livre onitsha
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 23/04/93
LES NOTES :

à partir de
8,20 €

SYNOPSIS :

Fintan, Maou, Geoffroy : trois rêves, trois révoltes. Et une même soif. Fintan Allen a douze ans lorsque, le 14 mars 1948, il embarque pour l'Afrique avec sa mère, Maou. Geoffroy Allen, qui avait laissé en France sa femme et son fils, leur a enfin demandé de venir le rejoindre à Onitsha, petit port fluvial où il travaille pour la United Africa. Fintan ne connaît ni son père, ni l'Afrique. Maou, elle, rêve d'une Afrique idyllique où elle pourra vivre près de l'homme qu'elle aime, à l'abri des préjugés familiaux qui condamnaient en lui le rêveur sans le sou, et anglais de surcroît.
C'est une Afrique bien différente qu'elle va découvrir, dévorante, insaisissable. Et un conformisme plus oppressant encore : celui du milieu colonial, fait de haines, de mesquineries, d'échecs inavouables. « L'Afrique brûle comme un secret, comme une fièvre. Geoffroy Allen ne peut pas détacher son regard, un seul instant, il ne peut pas rêver d'autres rêves. » Ce livre est pareil à l'Afrique. S'il s'en dégage malgré sa violence un tel sentiment de sérénité, c'est que, chez Le Clézio, même la fièvre, même la révolte, même la défaite sont les couleurs de la paix.
4 personnes en parlent

C'est la première fois que je lis Le Clézio. sans savoir pourquoi, je repoussais tout le temps sa lecture: ses thèmes, son style réputé difficile, tout cela me faisait peur. Honte à moi! J'ai découvert un livre superbe, ennivrant, terriblement vrai tant par les personnages que par les faits. Les personnages se fondent avec la nature d'Onitscha, ville colonale du Niger. On lit et on a envie d'y aller, de vivre comme eux....l'Afrique via le Niger devient un Eldorado perdu, sublimé, que le narrateur continuera de rêver et de regretter une fois de retour en Europe. Le Clézio ne s'attarde pas sur les erreurs du colonialisme, mais s'intéresse plutôt à ses serviteurs, qu'ils soient bons ou mauvais, si bien que le lecteur se fait lui même une opinion de ce qui a pu se passer. lire Onitsha, c'est entendre au loin la musique africaine, le rire de ces gens qui sourient toujours, c'est voir, le fleuve Niger qui coule inexorablement, la terre rouge...c'est enfin se voir courir pieds nus dans un monde inconnu et luxuriant aux côtés du héros. A lire d'urgence vivi

vivicroqueusedelivres
15/02/12
 

J'avais un livre de Jean-Marie Le Clezio, Onitsha, qui traînait et, la honte, je n'avais jamais lu aucun de ses livres, lui qui a reçu récemment le prix Nobel de Littérature (vous vez vu, quelle culture !). Alors je l'ai ajouté à ma liste, en position "L". Je n'avais même pas jeté un oeil sur la 4ème de couverture. C'est vrai quoi ! on l'étudiait à l'école, alors c'est que c'est un classique, non ? Bref, je me suis lancée dans sa lecture et je me suis rendu compte qu'Onitsha... ce n'est pas au Japon. Mais au Niger.Bah quoi ? ça sonne vachement asiatique comme nom !Bref, passée cette petite surprise (heureusement que je ne l'ai pas mis dans un de mes colis pour les swap littérature asiatique ou Wabi-Sabi), j'ai découvert un roman à l'écriture plus qu'agréable. Les descriptions y sont merveilleusement sensitives, magnifiques. Réellement, sans faire de lèche, ça donne envie d'aller y faire un séjour... en Afrique (pas le Japon, pas le Japon !)Bon, par contre, ça s'arrête là. De belles descriptions... sur 300 pages. L'histoire (Maou, accompagnée de son fils Fintan, part rejoindre sur le continent africain, son mari Geoffroy), bof. Les personnages, bof. L'intrigue... où ça ?N'empêche, on m'a tellement parlé en bien de "Désert", que je vais de ce pas le prendre à la bibliothèque. Un livre à lire pour rester zen quand la vie, soudainement compliquée, décide qu'il est temps de vous faire criser un peu.

Emmab666
21/01/16
 

Ceci n'est pas une première lecture. Onitsha est un livre tout simplement magnifique. Le roman commence sur un bateau en partance pour le Niger, où Maou et son fils, Fintan, doivent retrouver le père de la famille. On y découvre Onitsha au temps de la colonisation anglaise avec tout ce qu'elle comporte, violence contre les Noirs, instabilité etc. Le livre est composée de trois parties principales, l'arrivée, la désillusion et le départ, lecture assez rapide. Il n'y a rien en trop dans ce bouquin, aucune longueur, la fluidité est reine.Le tout dans un style incroyable, la littérature française de la fin du vingtième siècle ne s'est jamais aussi bien portée que dans les livres de Le Clézio

un flyer
22/07/14

Le Clézio est un écrivain du monde. Il ne prend pas son public pour des ignares, loin de là. Pour comprendre toute la subtilité de l'écriture, il faut s'être levé de bonne heure, avoir voyagé, connaître les langues. Le Clézio n'explique pas ses sous-entendus. Il présuppose que le lecteur sera à même de comprendre ce qui se trame entre les lignes et même dans les diverses allusions inhérentes aux descriptions. Le Clézio est surtout un écrivain des éléments. Ce roman s'évertue à décrire une vision du monde qui est le propre des grands voyageurs et des poètes, une vision faite d'une légère dose de mystique et d'énormes portions de nature, l'eau, l'air, le feu, la terre se mélangeant dans le récit pour dévoiler les attentes et les aspirations de chacun. La langue précise de Le Clézio marque son style si particulier. laurence

laurence
18/03/13
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.15 kg

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