Passage du gue

BLONDEL, JEAN-PHILIPPE

EDITEUR : ROBERT LAFFONT
DATE DE PARUTION : 24/05/06
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Une femme, deux hommes. Deux, peut-être trois histoires d'amour : un roman lumineux sur l'ambiguïté du désir et la confusion des sentiments. Fred tombe amoureux de Myriam mais Myriam, quoique troublée par Fred, aime Thomas, dont elle est enceinte depuis peu. Quand il l'apprend, Fred s'efface. Le lendemain de la naissance du bébé, il apporte un bouquet d'iris à la maternité. Le bébé est mort dans la nuit de la mort subite du nourrisson. Face à l'intolérable détresse de Myriam et Thomas, que peut Fred ? Les aider à surmonter ce moment d'une douleur extrême ; choisir de les accompagner, corps et âme, jusqu'à l'autre rive - celle où la vie pourra reprendre : devenir, parce que l'amour emprunte parfois d'étranges chemins, le passeur du gué. Autour du " passeur du gué ", Fred, s'articulent les voix de Myriam et de Thomas, faisant de ce roman non seulement une histoire d'amour, mais une histoire d'amitié, de maternité
et de paternité : d'humanité, au fond. Trois monologues intérieurs qui se croisent, se répondent et se heurtent - se rejoignent au coeur du roman, autour du thème de la naissance et de la mort, pour dire que chaque deuil préfigure une nouvelle aube. Une histoire qui montre comment parfois, au cours d'une vie, un être humain peut en venir à s'oublier lui-même pour aider les autres, et leur permettre d'aborder des lendemains plus légers. Il y a décidément un ton propre à Jean-Philippe Blondel, un art du détail, de débusquer les promesses de la vie derrière le drame. Avec son cinquième livre, il nous offre son roman le plus émouvant. Une histoire forte et généreuse, des personnages qui vous habitent longtemps, une écriture qui fait mouche. L'auteur d'Accès direct à la plage et de Juke-Box sait restituer au plus juste les secrets de l'âme, entre tendresse et mélancolie. Laissez-vous emporter...
6 personnes en parlent

« Je suis quelqu’un de ni bien ni mal qui, à un moment donné, a choisi de faire une action bien. »Fred, Myriam, Thomas. Un trio qui nous invite à partager leur année 1985, avant de se rencontrer par hasard au détour d’une caisse de boutique, 21 ans plus tard. Les corps se figent, se tendent les uns vers les autres, mais ne franchissent pas le pas des retrouvailles. Parfois, le mot fin a été inscrit dans une histoire commune, sans que soient jamais prononcés les mots d’adieux. Thomas, pourtant, dira par dizaines en une fugace étreinte tardive ce simple mot : « Merci ! », avant de s’éclipser.Pourquoi ?...Je n’ai pas envie d’en révéler plus sur l’histoire de ce roman, parce que j’estime que la découverte prend toute sa place dans les émotions qu’il procure. Et elles sont multiples, ce dernier ne se résumant en rien en un « ménage à trois ».Il faut avoir été surpris par la page 180 pour ressentir toutes les ondes des mots terribles de Myriam. Quel chapitre ! Cet enchaînement de mots sans ponctuation frappe fort, très fort. Par son contenu, bien sûr, mais aussi par la rupture de style, finies les phrases courtes et simples, on s’en prend plein la poire.Il faut avoir vécu la rencontre, et l’indolence ouatée du moment pour appréhender les vacances en Ecosse.Il faut souvent, aussi, oublier ses propres barrières et tenter de supposer comprendre ce qu’on n’a jamais éprouvé soi-même, et ce n’est pas évident.Et puis il y a le style, les phrases précises, qui mettent souvent des mots exacts sur des sensations furtives éprouvées par tout un chacun. Des expressions oubliées « Queue de chique ! » C’est mon enfance, ça, les corons du nord.Des passages tellement vécus « Il a éclaté de rire et m’a répondu qu’il ne vivrait pas avec moi pour un empire. J’étais beaucoup trop passif. Je laissais voguer les choses et je ne prenais aucune décision. Il ne supporterait jamais ça. J’ai souri et je n’ai pas répliqué. Mine de rien, j’en suis resté vexé jusqu’à la moelle. »Enfin il y a surtout la totale authenticité de l’auteur. On ne peut pas, et on ne veut surtout pas, savoir la part d’intime et de fiction dans cette histoire. Mais il y a mis ses tripes, et ça, aucun lecteur ne pourra ni le contester, ni ne pas l’en remercier.Le dernier mot au chapelet de Thomas, donc. http://cuneipage.wordpress.com

SagnesSy
28/10/15
 

Fred, installé aux environs de Chartres, vient rendre visite à sa mère, accompagnée de sa femme et de ses enfants. Il profite du retour dans sa région natale pour profiter des magasins d’usine. Et au moment de payer, un flash : à la caisse d’à coté, il reconnaît une femme et son mari. Commence alors une rétrospective qui retrace la rencontre entre Fred, Myriam et Thomas et leur singulière histoire….Ce point de départ du roman fait d’emblée naître une attente, une impression de mystère : qu’a-t-il bien pu se passer qui trouble Fred à ce point ? Petit à petit, à travers un récit à trois voix (Thomas, Fred et Myriam), on découvre les événements à travers les yeux de chacun des protagonistes. Au départ, Fred est pion de collège ; il croise un soir Myriam seule dans sa salle de cours (magnifique scène de rencontre orchestrée par la musique). S’en suit un amour impossible pour Fred, puisque que Thomas est déjà présent dans la vie de Myriam.Et puis l’événement, rendu de manière éprouvante par ce passage sans ponctuation ni respiration. Le retournement qui fait que le rapport de force instauré au départ (le couple fort, Myriam et Thomas, face au solitaire Fred) se renverse. Thomas perd pied, alors qu’il était un amoureux comblé et un cadre bien intégré. Myriam n’arrive pas non plus à se relever. Et c’est Fred qui va remettre le couple sur la bonne voie. Bien entendu, tout cela ne se fait pas de manière linéaire : les non-dits s’immiscent dans cet étrange couple à trois, les émotions et les sentiments sont bouleversés.Sur un sujet périlleux, Jean-Philippe Blondel parvient à signer un récit émouvant, poignant, sans aucun voyeurisme ni vulgarité. On ressent la détresse de Myriam et de Thomas, le sacrifice de Fred qui se dévoue, mais qui parvient à ne pas dépasser la ligne jaune en prenant la seule décision qui puisse l’épargner. J’ai réellement beaucoup aimé la lecture de ce roman à dimension humaine, car on touche de près les vacillements et les troubles qui peuvent atteindre n’importe quel homme ou femme.

Yohan59
14/10/12
 

Un sujet lourd et difficile auquel je ne m'attendais pas en débutant ce livre. En fait, le "drame" (la mort du bébé) n'intervient qu'à partir de la 2ème moitié du livre et ne constitue donc pas l'essentiel du sujet de ce roman qui traite plutôt de la relation amicale, voire ambiguë rentre un couple et un autre homme et, par la suite, de leurs réactions et leur lien face et après cette épreuve.La lecture est agréable et, hormis la description des sentiments par rapport au deuil, assez légère. Il y a cependant parfois quelques redondances de par le style de récit à 3 voix et lorsqu'un fait est repris par 2 voire tous les personnages. De plus, l'ambiguïté des sentiments entre Fred et Thomas est assez peu compréhensible car, il me semble, mal amenée par l'auteur.Ce roman offre, dans tous les cas, la possibilité de s'imaginer dans les situations qu'il évoque, à savoir, la triangularité d'une relation et d'autre part, la perte d'un enfant ; le tout au travers d'un discours simple et touchant. Maylany

Maylany
26/09/11
 

A l'occasion d'une sortie familiale dans des magasins d'usine, Fred retrouve Myriam et Thomas par hasard......et là tout se fige en lui. Ensuite, l'auteur déroule l'histoire de ce trio auparavant très proche à la suite d'un drame effroyable. J'ai fini l'histoire, certes contente de cette lecture (comme toujours avec cet auteur) mais sans l'enthousiasme du début (Accès direct à la plage) et du futur et splendide Un minuscule inventaire. On retrouve les thèmes fétiches de l'auteur (l'homosexualité latente, le désir, la parentalité,l'amitié...) mais les personnages restent linéaires et peu attachants. Pourtant, l'histoire est belle et méritait un tout autre traitement.

Cave
12/03/11
 

Que dire sans trop en dire ??? En 2006 Fred fait les soldes en famille et rencontre par hasard Thomas et Myriam, il les a connus il y a longtemps le choc est rude, il ne s'y attendait pas. On découvre ensuite ce qui s'est passé en 1985 et 1986, une relation mi-amicale, mi-amoureuse entre Fred et Myriam. L'histoire me paraissait un peu banale et je n'accrochais pas trop jusqu'à ce qu'il se passe un évènement fort. Et Fred va aider Thomas et Myriam à "passer le gué" pour se reconstruire peu à peu, ils ont besoin d'une tierce personne pendant un temps donné. Un chapitre par personne, le narrateur est à tour de rôle Fred, Myriam et Thomas. Les sentiments sont très très bien décrits, et c'est une histoire émouvante que j'ai découverte avec plaisir. A la fin du livre on revient en 2006 pour tourner la page définitivement. Deuxième fois que je lis cet auteur, j'avais déja aimé le baby-sitter. Sandrine(SD49)

SD49
17/09/10
 

Un jeudi d'octobre 1986, Myriam rencontrait Fred sur un air de Martha Davis. Instant de grâce : le jeune homme est sous le charme. Or, Myriam partage sa vie avec Thomas, jeune cadre dynamique. La vie passe... Fred, Myriam et Thomas deviennent un couple à trois, indissociables. Ils s'aiment à leur façon, un peu à la Jules et Jim, mais ils ont une histoire à eux, beaucoup plus nuancée pour être contenue dans une case. Impossible à juger. Simplement, ces trois-là sont des statues de cire qui ne se parlent pas ouvertement. Ils s'observent, ont des fantasmes, des attirances, des envies, des manques, des frustrations, et dans le fond ils se loupent. Mais ce n'est pas grave. Car ce tout nouveau roman de JP Blondel est vraiment tout nouveau, complètement différent de son style habituel et de son créneau "petite madeleine de Proust" (raconter sa vie sur le souvenir d'un objet ou d'une chanson). "Passage du gué" est un roman beaucoup plus impudique, tout en demeurant sur sa réserve. Il aborde un sujet plus délicat, plus subtil. C'est une démarche osée pour l'auteur, il pénètre un territoire épineux qui concerne les relations entre homme ou femme, il aborde le désir, l'attente, la convoitise. Il se met dans la peau d'une femme et exprime le vide dans son ventre. Il met en lumière l'ambivalence des amitiés masculines. Il devient aussi le lien de transition, celui qui passe le témoin, chasse la souffrance, pousse les souvenirs vers leur sortie. Chez Blondel, on parle alors de la "mémoire des corps", c'est une notion raffinée qui concerne une relation intuitive et instinctive, maniée très intelligemment. Ce roman a tout pour charmer, troubler, émouvoir et bouleverser. Il vise des contrées secrètes. Il place le lecteur en état de grâce. A aucun moment, on ne peut deviner ce qui va arriver (et on ne doit pas le dire). Et ces trois personnages, Fred, Myriam et Thomas, on les prend dans nos bras, on les aime, on leur souhaite qu'ils s'aiment à fond, qu'ils s'en sortent. Leur histoire n'est pas finie et tout lecteur gardera une place dans son corps en souvenir...

Clarabel
23/02/09

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.60 cm
  • Poids : 0.42 kg

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