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PARLE-LEUR DE BATAILLES, DE ROIS ET D'ELEPHANTS

ENARD, MATHIAS

Éditeur : ACTES SUD
Date de parution : 16/08/10

Note des internautes :

Description :
13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la co...
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13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople.
A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur.
Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Leonardo da Vinci.
Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.
Par l'auteur du très remarqué 'Zone' (prix Décembre 2008 et prix du livre Inter 2009).
Praline

22/01/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Courts chapitres, phrases sans longueurs mais petite langueur dans l'écriture, livre éclair. Vous ne perdrez pas beaucoup de temps à la lecture. Le style est aussi plaisant, ciselé, presque poétique parfois.Hélas, les projections gâchent un peu. Après tout, c'est au lecteur d'imaginer les influences de ces rencontres, d'oser des parallèles avec les oeuvres peintes ou sculptées. Quel dommage que cette liberté soit ôtée ! Et que le livre verse parfois dans une psychologie un peu légère sur l'homosexualité du maître.

soukee

25/11/10

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Très court et très fragmenté, ce roman est une lecture très agréable. Mathias Enard, d'une concision extrême, porte une précision rare à son écriture. Chaque phrase fait sens et permet d'entrevoir la vision de Michel-Ange de Constantinople, et plus largement, de l'Orient.La narration alterne deux voix, celle d'un narrateur omniscient, qui rend compte du quotidien de Miche-Ange et de l'avancée de ses projets, et celle, mystérieuse, d'un personnage androgyne (homme ou femme, le roman ne le dit pas...), amant de l'artiste, et qui s'adresse à lui.Un très beau roman, donc, qui nous entraîne dans cette question des frontières entre Orient et Occident et qui permet, en partant de faits avérés (Michel-Ange a réellement été sollicité par le sultan Bajazet pour construire un pont et reprendre le projet abandonné par Léonard de Vinci), d'imaginer quels ont pu être les trois mois qu'a passé l'artiste dans la belle Constantinople.A lire pour s'évader, en guise de mise en bouche sur la vie de ce génie de la Renaissance italienne.

Zhayah

18/03/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Michel-Ange embarque le 13 mai 1506 pour Constantinople. Le sultan Bayazid le demande pour "projeter, dessiner et débuter le chantier d'un pont" reliant la ville à son faubourg. Un pont pour traverser la Corne d'Or tracé par le génie de la Renaissance!Michel-Ange hésite mais il est en froid avec le Pape Jules II et cette offre est un opportunité, une revanche. La gloire l'y attend peut-être!Avec Michel-Ange nous prenons le temps de découvrir Constantinople ; nous partageons ses errements, ses doutes, ses émerveillements, sa fureur créative, ses emportements, ses amours.De courts chapitres à la troisième personne. Des phrases brèves, descriptives ; quelques dialogues ; quelques lettres ; quelques rares passages à la première ou deuxième personne par ceux qui se sont attachés à Michel-Ange.Récit d'un événement qui finit avant d'avoir commencé.Un ton feutré, une écriture qui nous emmène dans les brumes d'un rêve.

Artsouilleurs

15/03/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Ma découverte de Mathias Enard me laisse assez indécise : j’ai apprécié le style de l’écrivain mais je n’ai pas beaucoup accroché à l’histoire. La réflexion sur l’art et la condition de l’artiste qui s’esquisse au fil de ce court roman est pourtant intéressante, mais j’ai regretté l’approche trop superficielle que l’auteur propose de Michel-Ange, ainsi que la brièveté du récit. Tout est dans la suggestion- ce que je trouve en général appréciable – mais là j’ai vraiment eu le sentiment qu’on survolait trop les choses. La fin m’a laissé un goût d’inachevé. C’est dommage car un certain nombre d’éléments m’ont charmée : l’alternance du récit avec des passages à la deuxième personne (qui sont, je trouve, les plus réussis), le personnage de Mesihi qui apparaît dans son traitement presque plus intéressant que Michel-Ange. Mais l’ensemble m’a paru un peu trop brut, manquant de fluidité dans la construction ; comme une ébauche trop vite abandonnée. Et je réalise en écrivant ces lignes que finalement, Mathias Enard a donné à son récit exactement la même allure qu’au pont que doit construire Michel-Ange : la beauté et la perfection qu’il laisse pressentir s’estompent au gré des aléas de l’existence. Il ne restera à la fin qu’une ébauche tandis que l’art continuera par intermittence à divertir les hommes.

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Quelle finesse et quel raffinement au fil des pages, des odeurs se mêlent aux couleurs orientales, des descriptions épurées.... Un roman documentaire basé sur des sources historiques et riche de son vocabulaire. A lire, à relire. Sygale

SD49

10/03/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Je reviens d'un voyage. D'un voyage à Constantinople au XVIème siècle aux côtés de Michel-Ange. Un beau voyage, avec de belles descriptions de cette ville, de ses monuments, des couleurs et des odeurs de l'Orient. Ce n'est pas un coup de coeur pour moi mais c'est un livre surprenant, assez poétique, rythmé par des chapitres assez courts. Je n'avais pas l'impression de l'apprécier plus que ça pendant ma lecture mais en le refermant je me suis dit que oui, je l'avais aimé. Certains passages sont tirés de la réalité et d'autres sont romancés par l'auteur, cela donne la drôle d'impression d'osciller entre réalité et poésie. Il faut se laisser porter par cette lecture ce qui n'est pas toujours mon cas, mais cette fois cela a marché pour moi. Sandrine(SD49)

AlexMotaMots

06/02/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Un roman envoûtant comme un voyage en Orient ; la découverte des rives du Bosphore et de ses échoppes aux goûts d'interdits ; la rencontre d'animaux innatendus comme ces éléphants que le sculpteur dessine et dessine encore ; le projet de ce pont qui doit relier deux rives que tout oppose et qui a du mal à voir le jour. La découverte d'un artiste harcelé par sa famille et Ali Pacha. Un artiste à la recherche de la perfection mais aussi sûr de son talent et de son génie et qui attend des puissants quelques compensations en retour, que jamais il n'obtient. Un beau roman, oui, avec de belles esquisses reproduites. Mais que m'en restera-t-il dans quelques mois, après que l'eau aura coulée sous le pont de l'imaginaire ? Les images que je retiendrai : Celle de la danseuse au sexe indistincte et qui fascine le sculpteur qui n'ose la toucher. Celle d'un pont entre deux rives. Alex-Mot-à-Mots

emeralda

16/11/10

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Un livre court est soit une réussite, soit une catastrophe. En effet, on peut faire un très bon récit court, mais si ce n'est pas le cas, il est presque impossible de de se sortir d'affaire. Court signifie concis, pas de place pour le superflu et donc aucune possibilité de de reprendre.Cette fois, le pari est gagné.En peu de texte, on a pourtant un récit des plus complets. On a un début, une intrigue véridique dans ses plus grandes lignes et une fin que l'on connait déjà mieux. On fait admirablement le tour du sujet sans s'ennuyer un seul instant.Une lecture plus dense qu'il n'y parait. Les chapitres sont courts, mais regorgent d'informations. On y découvre un Michel Angelo plus humain, plus vulnérable que ce que ses œuvres laissent a penser. Il avait donc aussi un cœur.Un récit plein de poésie, de couleurs, mais également sombre comme les tavernes ou les complots, les trafics d'influences.Le passé est-il notre avenir ?En conclusion, point de longs discours, juste ceci : lisez le. http://espace-temps-libre.blogspot.com/

jostein

18/10/10

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Comme le titre me le laissait supposer, Mathias Enard nous raconte une merveilleuse histoire en Orient. Et le lecteur est sous le charme, devant cette écriture poétique et enchanteresse.Non seulement, j'ai découvert une page historique de la vie de Michel-Ange et ainsi compris une partie de son inspiration lors de son oeuvre sur La chapelle Sixtine, mais j'ai suivi les passions d'un homme;Les relations humaines sont ici parfaitement décrites. Michel Ange est un artiste colérique et jaloux. Déçu par l'intérêt du pape Jules II, il quitte l'Italie à la demande du sultan de Constantinople, ravi d'y construire un pont et de dépasser le génie de Léonard de Vinci.Avec lui, on rêve à chaque débarquement des navires marchands, on découvre l'architecture de Sainte-Sophie, on erre dans les quartiers d'immigrés espagnols.J'ai vibré sous ses accès de colère, souri devant sa passion pour cette jeune danseuse espagnole et j'ai été émue par la passion du poète Mesihi.Le passage où la danseuse se questionne avant sa tentative de meurtre est remarquable ainsi que tous les chapitres sur le questionnement humain (amour, ambition, jalousie, conspiration).Ce livre est incontestablement un des meilleurs de la rentrée littéraire.

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Envoûtant Orient Dans ce roman faussement historique aux couleurs de l’Orient, Mathias Enard nous dresse un portrait du fameux Michel-Ange, génie...

JoelC17

05/01/12

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Derrière ce beau titre, se cache un merveilleux roman. Mathias ENARD nous emporte, comme sur le tapis volant des contes arabes, dans les mystères et la splendeur de l'orient, fait de mosquées, de cathédrales, de vizirs, de sultans, de poètes, de danseuses orientales, d'épices et de pierreries, dans la Constantinople du seizième siècle, sur les pas de MICHEL-ANGE, invité par le sultan BAJAZET, pour concevoir les plans d'un pont sur la Corne d'or, après avoir refusé ceux de Léonard de Vinci. Il nous montre les difficultés de la création, les rivalités entre les artistes de cette époque. Grâce à l'écriture faite de phrases et paragraphes courts, comme une mosaïque, il nous amène, à ressentir, la beauté des lieux, des objets, des parfums, les relations humaines, sensuelles, ambigües, à la fois amicales et violentes, la complexité politique de cette région du monde au croisement des civilisations, des religions et des philosophies.

Cassiopea

23/09/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

« Puisque ce sont des enfants, parle-leur de batailles, de rois, de chevaux, de diables, d’éléphants et d’anges, mais n’omets pas de leur parler d’amour et de choses semblables. »« Comme toujours lorsqu’il est sur le point d’achever un projet, il est heureux et triste ; heureux d’avoir terminé et triste que l’ouvrage ne soit pas aussi parfait que si Dieu l’avait créé. »Dès les premières lignes, le ton est donné, une écriture lyrique, poétique, fouillée, alternant la « vie » de Michel Ange et les réflexions d’une personne qui s’adresse à lui, qui le tutoie. Il est à noter que cette deuxième « partie » est nettement moins importante en nombre de pages mais tout aussi forte dans l’écrit.Deux croquis, quelques lignes écrites de la main de Michel Ange illustrent cet ouvrage ainsi que des lettres réelles qui sont reprises et intégrées dans cette œuvre de fiction.Dans ce livre, on découvre un Michel Ange tourmenté, peu sûr de lui, se posant des questions, humain finalement si humain ... On le voit en colère, en recherche, au travail, hésitant … Il n'est pas dans un milieu qu'il connaît, où il a ses codes et ses habitudes et c'est seulement lorsqu'il dessine, conçoit des plans qu'il "se retrouve" ....Les sentiments, les émotions, les ressentis sont formidablement décrits. Les descriptions sont« ciselées » … On lit mais c'est comme si on regardait un tableau, feuilletait un album de croquis ou de photos .... les couleurs, les odeurs, la musique, tout est là comme pour mieux nous faire pénétrer dans les secrets de l'artiste.Ce court roman est presque à lui seul, une œuvre d’art, d’ailleurs le format « Actes Sud » et la couleur de pages lui conviennent tout à fait ....

liliba

18/08/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Un roman à lire lentement, à déguster. On y découvre tout d'abord Constantinople la belle, la nébuleuse, la foisonnante, la vibrante, qui n'était pas encore devenue Istanbul, mais où déjà brillait de mille feux Sainte Sophie, au milieu de la cohue et de la crasse... On y fait la connaissance d'un certain Michelangelo Buonarotti qui a fuit Rome et le pape en répondant à une invitation du Sultan et débarque sur le sol byzantin en mai 1506. Le projet présenté par Leonardo da Vinci n' a pas plu et Michel Ange, car c'est bien de lui dont il s'agit, est heureux et fier de pouvoir damner le pion à son rival. Il doit concevoir un pont sur la Corne d'Or, la pointe de la ville, qui reliera les deux rives. La commande est urgente, il faut qu'il s'attèle à son travail. Mais l'homme est d'humeur variable, souvent désagréable, voire même carrément mal élevé. Il fait des caprices, se plaint dans de longues lettres à ses frères de ce qu'on ne le traite pas assez bien, il n'arrive pas à tomber totalement sous le charme de cette ville, malgré la présence patiente à ses cotés de Mesihi, qui lui sert d'interprète et de guide. Avec les deux hommes, nous parcourons la ville, découvrons Sainte Sophie, mais aussi les différents quartiers, les mosquées, les souks. Nous nous enfonçons dans la nuit byzantine, nous dansons, chantons et buvons, nous récitons des poèmes, et buvons encore, puis fumons... et regardons les femmes et les hommes, et surtout ce danseur étrange, ou bien est-ce une danseuse ? qui déstabilise tant Michel Ange, et qui ne quittera plus son esprit. Et puis, tout du long, entre rêve et réalité, cette voix qui lui parle, et dont on ne comprend qu'à la fin qui elle est... L'écriture de ce roman est superbe, raffinée, lumineuse, vibrante, et poétique tout à la fois. J'ai adoré me promener dans la ville, et y retrouver quelques souvenirs, odeurs, ambiance sonore, gardés précieusement d'un voyage fait il y a quelques années. Dommage que ce fameux pont n'ait pas résisté et qu'il n'existe plus... Ce pont que le Sultan voulait à tout prix, qui devait servir de lien entre l'Orient et l'Occident, entre les peuples différents et leurs religions... J'ai moins aimé Michelangelo, vraiment peu sympathique, mais dont le vilain caractère met cependant en valeur la profondeur - et aussi le mystère - de celui de Mesihi. Au final, un livre superbe, mais qui m'a laissé bizarrement comme un goût de trop peu, d'inachevé... Liliba

MissAlfie

06/07/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Avec son cinquième roman, Mathias Enard nous embarque pour un voyage dans le temps et dans l'espace : direction le seizième siècle et un bassin méditerranéen en pleine mutation. On suit la trace de Michel-Ange, célèbre artiste de la Renaissance connu pour ses sculptures et pour, notamment, le plafond de la chapelle Sixtine qu'il réalisa de 1508 à 1512, de Florence à Constantinople, qui ne s'appelle pas encore Istanbul et où juifs et arabes refusant de se convertir au catholicisme et chassés d'Espagne se sont réfugiés. C'est donc un monde cosmopolite, navigant entre les trois religions monothéistes que cotoie Michel-Ange pendant quelques mois. Et c'est là l'intérêt principal de ce roman. Cette dimension historique est celle qui m'a le plus intéressée, me poussant à poursuivre cette courte lecture malgré quelques soupirs au fil des pages... Miss Alfie, croqueuse de livres

Tisotte

01/07/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Parle le leur ... serait une sorte de Zone pour les Nuls... Pourquoi pas ? Comme le dit si bien l'auteur, il a voulu après ce pavé qu'est Zone, retrouver le plaisir de "raconter" une histoire, le plaisir du "conte" - avec des phrases courtes, un style plus épuré -, mais en gardant toujours ces thèmes qui lui sont chers dans une histoire complètement différente : le dialogue entre Orient et Occident, le rapport à l'Histoire - que peut-on faire de l'histoire - et le défi d'affronter le personnage de Michel-Ange. C'est réussi... Mais pourquoi faut-il toujours, avec les livres de Mathias Enard, que je les aime plus après avoir entendu leur auteur en parler ? Il a une manière de les éclairer stupéfiante... Et c'est peut-être finalement ce phénomène qui fait que, pour moi, c'est un auteur qui fait date dans la littérature française. Tisotte

minipouce06

21/05/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

En 1506, Michel-Ange est engagé par le sultan Bajazet pour créer un pont à Constantinople. Sur place, il sera acompagné par un page et poète, Mesihi, qui lui servira aussi de traducteur.Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants est un bon roman. L'histoire est bien travaillé avec complot, amour, amitié, trahison, Histoire... Je mettrais un bémol sur l'écriture, que j'ai trouvé difficile à lire. Pour rentrer dans le récit, le lecteur doit faire un effort, mais cela en vaut la peine. mini pouce06

mondealire

10/05/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Entre les pages du roman de Mathias Enard, Parle leur de batailles, de rois et d’éléphants, vibrent ces « impressions » merveilleuses qui, à elles seules, constituent déjà un voyage. Les couleurs du Bosphore, le tumulte des quartiers à tavernes où les vins capiteux apportent l’ivresse, le charme hypnotique des danseuses, la mélancolie et l’étrangeté des mélodies, l’ambiguité des sentiments et des sexes, l’indicible pudeur, le silence préservé autour de Michel Ange… l’amour indéfectible et pourtant inexprimé.La poésie dira ce que les mots du quotidien ne sauront traduire. Un dessin, une brusque rature. Une attente aussi fortement tendue entre les êtres que l’espoir d’un pont entre les rives…L’auteur nous entraîne dans cet Orient, entrouvre les portes du caravansérail et laisse glisser le vent délicieusement rafraichissant. Mais à la nuit venue, soudain tout change et la lame effilée de la dague ouvre des blessures profondes.Michel Ange est célèbre, mais dépendant des hommes de pouvoir. Trahisons et complots sont ourdis en secret. Pour les puissants, le seul moyen d'approcher l'art est de s'entourer d'artistes. Michel Ange comprend à quel point il est un instrument entre leurs mains, un accès au beau.Le pont est un ouvrage qui relie une berge à l’autre, une culture à l'autre, un être à l’autre.Après la lecture, quelque chose, délicatement, continue de bruisser… peut-être la part de rêve lentement montée des milles et une nuits de notre enfance… http://www.mondalire.com/carnets

constance93

22/04/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Parle-leur à la lueur d’un pontQuand l’ébauche d’un pont devient le sujet d’un roman abouti de pages en pages et de rives en rives, l’édifice surplombant le récit permet de voir celui-ci de plus haut et, sans doute, de contempler un paysage plus vaste qu’on ne l’aurait cru. Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants nous éblouit de cette manière : alors que Michel-Ange part à Constantinople pour répondre à la commande d’un pont sur la Corne d’Or, Mathias Enard préfère nous embarquer vers d’autres rives...

Catherine2

15/04/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Le 13 mai 1506, Michelangelo Buonarroti a 31 ans et il est déjà considéré comme un grand génie. Il débarque en secret dans le port de Constantinople, accompagné d'un commerçant florentin, Giovanni di Francesco Maringhi qui vit là depuis cinq ans et qui va l'héberger.Humilié par le pape Jules II, Michel-Ange a accepté l'invitation du sultan Bajazet (Bayazid).« Il a lu et relu la lettre du sultan, en espérant qu'un signe du pape mette entre temps fin à ses incertitudes. Jules II devait être trop occupé avec sa basilique et les préparatifs d'une nouvelle guerre. » (page 18).Le sultan Bajazet et le grand vizir Ali Pacha (surnommé le Grand Turc) souhaitent qu'en un mois, Michel-Ange projette, dessine et débute « le chantier d'un pont entre Constantinople et Péra, faubourg septentrional. » (page 18).Les projets de Léonard de Vinci et de plusieurs architectes ont déjà été refusés.[...] Catherine de La culture se partage

leiloona

05/04/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

A travers quelques notes trouvées dans la correspondance de Michel-Ange, Mathias Enard a ici brodé un récit fictif comblant les blancs de la vie de l'artiste, se permettant parfois d'expliquer aux lecteurs comment ce voyage se retrouve des années plus tard dans l'oeuvre de l'artiste lui-même. Bien sûr, tout est fait délicatement et sobrement, à l'image de l'artiste décrit ici. D'ailleurs, c'est un homme encore peu connu qui nous est donné d'appréhender ici. Un artiste qui doute de sa création, de son talent même. Mais en filigrane se dessine tout de même le grand homme qu'il deviendra. Aussi ce récit est aussi une réflexion sur l'Art, sur l'inspiration.Malheureusement celle-ci n'est pas au rendez-vous, Michel-Ange peine à trouver la courbe qui s'harmonisera avec cette ville si somptueuse. Michel-Ange est un homme tiraillé. Tiraillé entre le Pape et le Sultan, entre l'Occident et l'Orient, entre cette danseuse et ce poète. Mais de cette impossibilité de liens entre deux mondes naîtra l'un des plus beaux chefs d'oeuvre à venir de Michel-Ange. Ce récit qui est davantage un croquis qu'un tableau terminé (à la fin ce sera au lecteur de combler quelques blancs seulement suggérés) m'a charmée du début à la fin, me laissant un goût d'épices dans la bouche une fois le livre refermé.Une langue délicate pour un auteur qui m'intriguait au moment de la sortie de Zone. Encore une fois, les lycéens ont eu du goût de décerner leur prix Goncourt à ce récit.

CarnetsdeSeL

04/04/11

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Furieux du pape Jules II qui tarde à lui payer les travaux entrepris pour son tombeau, Michelangelo part en 1507 pour Constantinople, sur la demande du sultan Bajazet, et prend la suite de Léonard de Vinci qui, avant lui, a échoué dans l’entreprise d’un pont qui doit relier les deux rives de la Corne d’or. Pour qui connaît à la fois Rome et Istanbul, la chapelle Sixtine au Vatican ou à la basilique Saint-Marc à Venise, ce roman est un enchantement intellectuel, faisant le pont entre ces lieux éminemment fascinants, fortement inspirés, on le sait, de la basilique Sainte-Sophie.

nelson43

23/02/11

 

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Un roman qui ne laisse pas indifférent par sa recherche historique; l'histoire de Michel ange en Turquie après ses déboires avec le pape en Italie ; un petit bémol sur certains chapitres qu ' on ne comprend qu'à la fin . Je l'ai lu parce qu'il était court mais je ne sais pas ce que j'aurais fait si le livre avait eu 400 pages

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Rêves d'Orient Le récit de la construction du pont de Constantinople par Michel-Ange, à la fois romancé, historique et très poétique.

  • Auteur : ENARD, MATHIAS
  • Éditeur : ACTES SUD
  • Distributeur : UNION DISTRIBUTION
  • ISBN : 9782742793624
  • Date de parution : 16/08/10
    • Hauteur : 19.00 cm
    • Largeur : 10.00 cm
    • Poids : 0.17 kg

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