On s'y fera

PIRZAD-Z

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 27/08/08
LES NOTES :

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6,90 €
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Ebook

SYNOPSIS :

â travers le destin d'arezou, une femme iranienne, active et divorcée, écartelée entre sa mère et sa fille, trois générations s'affrontent dans un monde où règnent depuis longtemps les interdits et le non-dit. on la suit au bord du rire ou des larmes, espérant avec elle profiter
enfin d'une certaine beauté de la vie. Dans un roman d'une richesse et d'une vigueur exceptionnelles, zoyâ pirzâd brosse à la fois le portrait d'une société pleine de contradictions et celui d'une femme passionnante, aussi drôle et attachante qu'une héroïne de jane austen.
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On s'y fera est un joli roman qui, sur fond de bluette entre quadras, dépeint le quotidien de certaines femmes iraniennes, partagées entre tradition et modernité. Car ce qui dans une comédie romantique américaine ne poserait pas plus de problème que ce qu'un scénariste imaginerait pour pimenter un peu une situation somme toute banale (deux quadras se rencontrent, ils sont libres tous les deux, l'homme fait gentiment la conquête de la femme en faisant tomber ses préjugés), pose en Iran des problèmes insurmontables. Dans une société machiste où les femmes mariées n'ont aucun pouvoir et où le voile ne s'enlève que chez soi, il paraît impensable qu'une femme divorcée puisse éprouver le désir de se remarier. Arezou se trouve en butte aux reproches de sa fille, qui ne comprend toujours pas pourquoi sa mère a quitté son père et de sa mère, qui ne peut envisager un seul instant que sa fille épouse un homme du commun. De son côté, Shirine, la meilleure amie d'Arezou la prend pour une folle et s'éloigne d'elle, refusant d'entendre que Zardjou puisse être différent des autres hommes (il cuisine, il dialogue, il est cultivé) : il faut dire que Shirine a été larguée peu de temps avant le mariage par un homme qui ne lui a plus donné de nouvelles depuis et sa confiance envers les hommes est largement émoussée. Mais là où la situation aurait donné un happy end comme dans 10 bonnes raisons de se faire larguer où Kate Hudson comprend l'étendue de sa bêtise en voyant revenir l'ex-petit ami de sa meilleure amie, elle sert ici une fin douce-amère, qui porte en elle le fardeau de siècles de servitude féminine (oui, je sais que la comparaison peut paraître étrange mais c'est vraiment à ce film que la fin m'a fait penser). Au final, on est en présence d'un roman qui ne révolutionnera pas la littérature mais qui se lit avec un plaisir certain, ne serait-ce que pour une ambiance particulière de gynécée et des dialogues et des situations assez savoureux (même si la référence à Jane Austen sur la quatrième de couverture est absolument inopérante, mais décidément la pauvre Jane est à la mode et se retrouve mise à toutes les sauces, c'est désolant).

fashiongeronimo
16/08/12
 

Ce livre, avant toute chose, dépayse. Il nous entraîne dans l'Iran d'aujourd'hui, à Téhéran, dans une capitale moyen-orientale partagée entre tradition et modernité. C'est cela qui me vient à l'esprit quand j'y repense. La modernité d'une femme qui dirige une agence immobilière, divorcée, qui élève seule une post-ado encore un peu rebelle, qui sort avec sa meilleure amie et part en virée pendant deux jours entre filles. Le poids des traditions dans un pays où la police des mœurs fait des descente dans les centres commerciaux, où le remariage est encore plus mal vécu que le divorce, où le respect des aïeuls empêche les enfants de vivre leur vie.Cependant, je regrette quelque peu, à l'instar de beaucoup de lecteurs si j'en crois les critiques glanées ici et là sur le net, la superficialité de l'histoire. Une comédie romantique où les traditions intriguent, puisque fort différentes de celles d'Occident. En fait, je crois que j'aurais aimé plus de descriptions de Téhéran, des vêtements des personnages, des habitudes de vie, de décors en règle général. Côté alimentaire, rien à redire ceci dit, puisque tous les plats cités invitent au voyage rien qu'avec leur dénomination ! Mais il est vrai qu'il manque un peu de fond, un peu de sociologie ou d'anthropologie. Toutefois, je peux comprendre ce que je ressens comme un manque d'information. En effet, les auteurs français décrivent-ils la manière de s'habiller ou le dernier cri en matière de déco d'intérieur ? Non, parce qu'on a sans doute une tendance à l'ethnocentrisme, et que ce qui est notre quotidien nous est tellement familier qu'il semble incongru d'aller le décrire dans les moindres détails. Alors pourquoi ce sentiment de manque ? Peut-être simplement parce que je suis moi aussi fortement ethnocentrée sur la culture occidentale et que lire un roman iranien m'a fait le plus grand bien et m'incite même à dénicher quelques romans similaires qui me donneraient une autre vision de ce pays et de cette région que celle généralement communiquée par les médias ! Miss Alfie, croqueuse de livres

MissAlfie
22/02/11
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.18 kg
  • Langage original : PERSAN

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