Pecheur d'islande

LOTI, PIERRE

EDITEUR : GALLIMARD
DATE DE PARUTION : 25/08/88
LES NOTES :

à partir de
3,99 €
EXISTE EN
Ebook

SYNOPSIS :

« Du vrai, du roulis et du rêve » (Alphonse Daudet). « Voyez-vous, Loti est sans aucune intelligence, mais c'est notre maître à tous » (Anatole France). « Pêcheur d'Islande is to my sense perfect, one of the very few works of imagination of our day completely and successfully beautiful » (Henry James). « Une page de Loti est une
aquarelle qui chante. Bien plus que Sisley, Claude monet ou les Goncourt, Loti a été le grand impressionniste » (André Suarès). « Il y a derrière ses livres le vide qu'il y a dans le ciel, mais c'est par là qu'il est unique. Il s'est mêlé aux éléments. C'est l'air, c'est la pluie, c'est la terre qui parlent » (Julien Green).
6 personnes en parlent

Loti raconte la vie d'une communauté de pêcheurs bretons qui partent chaque été en Islande. Là, ils passent la saison à pêcher. Histoire très touchante, personnages attachants et surtout description d'une Bretagne et de la mer dans leur beauté et leur sauvagerie. Il y a Sylvestre, jeune pecheur recruté par l'armée, Gaud la jeune fille qui attend son époux, Yann le marin massif mais doux qui fait tourner les têtes. Sensible et poétique, ce roman est magnifique. A découvrir.

Praline
15/02/12
 

Au large C'est sans doute le roman le plus connu de Pierre Loti. Son succès, dès sa publication en 1886, est sans conteste le succès d'un roman dont le personnage central est la mer.L'histoire d'amour, presque discrète, entre Gaud, fille d'un commerçant de Paimpol et Yann, le pêcheur, est banale. Mais elle dépend tout entièrement de la présence omniprésente de la mer : description des rivages, de la tempête,' C'est elle qui rythme la vie de ses hommes et de ses femmes, et également la mort, thème récurrent dans l''uvre de Loti.Ce roman est beau car il décrit merveilleusement bien les mille visages de la mer. Mais aussi parce qu'il éveille en chacun de nous le sens de l'existence, de sa fragilité comme de son exaltation.

Au large C’est sans doute le roman le plus connu de Pierre Loti. Son succès, dès sa publication en 1886, est sans conteste le succès d’un roman dont le personnage central est la mer.L’histoire d’amour, presque discrète, entre Gaud, fille d’un commerçant de Paimpol et Yann, le pêcheur, est banale. Mais elle dépend tout entièrement de la présence omniprésente de la mer : description des rivages, de la tempête,… C’est elle qui rythme la vie de ses hommes et de ses femmes, et également la mort, thème récurrent dans l’œuvre de Loti.Ce roman est beau car il décrit merveilleusement bien les mille visages de la mer. Mais aussi parce qu’il éveille en chacun de nous le sens de l’existence, de sa fragilité comme de son exaltation.

beraud@archimed.fr
29/11/15
 

C’est complètement par hasard que j’ai acheté ce petit roman d’occasion chez Boulinier l’été dernier. C’est surtout la couverture et le mini-format qui m’ont séduite. La collection La Petite bibliothèque de chez Omnibus est vraiment toute mignonne avec sa jolie tranche dorée.Je ne suis pourtant pas portée sur la littérature dite de « terroir ». Cependant j’ai su apprécier ce texte simple, beau, poétique et émouvant.Tout commence en Bretagne, au XIXème siècle. La vie des marins est rude. On les appelle les Islandais car ils partent plusieurs mois en mer pêcher la morue dans les eaux froides d’Islande. A bord de la Marie, il y a Yann, un marin immense, fort et fier. Yann a beaucoup navigué et a roulé sa bosse.Lors d’un bal, pendant l’été, Yann rencontre Marguerite surnommée Gaud. Cette jeune femme est belle mais aussi riche. Elle a passé son enfance en ville, à Paris, et n’a donc rien à voir avec les filles du pays. Et pourtant, entre Yann et Gaud, c’est le coup de foudre: ils danseront tout au long du bal, se promettant même à demi-mot de s’épouser la saison prochaine. Mais Yann repart en mer et Gaud l’attend. Lorsqu’il revient, il l’évite, la fuit même.Le roman tourne donc autour de cette histoire d’amour entre Yann et Gaud qui semble impossible. Ils ne viennent pas du même milieu social. Yann aime bien trop la mer, sa première maîtresse. Il est aussi bien trop fier pour épouser une fille de la ville. L’intrigue m’a paru d’abord simple, limite mièvre à certains moments. Yann est un homme robuste et beau qui collectionne les femmes tandis que Gaud reste une fille pure, effarouchée qui a vent des aventures amoureuses de Yann et qui ne trouve rien à y redire. Nous sommes bien sûr au XIXème siècle! Les femmes ont donc une réputation à tenir et Gaud paraît bien naïve.Cependant, dans la deuxième partie du roman, l’héroïne semble sortir de sa torpeur. Elle qui est amoureuse de Yann ose prendre les devants et lui demander directement ce qui le rend si fuyant, si timide. Gaud n’est donc pas si sotte et offre même un visage déterminée. L’intrigue prend alors un nouveau tournant plus intéressant du point de vue de l’évolution des personnages.Parallèlement, l’auteur développe une intrigue secondaire qui m’a beaucoup touchée. L’histoire d’une grand-mère qui vit avec son petit fils Sylvestre. Elle est veuve depuis bien longtemps: tous les hommes de sa vie sont morts en mer. Sylvestre est alors appelé pour faire son service militaire. Il se rend en Chine d’où il ne reviendra pas. Cette histoire m’a vraiment émue. La détresse du personnage prend toute son ampleur et rend le texte particulièrement émouvant.La fin du roman est plutôt sombre. La mer, souvent noire et déchaînée, aura le dernier mot et laisse le lecteur triste, ému par ce couple dont l’amour aura été bien trop bref.Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’œil à la chronique de Bazar de la littérature. Carolivre

un flyer
27/10/14

La legende raconte qu'au moment de sa parution , Loti hesita entre deux titres : C'est pas l'homme qui prend la mer , c'est la mer qui prend l'homme tin tin tin et Pecheur d'Islande . Pour des raisons comprehensibles de place éditoriale , il opta finalement pour ce dernier...Fin XIXe . Sylvestre et Yann sont marins comme le furent leurs peres , leurs grands-peres...Tradition familiale oblige . Sylvestre , 17 ans mais deja taillé comme un homme , est fiancé à la soeur de Yann qui est de 10 ans son ainé . Il est un celibataire taciturne tres convoité mais surtout un marin d'une force et d'une expérience sans égales . Il multiplie les conquetes sans véritablement s'attacher jusqu'à ce que son regard croise un jour celui de Gaud , son seul et unique amour qui mettra cependant pas mal de temps à se concretiser . Une ecriture précise , détaillée et formidablement évocatrice font de ce roman un véritable document écrit de ce qu'etait l'apreté de la vie de ces marins de fin de siecle . Loti , de par son experience professionnelle , n'eprouve aucun mal à retranscrire le quotidien de ces forçats de la mer qui bien souvent lui ont payé un lourd tribut humain . La mer y est ici un personnage à part entiere . Elle est à la fois leur maitresse exigeante , leur mere nourriciere et bien souvent leur tombeau ! Autre point incontournable , ces longues mais precieuses descriptions d'une Bretagne continuellement balayée par les vents , terriblement hostile et sauvage , mais que l'on ne quitterait pour rien au monde . Le caractere de ses habitants étant en totale adéquation avec leur environnement .Loti , a travers une histoire simple , nous dépayse totalement en nous contant le quotidien de ces marins d'un autre temps . Meme si le jeu du chat et de la souris que s'entetent à jouer , volontairement ou pas , Gaud et Yann , vient amener un peu de légereté , il n'en reste pas moins que l'ambiance générale y est plutot morbide . La mort omniprésente vient prelever régulierement son comptant de cadavres . Il y a comme une sorte d'inéluctabilité fatale au destin de ces marins d'un autre temps . Si la mer ne vient pas les faucher dans la fleur de l'age , c'est alors la guerre du Tonkin qui vient s'en charger . Et pourtant , c'est presque avec une sorte d'insouciance touchante que ces gamins s'empressent de croquer la vie à pleine dents , la pressentant d'autant plus courte . Au final , une joute inégale entre Gaud et la mer pour s'approprier définitivement les faveurs de Yann . Meme si l'on devine un combat perdu d'avance...Petit bémol concernant ces trop nombreuses explications de bas de page venant invariablement cassé le rythme de lecture . Pecheur d'Islande est aussi triste qu'il est beau . 3.5 / 5

TurnThePage
08/11/13
 

J’ai terminé cette lecture depuis plusieurs jours/semaines, mais, suite à un emploi du temps chargé et à quelques soucis personnels, je n’ai pas réussi à trouver le temps de rédiger mon billet. Ayant une mémoire de poisson rouge ces derniers temps, je pense que, pour une fois, mon avis ne sera pas aussi complet que les autres, plus vagues, moins travaillé… Bref. J’ai trouvé ce petit livre il y a de nombreux mois maintenant, d’occasion évidemment et j’avoue que je ne sais même plus pourquoi il avait atterri jusqu’à la caisse de la librairie… Ne le voyant pas sortir de ma PAL assez rapidement, je l’avais ajouter à mon Challenge ABC 2009 (qui je vous le rappelle, prenait fin début juin 2010 pour moi). Je me suis décidée, l’autre jour, à l’ouvrir enfin, histoire d’avancer au maximum ce challenge avant la clôture (résultat : 24 livres sur 26, ce qui, je dois l’avouer, me rend très fière !). Finalement, même si cette histoire ne restera pas dans ma mémoire pendant des années (la preuve, après quelques jours à peine, j’ai déjà oublié le nom des personnages principaux… hhhmmm hhhmmm…), j’ai tourné les pages sinon avec passion, au moins avec un léger plaisir et je ressors de cette lecture avec un avis plutôt positif. Ce n’est pas un chef-d’œuvre, mais un joli moment d’émotions…

DameMeli
16/10/10
 

Format

  • Hauteur : 17.80 cm
  • Largeur : 10.80 cm
  • Poids : 0.17 kg

Mes garanties furet.com

5% sur tous les livres, Paiement Sécurisé, Réservation gratuite, Satisfait ou remboursé, Débit carte bancaire à l'expédition