Passagere du silence

VERDIER-F

livre passagere du silence
EDITEUR : ALBIN MICHEL
DATE DE PARUTION : 03/09/03
LES NOTES :

à partir de
21,80 €

SYNOPSIS :

Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la chine communiste, les secrets oubliés de l'art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? fabienne verdier ne s'est pas posé la question : en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des beaux-arts est comme aimantée par le désir d'apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la
langue et la méfiance des chinois, mais aussi l'insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l'administration. dans un oubli total de l'occident, elle devient l'élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l'initient aux secrets et aux codes d'un enseignement millénaire. De cette expérience unique sont nés un vrai récit d'aventures et une oeuvre personnelle fascinante, qui marie l'inspiration orientale à l'art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d'art l'unique trait de pinceau (albin michel).
6 personnes en parlent

Je ne suis pas particulièrement adepte des récits autobiographiques, mais celui-ci m'a passionnée, car il dépasse de beaucoup l'intérêt suscité par un parcours individuel hors du commun.Au travers des tribulations hallucinantes d'une jeune étrangère en Orient, ce témoignage de presque dix années, passées essentiellement dans la lointaine province du Sichuan, permet en effet une approche historique de la Chine profonde des années 1980, encore sous le coup de la Révolution culturelle, ainsi qu'une approche ethnologique de quelques peuplades oubliées, quasiment en voie de disparition. C'est également, et surtout, une initiation à la contemplation , à l'éthique poétique et philosophique indissociable de la calligraphie et de la peinture chinoise. Un voyage intérieur dont on ne sort pas indemne. Fabienne Verdier , depuis est devenue une artiste authentique, dont la renommée n'est pas usurpée. A contempler ses tableaux, nul doute qu'elle ait réussi à traduire dans sa peinture l'enseignement de ses maîtres, en conciliant art moderne et tradition orientale. Critique complète et reproduction de quelques tableaux sur: http://l-or-des-livres-blog-de-critique-litteraire.over-blog.com/

ECaminade
06/12/09
 

Etudiante aux Beaux-Arts de Toulouse, Fabienne Verdier veut s’initier et apprendre la calligraphie. Nous sommes en 1980 et elle a vingt ans. Une seule possibilité se rendre en Chine, berceau de cet art. Les obstacles sont nombreux comme ceux qui lui déconseillent ce voyage mais elle y s’accroche et fait tomber des barrières. Elle sera la première étudiante étrangère dans une école dans la province du Sichuan où le Parti Communiste régie tout et impose ses règles. Elle ne parle pas la langue, une interprète l’accompagne. Elle est traitée avec égard alors que les étudiants côtoient la pauvreté. Elle demande à être considérée comme un étudiante lambda et surtout à rencontrer un maître de l’art traditionnel. Il lui faut travailler non seulement les techniques ancestrales mais également sur elle-même car « l’art est supposé traduire la vérité d‘un esprit, sans faux-semblant ».. L’étudiante s’épanouit grâce à ses travaux et à la philosophie qui les accompagnent même si la révolution culturelle a profondément marqué le pays et que les interdits sont nombreux. Bien sûr, il a y aussi des périodes de doute, D’une hépatite très grave aux mois de travail incessants, des voyages au Tibet à de belles rencontres, Fabienne Verdier expérimente une mutation intérieure. L’auteure ne se fait pas moralisatrice ou donneuse de leçons. Simplement et à son tour, elle nous transmet ce qu’elle a reçu, vu et appris durant ces presque dix années passées en Chine. Une lecture en apnée totale, riche d'enseignement, magnifique où l'humanité, la simplicité se déploient dans chaque ligne ! Avec des mots qui touchent le cœur et l'esprit, ce livre m’a beaucoup apportée. http://claraetlesmots.blogspot.com/

clarac
11/09/15
 

« accueillir sur le pas de sa porte la beauté du monde, libre et sans entrave, l'insouciance de l'instant... » Recevoir, se tenir prêt au retour.Le retour, peut être cette « réminiscence du présent » dont parlait Pierre Fédida. Ce souffle qui porte jusqu'à l'âme la source infinie de la vallée du monde. La résurgence de la vie. Il faut bien être sourcier pour entreprendre ce chemin. Remonter à la source, et d'un trait voir apparaître le vrai. Puisque la vérité provoque l'harmonie du monde. Le mensonge ne provoquant que sa violence. Apprendre par le renoncement, l'humilité, l'abnégation, apprendre jusqu'au dénuement de soi, entrer dans cet apprentissage, dans l'ascèse de la connaissance, apprendre auprès des gardiens de la Mémoire , les grands Maîtres de l'Empire Céleste. Pour entendre le  « Quoi » de ce voyage il faut écouter l'oeuvre de Mademoiselle « Fa ». Parce que l'oeil est notre plus fidèle oreille. Quant au « Pourquoi », ne le cherchez pas, il « Est » en chacun de nous. Ça ne s'explique pas. Chacun en soi retrouvera la VoieC'est peut être le seul souhait valable que nous pouvons échanger, partager entre nous. Alors le « Comment » de ce départ, l'engagement initiatique de cette dame de l'Art, vous le lirez dans cet ouvrage : Ses jours, ses nuits, ces attentes, ses joies, ses pas, ces doutes, ses pleurs, ses rires, ses douleurs, ses solitudes, ses extases, les mille et un visages du voyage de cette passagère du silence.La Chine est une constellation. Et malgré tout le chaos qu'engendre les hommes, ce « Tout » ne s'oublie pas. Astrid SHRIQUI GARAIN

atos
25/07/13
 

Fabienne Verdier est une artiste passionnée par la calligraphie. Lors de ses études aux Beaux-arts qui l’ennuient, elle décide de tout faire pour partir en Chine apprendre l’enseignement des experts en calligraphie. Mais il y a un hic : Fabienne Verdier est étudiante aux débuts des années 80, période où il est extrêmement difficile pour un occidental de s’installer dans la Chine communiste qui ne s’est pas encore ouverte à l’économie de marché (ni aux droits de l'homme, mais sur ce point, la situation n'a pas changé !).Fabienne Verdier raconte dans cet ouvrage sa vie en Chine pendant presque dix ans (car c'est une autobiographie), les difficultés qu’elle a eu à se faire accepter dans ce pays et les milles complications que lui ont faites les autorités chinoises. On y apprend donc comment vivaient les étudiants chinois dans leur université (très pauvrement), comment tous les niveaux de l’administration étaient contrôlés par les communistes, comment il était impossible de faire confiance à qui que ce soit dans ce pays.Ce qui m’a le plus étonné, et que je connaissais moins (même si je ne connais pas grand-chose à la Chine), c’est le mépris dans lequel étaient tenus les maîtres de la calligraphie. Cet art étant considéré comme ancien et traditionnel, il était banni par les autorités et les anciens professeurs réduits à vivre dans des conditions misérables. Le même phénomène de rejet du passé se produit avec les visites que fait Fabienne Verdier dans les maisons de thé : cet établissement traditionnel est peu à peu supplanté par les habitations modernes qui fleurissent en Chine. Car dans ce pays rural, le but était de construire un monde nouveau, qui n'a rien à voir avec le passé. Et qui va se révéler une véritale catastrophe. Cet aspect historique est celui qui m’a le plus intéressé, car les considérations sur la calligraphie m’ont beaucoup moins parlées. J’ai du mal à m’imaginer en train de faire un trait horizontal pendant six mois pour vraiment sentir la texture du pinceau et de l'encre, avant de pouvoir accéder à la suite de l’enseignement. Il y a dans cette technique un sens de la patience et du retrait du monde qui m’est totalement étranger.Un ouvrage qui m’a donc plu sur un de ses aspects essentiels, celui du témoignage historique sur une époque plus terrible encore que celle que peut vivre la Chine aujourd’hui. Et rien que pour cet aspect, c’est un livre qui vaut le coup d’être lu !

Yohan59
01/02/13
 

Fabienne Verdier nous raconte ses années d'étudiante en Chine. Résumé ainsi, c'est un peu léger. Et pour cause, par son récit, nous pénétrons au cœur d'une Chine qui nous dépasse et d'un enseignement hors du commun. Son histoire est fascinante et très bien relatée. Elle plaira bien sûr à tous ceux qui aiment l'art et la peinture.

Lisons
18/10/12
 

"L'esprit possède des possibilités d'excursion infinies; tu dois t'en servir pour voyager.Il établit des connexions tout seul, il est de même nature que le nuage qui passe ; le stable n'existe par pour lui. Suis ses variations sans fin.Il faut accepter nos pensées diverses, mêmes contradictoires. Pour le nourrir, sois attentive à la petite brume du matin, au balancement de la branche dans le vent, à tous les lieux où tu te trouves car les lieux cultivent l'esprit." Extrait du livreJ'ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Fabienne Verdier est une femme forte et une vraie artiste. Ce livre raconte les années passées en Chine où elle a pu apprendre auprès de maîtres chinois la calligraphie. Art peu en vogue dans les écoles d'art chinoises. Elle a partagé aussi la vie difficile des étudiants chinois et la répression des cadres du régime.

chantwal
11/01/12
 

Format

  • Poids : 0.50 kg

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