Papiers posthumes du pickwick club ; les aventures d'oliver twist

DICKENS, CHARLES

livre papiers posthumes du pickwick club ; les aventures d'oliver twist
EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 13/10/58
LES NOTES :

à partir de
60,50 €
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Au départ, c'était une commande d'un texte d'accompagnement des planches de Robert Seymour, concernant les aventures burlesques de membres d'un "Nemrod Club". Dickens, inconnu à l'époque (si ce n'est pour avoir écrit quelques chroniques sous le pseudonyme de Boz), se paye le luxe (ou le culot, ou le génie) de dire immédiatement ok, mais faisons le contraire, j'écris, et Seymour illustre. C'était en 1836, Charles Dickens avait vingt-quatre ans."Seymour, dont le tempérament hypocondre souffrait de travailler sous la dictée d'un jeune homme, lui un artiste chevronné, se suicida après avoir dû recommencer une planche." C'est terrible, mais Dickens n'y est pour rien, et les Papiers posthumes du Pickwick Club continuent, avec un autre illustrateur et tout le talent de Dickens.Premier roman, donc, et il contient déjà tous les thèmes qu'il ne cessera de développer dans ses autres romans, par exemple la critique acerbe de la politique sociale envers les défavorisés, et celle, virulente et moqueuse, de la justice anglaise (ou une ébauche du fameux Chant de Noël).Initié comme les aventures de quelques membres naïfs et patauds d'un club masculin, il dépasse très vite ce cadre réducteur et devient un vrai roman tournant autour de deux personnages principaux : M. Pickwick, gros monsieur au coeur d'or et à la curiosité sans faille, et surtout son valet, l'innénarable Samuel (Samivel, comme dit son père) Weller. Je suis folle de Sam, il est drôle, fidèle et loyal (ah, son "y a pas moyen" final !), entier, candide, frustre et tout simplement épatant. Quelques morceaux choisis :"Quand je voulais que mon père, il me donne quelque chose, je lui demandais toujours de façon très aimable et respectueuse. Quand il me la donnait pas, alors je la prenais, pour pas risquer de me laisser entraîner à faire quelque chose de pas bien, parce que je l'aurais pas eue.""Avant de vous voir, je croyais que toutes les femmes, elle étaient pareilles. [...] parce qu'y a rien qui vous ressemble, mais, moi, je vous aime mieux que tout.""Tout ce qui est fait est bien fait, comme il disait aimablement, le jeune noble qu'on l'avait porté sur la liste des bénéficiaires de pensions parce que le grand-père de la femme de l'oncle à sa mère, il avait un jour allumé la pipe du roi avec un briquet portatif à amadou." De façon tout à fait obsessionnelle, je vois en Sam Weller le Perceval de Kaamelott, et j'aimerais beaucoup savoir si Alexandre Astier a lu Dickens ?Quoi qu'il en soit, je recommande chaudement et sans aucune réserve la lecture de ce roman, que j'ai lu dans la bibliothèque de la pléiade, volume III présenté et annoté par Pierre Leyris et traduction de Sylvère Monod. Sylvie Sagnes

SagnesSy
06/07/12
 

Format

  • Hauteur : 18.10 cm
  • Largeur : 11.80 cm
  • Poids : 0.58 kg
  • Langage original : ANGLAIS
  • Traducteur : FRANCIS LEDOUX