qui a plus besoin d'être aidé que ses clients, malgré toutes les questions restées sans réponse, ce roman est empreint d'un optimisme sans faille mais réaliste. Dans des eaux acides au point d'en être mortelles, le héros regarde et même observe le monde et les gens à la recherche de lumière, de chaleur, de bonheur. Parfois dépassé par lui-même, il pose toujours un regard tendre sur cette absurdité qui l'entoure. Les seuls éléments non essentiels du roman sont ces instants de grâce où éclosent joie de patiner, magie d'une rencontre amoureuse, satisfaction de la tâche accomplie. Un long aparté incongru à la rencontre d'un oracle dans un pays improbable vient montrer les peurs profondes.Je ne résiste pas au plaisir de vous donner deux extraits qui m'ont marqué:P1 : la mise en bouche:Cette histoire est destinée à être lue au lit dans une vieille maison par une soirée pluvieuse.(...) La pluie fine est la bienvenue , même si elle n'a rien d'indispensable.P118 : la philosophie du hérosIl semblait capable d'apprécier des visages selon leur aptitude à capter la lumière. Un visage dépourvu de lumière - dépourvu même de toute promesse de lumière - lui rappelait tristement l'inhumanité de l'homme envers l'homme.ConclusionUn roman court et intense. Un nouvel auteur que je vais rechercher, un coup de coeur :Ma note : 18/20

skorpionnan
28/02/11
 

Format

  • Hauteur : 21.90 cm
  • Largeur : 15.00 cm
  • Poids : 0.19 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : LAETITIA DEVAUX