Passions criminelles

DUMAS, MIREILLE ; QUEFFELEC, YANN

livre passions criminelles
EDITEUR : FAYARD
DATE DE PARUTION : 23/01/08
LES NOTES :

à partir de
22,00 €

SYNOPSIS :

À la manière de Sang-froid (Truman Capote), ou de Trois mois de fièvre (Gary Indiana) - un portrait hallucinant de l'assassin du couturier Versace -, Paroxysmes est un roman-vérité sur le crime passionnel contemporain. Aucune fiction, si ce n'est, parfois, la liberté que s'accordent les auteurs d'imaginer les intentions des personnages ou le climat psychique d'un être en état second lorsqu'il donne la mort. Paroxysmes emprunte à Crimes et passions, la série de films documentaires tournés par Mireille Dumas dans les prisons françaises en 1990 (Lion d'argent à Venise et Fipa d'argent à Cannes), des faits divers dont certains attendent encore leur dénouement. Ce qu'aucun juge, aucun avocat n'avait obtenu au tribunal, les aveux circonstanciés des crimes, Mireille Dumas l'a entendu dans la cellule même des condamnés. Qui sont-ils ? Des fous sanguinaires ?... Bien des criminologues expliquent le crime par l'enfance ou par les gènes. D'un côté les anormaux, de l'autre les normaux, nous autres. Prudence. Au paroxysme
de l'émotion - peur, dépit, haine, jalousie, et parfois désir : tuer n'a rien d'anormal, tuer est un réflexe vital d'autoconservation. Ce qui n'excuse rien, bien sûr que non, la bête humaine étant douée de raison, censée réagir aux instincts déprédateurs. Roman-vérité, Paroxysmes n'en devient pas pour autant une série de biographies racoleuses, voyeuses, utilisant le curriculum de criminels ayant pour certains purgé leur peine et mérité le droit à l'oubli. Lieux, chronologie sont maquillés par respect envers eux comme envers leurs proches. Mais entendant réfléchir à la notion de criminalité, pas seulement individuelle et romantique, pas seulement intempestive, Paroxysmes raconte à la fin, avec Au pays des droits de l'homme, l'histoire d'une petite ville où l'on se serre les coudes entre notables, entre gens bien, entre salauds du meilleur milieu. Suicides inexpliqués, actes de barbarie, viols à répétition, procès kafkaïens, rien n'y fait : la société ferme les yeux et le mal court toujours...
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Ce n'est pas un roman et pas vraiment la retranscription de récits, mais plutôt le témoignage des auteurs qui ont interviewé ces trois personnes condamnées pour assassinat. Trois assassins donc, trois personnes meurtries, défaites, qui ont tué par amour, pour trop d'amour ou du "mal" amour. Ces récits ne tombent jamais dans le pathos et les auteurs non plus dans le voyeurisme, ce que je craignais un peu au départ. L'émotion affleure avec les souvenirs récents ou très anciens de ces deux femmes et de cet homme qui doivent maintenant payer leur dette à la société pour avoir donné la mort. Les remords aussi, les regrets des mots pas ou mal dits, incompris, de la vie qui n'a pas pris le tournant escompté, de l'enfance malheureuse qui n'excuse pas mais explique bien des choses, des erreurs, et de ce geste fatal qui les a conduit en prison. Sans pour autant les absoudre, on les comprend, on peut même compatir à leur situation, car il est des vies si difficiles, des situations si délicates que j'imagine aisément qu'on ne puisse plus s'en sortir, qu'on n'ait plus la force, plus d'idée de solution à trouver et que seule la mort, même si c'est celle de l'être aimé, résoudra -momentanément- les problèmes, délivrera de la haine, de la manipulation, de la souffrance. Un geste suffit, une seconde de folie où l'on ne se contrôle plus et la vie bascule, on devient fou, fou d'amour, fou à en tuer. Parce que le regard de l'autre, celui que l'on aime si passionnément devient dur, parce qu'on ne se sent plus aimé, parce qu'on ne sait plus comment sortir de la spirale du mal qui rode... Alors oui, ces gens ont tué, mais voyez-vous, je les ai compris. Et peut-être que, dans de telles circonstances, moi, vous, nous aurions été amenés à commettre nous aussi ce même geste fatal qui fait ensuite basculer une vie complète. "C’est imprévisible, un geste pareil, une pulsion. Quand elle s’empare de vous c’est trop tard, on ne se raisonne plus. La raison revient avec ces mots: ta vie est foutue". Liliba

liliba
16/08/11
 

Format

  • Hauteur : 21.50 cm
  • Largeur : 13.50 cm
  • Poids : 0.42 kg

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