On s'est juste embrasses

PANDAZOPOULOS, ISABELLE

livre on s'est juste embrasses
EDITEUR : GALLIMARD-JEUNESSE
DATE DE PARUTION : 18/06/09
LES NOTES :

à partir de
8,90 €

SYNOPSIS :

Un roman bouleversant. Un auteur à découvrir. Un concentré d'émotion à savourer d'une traite ! À partir de 14 ans.
5 personnes en parlent

"Je m'appelle Aïcha Boudjellal. Mais c'est seulement mon nom qui est arabe. Moi, je ne le suis pas." Adolescente de quinze ans, Aïcha partage un petit appartement avec sa mère, qui l'élève seule depuis le départ du père sept ans auparavant. Elle fréquente également le collège du quartier où toute la cité voisine est inscrite, de même elle a pour meilleure amie Sabrina, contre l'avis de sa mère qui ne souhaite pas que sa fille se mélange avec les habitants de cette cité. Mais chez Sabrina, Aïcha apprécie l'ambiance familiale, vive, bruyante, animée. Elle est aussi secrètement amoureuse du grand frère, un type sûr de lui, machiste et autoritaire, quand le scandale lui éclate en pleine figure. Son amie Sabrina l'insulte au collège, devant tout le monde, alors que la question d'honneur et de réputation est primordiale dans le quartier. Elle est accusée d'avoir couché avec Walid ! Aïcha se défend du contraire, "on s'est juste embrassés", mais la machine infernale est en marche. Le roman raconte plus généralement la crise d'identité de l'adolescente, en mal de repères, qui a longtemps souffert des silences de sa mère, fâchée avec sa famille, séparée du père. Tant de questions n'ont jamais trouvé leurs réponses, et Aïcha s'est nourrie de ces non-dits, à tel point qu'elle est aujourd'hui désarçonnée par l'attaque surprise de sa meilleure amie, qui signifie autre chose, on l'apprendra plus tard. En attendant le cataclysme est énorme, cela déclenche une révolte entière, un ras-le-bol général. Et Aïcha va aller de mal en pis. Sa haine au corps est déconcertante, à plus d'un titre, toutefois le roman y a puisé sa force. Profond, subtil, qu'on ne peut plus lâcher et qui reste dans le coeur. Voilà pour le roman. L'histoire d'Aïcha est, quant à elle, touchante et agaçante, je ne cache pas mes soupirs au fil des pages, parce que j'avais du mal à la suivre, à la comprendre, enfin... à expliquer ses sursauts d'orgueil, ses mensonges. La pilule peut être amère, elle reste cependant douce à avaler grâce à la plume d'Isabelle Pandazopoulos, pour moi, une formidable révélation. Un uppercut qui vous met k-o. Pour un livre authentique, pudique et positif, qui plaira aux filles et aux garçons, adultes compris !

Clarabel
03/07/09
 

On ne peut que plaindre Aïcha, la suivre avec plaisir et curiosité. Un petit bijou delittérature, tant par l’écriture, fluide et puissante, que par l’intrigue. Secrets de famille, Prince charmant, Lecture…J’ai tout simplement adoré me laisser porter par cette histoire. Bon avec le recul je me disque mon coeur de midinette n’est pas pour rien dans mon jugement… mais tant pis ! La situation est exagérée, pourtant on y croit facilement. Cette quête d’identité est poignante. Mon petitdétail préféré : Aïcha manque les cours, et passe ses journées à la bibliothèque. Le soir elle n’hésite pas à emprunter des livres… Pourtant elle n’a pas de carte, mais c’est comme un accordtacite… puisqu’elle les rapporte toujours… L’amant de Duras est d’ailleurs mis sur un piédestale.Koto est sans conteste mon personnage préféré… il n’est pas l’homme que j’aimerai avoir àmes cotés… mais l’homme que j’aimerais être… (...)

herisson08
17/08/10
 

« J'ai compté sur mes doigts le nombre de gens qui passaient dans ma vie pour disparaître après. Et je me suis endormie, le poing contre la bouche. Chaque doigt de ma main, c'était quelqu'un. Je les gardais avec moi. » Aïcha, 15 ans, vit seule avec sa mère depuis que son père est parti sans laisser d'adresse. Elle est française mais pas tout à fait car elle est officiellement nommée « française issue de l'immigration » en raison de ses grands-parents nés en Algérie. Aïcha est très seule. Elle aimerait connaître le passé et la famille de sa mère mais celle-ci refuse de l'évoquer. Trop de souffrances. Seule sa meilleure amie représente une ancre dans cette cité, ce microcosme avec ses codes bien précis. Aïcha pourrait être amoureuse. Ce sentiment, elle va le payer cher. Exclue, bannie, rejetée, humiliée, elle suivra une toute autre route qui l'emmènera à l'inattendu. J'ai eu ce livre à plusieurs reprises dans mes mains. Je l'ai à chaque fois reposé en raison du titre qui m'a fait pensé à une histoire d'amour pour ados et de la couverture triste, anodine. Un autre jour, j'ai lu la quatrième de couverture. Autant pour moi ! Une fille dans la cité. J'en ai lu des lectures misérabilistes sur le sujet qui sont tombées dans le piège du pathos. Puis, lors de mon dernier passage à la bibliothèque, je l'ai vu. Encore ce livre ! Mais qu'est-ce qu'il me veut ? J'ai lu le profil d'Isabelle Pandazopoulos. « Professeur de lettres, elle a toujours enseigné dans des zones dites difficiles ». Mmmm... voilà quelqu'un qui sait de quoi elle parle. De plus, j'aime beaucoup le « dites difficiles ». Résultat : une très belle lecture, pour ados, pour adultes, qui décrit l'ennui de l'adolescence, les premiers émois, la difficulté de la relation mère-fille, le besoin de reconnaissance, la recherche de son identité, la loi inflexible du patriarcat, les blessures de l'âme. C'est juste, triste mais non dénué d'espoir. Une plume à suivre ! Un extrait qui devrait vous parler...« Ma mère détestait me voir lire, alors j’évitais qu’elle le sache. C’était comme une maladie honteuse, comme le plaisir que l’on se donne à soi-même, ou les larmes, je faisais ça en cachette. Je lis comme ça vient, tout ce qui me tombe sous la main, je ne pourrais même pas dire comment les livres et moi, on se rencontre. (...) Là-bas, dans cette bibliothèque, le silence a un sens, les mots inscrits sur les pages te conduisent quelque part, il suffit d'y croire et de se laisser porter. J'en choisis quatre ou cinq et puis je vais me blottir dans un coin, toujours le même, je les mets autour de moi, je les feuillette, je les referme, je les renifle, j'ouvre à n'importe quelle page, je m'arrête, je reprends plus loin ou j'en commence un autre et puis il y en a un qui mm'emmporte, je ne saurais pas dire comment, juste je le dévore du début à la fin, il m'accompagne un petit moment partout où je vais, j'ai même l'impression qu'il me protège, je sais c'est bête, j'ai un peu honte, mais ce temps-là, le temps d'un livre, moi aussi je disparais et c'est comme si de l'autre côté, sur l'autre rive, c'est moi qu'on attendait. »

Theoma
26/09/09
 

Aïcha vit en banlieue, tout va bien jusqu'au jour où sa meilleure amie croit qu'elle a couché avec son frère Walid. La rumeur fait alors le tour de la cité... Aïcha sombre dans la dépression.Je suis mitigée sur ce livre, j'avais pourtant adoré "la décision" du même auteur. Le sujet est intéressant, la rumeur et l'honneur des filles dans la cité. Il est aussi question des familles monoparentales, des secrets de famille, de l'amitié et finalement de l'amour.Le sujet est bien traité mais il m'a manqué un petit supplément d'âme, un je ne sais quoi dans l'attitude d'Aïcha qui m'a agacée à certains moments.Mais ce livre plaît beaucoup aux ados filles ! Ce sont elles qui me l'ont conseillé ;)

saomalgar
27/05/15
 

Aïcha vit dans une cité de banlieue parisienne, seule avec sa mère depuis que son père les a mystérieusement quittées sept ans auparavant, elle a 15 ans, elle est née en France, c’est seulement son nom qui est arabe. Au collège, elle a une meilleure amie : Sabrina Boussaïd. Son quotidien bascule le soir où elle embrasse Walid, le grand frère de Sabrina. Celui-ci se vante de plus, elle a beau nier : « on s’est juste embrassés », rien n’y fait, le déshonneur circule plus vite que la vérité.Plus qu’un roman sur les jeunes filles maghrébines de banlieue, c’est d’abord un roman sur les racines, Aïcha ne pourra pas avancer dans la vie tant qu’elle n’aura pas dénoué son histoire familiale. Bien des points sont secrets : les non-dits de sa mère, les raisons de son épuisement et de son mal-être, et il faudra du temps aux uns comme aux autres pour que les fils se retissent, dans la vérité cette fois.Un roman intéressant qui mêle peut-être un peu trop de thèmes (fallait-il vraiment que le jeune Koto, fidèle ami d’Aïcha, soit un malien sans papiers ?). Honneur de la famille, incompréhension des jeunes filles qui veulent vivre à l’Occidentale, résignation, mal-être de l’adolescence, génération post-immigration, premier flirt, première fois, absence du père sont des éléments de ce roman simple et touchant, à proposer dès 13 ans. p. 27 : « Ma mère détestait me voir lire, alors j’évitais qu’elle le sache. C’était comme une maladie honteuse, comme le plaisir que l’on se donne à soi-même, ou les larmes, je faisais ça en cachette. »

Jdhelene
24/07/09
 

Format

  • Hauteur : 20.00 cm
  • Largeur : 13.00 cm
  • Poids : 0.18 kg

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