Passeport a l'iranienne

TAJADOD, NAHAL

EDITEUR : LGF
DATE DE PARUTION : 06/05/09
LES NOTES :

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Ebook

SYNOPSIS :

Ce récit est tiré d'une histoire vraie qui pose sur l'Iran d'aujourd'hui un regard allant à l'encontre des idées reçues. C'est le renouvellement d'un passeport qui amène l'héroïne à rencontrer des gens drôles et généreux, à se retrouver dans des situations cocasses voire surréalistes et à opter pour la débrouillardise dont doit faire preuve
cette société. Une galerie de personnages hauts en couleurs : un médecin légiste fou de Schopenhauer, deux photographes rempailleurs de chaises, une maquerelle femme d'affaires désireuse d'étendre son marché de chair fraîche à Dubaï... Un récit espiègle et plein d'humour, qui révèle l'immense tendresse d'une femme pour son pays.
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Befarmâyin, noush-e djân*Nahâl Tajadod doit rentrer en France, où elle vit depuis de nombreuses années, alors qu’elle est allée passer un mois en Iran, le pays où elle est née. Mais le renouvellement du passeport iranien n’est pas une mince affaire.Tout commence par la photo. Nous rencontrons deux photographes (c’est toute une histoire de faire une photo « acceptable » pour le gouvernement iranien !), qui vont nous orienter vers un médecin légiste qui a des relations, s’occuper des chaises et entamer une rivalité avec le technicien du cable, pour une histoire de café, entre autres péripéties.Tout au long de ce roman, l’auteure nous décrit avec beaucoup d’humour, de recul mais aussi une vraie tendresse, le quotidien des iraniens, à Téhéran de nos jours. C’est à s’arracher les cheveux et on se surprend à l’incrédulité, et pourtant, au final, ça fonctionne, là étant le plus incroyable. (Et aussi qu’elle parvienne à ne pas écouter la petite voix qui raisonne à l’occidentale chez elle)Il y a de très bons moments, par exemple :« Lorsque nous arrivons devant mon immeuble, le târof commence avec le chauffeur.- Combien je vous dois ?- Soyez, pour cette fois, notre invitée.J’ouvre mon portefeuille, j’en retire quelques billets.- Je vous remercie infiniment. Ca fait combien ? dis-je.Il prend un cahier, met ses lunettes et examine une série de tableaux pleins de chiffres.- Dix mille tomans, conclut-il »Ou encore :« Je me demande comment les livreurs et les visiteurs s’arrangent pour venir, tous ensemble, au moment où précisément Mohtaram est absente. Il faut leur offrir du thé et je n’ai jamais su, en ce qui concerne cette boisson, satisfaire le goût de chacun de mes invités. Certains prennent le thé dans des tasses, d’autres dans des petits verres kamar bârik, « taille fine ». Certains refusent leur thé s’il n’est pas servi dans de grands verres « à la turque » et s’il n’a pas longuement infusé. Quant à la couleur, elle doit être foncée pour certains, claire pour d’autres. Si par malheur on sert du thé clair à un partisan du thé foncé, il le repoussera en le comparant à âb-e zipo, à de la soupe. De la même façon, lorsqu’on offre du thé noir à un adepte du thé clair, il ne le touche pas mais déclare en détournant son regard :- Retire-moi ce breuvage d’opiomane.La variation des refus est à l’infini. Quel embarras si par mégarde, on sert du thé tiède noir, dans un kamar bârik, à un fidèle de thé brûlant qui ne le boit que s’il est de couleur claire et servi dans des grands verres « à la turque ». Que faire, alors ? »Mais l’accumulation de ces petits morceaux de vie manque de liant, produisant au bout d’un certain temps une lassitude, qui fait qu’on a besoin de passer à autre chose, avant de revenir prendre un petit bout de Kafka à l’iranienne. Après tout, qui a dit qu’on devait obligatoirement lire les romans d’une traite ? A la façon de chroniques, le style pêche moins, et on apprend beaucoup…* Servez-vous, que votre âme le déguste en douceur. Sylvie Sagnes

SagnesSy
20/07/12
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 11.00 cm
  • Poids : 0.17 kg

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