On ne badine pas avec l'amour

MUSSET, ALFRED DE

EDITEUR : POCKET
DATE DE PARUTION : 19/03/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Édition présentée et commentée par Henri Béhar, professeur de littérature française à l'université de la Sorbonne Nouvelle (Paris III). Dans un vague et chimérique château français, au coeur d'un parc mélancolique, l'enfant terrible Perdican joue avec les sentiments des femmes qui l'entourent. Il désespère la petite bergère Rosette et perd à jamais sa belle cousine Camille qu'il aimait tant. Perdican c'est Musset, c'est nous, c'est un homme qui fait le mal sans être méchant, qui souffre, qui doute,
s'égare dans ses rêves, s'épuise à la poursuite d'un insaisissable bonheur. Dans ce théâtre bouffon et déchirant, ce chant cruel et murmuré de la jeunesse et de l'amour, on se désire, on triche, on pleure, on connaît l'enfer de la jalousie et de la passion, dans la confusion des sentiments. Comme dans la vie. Lire avec le texte intégral et la préface présentant l'oeuvre et son auteur. Comprendre avec « Les clés de l'oeuvre » : 18 pages pour aller à l'essentiel ; 101 pages pour approfondir.
6 personnes en parlent

J'étais curieuse de découvrir cette pièce dont j'avais pas mal entendu parler. J'en ai donc eu l'occasion pendant ces vacances, afin de préparer mes futurs de cours de français. Je ne m'attendais pas à ce genre de pièce qui, sous des dehors légers, propose de vraies réflexions. Cependant, ce sont des réflexions que je n'arrivais pas toujours à suivre. Il prouve que l'amour fait bien des dégâts. La fin est surprenante et tranche définitivement avec le genre de la comédie ! J'ai donc bien aimé cette comédie-tragédie, même si certaines choses m'ont échappé. Ninon !

nilale
19/07/14
 

Une de mes pièces préférées. Je l'ai découverte en première année de lycée et elle m'avait fait bonne impression, en la relisant des années après, je suis toujours aussi fan.Ce qui me plaît dans cette pièce c'est le titre – amplement justifié — « On ne badine pas avec l'amour », il annonce deux choses, du badinage et de l'amour. On se rend compte à la lecture que les deux sont présents avec brio. Le badinage prend plusieurs formes et l'amour aussi. Le décalage entre la gravité des faits et le ton insouciant que peuvent prendre certains personnages est très drôle. Quelques protagonistes sont d'ailleurs très amusants, leur sens des priorités m'amuse énormément pendant que Camille et Perdican se déchirent par amour.C'est une comédie singulière. On rit, et pourtant, bien des messages nous parviennent aux oreilles. Le comportement des personnages, leurs répliques, tout est soigné pour nous dévoiler une palette importante des sentiments humains. J'ai beaucoup d'affection pour les événements se déroulant dans la pièce et leurs implications sur ceux à venir.Personnellement, cette pièce se lit très vite, elle comporte trois actes écrit en prose avec un style fluide et agréable à lire. En une demi-journée vous l'avez terminé, la plume de Musset est très belle, simple et efficace, je ne me suis pas ennuyé une seule ligne. C'est une pièce qui me passionne pour ses nombreuses citations cultes et pour ses messages.Camille et Perdican s'aiment, mais en raison de leurs doutes, de leurs orgueils, cet amour qui aurait pu être magnifique se retrouve terni. La jalousie, les manigances, les interrogations... Tout semblait les prédestiner à se marier, à la réflexion, ils auraient fait un couple extraordinaire. Malheureusement, leurs personnalités les poussent à commettre des actes irréparables. On se sent très triste pour eux, même si l'escalade de « violence » nous conduit à les blâmer.Camille longtemps éduquée au couvent pense l'amour vain et futile, que les hommes sont les « méchants ». Son comportement pieux est louable, je comprends que l'engagement lui fasse peur après tout ce qu'elle entendu sur les mariages malheureux. Néanmoins, à de nombreuses reprises, elle devient agaçante, puis touchante, détestable et sympathique. Elle est très humaine. Perdican est lui perdu dans la nostalgie du temps où il jouait avec Camille. C'est un jeune homme très attachant, dont j'ai beaucoup aimé la personnalité et les répliques. Il est facile de s'attacher à lui et de compatir à ses ennuis. Toutefois, le stratagème qu'il finit par mettre en place à cause de son orgueil nous le rend moins appréciable.En tout cas, ce sont deux protagonistes principaux qui ne laissent pas indifférent le lecteur, ils nous surprennent durant ces trois actes. Leurs agissements sont fascinants à étudier. Le duo amoureux se transforme peu à peu en triangle où la malheureuse Rosette fait alors son entrée. Pauvre Rosette, on ne peut s'empêcher de se sentir triste en la voyant être le jouet du couple, elle est au milieu. Malgré son manque de caractère et son manque de connaissance, elle apparaît sage et gentille, ce qui nous touche davantage.Quant aux autres personnages, ils sont très amusants. Ils sont la touche comique. Comme Molière avant lui, Musset s'amuse de quelques traits de personnalités qu'il exagère et pourtant, on rit beaucoup. Pluche est la gouvernante de Camille, elle est irritante et très pieuse, ce sont surtout les commentaires du choeur qui sont amusant à lire. Ah, le choeur, une entité très étrange, commentant les faits et gestes des personnages avec sarcasme et douceur. Chacune des interventions du choeur permet de rire. La guerre entre maître Blazius (gouverneur de Perdican) et maître Bridaine (le curé) est un temps fort de la pièce. Ces deux-là ne cessent d'évincer l'autre pour avoir la meilleure place auprès du baron. Tous les coups sont permis et seul le vin compte ! Ils sont sincèrement très amusants. Le Baron, père de Perdican, est un curieux protagoniste. On le sent touché par la discorde entre son fils et sa nièce, Camille. On le sent perdu devant leurs agissements, devant le couple Perdican-Rosette. Pourtant, il ne tente jamais rien, il laisse faire, seule sa colère éclate, mais aucun geste et aucune mesure ne seront pris.En conclusion, la pièce de Musset ne laisse pas indifférent. La forme tout comme le fond sont des choix intéressants à lire, la prose de l'auteur est fluide rendant la pièce encore plus courte. La lecture est agréable en raison des rires que nous procurent des quiproquos, des situations comiques ou des répliques de personnages employés pour la comédie. Devant un décor champêtre, idyllique se joue un drame terrible qui donne au titre de la pièce une incroyable force. On ne joue pas avec l'amour, Camille et Perdican sont deux protagonistes attachants et humains, cette maxime, ils vont l'apprendre à leurs dépens. On passe du rire à l'émotion, c'est une très belle pièce, juste et touchante.

Ewylyn
13/03/14
 

Histoire d'amour tragique, normal pour un écrivain tel que Musset cependant, l'écriture est trop condensée selon moi. IL est difficile de suivre les étapes et l'histoire est un peu répétitive par rapport à d'autres oeuvres. Cemella

Cemella
23/12/13
 

J'aime bien les pièces de théâtre, c'est frais, ça se lit vite, et même si on comprend pas forcément tout, c'est sympathique. On ne badine pas avec l'amour n'échappe pas à cette caractéristique. Pourtant, ce n'est pas ma pièce de théâtre préféré.Bon j'avoue l'avoir lu quand j'étais fatiguée, et donc que j'étais pas tellement concentrée, ce qui fait que les scènes les plus inintéressantes (donc entre ce que j'ai appelé "les adultes") j'ai pas trop aimé. Ensuite, j'ai déjà oublié le nom des personnages, alors je vais essayer quand même de dire ce que j'en ai pensé. Et bien, c'était une espèce d'histoire d'amour a sens unique un peu, et qui ne m'a pas tellement intéressé pas touché, pas fait rire, y a eut aucune étincelle, et j'ai même rien à dire sur ce livre.Faut dire aussi que j'ai rien compris à la fin, j'ai haussé un sourcil et j'ai fait "hein ?"Du coup, je sais pas trop quoi dire. Le seul aspect de ce livre qui m'a plu c'est bien le côté théâtre.

yuukichanbaka
29/12/12
 

Je me demande s’il est possible de rester totalement indifférent à cette pièce. L’histoire de Camille et Perdican a beau avoir un côté tragique, tous ceux qui se sont un jour aventurés à aimer doivent forcément se retrouver dans ce que vit le jeune couple.Le côté universel et réaliste de cette histoire vient probablement du fait que Musset l’a écrite peu de temps après avoir été quitté par George Sand. Sans doute partageait-il la douleur de Camille. Après leur séparation, George Sand et Alfred De Musset ont commencé une correspondance qui aurait nourri cette pièce, Musset allant jusqu’à reprendre des passages des lettres de George Sand pour les intégrer dans la pièce.Même s’il s’agit d’un drame romantique, la pièce est légère frôlant parfois la comédie. Autour du couple, le baron et Dame Pluche, respectivement chargés de l’éducation de Perdican et de Camille, sont vite dépassés par les événements. Une façon pour Musset de souligner le fossé générationnel qui existera toujours entre les précepteurs et les enfants dont ils ont la charge. L’écrivain profite également de cette pièce pour dresser une critique de la religion, dénonçant une éducation cherchant à priver les jeunes filles du bonheur terrestre.Finalement, même si On ne badine pas avec l’amour date de près de 180 ans, l’œuvre reste d’actualité. Comme le disait Brigitte Fontaine dans un style bien plus contemporain « les voilà partis pour ce que certains blancs-becs appellent l’amour et d’autres blancs-becs illusion. Il n’y a que des blancs-becs partout, comme ça c’est clair ». Culturez-vous

Artsouilleurs
01/07/12
 

Je viens tout juste de découvrir On ne Badine pas Avec l'Amour et je dois dire que c'est plutôt une très bonne surprise. Bon, j'ai quand même été un peu déçue, je m'attendais à quelque chose de la veine de Corneille (je ne sais pas pourquoi, mais bon, voilà...) et ce n'est pas du tout le cas.Cette première rencontre avec Alfred de Musset s'est plutôt très bien passée. Il a su se démarquer des autres auteurs de pièces de théâtre, et, ça, c'est toujours un bon point. C'est agréable de lire quelque chose de différents du reste. On ne Badine pas Avec l'Amour jour avec les règles : Camille est une sacrée peste, et c'est très agréable de la lire. J'aime le fait qu'elle ne se laisse pas dicter son avenir par sa famille : encore un point qui change des autres pièces. On ne Badine pas Avec l'Amour n'est pas l'histoire d'un amour impossible mais plutôt celle d'un amour non-voulu. La famille veut les marier mais Camille refuse.Mais bon, elle va connaitre la jalousie quand Perdican commence à s'intéresser à une autre jeune femme. J'aime ce retournement de situation, c'est plutôt drôle et je pense que beaucoup se reconnaitrons là-dedans. Je trouve dommage que la pièce soit aussi courte, bien que ce ne soit pas désagréable. Mais c'est plutôt que du coup, on a pas vraiment le temps de bien faire connaissance avec les personnages d'Alfred de Musset ce qui aurait pu nous rendre d'autant plus accro' à cette pièce...Je ne peux que vous conseiller la lecture de On ne Badine pas avec l'Amour.

MademoiselleLuna
26/10/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.10 cm
  • Poids : 0.12 kg

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